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	<title>Espace B &#187; liberté d&#8217;expression</title>
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		<title>Lecture censurée : bien pire qu’une lecture obligatoire</title>
		<link>http://espaceb.bibliomontreal.com/2011/02/16/lecture-censuree-bien-pire-qu%e2%80%99une-lecture-obligatoire/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 19:17:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Dupuis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Info veille]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[engagement]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>

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		<description><![CDATA[
«Nul homme ne peut justement en censurer ou en condamner un autre, car, à la vérité, nul homme n&#8217;en connaît vraiment un autre».
[Thomas Browne]
Extrait de Religio Medici
Du 20 au 26 février se tient la Semaine de la liberté d&#8217;expression, organisée par le Freedom of Expression Committee of the Book and Periodical Council (BPA). Elle vise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3537" src="http://espaceb.bibliomontreal.com/wp-content/uploads/2011/02/studying-hard1.jpg" alt="Photo d'un jeune à l'étude" width="480" /><br />
<em>«Nul homme ne peut justement en censurer ou en condamner un autre, car, à la vérité, nul homme n&#8217;en connaît vraiment un autre».<br />
[Thomas Browne]<br />
Extrait de Religio Medici</em></p>
<p>Du 20 au 26 février se tient la <a href="http://www.freedomtoread.ca/" target="_blank">Semaine de la liberté d&#8217;expression</a>, organisée par le Freedom of Expression Committee of the Book and Periodical Council (BPA). Elle vise à célébrer la liberté d&#8217;expression de même qu&#8217;à engendrer des discussions quant à la censure, son étendue et ses impacts.</p>
<p>L&#8217;année 2011 en sera une à surveiller de ce côté. Au Québec, pourrait débuter en septembre le procès en diffamation de l&#8217;éditeur Écosociété (qui qualifie la démarche de poursuite-baîllon), intenté par la société aurifère Barrick Gold suite à la parution de <a href="http://slapp.ecosociete.org/fr/node/16542" target="_blank">Noir Canada</a>.</p>
<p><span id="more-3536"></span>À suivre également, le retour du projet de loi américain surnommé <a href="http://www.wired.com/threatlevel/2011/01/kill-switch-legislation" target="_blank">Internet &#8220;kill switch&#8221;</a>, qui donnerait au gouvernement la légitimité de restreindre l&#8217;accès à Internet dans le cas d’une <em>cyber urgence</em>.</p>
<h3>Bibliothécaire vs. Censure</h3>
<p>Sauriez-vous rapidement reconnaître un censeur potentiel? Comment réagiriez-vous pour traiter et documenter une plainte d’un usager par rapport à un document ou à son emplacement dans une section? Appelleriez-vous des alliés en renfort? Et si la police s’en mêlait? Un <a href="http://www.freedomtoread.ca/censorship_in_canada/censor.asp" target="_blank">guide de survie</a> pour les bibliothécaires et autres diffuseurs du livre tente de  répondre à de telles questions en proposant quelques stratégies et trucs pour contenir et, dans certains cas, prévenir la censure. Parmi les outils de choix, on note l&#8217;importance de pouvoir s&#8217;appuyer sur une politique de développement des collections qui a prévu le coup. Plusieurs <a href="http://www.freedomtoread.ca/censorship_in_canada/appendix_b.asp" target="_blank">extraits</a> de politiques de bibliothèques publiques sont donnés.</p>
<h3>Censure? Pas dans ma cour!</h3>
<p>Des associations ou groupes dénoncent les cas de censure et/ou de contestation en facilitant leur recensement, de même qu&#8217;en publiant les résultats :</p>
<h4><strong>Aux États-Unis:</strong></h4>
<ul>
<li><a href="http://www.ala.org/ala/issuesadvocacy/banned/frequentlychallenged/21stcenturychallenged/index.cfm" target="_blank">Frequently Challenged Books of the 21st Century</a></li>
</ul>
<h4><strong>Au Canada:</strong></h4>
<ul>
<li><a href="http://www.freedomtoread.ca/censorship_in_canada/challenged_books.asp" target="_blank">List of Challenged Books and Magazines</a></li>
<li><a href="http://www.cla.ca/AM/Template.cfm?Section=Home&amp;CONTENTID=10702&amp;TEMPLATE=/CM/ContentDisplay.cfm#francais" target="_blank">Enquête sur les défis et les politiques de défenses de la liberté intellectuelle dans les bibliothèques du Canada</a></li>
</ul>
<h4><strong>Au Québec:</strong></h4>
<p style="padding-left: 30px;">Jadis, sur le site de l&#8217;<a href="http://www.uneq.qc.ca/" target="_blank">UNEQ</a>, il était possible de consulter un dossier sur la liberté d&#8217;expression, lequel contenait un canevas pour le signalement de cas de censure. Cette section est maintenant introuvable dans la version actuelle du site. Même absence de ce type d’outil du côté des sites web des principales associations québécoises en lien avec la profession de bibliothécaire.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Serait-ce que trop peu de cas sont soumis? Aux États-Unis, où les demandes de censure &#8211; et la résistance &#8211; sont plus nombreuses et organisées, ALA estime de 20 à 25% le nombre de contestations rapportées. Qu&#8217;observez-vous dans votre bibliothèque? Avez-vous eu affaire à de tels cas au cours de la dernière année? Quels étaient les titres et les raisons évoquées pour demander leur retrait ou leur déplacement? Seriez-vous enclins à les rapporter et à suivre les cas de demande de censure si un organisme québécois se chargeait de récolter les données?</p>
<h3>Libre de lire</h3>
<p>La Semaine de la liberté d&#8217;expression donnera lieu à de belles initiatives, personnelles ou collectives, telles des <a href="http://www.pen.org/viewmedia.php/prmMID/5304/prmID/1865" target="_blank">discussions</a> avec des auteurs, des pubs d’Ipad <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GvyDqyvrf0c" target="_blank">modifiées</a>, des top-10 des <a href="http://bannedbookweek2009.blogspot.com/2009/09/ten-most-farfetched-silliest-irrational.html" target="_blank">raisons</a> les plus tirées par les cheveux pour censurer des titres et des <a href="http://www.flickr.com/search/groups/show/?q=banned+books&amp;m=pool&amp;w=23774805%40N00" target="_blank">expositions</a> faisant bon usage de ruban jaune et de sacs de papier bruns, notamment.</p>
<p>À ces initiatives s&#8217;ajoute <a href="http://libredelire.org" target="_blank">Libre de lire</a>, un projet indépendant de bibliothécaires voulant célébrer la liberté d&#8217;expression et de lecture. Joignez les lecteurs qui prennent la pose avec un livre contesté, banni ou tout simplement qu&#8217;ils sont fiers de lire. Cette semaine est le moment opportun pour lire une œuvre de son choix. Et s&#8217;afficher avec.</p>
<p>Passez le mot. Passez le livre.</p>
<p>| L’image <em>Studying Hard</em> provient de la gallerie de Brendan Dean sur Flickr |</p>
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		<item>
		<title>Lectures toxiques: Y aura-t-il des suites ?</title>
		<link>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/05/18/lectures-toxiques-y-aura-t-il-une-suite/</link>
		<comments>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/05/18/lectures-toxiques-y-aura-t-il-une-suite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 May 2009 21:51:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie D Martel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèques et société]]></category>
		<category><![CDATA[Info veille]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>

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		<description><![CDATA[Patrick Lagacé, La fin du monde est pour 2060, 15 mai 2009 (Cyberpresse) :
« Il y a quelques semaines, le journaliste Claude Marcil a souligné sur son site (1) que dans toutes les bibliothèques publiques, on trouve de ces livres ésotériques idiots. Exemple: comment se soigner en buvant son urine (bienvenue dans le monde de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-332" title="marie-martel-1" src="http://68.168.117.22/espaceb/wp-content/uploads/2009/04/marie-martel-1.gif" alt="Photo de Marie D. Martel" width="200" />Patrick Lagacé, <a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/patrick-lagace/200905/15/01-856755-la-fin-du-monde-est-pour-2060.php">La fin du monde est pour 2060, 15 mai 2009</a> (Cyberpresse) :<br />
« Il y a quelques semaines, le journaliste Claude Marcil a souligné sur son site (1) que dans toutes les bibliothèques publiques, on trouve de ces livres ésotériques idiots. Exemple: comment se soigner en buvant son urine (bienvenue dans le monde de l&#8217;urinologie).<br />
Même la Bibliothèque nationale du Québec achète de ces livres débiles. «Moins de 5% de nos acquisitions», a indiqué une porte-parole à Valérie Dufour, de RueFrontenac.com, la semaine passée.<br />
Moins de 5%. Hum.</p>
<p>Question: pourquoi ne pas abaisser le pourcentage à zéro? »</p>
<p><span id="more-420"></span>Sur <a href="http://bibliomancienne.wordpress.com/2009/05/18/les-lectures-toxiques-et-le-modele-democratique-de-la-bibliothequ/">mon blogue</a>, j&#8217;ai répondu à l&#8217;article de Patrick Lagacé. 5 minutes après la publication de mon billet, il m&#8217;a écrit à deux reprises en me questionnant sur certains contenus de nos collections. Je lui ai proposé un accès VIP au catalogue Nelligan en lui envoyant le lien. Je vais partager avec vous ce billet qui adopte un angle très semblable à celui que l&#8217;on retrouve dans le brillant commentaire d&#8217;Ivan Filion à propos de <a href="http://68.168.117.22/espaceb/2009/05/07/manque-de-rigueur-a-rue-frontenac-les-bibliotheques-de-montreal-repondent/">Manque de rigueur Rue Frontenac</a> de Michel Ménard que je vous invite à lire si vous n&#8217;avez pas eu l&#8217;occasion de le faire ( que ce soit le billet ou le commentaire). Voici donc la réponse que j&#8217;ai soumise au journaliste:</p>
<p>&#8220;Je vais vous répondre, M. Lagacé, en vous parlant non pas de ce que font les bibliothécaires (et qui est bien méconnu, d’autres vont se charger de le faire) mais plutôt en discutant de la bibliothèque publique. On peut parler de la bibliothèque publique comme on parle de l’école publique. Dans les deux cas, ce sont des institutions, très proches d’ailleurs dans leur mission, deux piliers au sein d’une société démocratique mais qui sont, en même temps, fondamentalement différentes, et c’est, entre autres, là-dessus que je voudrais insister. Le problème principal de votre argumentaire c’est peut-être moins de ne pas comprendre les bibliothécaires que de ne pas comprendre la bibliothèque publique. En quatre points :</p>
<p><strong>1.Le rôle de la bibliothèque consiste essentiellement à fournir de l’information publique en essayant d’éliminer les barrières à l’accès.</strong> Défendre la liberté d’expression et combattre la censure font naturellement partie de ce rôle. Un des événements les plus importants de l’année pour les bibliothèques, c’est la Semaine de la liberté d’expression, le <em>Freedom to Read Week</em> au Canada et aux États-Unis.</p>
<p><strong>2. Pourquoi, la bibliothèque a-t-elle ce rôle ? Parce que nous sommes dans une société démocratique.</strong> En effet, la bibliothèque publique est une sphère publique et qu’est-ce qu’une sphère publique ? C’est un certain lieu qui favorise l’émergence et fonde l’espace démocratique. À travers l’institution de la bibliothèque, la société expose une pluralité de points de vue, d’alternatives, de possibilités. Là, les citoyens s’organisent, échangent, confrontent leurs prétentions à la vérité et ce faisant, à travers ces processus, la démocratie est engendrée et entretenue. (John Buschman, Dismantling the Public Sphere)</p>
<p>Lorsque vous dites à l’une de mes collègues que l’État contribue à propager la bêtise en laissant les bibliothèques proposer ce type de matériel, vous faites fausse route. L’État, loin de propager la bêtise, propage au contraire les valeurs démocratiques fondamentales comme le pluralisme et la liberté d’expression. Ce matériel est présent et offert avec discernement selon des considérations relatives aux clientèles desservies et dans le but de représenter et de diffuser le registre des idées le plus large susceptible de refléter notre époque.</p>
<p>L’État, à travers les bibliothèques, favorise également l’autonomie de la pensée et l’esprit critique. Si on ne présente que des « bonnes œuvres », on adopte une attitude paternaliste au lieu d’assumer, ce que font les bibliothèques, que les personnes sont aptes à mettre des idées à l’épreuve, à cheminer librement, à penser par eux-mêmes (même si les voies de cette démarche sont parfois impénétrables). Offrir ces ressources, selon vous si je comprends bien, contribue à abrutir et aliéner les gens, je pense, au contraire, que c’est en les excluant que l’on verse dans cette dérive.</p>
<p><strong>3. Le rôle de la bibliothèque publique diffère de celui de l’école publique.</strong> Si la bibliothèque a une mission d’information, l’école a une mission de formation qui présuppose tout un travail de filtrage didactique et pédagogique orienté sur un ordre plus exclusif de connaissances et de valeurs. Ce filtrage est incompatible avec la philosophie du libre-accès de la bibliothèque. La bibliothèque n’est pas là pour éduquer le pauvre peuple, elle est là pour accompagner ceux qui éduquent ou qui s’éduquent par eux-mêmes.</p>
<p>De fait, la bibliothèque est plus près de la presse que de l’école. Diriez-vous aux journaux de ne pas parler d’urinologie, à Radio-Canada qui vit des fonds publics ?</p>
<p><strong>4. La bibliothèque remplit ce rôle</strong> qui consiste à donner accès à de l’information publique pour des raisons d’ordre démocratique et elle le fait <strong>pour des raisons qui sont aussi de nature épistémologiques ou scientifiques.</strong> Par exemple, au début du19ième siècle, il était raisonnable d’accepter l’homéopathie dont la méthodologie était plus rigoureuse que la médecine de l’époque. Aujourd’hui, la situation est totalement différente. Avec le temps, les évaluations changent, les frontières entre la science et la pseudo-science ne sont pas si facilement définissables. Les bibliothèques ne sont pas là pour trancher mais pour offrir les moyens pour le faire. Comment voulez-vous combattre le créationnisme, en tant que pseudo-science, si vous ne savez pas ce que c’est ou que vous n’avez pas accès à un contenu qui vous le présente ?</p>
<p>« Pourquoi ne pas abaisser le pourcentage à zéro » de cette « mallittérature » dans nos collections ? Je vais vous le dire : parce que, à supposer qu&#8217;on voudrait obtenir ce résultat, ce pourcentage à zéro est une cible irrationnelle, impraticable car, au-delà de l’urinologie (le cas facile), il existe bien trop de zones grises.</p>
<p>Pour toutes ces raisons, votre position, si vous me permettez quand même un peu d’humour, m’apparaît plus toxique qu’un traité d’urinologie. Vos propos cautionnent la censure institutionnelle. Prendre le parti de distancer la société de certaines informations et de certains contenus qui sont en bibliothèque, contribuerait à rétrécir la liberté d’information, au lieu de l’élargir.</p>
<p>Une semaine par année, lors du <em>Freedom to Read Week</em>, on consacre des efforts exceptionnels pour éduquer ce pauvre peuple (que vous souhaitez protéger) non pas à propos des risques des « mauvaises lectures » mais au sujet du danger pour la vie démocratique, la pensée critique et la science que représente la censure.&#8221;</p>
<p>___________________________</p>
<p>Y aura-t-il une suite à cette histoire ? Est-ce que nous sommes bien équipés comme communauté ou comme réseau pour réagir et se défendre lorsque des &#8220;challenges&#8221; comme ceux-là nous arrivent ? Je me le demande.</p>
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		</item>
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		<title>La Semaine de la Liberté d’expression célèbre ses 25 ans du 22 au 28 février 2009</title>
		<link>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/02/23/la-semaine-de-la-liberte-d%e2%80%99expression-celebre-ses-25-ans-du-22-au-28-fevrier/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 04:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie D Martel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Info veille]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[engagement]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>

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		<description><![CDATA[
Cet événement est l’occasion de se rappeler qu’il s’agit d’un droit qui n’est jamais totalement acquis, même s’il est garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.
Certaines histoires de censure apparaissent plus près de la fiction que de la réalité.  On dit que Alice au pays des merveilles aurait été censuré par le gouvernement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://espaceb.bibliomontreal.com/wp-content/uploads/2009/02/Marie-Photo-oct-2010.jpg" alt="Photo de Marie D. Martel" title="Photo de Marie D. Martel" width="240" class="alignleft size-full wp-image-3522" /><br />
Cet événement est l’occasion de se rappeler qu’il s’agit d’un droit qui n’est jamais totalement acquis, même s’il est garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.<br />
Certaines histoires de censure apparaissent plus près de la fiction que de la réalité.  On dit que<em> Alice au pays des merveilles</em> aurait été censuré par le gouvernement chinois parce que les animaux y parlaient.  <em>Robin des bois </em>l’a été dans un état américain : prendre aux riches pour donner aux pauvres est une philosophie communiste.</p>
<p>Le droit de lire est remis en question chaque fois que les bibliothèques, les écoles, les librairies croisent leur Sarah Palin.  Un auteur, comme Stanley Fish, dira que la question de la liberté d’expression et de son contrôle, des limites du discours permis et proscrit, est une question essentiellement politique :<br />
<span id="more-178"></span><br />
<blockquote>« it is the world of politics that decides what we can and cannot say, not the world of abstract philosophy. Speech always takes place in an environment of conviction, assumptions and perceptions, i.e., within the confines of a structured world.<br />
The thing to do, …is get out there and argue for one position. »<br />
<a href="http://plato.stanford.edu/entries/freedom-speech/">Stanford Encyclopedia of Philosophy</a>.</p></blockquote>
<p>Cette recommandation fournit un agenda pour les bibliothécaires. Leur engagement et leur voix peuvent faire la différence et contribuer à marquer la frontière séparant la parole libre et de celle qui ne l’est plus. Soyez présent, faites-vous entendre, avant les autres.</p>
<p>L’an dernier à la Centrale-Jeunes, nous avons activement pris parti en faveur de la liberté d’expression. D’abord, en faisant la promotion de la collection Coup de poing (un projet initié dans les bibliothèques de Lachine, Lasalle et Verdun). Nous avons fait le pari, dans le cas des œuvres fortes de cette collection ( à risque de censure ou d’auto-censure…), de prendre les devants, d’en parler, d’en discuter avant que de se faire reprocher d&#8217;avoir acquis ce genre de matériel.<br />
La médiation comme rempart à la censure.</p>
<p>Lors de la semaine de la Liberté d’expression 2008, nous avons aussi sélectionné, à partir d’un index de l’UNEQ, une liste de livres jeunesse censurés ou objets d’une tentative de censure.  Nous avons monté une exposition  et l’exercice a piqué la curiosité de bien des visiteurs.</p>
<p>Cette liste, j’ai vérifié, n’est plus disponible sur le site de l’UNEQ (pourquoi ?!)<br />
Pour ceux qui souhaiterait l’avoir, je vais la rendre disponible sur le <a href="http://bibliomontreal.wik.is">Wiki BPM</a>.</p>
<p>Et la censure dans les médias non traditionnels, c’est-à-dire le filtrage de l’Internet, c’est un autre sujet dont on pourrait discuter cette semaine!</p>
<p>En attendant, je vous invite à visiter et à taguer ces pages web consacrées à la censure.<br />
En particulier cette base de données norvégienne <a href="http://www.beaconforfreedom.org/">Beacon for Freedom of expression</a>, qui contient environ 55 000 titres sur la censure et la liberté d&#8217;expression à travers le monde et l&#8217;histoire. Un bijou.<br />
Mais aussi,<br />
      <a href="http://www.freedomtoread.ca/">Freedom to Read Week</a><br />
      <a href="http://signets.bnf.fr/html/categories/c_025censure.html">Les signets de la BNF</a><br />
      <a href="http://www.biblioottawalibrary.ca/experience/good/spotlights/censorship_f.html">La bibliothèque publique d’Ottawa</a></p>
<p>Marie D. Martel</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/02/23/la-semaine-de-la-liberte-d%e2%80%99expression-celebre-ses-25-ans-du-22-au-28-fevrier/feed/</wfw:commentRss>
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