avr - 2015 09

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Après l’examen du profil de la génération tablette et un survol des services mobiles, les participants du laboratoire vivant des Bibliothèques de Montréal ont entrepris d’explorer et de co-créer des avenues de développement possibles, pertinentes, innovatrices, durables pour la tablothèque. Ce troisième et dernier article sur le thème des tablettes en bibliothèque publique résume les résultats de cette démarche.

LE MUR DE PROJETS

Quatre types de services ont été identifiés comme des solutions à développer dans un avenir rapproché:

  1. L’utilisation d’une tablette pour créer des parcours de découvertes. On veut recourir à la tablette pour offrir une expérience interactive, dynamique, ludique à l’aide d’applications ou de capteurs permettant de découvrir son quartier, la bibliothèque, les ressources numériques ou locales, les oeuvres des auteur(e)s ou des créateurs via des circuits, des jeux de pistes, des rallyes, etc.  La tablette se fait participative et l’emphase est placée sur la découverte et la médiation culturelle au service de l’écosystème local. On estime qu’une approche événementielle de type fabricathon (exemple Bibliomix version bibliothèque de Muséomix) pourrait être l’occasion de concevoir et prototyper ces services.
  2. Le prêt interne et externe de tablettes. Les deux types de services, prêt interne et externe, suscitent également un intérêt significatif et visent à offrir un accès à internet plus étendu et adapté aux usages actuels en accord avec les finalités de la Ville intelligente. Dans le cas du prêt interne, le libre-service avec la carte d’abonné s’impose. L’hypothèse de créer un consortium-réseau pour aborder les fournisseurs de tablettes qui proposent des dispositifs de libre-service est fortement recommandée. La possibilité d’offrir une diversité de plate-forme – pour ne pas privilégier iOs ou Androïde – apparaît comme une voie cohérente avec la position de neutralité, voire même l’approche techno-critique en matière de citoyenneté numérique que les bibliothèques revendiquent généralement.
  3. L’intégration de la tablette dans l’aménagement et le mobilier de la bibliothèque. Les bars à tablettes dans les espaces actualités ou les cafés, les tablettes pour la valorisation des ressources en ligne ou le furetage des nouveautés au bout des rayonnages,  les tablettes avec des câbles anti-vol ou montés sur support pour présenter des contenus exclusifs deviennent des stratégies d’intégration du numérique dans l’espace physique qui sont recherchées pour améliorer l’expérience en bibliothèque.
  4. L’animation interactive auprès des publics jeunes et ados. Les sélections de lecture sur des appareils mobiles et des animations projetées sur écran permettent de ré-inventer les services jeunesse comme l’heure du conte.

On a également insisté sur l’importance des services suivants: le développement de collections d’applications, notamment pour les jeux, les ateliers d’initiation en communautés numériques et en 1:1, les services en ligne tels que Zinio et hoopla, la référence nomade, la combinaison du prêt de tablette avec le prêt de routeur, etc.

LE DESIGN DE SERVICES EMPATHIQUE : LES PUBLICS

Reprenant les questions des usages, des objectifs, des règles de prêt, des contenus, des attentes à l’égard du personnel, des services de qualité tout en étant innovants, les participants ont proposé des scénarios empathiques pour des publics cibles. Une question test était suggérée et pouvait servir de déclencheur, sans être limitative: Comment offrir les journaux, les revues, les livres par le biais des tablettes – considérant que la version papier de ces documents pourrait être appelée à disparaître à court ou à moyen terme?

 La tablette d’or. Pour les aînés,  l’accompagnement par le biais d’ateliers d’initiation est conçu comme une priorité. L’exemple récent de la bibliothèque d’Outremont qui a reçu 62 inscriptions pour une formation de 10 cours sur l’utilisation du iPad confirme cet intérêt. Le développement de collection d’applications adaptées aux aînés est aussi recommandé.

Les services hors-les-murs dans les résidences pour aînés constituent une autre piste prometteuse, soit dans le but de prêter des tablettes (ou ces liseuses qui ne servent à peu près plus) ou pour capter des récits de vie, offrir des ateliers, faire découvrir les services en ligne. Au sujet de la lecture, la possibilité de pouvoir grossir les caractères (et désormais le poids plus avantageux des appareils mobiles – si on les compare aux pavés en gros caractères) suscite un enthousiasme considérable.

La tablette pour adultes. Du côté des adultes, la priorité va du côté de la médiation numérique et de l’expérience. Pour ces réguliers qui viennent lire les journaux papier à la bibliothèque, il faut envisager une transition vers le prêt de tablettes qui proposeraient les quotidiens et les revues. Les versions gratuites des quotidiens et des revues seraient offertes. Cette offre pourrait être adaptée en tenant compte des besoins des personnes issues de l’immigration ou de ceux des femmes.

Mais, le défi à relever est toujours le même que ce soit pour un poste internet, un portable ou une tablette et que l’on soit à la bibliothèque ou à la maison : Comment amener les usagers vers la bibliothèque numérique qui donne accès aux abonnements payants de ces périodiques en version complète? Médiation ou marketing numériques, atelier ou référence nomade, signalisation ou application dédiée pour la bibliothèque numérique, ou alors toutes ces réponses?

Le souci d’aménager un café, un espace de convivialité ou de créativité avec un bar à tablettes ou des appareils mobiles en prêt font partie des scénarios visant à favoriser une expérience positive, différents niveaux d’engagement, un sentiment d’appartenance.

La tablette y et z.  Les trois principaux services explorés pour les jeunes concernent l’animation et la lecture interactive (comme on l’a vu plus tôt), la découverte de produits éducatifs (flashcards, quiz, atlas, tutoriels, etc.) et les jeux. Dans tous les cas, le défi du développement de collections apparaît comme un chantier magnifique: Applithécaires jeunesse recherchés. Et d’une façon générale, le modèle du Youmedia (HOMAGO) demeure la référence pour la conception d’espace physiquenumériquecréatif.

Un autre défi de nature pédagogique consiste à concevoir des ateliers pour une utilisation éclairée et créative des tablettes (littéracie et citoyenneté numérique) comportant un volet d’apprentissage par les pairs – ainsi que pour les pères et mères qui ne voudraient pas faire face au décrochage scolaire avant leurs enfants pour cause d’analphabétisme technologique.

L’importance des conditions transversales suivantes a été soulignée à maints égards :

  • planifier/programmer ces services en collaboration avec les citoyens et les communautés locales;
  • développer les compétences numériques du personnel et celles des citoyens via les communautés numériques (l’essentiel chantier sur la fracture/littéracie numérique).
  • repenser la tablette sociale pour contribuer à l’animation de la bibliothèque tiers lieu et favoriser différents niveaux d’engagement;
  • mettre à profit l’effet et le potentiel collaboratif du réseau;
  • évaluer l’offre de service à l’aune de l’impact environnemental et du développement durable;
  • travailler en partenariat avec des organismes intéressés par l’expérimentation technologique, l’innovation ouverte, la mobilité, la littéracie numérique;

LA LISTE

Voici enfin une liste de ressources sélectionnées pour accompagner la réflexion sur les tablettes en bibliothèques.

Usages, services, programmes, outils

Mobilité au Québec : la croissance se poursuit
Les foyers québécois avec enfant(s) plus équipés et plus connectés
Le CEFRIO dévoile le rapport de ce projet d’expérimentation de la tablette numérique auprès d’entrepreneures
New Report Hails Librarians as Drivers of Digital Transition
New Survey Results Show U.S. Students Believe Tablets Are Game Changers in Learning and Student Engagement
Survey: Library Ebook Growth Slowing but Still Substantial
Meet the Tabletarians
Réflexion sur les tablettes en bibliothèques
Utilisation de nouveaux supports numériques en médiathèque
Old-Fashioned Libraries And Handwritten Notes: Learning With Khan Academy’s New iPad App
SLJ Reviews the AWE Tablet: A fast device, delivering blended content to individual students
Generation Tablet: Kids Must Learn to Hack in the Real World
Pilot Project: Three Chicago Public Library Branches Will Begin Lending Internet Routers and Tablets Next Month
Tablet Lending Program | Brooklyn Public Library
Drexel University installs iPad rental vending machine for students, library card holders
Cool Uses of iPads in School Libraries on Pinteres
20 Coolest iPad Ideas for Your Library
NetPublic » Guide de la tablette numérique pour les parents
iPads and Tablets in Libraries
What’s Hot | Library By Design

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mar - 2015 31

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Et si on refaisait le point sur la tablette en bibliothèque? C’est l’objectif de l’article du Library Journal, Meet the Tabletarians, paru au début de l’année 2015. La tablothèque a déjà une histoire : La tablette a été perçue, dès 2010, comme une solution pour révolutionner le service de la référence en libérant les bibliothécaires des chaînes qui les retenaient prisonniers à leur bureau. Mais le poids, la connexion approximative/la lenteur ont rapidement terni ces espoirs. Les tablettes sont retournées de l’autre côté du comptoir- et les bibliothécaires aussi. Incidemment, la présence de ces appareils mobiles au sein du personnel est devenue l’occasion d’expérimenter : Les tablettes ont opéré à la façon d’une technologie de rupture qui aura permis de concevoir d’autres possibilités en termes d’usages et de services. Qu’est-ce que l’on a imaginé depuis autour des tablettes? Quels sont les nouveaux services supportés par les tablothécaires? Plusieurs bibliothèques au Québec et à travers le monde ont intégré cette technologie dans leur programmation notamment comme une stratégie pour favoriser l’effet de tiers lieu. Puis, la technologie s’améliorant peu à peu, on assisterait aujourd’hui au retour en force de la référence nomade.

Ce survol des pratiques et des services impliquant la tablette en bibliothèque a été discuté au sein d’un laboratoire vivant qui se tient dans les bibliothèques de Montréal. D’autres éléments d’informations sur le profil des tablonautes ont été partagés dans un article précédent.

La tablette, un perturbateur technologique

La référence nomade qui s’appuyait sur la tablette n’avait pas convaincue. La lourdeur, le peu d’ergonomie, le manque de connectivité avaient fini par en faire une sorte de tremplin, un prétexte pour raccompagner l’usager vers le bureau de référence plutôt qu’un service mobile autonome. Mais si les tablettes n’ont pas connu le succès escompté dans les allées, elles ont servi, en revenant du côté du personnel, à remettre en question la référence, ainsi que les autres services, et à explorer de nouvelles avenues, comme l’heure du conte avec des applications interactives ou les services hors-les-murs réinventés, par exemple. La tablette a servi de technologie de rupture :

Et tandis que les iPads n’ont pas été très utiles dans les rayonnages, le programme a provoqué toute une série de conversations fondamentales sur le service de la référence sans le bureau de référence …«Le personnel a développé une conscience accrue de l’importance de rejoindre et d’aider les clients là où ceux-ci se trouvent (plutôt que d’obliger les clients à revenir à la réception)», explique Lewis. «À tout le moins, les iPads ont connu un très grand succès comme technologie de rupture qui a suscité de nombreuses discussions sur la prestation de services. »

Après les tâtonnements et les expérimentations, on assiste désormais à une intégration plus stratégique des tablettes qui permet d’améliorer l’efficacité et l’expérience en bibliothèque – en soulignant que cette expérience client doit pouvoir se mesurer à celle des commerces de détail que ce soit une librairie ou un Applestore.

L’essor des tablettes en bibliothèque se décline maintenant à travers un registre assez large de services : accès aux technologies numériques, prêt de tablettes sur place ou en prêt externe, libre-service, utilisation dans les activités et la formation, applications de bibliothèques pour la découverte de contenus exclusifs, applications éducatives (littéracie numérique, emploi, etc.), sélections de livres et de jeux, lecture de livres interactifs à voix haute pour les jeunes, valorisation thématique des ressources, stations de travail, kiosques de iPads pour les actualités, bars à informations à l’aide de tablettes, etc.

Cette tendance prend diverses formes, note Miller. Pour de nombreuses bibliothèques publiques, l’accès aux nouvelles technologies est une partie importante de leur mission, et même si les propriétaires d’une tablette sont à la hausse, les programmes qui prêtent des tablettes ou permettent à leurs clients d’utiliser celles de la bibliothèque sont devenus de plus en plus communs. Les bibliothèques installent les tablettes sur des étagères ou des supports pour servir de points d’aide à la référence pour les clients. Les instructeurs les intègrent dans les programmes et les cours. Et comme avec [BPL], de nombreuses bibliothèques sont à la recherche de moyens susceptibles de permettre au personnel de passer plus de temps avec les clients, le recours aux tablettes pourrait contribuer à répondre à cette demande.

La tablette, une tierce pratique

La tablette fait aussi parties des repères domestiques et des stratégies pour aménager la bibliothèque tiers lieu conçue comme un second chez-soi : «les bibliothèques sont devenues le « troisième espace » pour leurs communautés offrant un endroit loin de la maison et du bureau avec des sièges confortables, des ordinateurs, le wifi.»

D’un point de vue pratique, lorsqu’un usager est confortablement installé à un ordinateur ou une table, la perspective de quitter ses effets ou ses objets de valeur pour demander de l’aide peut s’avérer problématique, et on appréciera la présence des bibliothécaires nomades dans ce contexte.

Et puis, les tablettes ne sont plus ce qu’elles étaient naguère: Elles sont devenues moins lourdes, plus rapides, de moins en moins coûteuses. Elles peuvent être utilisées pour donner accès aux ressources de la bibliothèques, montrer comment emprunter des livres ou pour faire découvrir des sélections d’applications. Les fournisseurs proposent maintenant des solutions mobiles et développent des outils permettant d’emprunter, abonner, éditer un compte d’usager, accepter des paiements pour des amendes, renouveler un prêt ou réserver un document, utiliser des listes et des inventaires en temps réels pour l’élagage, etc.

Il semble aussi plus cohérent de préférer les tablettes à une autre sorte d’interface quand il s’agit d’aider ou d’accompagner un usager considérant qu’il retournera chez lui pour refaire les démarches apprises ou accéder à ces ressources sur des appareils mobiles. Ces pratiques adaptées à celles des usagers favorisent la continuité et la familiarité de l’expérience de même que l’effet de la bibliothèque comme prolongement de la maison.

Une diversité de modèles de services

Différents projets pilotes explorant différents modèles de services sont mis en place aux États-Unis, en France et au Québec.

San Diego public Library, le prêt de masse.  Cette bibliothèque inaugurée récemment est réputée pour son programme technologique innovateur prévoyant plus de trois cents dispositifs mobiles. L’offre mobile comprend le prêt de iPads, iPads mini, Chromebooks, Kindle, et Sony Readers ainsi que des stations de travail (working stations) qui exposent des collections de documents rares,

Hennepin County Library,  une référence pour les projets pilote de tablettes destinés au personnel. Ce réseau a été reconnu comme Top Innovator 2013 par le Urban Libraries Council pour son projet pilote de tablettes conçu dans le but de développer les compétences du personnel. Ce projet a été étendu aux 41 succursales.

Brooklyn Public Library, un leader pour le prêt externe de tablettes. Depuis 2013 la bibliothèque publique de Brooklyn (Brooklyn Public Library, BPL) s’est doté d’un programme de prêt externe gratuit de tablettes avec 1000 Google Nexus 7 pour les enfants, les adultes et les éducateurs de Brooklyn. Ce projet a été rendu possible grâce à un don de Google, de l’État de New York et du Fonds pour les écoles publiques. Les tablettes offrent les applications de la bibliothèque ainsi qu’une sélection orientée sur l’éducation et l’alphabétisation.  Le programme est disponible en ligne avec les informations concernant les conditions du prêt, la politique, une foire aux questions et un tutoriel.

Chicago Public Library annonce le prêt externe de routeurs et de tablettes. Trois bibliothèques du réseau de Chicago ont annoncé le prêt externe de tablettes ainsi que le prêt de routeurs en février dans le but de contribuer à réduire la fracture numérique. »

Le prêt de tablettes en libre-service dans les bibliothèques de Montréal. À l’instar de certaines bibliothèques américaines, on trouve du prêt de tablettes en libre- service dans les bibliothèques de Montréal. Le prêt de liseuses n’a plus la cote auprès des usagers. Les abonnés peuvent emprunter des iPads par le biais du dispositifs de prêts NetSpot en libre-service aux bibliothèques Du Boisé et Pierrefonds , ou au comptoir de services à la bibliothèque Marc-Favreau. Très populaire, le prêt est destiné à une utilisation sur place. Les nouvelles bibliothèques Saul-Bellow (Lachine), et Benny (Notre-Dame-de-Grâce) qui ouvriront  leurs portes cette année prévoient aussi ce service. Ailleurs au Québec, la bibliothèque de Saint-Lambert est un autre exemple.

Le prêt de tablettes externe se retrouvent essentiellement dans les bibliothèques universitaires québécoises. Note : À l’université de Montréal on peut voir en ligne la disponibilité des tablettes.

Ailleurs au Canada, on semble plutôt orienté vers le prêt de portables que de tablettes. À Edmonton, le prêt de Chromebook est disponible  à l’intérieur de la bibliothèque pour la journée.

En France, une carte présente les établissements qui prêtent des lieuses et des tablettes : https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zNsEEEK68_-I.khelhmAlzdNU

À confirmer, il s’agirait essentiellement de prêt sur place. Dans cette veine, les bibliothèques de Paris annonçaient le prêt de 250 iPads en  juin 2014. Des listes de bibliothèques engagées dans ce modèle de services sont recensées sur Bibliopedia (une mise à jour serait requise). Ce Storify documente le contexte des  bibliothèques françaises où les appareils mobiles semblent susciter beaucoup d’enthousiasme.

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Aujourd’hui, les initiations à l’utilisation des tablettes font généralement partie des cours de base des bibliothèques aux États-Unis, au Canada et en Europe. C’est bien connu que les grande villes canadiennes (Toronto, Vancouver, Edmonton) sont très fortes en matière de littéracie numérique : la quantité et la qualité des ateliers y est affolante (insane). Du côté de Halifax, où se trouve la nouvelle bibliothèque dont tout le monde parle, on propose la formation 1:1 en invitant les gens à se présenter pour des séances personnalisées sur les liseuses et les tablettes. Un guide d’introduction à la tablette (Hello iPad en format pdf) est aussi accessible en ligne pour les autodidactes débutants.

Mais, au Québec, même la bibliothèque de Saint-Tite, à travers le réseau Biblio, a ses ateliers sur les tablettes (Android ou iPad, mais c’est payant), pendant que la bibliothèque de Saint-Jean-sur-le-Richelieu vante la qualité de ses propres formations sur le sujet.

La bibliothèque d’Outremont s’apprête à offrir une formation gratuite : iPad pour les aînés d’une durée de10 semaines, les mercredis matins, en partenariat avec le Centre d’éducation des adultes. Les tablettes sont fournies.

Et l’applithécaire ?

Le développement de collections, traditionnellement orienté sur le livre, puis sur les autres types de documents (musique, films, jeu, etc.) se renouvelle encore à travers le développement de collections d’applications. Cette fonction introduisant un nouveau profil, celui de l’applithécaire (hum).

On peut voir un exemple intéressant d’une démarche de sélection d’applications du côté de la bibliothèque du MIT.

Si vous connaissez des projets pilote autour des appareils mobiles au Québec ou ailleurs, dans le milieu des bibliothèques ou de l’éducation, n’hésitez pas à alimenter ce survol.

Dans un troisième article, des scénarios de développement de services en fonction des publics seront présentés, avec une liste de ressources. 

Source : Flickr Sascha Müsse, cc-by-sa

 

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mar - 2015 25

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Tablonautes, tablothèques, tablothécaires et applithécaires, ou comment répondre aux attentes de la génération “tablette” en bibliothèque ? C’est le thème que les participant(e)s ont ingénieusement exploré à la bibliothèque Marc-Favreau le 17 mars 2015 dans le cadre d’une démarche de laboratoire vivant. Constat : Dans les foyers comme à l’école, toutes les générations numériques adoptent la tablette

À travers cet échange sur les usages liés aux tablettes numériques, diverses sources ont été explorées dont une enquête du Cefrio sur la mobilité au Québec publiée en janvier 2015.

La popularité de la tablette numérique s’accélère au Québec

Dans son rapport sur les usages des mobinautes en 2014, le Cefrio constate la progression de la tablette numérique chez les adultes québécois (39 %). Ce taux atteint près de 55% chez les adultes de 25 à 34 ans. De plus, 13 % des gens avaient l’intention de s’acheter une tablette en 2014.

Les résultats publiés par le Cefrio en juillet 2014 affirmaient qu’un foyer sur deux (45%) au Québec était équipé d’une tablette. Dans les foyers avec des enfants, ce taux s’élevait à 64%.

Par ailleurs, le taux d’adoption du téléphone intelligent augmente aussi chez les adultes du Québec (52 %), surtout les adultes de 25 à 34 ans (80 %).

En revanche, l’adoption du baladeur numérique, qui avait déjà beaucoup diminué au cours des dernières années, se stabilise. L’usage de la liseuse numérique reste faible (moins de 8% des adultes), et peu de  Québécois auraient l’intention de se doter d’une liseuse au cours de la prochaine année.

Être ou ne pas être sur la tablette

La tablette numérique et le téléphone intelligent sont en progression au Québec. Plus de 50 % des adultes possèdent l’un de ces deux appareils qui leur permet d’accéder à des applications mobiles.

Parallèlement, on observe une diminution du nombre d’adultes au Québec qui ne sont pas dotés de l’un ou l’autre de ces appareils numériques mobiles (téléphone intelligent, téléphone mobile de base, tablette numérique, baladeur numérique ou liseuse numérique). On estime qu’un adulte sur cinq ne possède aucun de ces appareils (soit moins de 18% des adultes québécois).

Le nombre de Canadiens disposant d’un téléphone intelligent est plus élevé (56%) qu’au Québec. On prévoit qu’en 2017 aux États-Unis, les mobinautes représenteront 80% de la population et au Canada, 65,5 %.

Qu’est-ce qu’on fait sur les mobiles ?

Selon le Cefrio, les appareils mobiles sont utilisés pour aller sur Internet : On attribue la croissance des mobinautes au nombre d’adultes qui vont sur Internet par le biais d’un téléphone intelligent ou d’une tablette.

Ce sont surtout les 18 à 44 ans qui se connectent à Internet à l’aide d’un téléphone intelligent (70 % des adultes).  Les adultes de 25 à 54 ans (45 %) utilisent davantage la tablette à cette fin.

Seulement 1,6 % des adultes  ont recours à la liseuse numérique pour se connecter à Internet.

Les activités de communication pratiquées sur les appareils mobiles, même si elles tendent à se diversifier, se concentrent principalement sur le courriel (84,8 %) et les courts messages – clavardage, messagerie instantanée ou textos (83,2 %).

Les deux tiers des mobinautes téléchargent des applications (69 %) pour des activités de divertissement. Les appareils mobiles sont utilisés pour pratiquer les trois activités suivantes :

  •  lire des nouvelles et consulter l’actualité (65%)
  • écouter des vidéos, des webtélés, des webradios (55 %)
  • jouer à des jeux (52 %)

Un mobinaute sur cinq (19,5 %) télécharge des livres, cette donnée est le même depuis 2012.

Bye bye la liseuse numérique et le baladeur numérique

Moins de 8% des adultes québécois possèdent un liseuse numérique. Par ailleurs, ils sont peu nombreux à avoir l’intention de se doter d’une liseuse au cours de la prochaine année.

Les Américains ont adopté avec plus d’enthousiasme que les Québécois cet équipement de lecture : Un Américain sur trois possède une liseuse (32%). Chez les 30 à 49 ans, ce taux  atteint 40 % – une proportion qui augmente encore chez les personnes dont les revenus sont élevés

Ce déclin relatif pourrait aussi affecter le baladeur numérique.

L’adoption des liseuses a été laborieuse au Québec, et l’usage des tablettes tend à supplanter ce dispositif de lecture. Les tablettes offrent plus de fonctions, notamment la possibilité de lire des fichiers audio de type MP3 ou autre, ce qui expliquerait qu’on les préfèrent au baladeur numérique.

On fait l’hypothèse que les tablettes et des téléphones intelligents sont devenues les principales plate-formes de divertissement numérique en raison de leur versatilité.

La génération tablette

L’usage des tablettes tend à répandre dans le milieu scolaire. Les questions que soulèvent cette présence sont nombreuses : Quel est l’intérêt pédagogique ? Qu’est-ce qu’on peut apprendre, et comment, à l’aide de celle-ci ? Combien de temps devrait-on consacrer aux écrans ? Produire, consommer, travailler, jouer, y a t-il encore une différence ?

Malgré les débats, la perception de cette technologie par les étudiants est positive.

Selon une enquête récente aux États-Unis, les étudiants du primaire et du secondaire croient, dans une large majorité (90%), que les tablettes transformeront la façon dont ils vont apprendre à l’avenir et, notamment, qu’elles rendront l’apprentissage plus amusant.

L’enquête a révélé que, même si les élèves (de tous les âges) sont toujours plus nombreux à utiliser des appareils mobiles et en être propriétaires,  l’accès à Internet haute vitesse et le 1:1 avec un équipement représentent encore un défi  significatif dans les écoles américaines.  Seulement 62% des étudiants ont accès au wifi à l’école, contre 93% des élèves qui disposent de ce service à la maison. Cela signifie qu’un étudiant sur six (16%) fréquente une école qui offre un ordinateur portable ou une tablette à chacun.

«Les résultats de l’étude de cette année montrent un niveau élevé d’optimisme, d’engagement et de confiance envers les appareils mobiles chez les étudiants américains», a déclaré Douglas Kubach, président, du groupe Pearson. « Alors que nous assistons à une croissance constante de l’utilisation des appareils mobiles parmi les étudiants pour le travail scolaire, il existe toujours un écart entre l’accès à domicile et l’accès à l’école, ce qui empêche de nombreuses écoles de tirer pleinement parti des technologies d’apprentissage numériques disponibles aujourd’hui qui sont susceptibles de contribuer à l’amélioration des expériences éducatives des étudiants.»

Pour le travail scolaire, les ordinateurs portables demeurent le plus utilisés par les étudiants. Ce sont les étudiants du secondaire surtout qui utilisent les portables. Les tablettes sont davantage répandues chez les élèves du primaire.

Au Québec, les tablettes suscitent un intérêt qui se traduit par des expérimentations en classe appuyées par le Ministère. Elle sont aussi perçues favorablement par les chercheurs :

Malgré toutes ces difficultés — qu’il appelle poliment des « défis » —, Thierry Karsenti reste convaincu que la tablette a sa place en classe. Pourquoi se contenter de soporifiques cours magistraux quand Google Earth permet de découvrir Tokyo ou Athènes en mode immersif et que la magie de l’écran tactile permet de manipuler une molécule chimique modélisée ? Quand l’appareil est utilisé à son plein potentiel, les jeunes en redemandent au lieu d’aller voir en cachette leur iMessagerie. Les professeurs de français notent aussi que les jeunes lisent davantage sur ce support pouvant contenir plus de livres électroniques que leur bibliothèque scolaire tout entière. Un avantage, à une époque où les jeunes lisent beaucoup de textos, mais très peu de littérature ! (L’actualité)

En somme, toutes les générations numériques adoptent la tablette, mais les adultes plus âgés et les enfants du primaire sont ses plus fervents utilisateurs. Plate-forme de divertissement, d’information et d’apprentissage pour tous, comment intégrer désormais cette technologie dans le contexte social de la bibliothèque ? Comment l’inscrire dans un projet critique et durable ?

Ce billet sera suivi d’un survol des services repensés à l’aide des tablettes dans les bibliothèques à travers le monde.

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nov - 2014 28

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Que ce soit pour créer un nouveau service, un lieu de diffusion, élaborer un plan d’action culturel ou programmer une bibliothèque, il existe des fondamentaux qui définissent un cadre conceptuel pour ce projet. Dans la foulée de la récente Déclaration, Montréal, engagée pour la culture, c’est l’occasion de mettre à jour ses lectures de base. Dans ce qui suit, je propose une liste de textes visant plus particulièrement à soutenir la réflexion dans l’avant-projet d’une nouvelle bibliothèque entendue comme centre d’information et de culture communautaire.

Politiques nationales et internationales

Politiques de la Ville de Montréal

Plans sectoriels

Autres

Je remercie Geneviève Auclair, ma collègue de la Division des quartiers culturels, pour la liste initiale qui a servi à l’élaboration de celle-ci. N’hésitez pas à suggérer d’autres documents de référence en commentaire.

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nov - 2014 28

Ce billet est d’abord paru, sous la signature de Josée Plamondon, sur le site de Bookcamp Montréal :

Bibliothèque du jeu Myst, de Cyan Worlds (1993)

Le début d’une grande aventure. La bibliothèque du jeu Myst, 1993, Cyan Worlds.

Tous les acteurs du domaine du livre sont concernés par les transformations numériques qui leur demandent de composer avec de nouveaux usages et de nouveaux modèles économiques. Qu’en est-il du rôle des bibliothèques et des bibliothécaires à l’ère de la société en réseau, de l’accès à la connaissance,  des nouvelles plate-formes éditoriales? De la programmation de nouveaux espaces publics et communautaires, des super tiers lieux, des bibliolabs? Des utopies de la bibliothèque intelligente?

Si le livre n’est plus le référent exclusif des bibliothèques, quelles sont ses nouveaux repères? Quels sont les enjeux fondamentaux pour cette profession en transformation? Êtes-vous en passe de devenir des humanitaires du savoir? Des médiateurs numériques? Tantôt cartographe de la culture locale, tantôt curateur des ressources éducatives libres, des données ouvertes, des biens communs? Designer de l’innovation sociale ? Engagé(e) dans le droit des usagers, celui de participer à la culture, la liberté d’expression, la démocratie participative, le développement durable? Wikipédien(ne)? Fabmanager? Bricodeur? Biblioremixeur?

Quelles sont les questions qui vous habitent? Comment penser/imaginer/collaborer/co-créer pour renouveler la profession et favoriser l’émergence de bibliothèques qui contribuent à faire du sens dans le monde d’aujourd’hui!

Mardi le 2 décembre, en marge du Congrès des milieux documentaires 2014, les organisateurs de Bookcamp Montréal ont choisi de revenir à la formule « camp » le temps d’une soirée afin d’accueillir et de partager les visions et les préoccupations de ceux et celles qui veulent réinventer les bibliothèques. L’invitation est ouverte à toutes et à tous. Sur le modèle de l’anticonférence,  c’est ensemble, dès votre arrivée au Pub Saint-Pauà partir de 18h30 que nous allons élaborer l’horaire et le canevas des discussions.

Le Pub Saint-Paul est situé dans le Vieux-Montréal, à proximité du Palais des congrès. Il sera possible de manger sur place.

Rendez-vous sur la page d’inscription du Bookcamp Montréal 2014 pour acquérir votre billet d’entrée (gratuit).

Bienvenue à toutes et à tous! Ne tardez pas à vous inscrire, les places sont limitées.

Pour aller plus loin :

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sept - 2014 30

Voici une réflexion que j’ai partagée récemment à la Tables des bibliothécaires où l’on souhaitait se pencher sur l’avenir. Cette présentation est un exercice de prospective sur la profession à partir d’une diversité de sources qui ont en commun, pour la plupart, de souligner l’engagement actuel en matière de développement durable à travers cinq dimensions :

1. Bibliothécaire, une profession globale
2. Bibliothécaire communautaire
3. La bibliothécaire dans l’écosystème numérique (est une activiste)
4. La bibliothécaire au marché des savoirs
5. La bibliothécaire, une créative

Au moment où circule le Plan culturel numérique qui semble ignorer les bibliothèques publiques dans ses propositions, cette réflexion cherche à mettre l’emphase sur les tendances numériques et le rôle des bibliothécaires au sein des communautés en matière d’accès, de création et de valorisation de contenus locaux, de médiation numérique, d’apprentissage, de protection de la vie privée, de soutien à la diversité culturelle, de mobilité, d’offre en fablab, medialab, etc.

C’est un document de travail aussi ouvert que possible aux commentaires et à la discussion.

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sept - 2014 25

En ces temps de coupures qui vulnérabilisent les bibliothèques, réputées pour être au service des plus vulnérables, les ressources et les articles de la veille seront partagés sans annotation. Voici une sélection de l’actualité sur l’architecture et l’aménagement des bibliothèques repérée ou diffusée sur le fil twitter.

Pour aller plus loin :

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mai - 2014 05

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  1. Ifla 2014 : les bibliothèques doivent jouer leur rôle dans l’accès à l’information. Le congrès de la Fédération internationale des bibliothèques (Ifla) se tiendra du du 16 au 22 août à Lyon, en France pour sa 80ème édition. Les 3 500 professionnels seront réunis autour du thème de l’accès à l’information et au développement.

  2. So Much More: The Economic Impact of the Toronto Public Library on the City of Toronto. Les résultats de cette étude sur l’impact économique de la Toronto Public Library démontrent que celle-ci offre un retour sur l’investissement important, grâce à la prestation de services des bibliothèque qui améliorent la compétitivité et la prospérité de Toronto et qui contribuent à une meilleure qualité de vie pour tous. Cette étude est la première au Canada qui mesure en termes économiques concrets le retour sur l’investissement des services de bibliothèque.

  3. Lire à l’ère du mobile (PDF). À l’occasion de la journée mondiale du livre et du doit d’auteur, le 23 avril dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture (Unesco) a publié un rapport intitulé « Lire à l’ère du mobile ». L’analyse des habitudes des citoyens de pays dit « en développement » révèle que la technologie mobile y faciliterait la lecture et l’alphabétisation. Actuellement 774 millions de personnes ne savent ni lire, ni écrire sur la planète, en raison de l’accès limité au livre, notamment son coût. Or, l’accès à un réseau mobile, disponible pour 90% de la population, faciliterait l’accès à la lecture en ligne qui s’avère moins coûteux que le livre imprimé. On peut lire aussi à ce sujet sur Rue89 : Avant, pour lire, il fallait des livres. Maintenant les pauvres ont des téléphones et c’est mieux.

  4. What to expect from libraries in the 21st century: Pam Sandlian Smith at TEDxMileHigh. Pourquoi avons-nous encore besoin de bibliothèques à l’ère de l’information numérique? Dans cet exposé émouvant, Pam Sandlian Smith montre comment elle se sert de la bibliothèque pour en faire un pivot de la création, des savoirs communautaires et du discours.

  5. ALA Releases 2014 State of America’s Libraries Report Including List of Most Challenged Books of 2013. L’American Library Association a publié le rapport sur l’état des bibliothèques américaines 2014. Parmi les faits saillants, on constate que les bibliothèques continuent de se transformer afin de répondre aux nouveaux besoins de la société, et plus de 90 pour cent des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête nationale indépendante ont déclaré que les bibliothèques sont importantes pour la communauté. Le texte complet du rapport (HTML,PDF, en anglais) est disponible ici.

  6. LLAMA announces winners of ALA/IIDA Library Interior Design Awards. La Library Leadership and Management Association (LLAMA), une division de l’American Library Association, et l’International Interior Design Association ont annoncé les gagnants de l’édition 2014 en design intérieur. Ce concours récompense l’excellence dans la conception intérieure des bibliothèques en considérant l’esthétique, le design, la créativité, la fonction et la satisfaction des objectifs du client. On peut voir ici une galerie d’images des projets des lauréats.

  7. Faire vivre les ressources numériques dans la bibliothèque physique : le cas des bibliotheques universitaires (PDF). L’auteur de cette thèse rédigée à l’ENSSIB, Frédéric Souchon, explore l’intégration des ressources numériques dans l’espace en faisant valoir que : «Pour de nombreux lecteurs, la bibliothèque est avant tout un lieu, qui s’incarne dans leur vécu quotidien. D’où la nécessité d’envisager également la valorisation de ces ressources depuis l’espace physique de la bibliothèque.»

  8. Pontivy Media Library / Opus 5 architectes. Une nouvelle bibliothèque en France qui crée un pont entre la ville et la nature par le biais d’un bâtiment simple, pur, lumineux, accueillant.

  9. Ideasbox, le design au service de la médiation en situation d’urgence! Silvère Mercier sur Bibliobession présente et commente le projet des Ideas Box supporté par Bibliothèques Sans Frontières, le créateur Philippe Starck et l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Cette démarche vise à «développer un dispositif innovant d’accès à l’information, l’éducation et la culture pour les personnes frappées par des crises humanitaires.» D’autres d’informations sur les Ideas Box sont disponibles ici.

Pour aller plus loin :

| Photo : L’espace SODA pour les ados à la bibliothèque Georgette Lepage de Brossard, source : Marie D. Martel, d’autres images sont disponibles ici |

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avr - 2014 08

Exposition et série d’ateliers sur le thème de l’abécédaire réalisées à la Bibliothèque Frontenac À l’affiche ! Des mots, des émotions et des lettres

Exposition sur les abécédaires

À l’origine, une exposition sur les abécédaires s’organise à la bibliothèque en novembre 2012. Elle s’appuie sur l’observation suivante : les dernières années ont vu circuler en bibliothèque un nombre impressionnant d’abécédaires et ce, autant dans la collection adulte que chez les jeunes. L’étendue du champ de connaissances touchées nous donne rapidement l’idée d’en faire un projet pour notre programme d’activités.

Un projet pour les adultes en alphabétisation et en apprentissage du français

S’inspirant de la variété des abécédaires à notre disposition nous avons fondé une approche originale pour créer une série de quinze ateliers sur ce thème avec les participants.

Le projet À l’affiche ! Des mots, des émotions et des lettres veut rendre compte de tout un processus de création et d’échanges basé sur l’expression des participants – des adultes qui sont pour la plupart issus de différentes communautés culturelles et qui sont en apprentissage du français.

Des ateliers pour apprendre, communiquer et créer

À raison d’une rencontre par semaine et durant quatre mois, nous avons travaillé à l’automne 2013 avec deux classes d’élèves du Centre Gédéon-Ouimet, situé dans l’arrondissement de Ville-Marie.

Les ateliers se sont déroulés dans un espace de jeu et d’exploration artistique et dans le but d’alimenter la réflexion et la prise de parole des participants.

Peu à peu le groupe s’est resserré autour d’un noyau d’élèves très engagés. Des liens significatifs entre eux se sont tissés et nous les avons vus s’approprier les aires et services de la bibliothèque en dehors du temps consacré au projet. Plusieurs d’entre eux nous ont témoigné avoir pris plaisir à lire et à comprendre le sens des mots, à avoir aimer apprendre et échanger avec les autres.

« Je viens d’un pays pauvre où on n’a pas vraiment accès aux bibliothèques et d’habitude, le genre d’activités que nous faisons avec vous est réservé aux enfants. On a de la chance de vivre ces ateliers. J’ai découvert toutes sortes de dictionnaires et de livres. Ça m’a donné l’amour des livres. » -Noria

Concevoir une affiche et un jeu de cartes abécédaires

Jeu de cartesDans ce contexte de valorisation et d’apprentissage du français, nous avons concentré nos efforts à créer un véritable espace de réflexion et de questionnement pour les participants en les invitant à partager leurs efforts, leurs difficultés ainsi que leurs plaisirs et rêves de réussite.

Les notions de territoires – personnel, collectif et géographique – nous ont permis d’installer un canevas pour jouer et développer un vocabulaire plastique témoignant de la synergie du groupe dans le but de concevoir une affiche et un jeu abécédaires.

Les expériences artistiques de même que les échanges significatifs ont donné lieu à une série d’éléments narratifs qui ont inspirés l’illustratrice Suana Verelst, soutenant elle aussi les participants au processus de création et au choix des mots pour composer le jeu de cartes.

Au Jeu ! Des mots, des émotions et des lettres

Les silhouettes qui forment les lettres de l’alphabet de l’affiche sont celles des participants qui se sont prêtés au jeu lors de l’atelier. Elles témoignent du plaisir que nous avons eu à créer les lettres de notre abécédaire.

Femme positionnée dans la forme de la lettre K

L’affiche est un outil pour apprendre. Exposée dans la classe ou à la bibliothèque, elle peut servir de tablette abécédaire ou d’ardoise à l’alphabétisation.

Le jeu de cartes est conçu pour aller plus loin. Plusieurs façons de jouer sont expliquées dans les règles qui accompagnent les cinquante-deux cartes.

Nous pouvons chercher à relier entre-elles les lettres et les images, énumérer le plus de mots possible en un laps de temps, composer une histoire en équipe ou partager idées et sentiments sur des sujets proposés. Le jeu cherche donc à intéresser les jeunes et les adultes à se raconter et à s’exprimer en français entre eux et dans leurs milieux respectifs. Car savoir reconnaître les lettres et comprendre tout ce que renferment les mots c’est s’outiller pour la vie et s’ouvrir au monde.

Ce projet a été financé par le Secrétariat à la politique linguistique en vertu du Programme de promotion du français lors d’activités culturelles du Gouvernement du Québec.

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mar - 2014 04

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  1. Bibliothèque et Libraries By Design : 82e Congrès annuel de l’ABQLA (2014). Réservez la date : 8 mai 2014. Les inscriptions sont possibles dès le 21 février. L’événement a lieu au Centre de Conférence Gelber à Montréal. Au programme, les programmateurs de la célèbre bibliothèque de Delft au Pays-Bas. Le mot-dièse Twitter du congrès est #abqla14

  2. La Bibliothèque Laure-Conan récompensée. Le Congrès des milieux documentaires du Québec a décerné l’automne dernier le prix Architecture 2013 de bibliothèques et de centre d’archives du Québec à la bibliothèque Laure-Conan de La Malbaie. Ce projet a été conçu par le consortium formé par Bisson associés architectes, ACDF et Normand Desgagnés architecte en 2011.

  3. Canada: Halifax’s New Central Library Earns Praise, Makes CNN’s Top-10 List of Eye-Popping New Buildings of 2014. La nouvelle bibliothèque centrale de Halifax qui ouvrira ses portes en 2014 fait partie du palmarès des 10 projets à surveiller dans le monde de l’architecture cette année, selon CNN.

  4. Une bibliothèque qui a tout d’une librairie aux Pays-Bas. La bibliothèque de la ville d’Almere aux Pays-Bas a été réalisé sur le modèle d’une librairie : marchandisation, effet boutique, classement par thématiques, mise en valeur frontale des documents, rayonnage organique, matériaux et couleurs attrayantes. On peut voir d’autres images sur le site des architectes qui ont créé le concept.

  5. Model Program for Public Libraries. Le programme de modélisation pour les bibliothèques publiques offre un catalogue et des outils pour communiquer les nouvelles connaissances et les meilleures pratiques ainsi que pour aider ceux qui réalisent le programme d’une nouvelle bibliothèque à conceptualiser les relations entre les espaces et les fonctions tout en les inspirant. Ce projet a été lancé et financé par l’Agence danoise pour la culture et Realdania.

  6. Make. Play. Learn. Connect. Share. Digital Innovation Hubs. À la bibliothèque publique de Toronto, des technologies et de la formation sont offertes dans des nouveaux espaces de travail et d’apprentissage numérique: ateliers de design et d’impression 3D, offre de postes de travail pour l’édition audio / vidéo, la numérisation 3D, la conversion vidéo analogique, la conception, le codage et la programmation web/graphique/3D, le prêt de Chromebooks, iPads, MacBooks, Microsoft Surface, Samsung Galaxy Note, caméras numériques HD, outils de production audio et vidéo, Arduinos ou Raspberry Pis.

  7. New Report from CLIR: “Participatory Design in Academic Libraries: New Reports and Findings”. Ce rapport examine la façon dont le design participatif a amélioré la compréhension des usages des étudiants et des professeurs, et comment ces résultats ont servi à améliorer les technologies dans la bibliothèque, l’espace et les services.



Pour aller plus loin :

| Photo : Rayonnages – De nieuwe bibliotheek, Almere, Pays-Bas, source : Flickr, Galerie de Milieux_documentaires |

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