« Ma bibliothèque idéale, c’est une bibliothèque qui a les qualificatifs suivants : elle est belle, accueillante, professionnelle et adaptée. »
Louise Guillemette-Labory, directrice associée – Bibliothèques, Ville de Montréal
Dans ce billet, découvrez la suite de l’entrevue accordée par Mme Louise Guillemette-Labory à Espace B et publié la semaine dernière. L’innovation, la créativité, et le dynamisme caractérisent plus que jamais le réseau des bibliothèques publiques de Montréal. Tour d’horizon du développement des bibliothèques. Bonne lecture!
Espace B : Pourquoi parle-t-on de développement dans le monde de la bibliothèque? Est-ce important?
Louise G-Labory :
Premier constat : tout bouge autour de nous! Il n y a rien de plus permanent que le changement. Si nous n’évoluons pas en même temps que le monde autour de nous, qu’advient-il? On devient désuet, caduque, mal adapté. Les bibliothèques doivent faire partie du développement si nous ne voulons pas être victimes de celui-ci. À Montréal, nous avons la vision d’une bibliothèque citoyenne, gratuite et de qualité, qui puise sa raison d’être dans les services qu’elle peut rendre à chacun et à tous.
Deuxième constat : avant l’essor de l’Internet, il pouvait sembler difficile de connaître les meilleures pratiques en bibliothéconomie. Or, à présent, elles ne sont plus qu’à un clic de nous. Dans ces conditions, notre champ de connaissance et notre vision deviennent globaux. En connaissant mieux les bonnes pratiques à travers la planète, il devient très intéressant de se demander comment nous pourrions les adapter ici. Depuis quelques années, Montréal se positionne comme une métropole de l’innovation, de la créativité et du savoir. Les bibliothèques sont des acteurs incontournables de ce vent porteur de développement.
En fait, je suis convaincue qu’il ne faut pas craindre le changement, mais qu’il nous faut, au contraire, y contribuer. Cette façon de voir a toujours constitué une dimension utile au cours de ma vie. Devant le changement, je me disais et me dis toujours : « Comment puis-je faire pour être une agente positive de ce changement? ». Le changement t’oblige à te repositionner ainsi qu’à te questionner sur tes actions. C’est très sain et constructif. En se posant des questions sur ce que nous faisons, comment nous le faisons, comment nous pourrions le faire, on réalise alors tout le potentiel des bibliothèques – d’autant plus que celles-ci sont une richesse renouvelable!





