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	<title>Espace B &#187; lecture</title>
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		<title>Trop discrète, disparus trop tôt !</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 10:45:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie France Genest</dc:creator>
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		<category><![CDATA[adolescents]]></category>
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		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[En juin dernier, j’ai animé en collaboration avec Marie Barguirdjian des éditions Gallimard, un atelier sur la littérature pour les ados. J’ai présenté la Collection Médium de l’École des Loisirs que je trouve trop discrète, à mon goût, d’où le thème de ce billet. Les romans de cette collection sont souvent perçus trop difficiles, ennuyants, pas de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En juin dernier, j’ai animé en collaboration avec <a href="http://http://www.lebloguedemarieb.com/">Marie Barguirdjian </a>des éditions Gallimard, un atelier sur la littérature pour les ados. J’ai présenté la <a href="http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/recherche-catalogue.php?cat=medium">Collection Médium de l’École des Loisirs</a> que je trouve trop discrète, à mon goût, d’où le thème de ce billet. Les romans de cette collection sont souvent perçus trop difficiles, ennuyants, pas de page de couverture attrayante pour les jeunes. Pourtant, on y retrouve des trésors.</p>
<p><strong>Valérie Dayre</strong>, <a href="http://nelligan.ville.montreal.qc.ca/search~S58*frc/?searchtype=Y&amp;searcharg=nouveaux+malheurs+Sophie+Dayre&amp;searchscope=58&amp;SORT=DZ&amp;extended=0&amp;searchlimits=&amp;searchorigarg=Ynouveaux+malheurs+Sophie%26SORT%3DDZ">Les nouveaux malheurs de Sophie</a>.</p>
<ul><img class="alignright size-full wp-image-5412" title="Dayre" src="http://espaceb.bibliomontreal.com/wp-content/uploads/2011/11/Dayre.gif" alt="Dayre" width="91" height="144" />Qu’est-ce qui fait grandir dans la vie ? Une question simple mais complexe tout à la fois qu’un fils pose à sa mère. Cette question ramène la mère à son enfance et à un certain événement qui l’a fait grandir tout d’un coup.</p>
<p>Lâcheté, cruauté : on ferme les yeux comme Sophie jusqu’au moment où on devient, à son tour, la victime?</p>
<p>Fermons-nous quelque fois les yeux devant l’inacceptable?</ul>
<p><strong>Aurélien Loncke</strong>, <a href="http://http://nelligan.ville.montreal.qc.ca/search~S58*frc/?searchtype=Y&amp;searcharg=Une+saison+parfaite+pour+changer&amp;searchscope=58&amp;SORT=DZ&amp;extended=0&amp;searchlimits=&amp;searchorigarg=YJean+Louis+Millette+Daniel+Pinard%26SORT%3DDZ">Une saison parfaite pour changer</a>.</p>
<ul>Une histoire émouvante , une écriture remarquable : à lire de tout urgence.</ul>
<blockquote><p><img class="alignleft size-full wp-image-5413" title="Loncke" src="http://espaceb.bibliomontreal.com/wp-content/uploads/2011/11/Loncke.gif" alt="Loncke" width="90" height="126" />«Chaque jour on tâtonne, on s&#8217;inquiète, on se cherche, on devine les autres et la vie. On réclame des certitudes,des moyens de se rassurer, mais surtout, surtout, des personnes fiables pour nous accompagner un bout de chemin. Et parfois, parfois seulement, il arrive que cette attente soit récompensée:on trouve alors des gens absolument normaux avec qui,comme par miracle, tout devient différent.» p.94-95<br/><br/></p></blockquote>
<p><img class="alignright size-full wp-image-5313" style="border-style: initial; border-color: initial;" title="Robert_Cormier" src="http://espaceb.bibliomontreal.com/wp-content/uploads/2011/10/Robert_Cormier.jpg" alt="Robert_Cormier" width="144" height="216" /></p>
<p>Un de mes auteurs préférés en jeunesse est Robert Cormier. L’ensemble de son œuvre est publié en français dans la Collection Médium, à l’École des Loisirs.<br />
Robert Cormier est né en 1925, à French Hill, le quartier canadien-français de la ville de Leominster, au Massachusetts. Cette filiation canadien-française et catholique se retrouve souvent dans ses romans. Il a été un journaliste puis un écrivain pour les adolescents. En 1974, il publie « <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Chocolate_War">La guerre des chocolats</a>» qui marquera la littérature pour les adolescents. C’est à partir de là que Robert Cormier fut souvent attaqué par les bien pensants de la société américaine :</p>
<p>Interrogé le 17 août 2011</p>
<blockquote><p>«Because of the novel&#8217;s language, the concept of a high school&#8217;s secret society using intimidation to enforce the cultural norms of the school, and the protagonist&#8217;s sexual ponderings, it has been the frequent target of censors and appears at number three on the <a title="American Library Association" href="http://en.wikipedia.org/wiki/American_Library_Association">American Library Association</a>&#8217;s list of the &#8220;Top 100 Banned/<a title="Challenge (literature)" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Challenge_(literature)"> Challenged</a> Books in 2000-2009.&#8221; »</p></blockquote>
<p><strong>Robert Cormier</strong>, <a href="http://http://nelligan.ville.montreal.qc.ca/search~S58*frc/?searchtype=Y&amp;searcharg=Les+h%C3%A9ros+Cormier&amp;searchscope=58&amp;SORT=DZ&amp;extended=0&amp;SUBMIT=Chercher&amp;searchlimits=&amp;searchorigarg=YLa+brocante+du+coeur+Cormier%26SORT%3DDZ">Les héros.</a><br />
<img src="http://espaceb.bibliomontreal.com/wp-content/uploads/2011/11/cormier_heros.gif" alt="cormier_heros" title="cormier_heros" width="127" height="198" class="alignleft size-full wp-image-5437" /></p>
<ul>Pour Francis Joseph Cassavant, la guerre est finie : une grenade l’a défiguré. Il revient dans sa ville pour tuer Larry La Salle, un autre héros de guerre. Larry doit payer pour ce qu’il a fait à Nicole, des années auparavant. Vengeance, culpabilité, violence, héroïsme : des questions qui dérangent et nous bouleversent, écrit avec une sensibilité et finesse par Robert Cormier.</p>
<p>Ce roman m’a laissé songeuse : qui sont-ils ces héros que les guerres fabriquent ?</ul>
<p><strong>D’autres titres aussi percutants et puissants :</strong></p>
<ol>Robert Cormier, <a href="http://http://nelligan.ville.montreal.qc.ca/search~S58*frc/?searchtype=Y&amp;searcharg=La+brocante+du+coeur+Cormier&amp;searchscope=58&amp;SORT=DZ&amp;extended=0&amp;searchlimits=&amp;searchorigarg=YLa+brocante+du+coeur%26SORT%3DDZ">À la brocante du cœur</a>.<br />
Robert Cormier, <a href="http://http://nelligan.ville.montreal.qc.ca/search~S58*frc?/YDe+la+tendresse++Cormier&amp;searchscope=58&amp;SORT=DZ/YDe+la+tendresse++Cormier&amp;searchscope=58&amp;SORT=DZ&amp;extended=0&amp;SUBKEY=De%20la%20tendresse%20%20Cormier/1%2C4%2C4%2CB/frameset&amp;FF=YDe+la+tendresse++Cormier&amp;searchscope=58&amp;SORT=DZ&amp;1%2C1%2C">De la tendresse</a>.</ol>
<p>Lire des romans de Robert Cormier, c’est toujours une expérience enrichissante et périlleuse. On n&#8217;est plus la même personne après l’avoir lu. J’ai eu tout un choc quand j’ai appris son décès, en 2000. </p>
<ul>Il me manque.</p>
<p>Son écriture me manque.</p>
<p>Ses histoires me manquent.</ul>
<p>La discrétion et la disparition : deux thèmes liés dans ma vie et dans mon travail également.</p>
<ul><strong>Bibliothécaire : la discrétion même!</strong></p>
<p>Trop discrets?</p>
<p>C’est vrai, on nous entends peu dans les espaces publics . Et pourtant…</p>
<p>Je n’ai pas oublié mes rêves de changer le monde.</p>
<p>Combien de bibliothécaires sont des citoyens engagés et qui rêvent encore de changer le monde?</p>
<p>Trop discrets?</p>
<p>Disparus trop tôt?</p>
<p>Non.</p>
<p>Pour ma part, je ne suis pas obsolète . Je rêve encore.</p>
<p>Et vous?</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.chiendelisard.net/">Chien de Lisard</a></span></p>
<p><em>Moi, chien de lisard,<br />
Je dis haut et fort que j’aime lire,<br />
Je revendique pour premier écran celui de mon imaginaire,<br />
Réclamons la lecture comme instrument de pouvoir personnel,<br />
Appelons-en à tous ceux etcelles qui, comme nous, croient à la liberté de lecture,<br />
Chien delisard j’étais, je suis et je serai,<br />
Chiens de lisards, multiplions-nous.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lumière sur le noir : un bijou de bibliographie</title>
		<link>http://espaceb.bibliomontreal.com/2011/08/03/lumiere-sur-le-noir-un-bijou-de-bibliographie/</link>
		<comments>http://espaceb.bibliomontreal.com/2011/08/03/lumiere-sur-le-noir-un-bijou-de-bibliographie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 19:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie France Genest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[adolescents]]></category>
		<category><![CDATA[développement de collection]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[
En me promenant sur le web, j’ai flairé un «bijou» de bibliographie. Elle a été publiée par le Service général des lettres et du Livre de Bruxelles. L’originalité de cette bibliographie est le thème :
« Lumière sur le noir : Une sélection de 209 livres de jeunesse sur le thème du noir dans la littérature [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-4821 aligncenter" title="nose-by-sue-hall" src="http://espaceb.bibliomontreal.com/wp-content/uploads/2011/08/nose-by-sue-hall-480x314.jpg" alt="nose-by-sue-hall" width="480" height="314" /></p>
<p>En me promenant sur le web, j’ai flairé un «bijou» de bibliographie. Elle a été publiée par le Service général des lettres et du Livre de Bruxelles. L’originalité de cette bibliographie est le thème :</p>
<p style="padding-left: 30px;">« Lumière sur le noir : Une sélection de 209 livres de jeunesse sur le thème du noir dans la littérature de jeunesse »</p>
<p>Pour tout renseignement, vous pouvez écrire et commander un exemplaire à : <a href="mailto:isabelle.decuyper@cfwb.be">isabelle.decuyper@cfwb.be</a></p>
<p>La publication est également<a href="http://www.litteraturedejeunesse.be/index.php?id=5943">téléchargeable par groupes d’âges</a>.</p>
<p>En plus des titres commentés, ils ont inséré des textes forts intéressants comme par exemple, celui  de Sophie Van der Linden  « <a href="http://www.litteraturedejeunesse.be/fileadmin/templates/sgll/res/telecharger/Images_2010/Lumiere_sur_le_noir/5_ans__2_.pdf" target="_blank">Le noir du point de vue symbolique </a>»  et celui de Daniel Delbrassine, spécialiste des la littérature pour les ados, « <a href="http://www.litteraturedejeunesse.be/fileadmin/templates/sgll/res/telecharger/Images_2010/Lumiere_sur_le_noir/14_ans.pdf" target="_blank">Le roman noir, aux limites de la littérature de jeunesse?</a> ».</p>
<p>D’autres livres intéressants à lire, de ces auteurs :</p>
<ul>
<li>Sophie Van der Linden, <em><a href="http://nelligan.ville.montreal.qc.ca/search~S58*frc/X?SEARCH=(a%3D%22Van%20der%20Linden%22%20t%3D%22Images%20des%20livres%20pour%20la%20jeunesse%22)&amp;Da=2005&amp;SORT=D&amp;l=fre" target="_blank">Images des livres pour la jeunesse : lire et analyser</a></em>, Thierry Magnier / Scéren, 2006.</li>
<li>Sophie Van der Linden, <em><a href="http://nelligan.ville.montreal.qc.ca/search*frc/X?SEARCH=(a%3D%22Van%20der%20Linden%22%20t%3D%22Lire%20l'album%22)&amp;Da=2005&amp;SORT=D&amp;l=fre" target="_blank">Lire l’album</a></em>, L’Atelier du poisson soluble, 2006.</li>
<li>Daniel Delbrassine, <em>Le roman pour adolescents aujourd&#8217;hui : écriture, thématiques et réceptions</em>, Co-éd. SCEREN &#8211; CRDP de l&#8217;académie de Créteil / La Joie par les livres, 2006.</li>
</ul>
<p>J’ai vraiment été charmée par cette initiative. Et j’ai donc commencé à travailler, sur mon temps libre, sur une bibliographie « colorée» :</p>
<ul>
<li><em>Rougir de plaisir! </em>Une sélection de 200 livres sur le thème du rouge dans la littérature de jeunesse d’ici et d’ailleurs.</li>
</ul>
<p>En plus j’aimerais accompagner cette bibliographie de canevas d’activités qui pourraient se réaliser en bibliothèque en février, le mois de l’amour et de la Saint-Valentin.</p>
<p>Étant seule, j’avance lentement mais sûrement. Si vous avez des titres rouges en tête, pour tous les groupes d’âges, n’hésitez pas  à les partager sur le blogue.</p>
<p>Merci d’avance et je vous  tiens au courant de ma récolte.</p>
<p><a href="http://chiendelisard.net/manifeste.html" target="_blank">Chien de lisard</a></p>
<blockquote><p>Moi, chien de lisard,<br />
Je dis haut et fort que j’aime lire,<br />
Je revendique pour premier écran celui de mon imaginaire,<br />
Réclamons la lecture comme instrument de pouvoir personnel,<br />
Appelons-en à tous ceux et celles qui, comme nous, croient à la liberté de lecture,<br />
Chien de lisard j’étais, je suis et je serai,<br />
Chiens de lisards, multiplions-nous.</p></blockquote>
<p>| L&#8217;image, <a href="http://www.flickr.com/photos/munstisue/2364326928/" target="_blank">Nose</a>, de Sue Hall, est disponible sur Flickr sous licence Creative Commons. |</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Maggie Jackson. Texte et contexte: Définir un avenir pour les bibliothèques à l&#8217;ère de l&#8217;information sans frontières</title>
		<link>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/11/12/maggie_jackson/</link>
		<comments>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/11/12/maggie_jackson/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 11:56:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie D Martel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèques et société]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[rendez-vous professionnels]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://68.168.117.22/espaceb/?p=1026</guid>
		<description><![CDATA[<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1046" title="491260340_ef6650c3be" src="http://68.168.117.22/espaceb/wp-content/uploads/2009/11/491260340_ef6650c3be-300x225.jpg" alt="491260340_ef6650c3be" width="300" height="225" />La conférence d’ouverture du congrès <a href="http://congres2009.asted.org/">2009 Investir le numérique</a> a été prononcée par Maggie Jackson, <em>columnist </em>au Boston Globe et auteure du livre Distracted : The Erosion of Attention in the coming Dark Age. Elle vit à New York.</span></p>

<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">
</span>

<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Maggie Jackson a soulevé des questions pressantes : Comment, aujourd'hui, approcher les bibliothèques, la lecture, le texte? Devrions-nous nous inquiéter ?</span></p>

<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">
</span>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"> </p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">À l’âge du numérique, l’information est portable. L’an dernier, 1000 000 de livres ont été numérisés,<span> </span>la bibliothèque se fait virtuelle, la lecture est une affaire de <em>power-bouncing</em>, d’hyperbutinage à travers le texte Mais, en même temps, la littéracie décroît.<span> </span>Comment, dans un tel contexte, arriverons-nous à créer le savoir ? Est-ce que l'ère numérique nous conduit dans la bonne direction ? Répond-elle à nos besoins ?</span></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1046" title="491260340_ef6650c3be" src="http://68.168.117.22/espaceb/wp-content/uploads/2009/11/491260340_ef6650c3be-300x225.jpg" alt="491260340_ef6650c3be" width="180" />La conférence d’ouverture du <a href="http://congres2009.asted.org/">congrès 2009 Investir le numérique</a> a été prononcée par Maggie Jackson, <em>columnist </em>au Boston Globe et auteure du livre Distracted : The Erosion of Attention in the coming Dark Age. Elle vit à New York.</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Maggie Jackson a soulevé des questions pressantes : Comment, aujourd&#8217;hui, approcher les bibliothèques, la lecture, le texte? Devrions-nous nous inquiéter ?</span></p>
<p><span id="more-1026"></span></p>
<p><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">À l’âge du numérique, l’information est portable. L’an dernier, 1000 000 de livres ont été numérisés,<span> </span>la bibliothèque se fait virtuelle, la lecture est une affaire de <em>power-bouncing</em>, d’hyperbutinage à travers le texte Mais, en même temps, la littéracie décroît.<span> </span>Comment, dans un tel contexte, arriverons-nous à créer le savoir ? Est-ce que l&#8217;ère numérique nous conduit dans la bonne direction ? Répond-elle à nos besoins ?</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Notre relation au temps et à l’espace s’est transformée. La patience des époques antérieures a été bouleversée à l’ère industrielle en donnant aux gens le sentiment qu&#8217;ils pouvaient contrôler le temps, par exemple avec le cinéma. Aujourd’hui, nous avons franchi une étape de plus : Nous pratiquons le <em>multitasking</em>, nous vaquons à plusieurs activités en même temps, les jeunes, a-t-on constaté dans des études, changent de tâches toutes les trois minutes. De même, les distances sont compressées, notre culture est mobile, nos expériences sont sans frontières.</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Comment approcher le texte dans ce monde de flexibilité ? Apprendre est aujourd&#8217;hui une activité audio et visuelle, exploitant les intelligences multiples. En même temps, les capacités de recherche s&#8217;érodent. Les jeunes sont bons quand il s&#8217;agit de se connecter et de collecter de l&#8217;information mais ils peinent à l’évaluer. Les travailleurs affirment qu’ils sont trop occupés pour penser. En tant que lecteurs, allons-nous encore en profondeur dans le texte ? Au début de l&#8217;imprimerie, la lecture était un labeur physique intense. Au dix-septième siècle, on voir fleurir les grands lecteurs, le développement des ambitieux ouvrages de référence.<span> </span>Aujourd’hui, avec l’hyperbutinage (<em>powerbouncing</em>), les moments sont fragmentés, les informations sont nivelées, une sorte de chaos informationnel s’installe. Comment rencontrer les défis d&#8217;aujourd’hui, la pauvreté,<span> </span>les grands enjeux environnementaux en s’appuyant sur des pratiques appauvries ? Que nous manque-t-il pour s’investir en profondeur?</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Souvent, on entend les positions extrêmes : Brûler les livres ou… l&#8217;inverse, c’est-à-dire, refuser les nouvelles expériences ou les supports de lecture alternatifs Il faut aller au-delà des stéréotypes qui affectent le livre physique et sa contrepartie numérique. Reconnaissons que c’est le livre qui nous a conduit au bord de l&#8217;ère numérique et, en même temps, que des contenus d’une grande richesse se trouve sur le web. La force de numérique est du côté de l’exploration alors que l&#8217;imprimé est la meilleure technologie pour fixer et préserver des idées.<span> </span>Pour longtemps encore, ces deux modes vont se superposer et cohabiter si on arrive à faire sens de leurs relations possibles dans nos vies et des riches associations qu’ils peuvent engendrer.<span> </span>Maintenant, si ces outils sont importants, l’homme l’est encore plus, et en tant qu’être libre et responsable, c’est nous qui aurons à décider de ce que voulons apporter à la table du savoir.</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Qu’allons-nous faire de tout ce que nous procure ces livres et ces écrans ? </span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Quoique nous fassions, nous devrons miser sur l’attention et la volonté. Il faudra questionner la pratique du multitâche. L’attention est la base de la créativité et de l’apprentissage. Il faut plaider en faveur d’une renaissance de l&#8217;attention. Sélection et priorisation sont des capacités de l&#8217;attention cruciales à l’ère de la surabondance de l’information. On aura besoin de ce temps pour la réflexion, un temps et un investissement qui sont proprement humains.</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p style="margin: 0.1pt 0cm;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Dans un monde qui se virtualise, les lieux seront aussi d’une grande importance pour reprendre contact et rétablir des connections profondes avec les autres. Nous devrons retrouver des lieux comme les bibliothèques pour cultiver ces relations significatives, pour amener les enfants à ne peut pas qu’effleurer la surface des textes. </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;"><em>Personne ne peut googler une épiphanie</em>. </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Les bibliothèques sont des lieux qui nous invitent à célébrer l’esprit humain, à profiter de ce cadeau qu’est l’attention, à reconvoquer les témoins du passé et du présent, à explorer, à mettre à l’épreuve nos certitudes, à façonner un avenir riche pour l’humanité.<br />
</span></p>
<p style="margin: 0.1pt 0cm;">
<p><!--EndFragment--></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>La crise n’est peut-être pas là où vous croyez</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 16:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Vezina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèques et société]]></category>
		<category><![CDATA[alphabétisation]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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		<description><![CDATA[En primeur, nous vous proposons le prochain « coup de gueule » à paraître dans la revue Argus.

Nos gouvernements ont trouvé un fabuleux moyen pour nous sortir de la crise. Ils nous donnent plus d’argent pour augmenter notre pouvoir d’achat. Wow ! Quelle bonne idée. Depuis des années, la plupart des courants de pensée nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>En primeur, nous vous proposons le prochain « coup de gueule » à paraître dans la revue Argus.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0pt;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><img class="alignleft size-full wp-image-151" title="denisvezina1" src="http://68.168.117.22/espaceb/wp-content/uploads/2009/02/denisvezina1.gif" alt="Denis Vézina" width="169" height="189" /></span></p>
<p>Nos gouvernements ont trouvé un fabuleux moyen pour nous sortir de la crise. Ils nous donnent plus d’argent pour augmenter notre pouvoir d’achat. Wow ! Quelle bonne idée. Depuis des années, la plupart des courants de pensée nous amènent à remettre en question cette société de surconsommation. Et en réponse à une crise économique, tout ce que l’on trouve comme solution, c’est de nous dire que ce n’est pas bien d’avoir deux autos dans le « driveway », mais non, il en faut trois ! Quatre ? C’est encore mieux. Une télé dans la maison ? Non mais, vous n’avez pas honte ? Il en faut une dans chaque pièce. Le garage, vous y avez pensé ? Allez les enfants, vous n’avez pas assez de jouets, achetez-en encore plus.</p>
<p><span id="more-116"></span>Depuis 50 ans, les pétrolières et les marchands de bagnoles font la loi en cowboy. Ils font des guerres. Ils tuent la planète. Et ils en mettent plein les poches à quelques bienheureux logés au sommet d’une tour. Une tour située dans un pays imaginaire bien à l’abri des besoins de la grande majorité de la population mondiale. Autour de cette tour, nos bonzes de l’économie ont installé des banques, des multinationales et marketé un système de valeurs bonbon pour faire tenir le tout. Maintenant que le château de cartes s’écroule, tout s’écroule. Qui va payer ?<br />
Nous, bien entendu.</p>
<p>En réponse à la crise, nos gouvernements investissent dans des entreprises en perdition dirigées par les mêmes organisations qui ont mené le monde à sa perte. Une autre bonne idée !<br />
Des milliards seront investis dans des secteurs économiques en phase terminale. « On ne sait pas si ces investissements seront suffisants pour rétablir notre économie », disent les économistes. Je vais vous le dire moi, inculte que je suis, et des centaines de millions de personnes vous le diront : « non, ce ne sera pas suffisant ! » Sur une planète qui se meurt, devant tous les défis qui se présentent à l’humanité comme jamais dans son histoire, qui peut croire que d’investir dans les industries de l’automobile et forestière va sauver l’économie ?</p>
<p>Bon. On dira que sans ces investissements, des milliers de personnes perdront leur emploi et que la crise sociale qui en résultera sera bien pire. Pire que quoi ? De toute manière, ces personnes perdront leur emploi. Il ne faut pas être disciple de Nostradamus pour prédire la fin des industries automobile et forestière telles que nous les connaissons. À plus ou moins court terme, ces gens se retrouveront à la rue. Qu’auront-ils de plus pour affronter la crise personnelle qu’ils vivront alors ? Rien, rien de rien… Sinon, une télé, une auto et une console de jeux.</p>
<p>Dites-moi, plutôt que de s’acharner à maintenir en vie l’économie d’une autre époque qui a fait son temps et qui est suffisamment vieille pour ne plus se rappeler comment elle s’appelle pourquoi ne tenterions-nous pas d’aller ailleurs, de tenter l’aventure de nouvelles avenues plus prometteuses, plus adaptées et certainement plus responsables ?</p>
<p>Au Canada, au Québec comme dans plusieurs pays d’Europe et d’Occident, la matière première de la prospérité est grise et elle se trouve dans la tête de chacun de ses habitants. <img class="alignright size-full wp-image-151" title="chateau-carte" src="http://68.168.117.22/espaceb/wp-content/uploads/2009/02/chateau-carte1.gif" alt="" width="151" height="200" />Malgré la crise, il demeure que les métropoles performantes de l’avenir seront habitées par des citoyens qui possèdent les apprentissages essentiels pour s’intégrer, participer et s’émanciper dans leur milieu de vie. Et ces apprentissages passent d’abord et avant tout par les capacités de lecture de chacun.</p>
<p>Depuis plusieurs décennies, les études prouvent que les niveaux de littératie sont insuffisants. Un Québécois sur deux n’atteint pas le niveau requis pour fonctionner adéquatement. La lecture est non seulement une source de plaisir et de divertissement, c’est aussi un moyen essentiel de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Savoir lire, savoir écrire, c’est avoir la possibilité de s’intégrer à la communauté, de participer à la vie civique, d’inclure dans son quotidien la préoccupation d’un bien-être collectif. Une population éduquée et culturellement avancée aurait de bien meilleures chances de faire face aux défis de demain. Non seulement, elle serait mieux adaptée pour se défendre contre l’exclusion sociale, elle serait mieux positionnée pour répondre aux pressions économiques individuelle et collective.</p>
<p>La prospérité économique ne pourra plus, comme autrefois, être le fait de quelques-uns. Elle s’enracinera dans des sociétés composées d’individus éduqués et impliqués. Le sort de notre voisin sera aussi le nôtre. Notre prospérité passera par sa prospérité. Plus il y aura de lieux accessibles à tous pour apprendre, s’éduquer, grandir, et plus nous serons riches. Individuellement. Ensemble.</p>
<p>Alors ? Alors, si les gouvernements veulent laisser autre chose qu’un gros tas de cochonneries dans nos cours arrière, mieux vaudrait investir dans l’éducation et la culture. C’est dans ces domaines que nos sociétés construiront leur prochaine économie. Investir dans les bibliothèques, les musées, les universités, les écoles, les entreprises créatives et les infrastructures de culture et de savoir, c’est investir dans notre seule véritable ressource renouvelable, celle qui a fait de nous les héros de cette planète : notre intelligence individuelle et collective. Et c’est notre meilleure, peut-être notre seule, notre dernière garantie de survie et de prospérité.</p>
<p><span>Denis Vézina est historien, communicateur, écrivain jeunesse et adjoint à la directrice-associée des bibliothèques de la Ville de Montréal.</span></p>
<hr />
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