
Vous connaissez sans doute déjà Coup de poing, une collection d’albums résistants qui ébranlent, qui secouent, qui percutent. Ces albums se retrouvent dans plusieurs de nos bibliothèques et portent sur des questions éthiques et sociales comme l’affirmation de soi, la différence, le deuil, la guerre, les inégalités sociales, la violence, l’amour, la famille, etc.
Après quelques années d’animation des albums Coup de poing dans notre réseau de bibliothèques, il est clair que les objectifs de départ dans l’animation de ces albums « particuliers » se sont avérés concluants :
- Développer le plaisir de la lecture, de la réflexion et de l’argumentation, autour de livres qui portent sur des thématiques qui interpellent les jeunes;
- Créer des liens entre le livre, les jeunes, l’école et la bibliothèque.
Ce que nous n’avions pas mesuré, c’est l’ampleur de l’intérêt des garçons en particulier, pour ce medium (l’album) qui laisse une grande part à l’iconographie dans l’interprétation du sens et qui de ce fait met particulièrement en valeur leur habileté à décoder le visuel; idem pour les élèves habituellement moins performants à l’école parce que moins habiles à décoder l’écrit.
Ce que nous n’avions pas mesuré également, c’est la pertinence de présenter ces albums aux jeunes (et moins jeunes) issus de diverses communautés culturelles, qui se reconnaissent dans ces récits inscrits dans leur paysage culturel : les albums Coup de poing reconnaissent cet apport culturel et créent des ponts entre les Montréalais de différentes origines, comme de différentes générations.






