déc - 2011 14

L’informatique ubiquitaire

Selon la vision de Mark Weiser dans « The Computer for the 21st Century», l’informatique du 21e siècle sera ambiante, ubiquitaire (pervasive computing). Elle n’est plus une technologie distincte, elle est omniprésente et complètement intégrée à nos espaces et à nos environnements. Mark Weiser la qualifie même d’informatique « calme » !

À la fois omniprésente et invisible, elle est aussi intelligente : elle combine les objets du monde réel à ceux du monde virtuel et a la capacité de localiser des objets et des personnes mais aussi de reconnaître la voix, les gestes et les mouvements. Pour cela, elle utilise des caméras sophistiquées, des radars, les technologies RFID, et bien sûr les technologies mobiles et sans fil. Cette informatique est en train de bouleverser la façon d’acquérir et d’utiliser l’information et la connaissance. Son impact est considérable sur les méthodes, les outils et les processus d’apprentissage.

Face à ces changements, notre environnement et nos espaces, qu’ils soient publics ou privés, sont à redéfinir pour une meilleure harmonie et une meilleure intégration de la technologie. Les espaces en bibliothèque n’échappent pas à ce constat. À l’instar des autres lieux de la cité intelligente (Smart City) ou de la Cité interactive (Interactive City), la bibliothèque intelligente doit s’approprier le principe de l’informatique ubiquitaire pour créer des espaces intelligents et interactifs. Ces espaces seront axés sur l’usager et lui offriront de nouvelles façons de découvrir et d’explorer la bibliothèque. Pour la bibliothèque, il s’agit d’une nouvelle stratégie pour séduire les usagers.

Basées sur le principe de l’informatique ubiquitaire, les technologies interactives sont tactiles, multitouches et multi-usagers. Elles sont capables de s’adapter au contexte de leur utilisateur, de comprendre et d’anticiper ses besoins et ses attentes. Comme dans le domaine de l’éducation et des loisirs où elles ont déjà été introduites, les technologies interactives offrent de nouvelles façons d’interagir avec l’information ainsi qu’une multitude de possibilités d’apprentissage et d’acquisition du savoir. L’objectif n’est pas d’intégrer les technologies à notre environnement mais de façonner un environnement en harmonie avec ces technologies ambiantes. Cet objectif n’est pas simple : il ne s’agit pas d’ajouter des postes multimédias et des ordinateurs pour faire un espace intelligent. Il s’agit plutôt de créer un espace harmonieux où la technologie, à la fois omniprésente et discrète, est au service de l’utilisateur final qui constitue le centre de cet environnement.

Les technologies interactives sont de plus en plus populaires auprès des enfants et des adolescents. Elles se déclinent en plusieurs catégories : tables intelligentes, tableaux interactifs, bornes interactives, murs interactifs, planchers interactifs, comptoirs interactifs et écrans interactifs tactiles. Des études ont démontré le rôle positif de ces technologies comme les tableaux interactifs sur l’apprentissage chez les jeunes enfants et adolescents : amélioration de l’orthographe, amélioration de la motivation et de la concentration, etc. Beaucoup de ces technologies sont destinées spécifiquement au milieu de l’éducation notamment aux jeunes élèves du primaire.

Exemples de technologies interactives

Les tables interactives

Une table interactive est une surface dynamique dont le dessus est doté d’un affichage tactile et multitouches. Elle est munie de caméras et de lumières infrarouges. Grâce à une manipulation avec les doigts, elle permet à son utilisateur d’afficher des images ou des cartes par exemple, de les déplacer ou de les redimensionner. Elle peut être multi-utilisateurs, c’est-à-dire permettre d’interagir avec un ou plusieurs utilisateurs simultanément. Une table interactive est également capable de reconnaître et d’entrer en interaction avec des objets physiques comme les téléphones, les appareils photos, les cartes bancaires, les cartes de bibliothèques, etc.

Parmi les modèles commercialisés, il y a la table Microsoft Surface lancée en novembre 2008. La version 2, Surface 2, a été commercialisée en 2011.

Microsoft Surface

Certaines de ces tables interactives viennent avec des programmes déjà intégrés. D’autres permettent de développer des applications « maison ».

Les tables interactives peuvent être utilisées pour les loisirs : les jeux, le dessin, la peinture, la musique ou pour des besoins éducatifs comme l’apprentissage des sciences. Des écoles et des universités ont intégré ces technologies pour améliorer le processus d’apprentissage des élèves et des étudiants. Des hôtels, des restaurants ont d’ores et déjà intégré ces tables dans le cadre de leurs activités. Par exemple, des restaurants mettent à la disposition de leurs clients des tables interactives leur permettant de passer leur commande en consultant le menu interactif.

Les murs interactifs

Certaines villes européennes ont mis à la disposition de leurs citoyens des murs interactifs qui offrent des informations pratiques sur la ville et qui peuvent être activés par une simple manipulation avec les doigts et permettre à l’usager interagir avec le contenu. Ce principe est apparu à Helsinki en 2007 sous le nom de CityWall. Installé au centre d’Helsinki, cet écran interactif tactile et multitouches permet aux gens d’accéder à une multitude d’informations municipales et touristiques et offre une nouvelle façon d’explorer la ville.

Applications en bibliothèque

La Darien Public library a mis à la disposition des enfants une table interactive Microsoft Surface pour les jeux en janvier 2010. L’expérience a été très positive.

La  DOK Library Concept Center à Delft aux Pays-Bas a développé une application qui permet de naviguer et d’interroger les collections d’archives d’images locales et présente des photos de rues à ses usagers, en se basant sur leur code postal. En plaçant sa carte de bibliothèque sur la surface de la table, l’usager peut trouver facilement des photos historiques en lien avec son adresse postale. Plusieurs usagers peuvent utiliser simultanément cette table interactive de Microsoft.

Local Heritage Browser On Microsoft Surface

La Children’s Interactive Library : On ne peut évoquer les technologies interactives en bibliothèque sans souligner le Project de La Children’s Interactive Library, un projet de recherche et d’innovation d’envergure au Danemark, mené entre 2004 et 2006. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire qui vise à explorer les possibilités de développement au niveau de l’espace et de l’utilisation des technologies que peut offrir les bibliothèques pour enfants dans le futur, en collaboration avec des chercheurs et des spécialistes des domaines de l’informatique et de l’architecture, les bibliothèques publiques d’Aarhus et le centre de recherche Interactive Spaces.

L’objectif du projet est de créer des espaces en bibliothèques offrant aux enfants de nouvelles expériences dans l’apprentissage, l’acquisition des connaissances et du savoir. Des expériences basées sur le principe de l’informatique ambiante, l’interactivité et la visualisation 3D. Plusieurs stratégies et prototypes ont été développés dans le cadre de ce projet et ont été utilisés principalement par les bibliothèques publiques d’Aarhus. Ces stratégies mettent l’accent surtout sur l’usager et non sur la technologie.

Quelques prototypes interactifs développés

Le Story Surfer : un plancher intelligent

Il s‘agit d’un engin de recherche et de navigation permettant aux enfants de faire des recherches dans les collections de la bibliothèque en utilisant deux surfaces interactives : une table et un plancher interactif. Le principe est de faire des recherches dans le catalogue et d’explorer le contenu des documents tout en discutant et en collaborant avec les autres usagers. Il s’agit d’un produit novateur, d’une nouvelle façon de découvrir et d’explorer les collections de la bibliothèque. Les enfants utilisent leurs pieds pour cliquer sur les boutons affichés sur un large plancher interactif. Ce dernier peut être utilisé par plusieurs usagers à la fois.

story surfer

Story Surfer

i-Land, La Cité interactive

Il s’agit d’une table interactive basée sur la technologie RFID. Les enfants utilisent des figurines et des ballons pour naviguer à travers cette table munie d’un écran interactif pour découvrir l’histoire de la Ville d’Aarhus ou visualiser des films historiques. Cette table a été intégrée de façon permanente à la Bibliothèque d’Aarhus.

i-land

i-Land

Sliding Titles

Il s’agit d’un rayonnage « intelligent » basé sur les technologies RFID. L’idée est d’afficher, sur un écran installé sur chacun des rayonnages de la bibliothèque, la couverture des livres disponibles sur les rayons dans un ordre établi par l’usager.

Dans les bibliothèques universitaires

La bibliothèque de l’Université du Nevada, Reno-library a développé une application sur l’anatomie pour les étudiants et a mis deux tables interactives à leur disposition à la bibliothèque.

Anatomy Application for the Microsoft Surface

Rice Fondren Library : cette bibliothèque universitaire a mis à la disposition des étudiants une table interactive dans une salle de travail dédiée à la collaboration entre les étudiants sur des projets numériques.

Il apparaît nécessaire d’entamer une réflexion sur le concept de bibliothèque intelligente. Cette bibliothèque du 21e siècle se distingue par trois composantes essentielles :

  • Objets intelligents : technologies RFID, chutes intelligentes, technologies interactives, etc.
  • Espaces intelligents
  • Services intelligents : combinaison des objets et des espaces intelligents pour offrir des services innovants au profit de l’usager, en considérant son contexte, son profil, ses besoins et ses intérêts.

Pour aller plus loin, consultez les signets sur le sujet : http://www.delicious.com/espaceb/technologies_interactives

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nov - 2011 21

Image_Story_of_elctronicsTablettes de lecture, livrels, liseuses, nuage informatique, Internet, les livres et les données se dématérialisent. Comment  cette dématérialisation s’inscrit-elle dans un développement plus soutenable de nos sociétés en général, et de nos bibliothèques en particulier ?

L’équipe du programme RAC (rénovation, agrandissement et construction de bibliothèques)  s’est intéressée à la question, celle des technologies de l’information et de la communication (TIC), les écoTIC, en particulier.

Pour l’instant, les TIC, vertes ou non, sont encore plutôt grises, malgré une opinion publique favorable à l’adoption de politiques d’approvisionnement responsable. D’abord, les livres et les technologies ne se dématérialisent pas vraiment : ils sont produits autrement ou ailleurs. Ensuite, certains efforts sont bien réels — ateliers de revalorisation des TIC, programmes de recyclage, réduction de matières dangereuses et utilisation de pièces recyclées dans certains appareils — mais ils sont encore marginaux, et les améliorations en matière de conception ont surtout porté, à ce jour, sur l’amélioration de la consommation énergétique.

Qu’à cela ne tienne, les bibliothèques peuvent agir en faveur de modèles plus soutenables de développement de cette filière, et sur plus d’un front. La première ligne d’attaque pourrait être la sensibilisation « préventive ». En effet, l’un des plus grands ennemis des TIC est le temps. La durée d’utilisation des ordinateurs est passée de 10 ans en 19851 à 2,5 ans depuis 2007. Celle des cellulaires est de 18 mois. Si les tablettes de lecture et les liseuses comptent parmi les solutions vertes en permettant de réduire le tirage de livres papier, elles ne sont pas fabriquées à partir de ressources renouvelables. Mais selon le Cleantech Group2, si on lit 22,5 livres sur une même liseuse, la Kindle d’amazon en l’occurence, on pourrait amortir les impacts de la production de cette liseuse. Donc, un impact neutre. Au-delà de ce nombre, le fait de lire en mode liseuse préviendrait les impacts de la production papier de tous les autres livres lus… sur la même liseuse. Ces appareils doivent donc échapper à l’effet de mode et à l’obsolescence programmée3 pour avoir un impact écologique neutre ou positif.  Autrement dit, plus longtemps on garde l’appareil, plus il « verdit ».

The Story of Electronics est un outil pédagogique amusant et fort instructif, produit par The Story of Stuff Project, qui reconstitue le cycle de vie des TIC sous la forme d’une animation narrée. La vidéo fait partie d’une série d’animations destinées à sensibiliser le public des sociétés industrialisées aux enjeux sociaux et environnementaux de leurs modes de production et de consommation, en prenant pour exemple le modèle étatsunien. La série est accessible en anglais, mais il est possible de visionner la toute première animation intitulée simplement The Story of Stuff (L’Histoire des choses), ou encore celle sur l’Histoire des bouteilles d’eau (The Story of Plastic Bottles), en versions sous-titrées en français.  On peut également télécharger The Story of Stuff sous-titrée en français sur le site du groupe Pour un monde durable. Toutes les animations produites par l’organisme — sous licence Creative Commons — peuvent être téléchargées sans frais à partir du site http://www.storyofstuff.org,  pourvu qu’elles soient projetées intégralement et à des fins non commerciales. C’est gratuit, mais un don à l’organisme est apprécié.

Voilà une bonne source d’inspiration pour des activités de sensibilisation au développement durable et responsable en bibliothèque !

[1] Éric Drezet, « Les technologies de l’information et de la communication : une partie de la solution ou une cause du problème ? » Communication donnée au Colloque EJC-TIC 2011, dans le cadre des Entretiens Jacques Cartier, Montréal les 3 et 4 octobre 2011.

[2] L’ analyse du cycle de vie d’une liseuse Kindle produite par le Cleantech Group n’est plus accessible par Internet, mais on peut obtenir une copie du résumé en communicant par courriel avec moi.

[3] Voir l’excellent documentaire produit par Arté sur l’obsolescence programmée ici : http://pourunmondedurable.blogspot.com/

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oct - 2011 07

delicious1Les fondateurs de Youtube, via la compagnie Avos, ont acquis Delicious en avril dernier. Delicious se trouvait un peu délaissé par Yahoo, son ancien propriétaire.

Rappelons que Delicious est un outil de bookmarking social avec des fonctionnalités très intéressantes pour la sauvegarde et le partage de vos signets. C’est aussi un incontournable pour faire de la veille.

Les utilisateurs de Delicious avaient jusqu’au 23 septembre pour transférer leurs signets vers Avos. Le 24 septembre, plusieurs fonctionnalités de l’ancien Delicious n’étaient plus disponibles : par moment, il était impossible de sauvegarder un lien, le lien fils RSS qui permettait de faire de la veille sur des tags (étiquettes) était introuvable, le nombre de signets par tags indisponible, impossible d’afficher toutes nos tags, la saisie semi-automatique des tags impossible, Les bundles ont disparu, remplacés par les Stacks, les add-on de Firefox ne fonctionnaient plus, etc.

Malgré ces bogues, j’étais soulagée de constater que mes fils RSS intégrés dans le Wiki et le Netvibes fonctionnaient encore ! Heureusement, la plupart de ces problèmes ont été résolus rapidement, et Avos promet encore plus d’amélioration.

Toutefois, certaines fonctionnalités intéressantes de l’ancienne version sont encore absentes : le Top 10 Tags, les Subscriptions qui permettent de suivre des usagers ou des étiquettes, le Rename tags et le nombre de signets reçus dans notre boîte (Inbox).

La principale nouveauté de la nouvelle version : Les Stacks !  qui permettent d’intégrer des éléments multimédia, comme dans You Tube, mais est-ce important pour les fidèles de Delicious ?

delicious_stack

Exemple de stack sur le nouveau delicious

Voici un aperçu des principaux changements (positifs) :

  • L’interface a été allégée et la navigation simplifiée. La nouvelle version offre une interface améliorée avec notamment l’introduction d’éléments graphiques : photos et vidéos.
  • Les Stacks : collection de liens sur un sujet donné qu’on peut publier sur Delicious et donc partager avec tout le monde en intégrant des images, des descriptions et des commentaires (du You Tube pur et simple !), je vois là un outil de marketing puissant ! parce que sur la page d’accueil de Delicious et à chaque fois que vous vous connectez, ce n’est pas vos liens que vous voyez en premier, mais les Stacks des autres !
  • Une autre fonctionnalité intéressante, pour nous, les spécialistes de l’information, c’est la nouvelle façon de tagger : il est désormais possible d’avoir un tag (étiquette) composé de plusieurs mots. Exemple : développement durable et non plus développement_durable. Les tags doivent être séparés par une virgule.
  • On peut aussi désormais personnaliser son profil (profile pic) en intégrant sa propre photo. En attendant, c’est un dauphin qui vous représente !

Espérant que le nouveau Delicious sera amélioré avec la version bêta tout en gardant les principales fonctionnalités qui ont fait de Delicious un outil de veille délicieux. En tout cas, c’est la promesse d’Avos.

À suivre !

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août - 2011 24
Photo de François Bon

François Bon

Pour conclure la médiation autour de publie.net, nous avons accueilli François Bon pour une session de clavardage transatlantique.

François Bon est un écrivain français né en 1953, en Vendée. Depuis 1982, il a publié plus d’une trentaine d’oeuvres sur des sujets variés. En 2009-2010, il est professeur invité (création littéraire) à l’Université Laval (Québec) et l’Université de Montréal (Montréal). Présent sur Internet depuis 1997, il fonde en 2008 la coopérative d’édition numérique publie.net.

On vous présente ici la quasi-totalité du verbatim de la séance de clavardage tenue le lundi 22 août. Les sujets de discussion ont beaucoup tourné autour du livre numérique, mais aussi de la médiation numérique et de publie.net.

pmlozeau : Bonjour tout le monde! Merci d’être ici, que vous soyez au Québec ou en France, le virtuel n’a pas de frontière!

pmlozeau : Juste remettre en contexte que les bibliothèques publiques de Montréal ont le plaisir d’accueillir François Bon pour une séance de clavardage de 1 heure.

François Bon : serai heureux aussi de voir échanger en direct les secoueurs de bibliothèques des 2 côtés de la mare, notamment sur les questions de médiation…

dbourrion : Vraie Question : qu’est-ce qui différencie l’écriture des deux côtés des grandes eaux (en un mot) ?

bibliosurf : Médiation ?

pmlozeau : De ce côté de l’océan, les BPM sont abonnées à publie.net depuis 2 mois et le succès est au rendez-vous.

pmlozeau : On a notamment fait la médiation de certaines oeuvres via le site http://bibliomontreal.tumblr.com/

François Bon : @Daniel des fois je me dis que la coupure d’écriture n’est pas entre la France et le Québec, mais entre l’espace francophone tout entier et la singulière Montréal, ville du monde

dbourrion : @fbon hum oui j’allais corriger, peut-être pas de différence en fait

bibliosurf : Ils disent quoi les lecteurs des BPM de Publie.net ?

Marie D. Martel : Comment s’est jouée la médiation de Publie.net à Angers Daniel ? Ou chez bibliosurf ?

dbourrion : A Angers, médiation minimale parce que difficile d’impliquer les bibs tradis et bibnums surchargés

bibliosurf : chez bibliosurf, la médiation s’arrête pour l’instant à Mauvais genres…

bibliosurf : J’attends d’avoir un spip numérique pour bouger le catalogue de publie.net

dbourrion : @Marie et pmlozeau : succès lié à médiation chez vous ? Seule explication ?

François Bon : médiation : pour nous si vital, on ne peut pas être le prescripteur de son propre travail, même si le web fait de nous à la fois lecteurs et auteurs

g@rp : et relecteurs ;-)

dbourrion :  » on ne peut pas être le prescripteur de son propre travail  » plus1 en encore plus quand tu es juge et partie

bibliosurf : voire d’aller chercher des données directement sur le site tiers livre et partout ailleurs (via la connexion multibase de spip)

astrolabemelun : A melun médiation comme à Angers, évidence de l’abonnement mais pour la mise en valeur c’est aux responsables numériques de le faire et partie prenante des deux côtés, position difficile

dbourrion : Sur Angers, ça évolue mais lentement, Bibs tradis commencent (enfin) à regarder publie.net et envisage enfin de faire médiation

bibliosurf : pourquoi à l’astolabe, le catalogue n’est pas accessible en wifi ?

dbourrion : mais lent parce que travail de médiation en Bu pas considéré comme coeur de métier

François Bon : salut Philippe, dit Pierre Ménard sur le web, avec moi à Ouessant (sous la même pluie, mais de l’autre côté de la rue) : Astrolabe Melun plus site Liminaire plus revue D’Ici Là

impossiblenaoko : pardon de vous interrompre mais qqn peut me dire ce que signifie pour vous médiation ?

ljodoin : Un corpus numérique sans médiation c’est comme une biblio sans bibliothécaire : mortel ;)

dbourrion : « médiation » amener le lecteur au texte inconnu

impossiblenaoko : merci :-)

dbourrion : n’engage que moi

bibliosurf : médiation = petit lien entre le livre, l’auteur et le lecteur effectué par quelqu’un qui s’implique.

François Bon : gros défi pour nous : désapprendre à penser le livre comme finalité du texte, le web nous permet de penser l’écriture en 3D, on commence tout juste à inventer objets écrits directement numériques

dbourrion : « médiation » : dégager de la masse l’important à lire

impossiblenaoko : re merci :-)

Marie D. Martel : L’appréciation des lecteurs s’est manifesté dans le nombre. Et des félicitations dans les commentaires, pour avoir oser miser sur cette littérature.

François Bon : des fois l’impression que le cheminement mental est largement plus difficile à embrayer (je parle pour moi, tout simplement) que n’importe quelle question code ou technique

g@rp : plus1

dbourrion : « le cheminement mental est largement plus difficile à embrayer » oui mais normal, rupture de civilisation, non ?

Marie D. Martel : La médiation, c’est le lieu de rencontre entre les gens et les documents ou entre les gens ou entre les documents ( s’ils sont des gens)

ljodoin : Laissons la parole à François un tantinet : Lequel de ces mots craignez-vous le plus : drm, rentrée littéraire, droit d’auteur, écrivain professionnel?

François Bon : @Marie dans les ateliers d’écriture, tellement souvent cette impression : un texte de Beckett ou Duras font court-circuit, le contemporain c’est pas un zoo, c’est juste le présent

bibliosurf : ljodoin mieux que les drm et autre polémique, la littérature. Blabla technique, les genres adorent… mais lire ?

François Bon : une de mes rages actuellement : que même avec le web on garde vieilles frontières, un Québécois qui écrit sera toujours un Québécois 1/2

bibliosurf : les gens adorent -» j’ai encore lapsusé

ana nb : me pose la question de l’interaction entre objet lecture lecteur

François Bon : alors que l’écriture de la ville (voir blogs Qc) nous concerne directement dans l’espace uni de la langue

François Bon : @ljodoin aucun de ces mots ne m’importe vraiment – la littérature parle, m’ouvre l’appétit du monde, m’agrandit au dedans

g@rp : Qc ?

François Bon : drm : aucun intérêt, on ne les utilise pas, donc pas concerné

Marie D. Martel : Qc = Québec, Canada :)

g@rp : Merci Marie :)

bibliosurf : Je dois raccrocher… je suis preneur de ce script qui permet d’échanger. D’avance merci contact@bibliosurf.com

François Bon : rentrée littéraire : juste un effet d’épicerie, à relier au fait que le temps moyen de présence d’un livre en librairie c’est 5 semaines

g@rp : et plus si bandeau rouge prix littéraire`

François Bon : droit d’auteur : vraie question, parce que système français pas transportable tel quel dans le numérique, lié à son histoire, et donc partie obsolète

Marie D. Martel : Tu fais partie de la rentrée littéraire au Seuil François, avec Après le livre, comment cette publication papier s’inscrit-elle dans ta démarche ?

François Bon : écrivain professionnel : l’écriture c’est la nuit, c’est un espace libre – contrairement à vous Américains, la figure de l’écrivain n’a jamais été un fait « professionnel » dans notre tradition

François Bon : @Marie intérieurement pour moi je n’ai plus besoin du papier – mais très conscient que nous sommes encore minorité à lire sur iPad et liseuse 1/2

François Bon : 2/2 on travaille en ce moment sur version « print on demand » du catalogue publie.net – on va forcément vivre plusieurs années transition avec coexistence papier/numérique

ljodoin : Mais après le livre, finalement, c’est déjà maintenant?

Marie D. Martel : Ce serait donc dans la perspective de démocratiser la littérature numérique ?

François Bon : par contre (ds Après le livre) remarque 1, chacune de ces transitions a été irréversible et globale 2, le temps de ces transitions (tablette, rouleau, codex, imprim, presse) chaque fois s’est réduit

pmlozeau : @fbon L’avantage du papier est donc de ne pas avoir de barrière technologique à l’accès?

Bébé_Mort : @ Bon : Mais la publication numérique nous amènes la même visibilité et le même $$$ On s’entend que ce n’est pas le premier endroit où les gens vont penser aller magasiner leur nouvelle lecture.

pmlozeau : (Pour le lecteur.)

François Bon : @Marie je n’aime pas expression « démocratiser la lecture », la littérature est dans une espace d’art, qui la veut la prend, Proust ou Rimbaud peu importe la profession des parents

François Bon : je parle auteurs Fr, mais Gabrielle Roy je la porte en moi depuis mon séjour, incroyable qu’elle ne soit pas en Pléiade

François Bon : et pensée aussi pour Paul-Marie Lapointe, dont j’ai découvert la poésie à Qc via Marie-Andrée Beaudet

Marie D. Martel : Démocratiser dans le sens d’offrir un accès plus large à tous. Réduire les inéquités dans l’accès. Rejoindre les gens où ils sont -encore.

François Bon : @Bébé-Mort (quel pseudo!) : cessons de penser en $$$, pensons contenu, et puis contenu, et puis contenu, et puis contenu

François Bon : @Luc un des paradoxes d’aujourd’hui : pas possible de comprendre cette transition sans en accepter l’expérience directe, donc travailler ergonomie, formats, formes de récit

Bébé_Mort : Oui, mais pour qu’un écrivain ait envie d’y mettre du comptenu dans son oeuvre et pas seulement faire de la littérature « fast food » pour le $ Il faut quand même qu’il y est reconnaissance.

poolmaster : Cette fois-ci, la transition serait-elle affaire de génération?

impossiblenaoko : J’aime la version « print on demand », je n’ai pas de tablette, juste un écran, la lecture y est moins agréable

ana nb : pense aux réseaux littéraires avec le numérique les réseaux c’est la résistance la création

François Bon : @pmlozeau quand on enseigne en fac (à l’Udem chez vous, Sciences Po ici) l’accès 1er au texte des étudiants c’est ordi plus réseau, et plus du tout le livre

François Bon : @pmlozeau alors est-ce qu’on décide que ce qui nous semble essentiel on essaye de le faire exister là où se sont déjà implantés effectivement les usages ?

François Bon : j’aime bien ton expression, Ana : « les réseaux c’est la résistance de la création », et aussi son labo, sa respiration, le rôle même des revues papier il y a 40 ans

ljodoin : François, il y a aussi un joli paradoxe créatif : l’imprédictible et l’inéluctable…; de plus l’offre numérique est pour l’instant misérable…

François Bon : @Naoko : paradoxe effectif, les outils évoluent vite, de même que le livre a toujours évolué (lire sur Gallica un livre de 1930 ou de 1860 pour vérifier…), 1/2

pmlozeau : @fbon Rejoindre le lecteur où q’il soit. Sur son écran, sa tablette, son mobile, ou simplement lui déposer un livre papier entre les mains… :)

François Bon : 2/2 mais il me semble que cette année ça signe la bascule : lire sur iPad ça laisse très loin en arrière le livre papier

François Bon : @Luc je reviens sur papier/numérique : si les éditions du Seuil avaient politique création numérique, leur aurait confié et le livre et la version numérique

Lecteurencolere : le basculement sera réel avec la combinaison tablette /ecran eInk

Liboiron : Je crois que cet automne risque d’être le point de bascule du numérique, par l’offre de détaillant comme Kobo.

impossiblenaoko : aime aussi lire sur l’ipad, bcp même, juste que je n’en ai pas encore, ça viendra forcément, pense à cx qui y sont allergiques « print on demand » bien pour eux je crois

François Bon : le projet publie.net, coopérative d’auteurs, est né simplement de l’immobilisme de nos éditeurs papier, et malheureusement ça continue

impossiblenaoko : une transition exactement

François Bon : @Liboiron en 1 an, tu as raison, ce qui a changé c’est la « masse critique » des libraires : iTunes, Kindle, FeedBooks, et même chez nous Fnac etc

Lecteurencolere : il manque tout de même en France un outil de lectire tel le Kindle ou le NookTouch

Liboiron : effectivement François, le problème en est toujours une d’offre, et les titres de la rentrée ne seront pas tous numérique, c’est dommage.

François Bon : les ventes publie.net directement sur le site ne sont plus qu’à 28pourcent de nos ventes via libraires, privilège au « one clic » depuis les différents appareils

Lecteurencolere : là commencera l’aventure

François Bon : @Liboiron TOUS les titres de la « rentrée » sur publie.net sont au format numérique :-)

impossiblenaoko : :-)

Lecteurencolere : avec plus de 650 ouvrages numérique à la rentrée, on peut dire qu’il y a une grosse progression tout de même

g@rp : et au rythme d’un par jour pendant 30 jours

François Bon : @Lecteurencolere : la progression des liseuses devient quand même sensible, notamment grâce à Bookeen, même si l’iPad embarque le reste

impossiblenaoko : aldiko pas mal non plus

Lecteurencolere : la masse ne connait que l’iPad, et pas pour la lecture

Lecteurencolere : un Kindle français ou un vrai Fnacbook ferait la différence

PF : P Froehlich: Bonjour. J’ai eu plus de lecteurs par accès réseau des bibliothèques via publie.net que par premier roman au Seuil. Etre là où on lit et dans un échange litt. contemp. vivante

Liboiron : En dehors de l’aspect diffusion, est-ce que Publie.net effectue un travail éditorial sur les oeuvres?

Lecteurencolere : mais oui la Bookinerie va dans ce sens

François Bon : @Naoko @Lecteurencolere pour moi, la lecture web et le « livre numérique » comme frontière provisoire question essentielle, les 2 inséparables

impossiblenaoko : oui

François Bon : penser le livre numérique comme une bulle provisoire d’un état plus dense, dans l’ensemble de nos pratiques web, incluant socialité directe lecteur/lecteurs/auteur

pmlozeau : Surtout que l’ePub 3 emprunte beaucoup à HTML 5.

François Bon : bienvenue Patrick, et quel plaisir rendre disponible un travail comme tien, là où l’édition traditionnelle ne semblait plus en mesure de l’assumer

François Bon : @Liboiron travail éditorial en amont de l’epub est évidemment le même qu’on soit en papier ou en numérique

dbourrion : Pierre Mounier a twitté « le print on demand va désacraliser le papier en en faisant un service parmi d’autres » ça ouvre des perspectives…

François Bon : @Liboiron ce qui change, c’est que le « code » est une dimension native du geste éditorial, l’invention de l’objet, alors qu’en papier on passe le relais à la fab après l’éditorial

François Bon : @pmlozeau l’epub3 nous facilite déjà la vie pour l’insertion audio et vidéo, mais les possibilités de l’epub2 encore largement inexploitées….

Marie D. Martel : Le livre numérique est encore un texte clos, stable dont la dimension sociale est encore très indirecte, les interventions des lecteurs restent médiatisées et à bonne distance autour de l’oeuvre

margantin : ce qui me plaît chez Publie.net c’est avant tout l’activité créatrice qui s’y développe, pas juste une maison d’édition, une revue aussi

François Bon : et je suis bien conscient d’avoir révisé mon propre discours en profondeur sur question epub ces 2 ans!

PF : Je témoigne, travail éditorial qualitativement idem maison traditionnelle et publie.net. Mais très rapide

Liboiron : La précision est importante, puisque présenté comme une coop d’auteurs on peut être sur l’impression qu’il s’agit d’oeuvre à compte dauteur, et je crois que l’auteur profite de ce travail éditorial.

François Bon : quand j’ai eu le déclic de publie.net à partir mon expérience papier au Seuil, c’est l’idée coopérative d’auteur qui l’emportait : faire ensemble, permettre redistribution directe des recettes

impossiblenaoko : ce qui me plaît chez publie.net ce sont les auteurs, ils font beaucoup, l’essentiel selon moi

François Bon : @Liboiron merci aux bibliothèques qui s’abonnent, c’est grâce à cela qu’on peut envisager circuit pro, rémunération travail éditorial correction et code

g@rp : @naoko sauf ceux du sud, qui sont un peu fainéants, à ce qu’on dit ;-)

impossiblenaoko : :-)

François Bon : @Marie en accord avec ce que tu dis – le travail social s’effectue sur les blogs, sur mon iPad pas forcément envie partage social de mes lectures

SMartelly : bonjour tardif. je vous lis…

astrolabemelun : C’est le moins qu’on puisse faire en tant que bibliothèque, s’abonner à Publie.net !

Marie D. Martel : La manière dont les auteurs chez Publie.net prolongent le processus de création à travers leurs activités web et sur les médias sociaux est extrêmement intéressante aussi

François Bon : @Marie pas sacraliser l’écrivain, mais respecter rapport temps de création, densité aussi des heures collectives que représente l’editing

SMartelly : Je dis sûrement des choses qui ont déjà été dites, mais ce n’est pas simplement la circulation et le mode de lecture qui sont différents, c’est la création elle-même qui est différente.

François Bon : @Marie enjeu complémentaire pour nous : ce qu’il y a de fort dans travail blog d’un auteur, lui donner pérennité, et le propulser hors de sa 1ère sphère de socialité ?

Liboiron : @FrancoisBon L’initiative des bibliothèques plus abonnement est effectivement très intéressante et agissent comme diffuseurs de l’oeuvre numérique et favorisent l’accès, et peut assi favoriser la vente

François Bon : bonjour Stéphane ! ici à Ouessant salon livre insulaire avec présence Haïiens!

Liboiron : Quel a été l’impact du streaming en biblio sur les ventes de titres, est-ce possible de quantifier. De voir causalité?

SMartelly : Aïe, fais gaffe! ;)

François Bon : @Liboiron le web accroît encore la pression consensuelle et marchande, rôle de la bib pour le papier comme pour le num autoriser la libre découverte

François Bon : emprunter 5 livres, les emporter chez soi, même si on ne va en lire que 2 sur les 5, c’est l’enjeu pour nous auteurs de proposer catalogue entier plutôt que titres sous licence

Chegreco : Il y a des auteurs qui ne veulent pas « sortir de 1ère sphère de socialité ? » et certains se sentent alors en opposition avec le numérique.

François Bon : @Liboiron absolument cesser de penser chiffres – pour la musique, c’est tout récent que nous préférons écouter Streaming sans télécharger titres

Marie D. Martel : Au texte clos et fermé, je voulais aussi faire contraste avec la possibilité que via licence cc, on puisse jouer le jeu écriture/lecture via l’activité de remix par exemple

PF : @Marie et Stéphane Oui l’écriture est influencée par le support, travail peut-être seul mais dans l’échange indispensable. Pas de sacralisation à l’ancienne pour écrire dans notre monde. Txt ouvert

SMartelly : dans mon cas, l’expérience de Publie.net a été celle de la rencontre, du risque de la confiance et de la négociation d’une extériorité partagée

François Bon : @Liboiron et question de fond : les textes des auteurs qui surgissent aujourd’hui sont d’emblée via le média numérique, on ouvre autre processus

François Bon : @Marie j’ai plutôt envie d’honorer la singularité des voix, mais très attentif aux tentatives qui créent auteur collectif

impossiblenaoko : ce que j’aime dans le numérique c’est aussi la disparition du pilon, je déteste les livres « morts ».

François Bon : @Chegreco à un scientifique qui te dirait la même chose, tu répondrais quoi ?

ljodoin : Frappé à la lecture de ton texte de constater que la mutation numérique est aussi fortement corporelle. Vocabulaire du corps : dimension scopique, odeurs, ongles qui font clic clac sur le clavier, 1/2

ljodoin : … mémoire du touché du livre, oreille et voix de l’écrivain, rapport dans l’espace et le temps. Si Serres n’était passé par là : Les cinq sens. 2/2

Marie D. Martel : La singularité des voix n’est-ce pas un prétexte pour perpétuer le piédestal de l’écrivain?

François Bon : @Luc nos usages numériques changent la façon de noter, de documenter le monde – la genèse de l’écriture, chez Flaubert, Baudelaire, ou Kafka est évidemment une quantification journalière 1/2

SMartelly : piedestal? non… spécificité, oui, me semble-t-il.

Liboiron : Quel est le modèle économique du streamingtre publie.net et les bibliothèques? et Pour l’auteur évidemment.

François Bon : 2/2 c’est seulement la discontinuité de la publication qui donnait impression contraire – le blog n’est pas une fragmentation supplémentaire 2/3

impossiblenaoko : L’écrivain n’est plus sur un piedestal, simplement certains font encore semblant, non ? :-)

François Bon : 3/3 la différence du web c’est que l’instance de publication accompagne la quantification journalière, d’où aussi justif du livre numérique comme editing

François Bon : @Naoko lire Roger Chartier sur la constitution de ce « piédestal », les grands ne s’en embarrassent pas : voir liste destinataires des 3000 lettres (en 5 langues) de Beckett

SMartelly : @Liboiron Certainement, mais y croit-on?

François Bon : @Liboiron on ne veut pas de « modèle économique », on veut que nos textes circulent et soient beaux – revue D’Ici Là (pas moi qui fais) en suis vraiment fier

Chegreco : …je sais je sais ! Il manque le bâteau ou le train ! Mais on me mentionne alors que l’écrivain n’est pas une prof. comme un scientifique ou un masson. L’écriture se fait de multiples manières. Bref

PF : piedestal, c’est comme le mandarin en médecine, une époque. On est loin de ce qu’est écrire aujourd’hui, l’engagement actif

François Bon : @Chegreco écrivons, publions, échangeons, on trouvera tjs moyen de gagner sa vie d’autre façon (m si c’est pas facile ts les jours)

trop rapidement… mais il est déjà temps de conclure. :-)

Liboiron : Heu ok, mais faut bien rémuner les auteurs pour leurs oeuvres et les artisans autours d’eux. San modèle économique, peu importe ce qu’il est, on laisse le champs libre au tout papier.

François Bon : @ljodoin je crois qu’on est seulement à l’aube de ce que la forme numérique peut changer ds rapports mots-images-voix

ljodoin : François, on te laisse le dernier mot!

Marie D. Martel : Les frontières sont à explorer entre l’engagement actif et interactif ! Sur Twitter :)

SMartelly : mots-images-voix-lectures

François Bon : @luc le « livre audio » c’était écouter un livre, mettre de la voix ou du son sous un chapitre de l’iPad on reste dans l’espace du livre

Chegreco : Et oui pour Beckett ! Les lettres (maintenant 2 vol. publiés sur 4) c’est extraordinaire. Avant – pendant -et après le livre !

François Bon : @Marie l’impression de mon côté de n’être pas encore au bout de ce qu’on peut inventer via twitter, carnet de notes, carnet de liens

ljodoin : Merci à tous, toutes, merci François et au plaisir..

impossiblenaoko : merci à tous

Liboiron : merci François et aux biblios de Montréal :-)

François Bon : @Liboiron pour ça qu’on a créé publie.net aussi: redistribuer les recettes aux auteurs (50/50) mais c’est conséquence et pas finalité :-)

ana nb : merci à vous

pmlozeau : Je remercie encore François Bon pour sa présence. Sans oublier tous ceux qui se sont présentés pour échanger durant la dernière heure.

François Bon : oh la la c’est déjà fini, on a à peine commencé ?

ljodoin : ça ne fait que commencer…

pmlozeau : On peut continuer sur Twitter, la communication asynchrone par excellence. :-)

g@rp : plus1

pmlozeau : Utilisont le hastag #bonmtl pour mieux se retrouver. :-)

Marie D. Martel : Merci François pour ta générosité! Merci à tous! Le nuage des thèmes abordés étaient très dense mais soleil derrière :)

François Bon : à quand une invitation RealLife des auteurs publie.net vivant à Montréal ? suis sûr qu’ils seraient prêts!

g@rp : Je file sur l’autre ligne. Ai du retard. Merci encore à toutes et tous pour ce clavardage …et pour tout le reste

pmlozeau : @fbon Très bonne idée! On en prend note. :-)

pmlozeau : La machine à écrire, se ferme. Merci encore pour votre participation. :-)

François Bon : merci à vous – belle machine, on devrait se dire qu’une fois par semaine ou par mois on se refait un petit web-storming Qc-Fr…. petites choses peuvent en entraîner grandes…

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juil - 2011 18

Ils sont nés au Japon où ils envahissent les affiches et tous les types de publicités virtuelles et imprimées, les couvertures de livres et de magazines, les boîtes de céréales, etc. Ils s’insinuent rapidement dans la culture occidentale, dans de nombreux pays d’Europe et aux États-Unis, et on les retrouve depuis quelques mois dans les stratégies promotionnelles mises de l’avant dans les grands centres urbains québécois. Les codes QR, pour «Quick Response», ont la cote, et leur succès est probablement dû au fait qu’ils permettent l’établissement d’un lien presqu’instantané entre les univers physique et numérique, du moins pour les utilisateurs d’appareils mobiles munis d’une caméra et d’un accès Internet.

Afin d’illustrer la popularité des codes QR en Asie et l’impact éventuel de cette technologie sur nos vies, nous vous proposons la vidéo suivante, qui a circulé et joui d’une grande popularité dans les médias sociaux au cours des dernières semaines :

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juil - 2011 13

Cela fait maintenant 2 mois que notre site jeunesse Bibliojeunes a fait son apparition sur le web.

Après cette période d’initiation et de découverte de la ressource, il est maintenant grand temps de commencer sa deuxième étape : sa médiation. Nous devons faire connaître cette ressource, présenter le site aux organismes intéressés, et lui trouver son public.

Plusieurs d’entre vous sont présentement en train de mettre en place le retour à l’année scolaire ainsi que de préparer plusieurs rencontres avec des intervenants du milieu scolaire…

… une autre belle occasion pour glisser un mot sur Bibliojeunes!

Pour mieux la faire connaître, je vous offre donc un Top 10 (tout à fait personnel) des sections de Bibliojeunes à montrer lors d’une démonstration de la ressource:

10. Les outils de médiation – Bande-annonce et Le trésor de SOS Devoirs

BAnnonce

Vous voulez impressionner votre public? Montrez-leur la bande-annonce ou le jeu de médiation « Le trésor de SOS Devoirs ». Le premier permet de capter rapidement l’attention des jeunes et des moins jeunes sur le potentiel de SOS Devoirs. Le deuxième peut être utilisé pour donner des idées d’activités en lien avec le site web.

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juil - 2011 06

Page d'accueil du site Mille vies

Page d'accueil du site Mille vies


La version web de Mille vies, le roman-feuilleton en ligne des Bibliothèques publiques de Montréal, s’est terminée en juin, après 44 épisodes. Cette aventure, à laquelle ont participé auteur, bibliothécaires et programmeur analyste, se conclut avec, en poche: un prix Boomerang, un lectorat fidèle et un partenariat fructueux avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Petit tour du travail de diffusion

  • Représentation sur la page d’accueil des Bibliothèques publiques de Montréal et dans le catalogue Nelligan;
  • Diffusion d’une affiche dans les bibliothèques;
  • Rédaction d’actualités pour souligner le lancement, le prix Boomerang remporté et l’accès à la totalité des épisodes avec la fin du projet sur le web. Ces actualités auront suscité une vingtaine de commentaires favorables, ce qui est considérable;
  • Statut hebdomadaire sur la page Facebook des Bibliothèques de Montréal soulignant la parution d’un nouvel épisode;
  • Présentation du projet au Bookcamp Montréal, dans le cadre d’une journée d’échanges et de réflexion autour de l’avenir du livre. Étaient notamment conviés bibliothécaires, auteurs, éditeurs et libraires.
  • Parution d’un nouvel épisode annoncé aux lecteurs abonnés à l’infolettre.
  • Brève présentation du projet lors d’une rencontre avec des bibliothécaires scolaires de la Commission scolaire de Montréal et de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.
  • Rencontre d’auteur lors de l’assemblée générale annuelle des Amis de la Bibliothèque de Montréal.
  • Sélection du club des Irrésistibles, ce qui a entre autres permis une interaction supplémentaire entre l’auteur et ses lecteurs.
  • Mention, entre autres, dans : Cette semaine, on craque pour… (Journal Métro Montréal) et Sélection du Reader’s Digest.

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juin - 2011 23

Bibliomancienne-Facebook

Dimanche dernier, Bibliomancienne nous proposait une sélection de ressources en lien avec l’utilisation de Facebook par les bibliothèques.

Cette sélection, intitulée Facebook pour les bibliothèques et autres lieux de culture : les ressources essentielles, vous est présentée comme billet de la semaine parce qu’il s’agit d’un intéressant complément à la présentation sur le populaire réseau social donnée dans le cadre de la journée de formation à la médiation numérique dans les bibliothèques de Montréal, qui s’est tenue le mardi 21 juin.

Bonne lecture!

avr - 2011 08

Photo: A vacuum cleaner used as a hair-dryer

L’interface web de l’Espace B s’est offerte une beauté! Les principaux changements? Un look aux teintes plus claires, et quelques nouvelles fonctionnalités de navigation.

Les lecteurs profitent désormais dans l’en-tête de la page d’un menu de navigation horizontal mettant en valeur les catégories assignées aux divers contenus proposés sur le blogue : Info veilIe, Architecture et aménagement, Bibliothèques et société, Programmes et services, Recommandations, Technologies et Web.

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avr - 2011 06

Photo 1Au mois d’avril 2010, je publiais un billet sur Espace B à l’occasion du lancement du WikiBPM, l’Intranet des bibliothèques publiques de Montréal sur Mediawiki. J’écrivais alors en référence au sondage Webcom 2009 : « En ce qui a trait aux wikis, les entreprises y voient un intérêt pour développer la communication entre employés, mais parmi l’ensemble des participants au sondage, peu mentionnaient cet élément dans leurs priorités de développement. » Depuis, les wikis ont-ils gagné en popularité?

Sans connaître la situation réelle en ce qui a trait à l’adoption des wikis dans les organisations, quelques manifestations laissent entrevoir leur entrée discrète. Ainsi, l’événement Webcom2010 s’est déroulé sous le thème « Apprivoiser le savoir social et les wikis ». On mettait en évidence, entre autres, l’utilité des wikis pour les organisations.

Par ailleurs, j’assistais en février dernier à une formation organisée par la CBPQ portant sur le thème « Travailler en équipe virtuelle :  l’expérience de partage d’informations avec des outils collaboratifs à la Bibliothèque Myriam et J.-Robert Ouimet, HEC». Plusieurs participants à cette formation ont mentionné que leur organisation était déjà dotée d’un outil collaboratif pour les employés.

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