mai 07

phrenology1Sur Rue Frontenac, le site des employés en lock-out du Journal de Montréal, un article interpelle les bibliothèques (et les bibliothécaires) quant à l’offre de documents pas tout à fait «sérieux».

Titre de l’article :

De nouveaux livres controversés se retrouvent dans les étagères des bibliothèques du Québec

En réponse à cet article, les commentaires sont souvent fort pertinents. Je vous laisse le soin d’en prendre connaissance.

L’auteure de l’article cite les propos d’un «journaliste qui a également une formation dans le domaine bibliothécaire» (sic) et qui souligne que «le seul vrai rôle des bibliothécaires, c’est de choisir les livres à acheter. Si leur critère de choix est que ça prend de tout pour faire un monde, ça ne donne rien d’avoir des bibliothèques publiques». Re-sic !!

L’auteure cite certains chiffres pour l’ensemble du réseau public québécois concernant des documents sur des thèmes «bas de gamme». À noter aussi qu’elle indique «nouveaux livres» dans le titre et que plus loin elle insiste sur l’aspect des nouveautés…

  • 69 notices sur l’astrologie médicale
  • 101 notices sur la réflexologie
  • 433 notices sur le reiki
  • 19 notices sur la magnétothérapie
  • 104 notices sur l’iridologie
  • 9 notices sur la phrénologie (bibliothèques montréalaises)

Je m’attarderai ici sur ces chiffres, sujets à caution (tirés de quel catalogue ?, quel type de recherche ?) et sur la question de savoir ce qu’il en retourne chez nous à Montréal.

Dans le catalogue Nelligan (33 bibliothèques montréalaises), nous avons :

  • 6 titres sur l’astrologie médicale (le plus récent : 2003)
  • 40 titres sur la réflexologie (9 après 2005)
  • 41 titres sur le reiki (3 après 2005)
  • 14 titres sur la magnétothérapie (2 après 2000)
  • 9 titres sur l’iridologie (2 après 2000)
  • 2 titres sur la phrénologie (2 romans !!)

Si on pose, par exemple, ces derniers chiffres sur notre collection de 723 935 notices bibliographiques et 2 995 230 exemplaires… la proportion des titres serait de 0,0015 %… Quant au pourcentage de nouveautés !!

Bien sûr nous n’avons pas le chiffre total de tout ce qui touche la «psychologie populaire, la médecine alternative, la croissance personnelle, etc.» mais notre offre dans ce domaine monterait peut-être à 1%, peut-être moins. Ça ne semble pas exagéré… pour offrir ce que plusieurs de nos clients demandent…

J’ai toutefois appris dans cet article que l’expression «avoir la bosse des mathématiques» trouve son origine dans une espèce de science du XIXe siècle appelée «phrénologie» qui prétendait que les bosses du crâne d’un être humain reflètent son caractère… intéressant à savoir… bonne question pour Quelques arpents de pièges.


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13 commentaires pour “Manque de rigueur à Rue Frontenac? Les bibliothèques de Montréal répondent”

  1. Nicole St-Vincent a dit :

    Ton commentaire, Michel, est non seulement pertinent mais bien documenté et joliment phrasé.
    Pourquoi le cantonner à ce blog fréquenté par des professionnel(le)s, qui pensent comme toi?

    Pitche-toi sur le web et affiche la Bibliothèque de Montréal sur la Rue Frontenac.
    Une visibilité virtuelle qui sort, enfin, des réseaux sociaux!

  2. Miguelle Dubé a dit :

    Je suis bien d’accord avec Nicole. Ton commentaire doit paraitre sur le site Rue Frontenac. Go Michel.

  3. Luc Jodoin a dit :

    Miguelle,

    Va sur Frontenac, le commentaire y est déjà…

  4. Serge-André Guay a dit :

    Rue Frontenac accuse injustement les choix d’achat de livres des Bibliothèques publiques du Québec :

    http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.266.htm

  5. Ivan Filion a dit :

    Rue Frontenac.com et maintenant Lagacé suggère de retirer des bibliothèques publiques les documents ésotériques qu’il considère comme étant débile et de la «mallittérature».

     »As information professionals, librarians are in unique position to protect intellectual freedom for all people. Librarians have traditionally taken upon themselves responsibility to provide, through their institutions, all points of view on all questions and issues of our times, and to make them available to anyone who wants them. This responsibility lies at the heart of the Library Bill of Rights…. » ALA (1)

    En tant que bibliothécaire il me paraît impossible de partager cette vision pour plusieurs raisons. Je pense que de biaiser l’orientation des collections à partir d’une conception personnelle de la culture et des savoirs est une avenue risquée, impraticable et qu’elle n’est pas souhaitable. La bibliothèque publique est une institution démocratique qui trouve sa principale justification dans le droit à la liberté intellectuelle, au sens des chartes. Elle n’est au service d’aucune idée en particulier. Conséquemment, nous n’avons pas à juger, par exemple de ce qui est paranormal ou science, ni à être à la défense de l’un ou de l’autre.

    Une approche impraticable!

    Sciences et pseudo-sciences

    À la base de la vision proposée, il y a la distinction entre savoirs scientifiques et savoirs ésotériques. Le bibliothécaire devrait juger et distinguer de ce qui est du domaine de la science et du regard critique, de ce qui est du domaine du dogme et des préjugés. Nous convenons que dans de nombreux cas, la distinction est relativement évidente. Cependant, il arrive fréquemment qu’une théorie « abracadabrante » devienne une théorie généralement acceptée. La sélection ne peut reposer sur cette distinction, sinon elle deviendrait arbitraire.

    Citons l’exemple de la théorie selon laquelle l’extinction massive des dinosaures est due à un impact météoritique. Elle provoqua une vive controverse en 1985. Les géologues et paléontologues américains étaient l’objet de risées dans les milieux scientifiques européens qui rejetaient vivement cette théorie comme de la pseudo-science. (2) Aurait-on refusé d’acquérir des ouvrages sur l’hypothèse cosmique de la disparition des dinosaures en 1985 ? S’agit-il de préjugés ou d’une hypothèse scientifique ? Hommes de science ou charlatans? Aujourd’hui des indices relient la moitié des 24 extinctions de l’histoire de la vie à de tels impacts. (3)

    L’homéopathie, pour prendre un autre exemple, est décriée comme une supercherie par certains milieux scientifiques. (4,5 ) Les Sceptiques du Québec ont d’ailleurs déjà organisé un suicide collectif aux granules. (6) Devons-nous résister à la pression populaire, et ne pas acquérir les ouvrages traitant d’homéopathie, alors que des médecins et pharmaciens, détenteurs d’un permis de pratique valide, prescrivent et vendent ces produits ? (7,8, 9,) Science ou pseudo-science?

    Que fait-on avec la pop-psychologie ? Elle est considérée par beaucoup comme une mixture de notions psychologiques simplifiées à outrance, de considérations stéréotypées et de typologies simplistes? Science bénéfique ou pseudo-science avilissante?

    Quand l’offre fait fi de la demande.

    Si l’on conçoit le mandat du bibliothécaire comme celui d’un grand timonier qui décide de ce qui constitue une bonne lecture, le danger est de perdre de vue les besoins de la clientèle. Pire ! Le risque est d’imposer notre vision de la société et de la lecture publique sans trop nous en rendre compte, ce qui est justement reproché aux adeptes du paranormal. Ce que les usagers veulent lire ne peut compter pour rien.

    Dans la pratique, quelle sera la position officielle pour justifier que les ouvrages sur le paranormal seront moins nombreux ou même absents ? Comprenons bien la question ! Un usager constate l’absence dans le catalogue d’un ouvrage sur les anges. Il présente candidement une suggestion d’achat au bureau de référence. En toute honnêteté, que répondrons-nous à l’usager ? Que nous ne l’acquérons pas parce que le bibliothécaire responsable de la gestion des collections ne croit pas aux anges ? Que ça n’a pas été prouvé scientifiquement ? Que ces lectures ne correspondent pas à nos critères de sélection parce qu’elles ne sont pas de celles qui véhiculent des valeurs éclairées pour l’avancement social et la culture; des ouvrages qui s’adressent à l’intelligence des gens » ? Ou bien esquiverons-nous la question en rétorquant que la situation budgétaire ne nous permettent plus d’en acquérir ?

    Liberté et libertés

    Même si la distinction était toujours facile à faire entre les « contenus abracadabrants » et les contenus qui reposent sur une approche scientifique ; même en faisant abstraction du problème que nous aurions à justifier une telle approche à nos usagers, ce n’est pas le rôle du bibliothécaire de faire ces distinctions et de libérer des dogmes. Au-delà du problème des documents ésotériques, son rôle consiste à garantir l’accès à tous les points de vue sur tous les sujets. Par le fait même, il permet aux citoyens et usagers de se faire leur propre avis sur tous les sujets qui touchent toutes les facettes de la vie contemporaine. En donnant accès à tous les contenus, peu importe le support, la bibliothèque devient ainsi une des conditions de possibilité d’une société libre, où la liberté intellectuelle est un droit protégé par la loi. (10)

    La liberté intellectuelle ne commande l’élimination d’aucune idée, même préconçue, mais la libre circulation des idées et opinions, mêmes si elles ne sont pas conformes à ce qui est généralement accepté. Elle est à la base de la vie démocratique et donne son plein sens à la mission de la bibliothèque publique. C’est grâce à elle que la pensée critique, est possible.

    La mission de la bibliothèque publique

    A réduire le mandat de la bibliothèque publique à celui d’éveil des consciences ou bien à celui de simple équipement de loisir ; à réduire sa mission à la diffusion culturelle ou à la promotion de la lecture, on s’expose à ce qu’une conception de la culture ou de la lecture s’impose au détriment d’une autre. On s’expose alors à ce que certaines lectures soient jugées correctes et d’autres néfastes. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit d’une vision salvatrice et utilitaire du savoir et de la culture. Elle comporte une position opposée à celle de l’Oeuvre des bons livres de Mgr Bourget (11) en ce qu’elle désire éliminer le dogme plutôt que de s’y soumettre. Cependant, le modus operendi est le même : « pour éloigner le peuple des mauvaises lectures, il importe de lui en procurer de bonnes ». (12)

    « The free public library »

    Les régimes démocratiques se sont dotés d’un parlement afin que les citoyens débattent par procuration leurs idées politiques. Cette institution existe indépendamment des idées de ceux qui sont élus. Chacun peut y avoir son opinion et conserver ses droits. La liberté d’expression y est garantie par la loi, sauf de répondre de l’abus de cette liberté. En bref, la démocratie ne fonctionne pas sans la liberté d’expression et la liberté intellectuelle.

    La bibliothèque publique est une des institutions qui devrait avoir comme responsabilité de défendre et garantir la liberté intellectuelle, comme un parlement se doit de défendre et garantir la liberté d’opinion et d’expression. Elle tire sa mission et sa raison d’être du droit fondamental qu’on reconnaît à toute personne d’accéder aux savoirs, aux cultures, à l’information et de juger par elle-même. Le parlement est au-dessus des parties et des idées politiques. La bibliothèque publique devrait être au-dessus des opinions et des courants scientifiques. Toutes les doctrines, idées ou savoirs ont droit de cité dans une collection, comme les différentes opinions politiques dans un parlement. Nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour y représenter tous les points de vue sur tous les sujets ; permettre aux usagers de juger par eux-mêmes et non de juger pour eux. De tout sur tout ! L’usager devrait avoir accès à des livres ésotériques pour les mêmes raisons qui font que le Parti de la loi naturelle a le droit de présenter des candidats aux élections. Au citoyen de juger par lui-même et pour lui-même ! Personne ne devrait pouvoir exiger l’exclusion d’un type d’ouvrage pour les mêmes raisons qu’il ne peut exiger de bannir un parti politique.

    Il s’agit là du concept de la « free public library ». La démocratie et la liberté intellectuelle ne sont possibles qu’à condition d’avoir accès en toute impartialité aux différents savoirs et cultures. C’est probablement notre plus importante mission. (13)

    Références

    1. ALA Action : Series, No 2, p. 1

    2. Frankel, Charles, La mort des dinosaures : l’hypothèse cosmique : chronique d’une découverte scientifique, Paris : Masson, 1996, pp. 41-45.

    3 Ibid., pp. 121-138

    4. Tessier, Georges-André, La légende de l’homéopathie : des mises au point qu’appelle la raison, Québec Sceptique, No 26, été 1993.

    5. Danchin, Antoine, Silice, basophiles et comités de lecture, La recherche, No 130, juin 1998,

    6. Burgun, Isabelle, Le gala des Sceptiques, La Presse, Sortir, Jeudi 8 mai, 1997, D4.

    7. Drapeau, Jacques, L’homéopathie est bien installée au Québec, Le Soleil, Magazine, Dimanche 20 février, 1994, C9

    8. Larocque, Claudine, À la défense de l’homéopathie, La Presse, Répliques, Lundi 3 février 1997, B3.

    9. Mathieu, Isabelle, L’homéopathie divise toujours : Débat entre un scientifique français et un prof en pharmacie, Le Soleil, Le Québec et le Canada, Dimanche 29 mars 1998, A6.
    10. ALA Action, No 2, p 3.

    11. Hébert, Pierre, Censure et littérature au Québec : le livre crucifié, 1625 – 1919, Fides, Montréal, 1999, pp 63-104

    12. Ibid., p. 75.

    13. Burden, Paul, The Key to Intellectual Freedom Is Universal Access to Information, American Libraries, September 2000, Vol. 31, No. 8, pp 46.

    *Le texte est inspiré d’un artcile écris en collaboration avec Pierre Liboiron: Défi Vol.2 No2 Automne 2000. Au-delà du… paranormal

  6. Ivan Filion a dit :

    P.S Précision : Bien sûr il me paraît impossible de partager la vision de Lagacé et non de l’ALA ;-)

  7. Marie D. Martel a dit :

    Je viens de voir ton commentaire-article Ivan, c’est dans la même veine que le mien. Problématique commune : science et pseudo-science, et même le mot « impraticable » en commun. Décidément… Je réponds à M. Lagacé ici :
    http://bibliomancienne.wordpress.com/2009/05/18/les-lectures-toxiques-et-le-modele-democratique-de-la-bibliothequ/

    Il m’a répondu en me demandant si on avait Mein Kampf et Playboy dans nos bibliothèques. À suivre.

  8. Marie H a dit :

    « Il m’a répondu en me demandant si on avait Mein Kampf et Playboy dans nos bibliothèques. À suivre. »

    LOL En tout cas, je possède un exemplaire original de Mein Kampf dans ma bibliothèque personnelle… Qu’est-ce que cela dit de moi? Bien oui, mon grand-père en avait ramené un en « souvenir » de la guerre, et je me sens vraiment privilégiée de l’avoir reçu en cadeau. C’est toute une pièce de collection pour une amatrice d’histoire! ;)

    Cela dit, ça me rappelle un document sur lequel j’étais tombée lors d’une rédaction dans un cours de R. Savard… Je ne l’ai pas retrouvé (hé oui, je lutte contre mes instincts d’écureuil et je n’ai pas conservé mon travail ni mes références), mais en cherchant, je suis tombée sur cette citation très inspirante: «Les discours de haine, tels qu’on les voit sur l’Internet, seront mieux combattus non pas par la censure mais par le libre accès à une information qui les dénonce comme racistes». C’était une citation de M. Harri Holkeri, président de l’Assemblée générale, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de presse (trouvé ici: http://www.un.org/News/fr-press/docs/2001/PI1341.doc.htm). Je trouve que ça s’applique à beaucoup plus qu’à la littérature haineuse. Qu’en dites-vous?

  9. Luc Jodoin a dit :

    Mein Kampf, c’est la réplique habituelle des maîtres à penser du prêt à porter démagogique quand il est question de la toxicité des collections des bibliothèques. Mais voyons, pas certain qu’un pour cent des Allemands qui ont commis l’Horreur avaient lu ne serait-ce qu’une ligne de ce lichen scléro-atrophique. Aurait-il vraiment lu, que serait-il arrivé? Je me prends parfois à en rêver… Et oui, on qualifie parfois de poubelle l’Internet. Mais vous avez raison Marie-H., la société civile a vite fait de dégainer sur Le Net quand les discours de la haine s’affichent…

    Sur l’horreur des camps, à lire l’incontournable et troublant Primo Lévi : Si c’est un homme; http://tinyurl.com/levihomme

  10. Marie H a dit :

    C’est assez facile de prendre Mein Kampf en exemple, en effet. S’il y avait pensé un peu, il aurait au moins pu sortir des exemples plus embêtants, comme un traité expliquant comment faire une bombe ou un éloge de la pédophilie. Là, déjà, c’est plus compliqué, quoique… Dans les milieux universitaire et scolaire, les politiques de développement nous évitent ce genre de dilemme. Quid des bibliothèques publiques?

    Sur les camps, mon best of est l’État SS d’Eugen Kogon: http://tiny.cc/cK3Dv

  11. Stéphane Legault a dit :

    Ne devrions-nous pas porter plainte auprès du conseil de presse du Québec? Rue Frontenac, Marcil et Lagacé viennent jouer sur le terrain de la censure et portent atteinte à notre profession.

  12. Suzanne Payette a dit :

    Bonjour à tous,

    Il y a vraiment des journalistes qui ne savent trop quoi faire de leur temps.

    De bonne foi, j’ai effectivement répondu à cette journaliste, mais je ne pouvais me douter de son étroitesse d’esprit!

    Je suis plus que d’accord avec les propos d’Yvan Fillion. Cependant, je crois que plus nous lui répondrons plus nous donnerons de l’importance à son navet.

    Il y a tant à dire sur les nombreux services que peut offrir une bibliothèque, je trouve déplorable le gaspillage d’espace médiatique pour ce type de commentaire en rien constructif et encore moins éducatif.

    Si vous avez le goût de répliquer s’il vous plait, laissez tomber la répartie et donner plutot toute la place à la richesse et la diversité de nos collections.

    Pour ce qui est de la demande de Stéphane, je ne connais pas assez les démarches que cela entraineraient il faudrait d’abord se renseigner sur le processus.

    Suzanne Payette
    présidente BPQ

  13. Luc Jodoin a dit :

    Bonjour,

    Pas certain que le détour par le Conseil de presse soit le meilleur moyen à utiliser pour la défense et l’illustration des bibliothèques et du métier de bibliothécaire. Trop lourd, trop bureaucratique. Nous disposons maintenant des outils du web 2.0. Utilisons-les.

    Investissons plutôt les blogues qui commentent l’actualité, proposons nos propres réflexions sur la place numérique, suscitons le débat et participons-y, et comme le dit Suzanne, étalons la richesse de nos services.

    Luc Jodoin