<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Espace B &#187; coup-de-gueule</title>
	<atom:link href="http://espaceb.bibliomontreal.com/tag/coup-de-gueule/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://espaceb.bibliomontreal.com</link>
	<description>Le blogue des bibliothèques de la Ville de Montréal</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Sep 2010 19:20:18 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.6</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Retomber sur terre</title>
		<link>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/04/03/retomber-sur-terre/</link>
		<comments>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/04/03/retomber-sur-terre/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 17:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicole St-Vincent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèques et société]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies et Web]]></category>
		<category><![CDATA[coup-de-gueule]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://68.168.117.22/espaceb/?p=301</guid>
		<description><![CDATA[ 
You Tube, Facebook, Twitter, les autres et j’en passe et des plus juteux.
Le virtuel est incontestablement in, même que si on est de ceux qui croient  tout ce qui s’écrit, les bibliothèques ont le devoir de s’afficher sur Internet pour prouver qu’elles existent. 
Et pourtant…

Dans la vraie vie, celle du macadam troué de nids- de- poule, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">You Tube, Facebook, Twitter, les autres et j’en passe et des plus juteux.</span></p>
<p class="MsoNormal">Le virtuel est incontestablement in, même que si on est de ceux qui croient<span>  </span>tout ce qui s’écrit, les bibliothèques ont le devoir de s’afficher sur Internet pour prouver qu’elles existent. </p>
<p class="MsoNormal">Et pourtant…</p>
<p><span id="more-301"></span>
<p class="MsoNormal">Dans la vraie vie, celle du macadam troué de nids- de- poule, la bibliothèque est invisible.<span>    </span>Des stèles de béton couronnées d’un sigle illisible sont encore une norme incontournable.</p>
<p class="MsoNormal">Pas d’oriflammes, ni d’affiches, ni de carnets d’accueil, ni de sacs, encore moins d’aimants de frigo.<span>  </span>Invisible sur le béton et fringante en ligne.</p>
<p class="MsoNormal">Le service en ligne!</p>
<p class="MsoNormal">Le citoyen<span>  </span>clique pendant que <span> </span>la bibliothèque couaque.</p>
<p class="MsoNormal">Je viens d’être informée (on m’informe beaucoup par les temps qui courent) que les documents d’accompagnements seront masqués à l’OPAC.</p>
<p class="MsoNormal">Réservations en ligne obligent.<span>   </span></p>
<p class="MsoNormal">Or, nous conservons des livres en catalogue sans le CD, perdu ou abîmé, qui l’accompagne. L’innocent internaute qui réservera ce cours de langue en croyant (se fiant au descriptif exhaustif de SDM) avoir accès au supplément sonore sera déçu.<span>  </span>Un chiaileux de plus à calmer!</p>
<p class="MsoNormal">Faudra donc revoir nos pratiques et se revirer sur un dix cents.<span>  </span>On a rien vu venir.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">Hein! De quoi!<span>  </span>Ah bon!<span>  </span>Heu!</p>
<p class="MsoNormal">Je brûle de gazouiller sur le dos du prêt universel savamment qualifier de réservation réseau.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">Excellent service, clientèle ravie, courrier monstrueux, tablettes de réservations qui débordent.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">S’en suit l’inévitable effet pervers.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">Des rayonnages de nouveautés vides, des abonnés qui s’exclament : « Y’a rien », des employés qui entonnent « réservez sinon vous ne mettrez jamais la main dessus ».<span>  </span>La bibliothèque n’a plus de vitrine. Des tablettes dégarnies pour accueillir les nouveaux abonnés.<span>  </span>Les livres, les vendeurs, sont en boîtes, en transit entre chez nous et chez vous.<span> </span></p>
<p class="MsoNormal">On se résigne donc à ranimer la collection des best-sellers en location et à déclarer haro sur les réservations pour la nouvelle et donc fragile collection pour les ados.</p>
<p class="MsoNormal">En réaction, on s’adapte en valsant sur un dix cents.</p>
<p class="MsoNormal">On m’informe (encore) que le PEB nous pend au bout du nez.</p>
<p class="MsoNormal">La cerise!</p>
<p class="MsoNormal">La structure organisationnelle kafkaïenne des bibliothèques de Montréal peut-elle, d’est en ouest, contrôler la paperasserie du PEB?</p>
<p class="MsoNormal">Je me dis qu’il est temps de retomber sur terre avant de se désintégrer dans le cyberespace.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">Le diamètre d’un dix cents ne supporte pas le triple axel.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/04/03/retomber-sur-terre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>21</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La crise n’est peut-être pas là où vous croyez</title>
		<link>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/02/20/la-crise-n%e2%80%99est-peut-etre-pas-la-ou-vous-croyez/</link>
		<comments>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/02/20/la-crise-n%e2%80%99est-peut-etre-pas-la-ou-vous-croyez/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 16:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Vezina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèques et société]]></category>
		<category><![CDATA[alphabétisation]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[coup-de-gueule]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[littératie]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://68.168.117.22/espaceb/?p=116</guid>
		<description><![CDATA[En primeur, nous vous proposons le prochain « coup de gueule » à paraître dans la revue Argus.

Nos gouvernements ont trouvé un fabuleux moyen pour nous sortir de la crise. Ils nous donnent plus d’argent pour augmenter notre pouvoir d’achat. Wow ! Quelle bonne idée. Depuis des années, la plupart des courants de pensée nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>En primeur, nous vous proposons le prochain « coup de gueule » à paraître dans la revue Argus.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0pt;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><img class="alignleft size-full wp-image-151" title="denisvezina1" src="http://68.168.117.22/espaceb/wp-content/uploads/2009/02/denisvezina1.gif" alt="Denis Vézina" width="169" height="189" /></span></p>
<p>Nos gouvernements ont trouvé un fabuleux moyen pour nous sortir de la crise. Ils nous donnent plus d’argent pour augmenter notre pouvoir d’achat. Wow ! Quelle bonne idée. Depuis des années, la plupart des courants de pensée nous amènent à remettre en question cette société de surconsommation. Et en réponse à une crise économique, tout ce que l’on trouve comme solution, c’est de nous dire que ce n’est pas bien d’avoir deux autos dans le « driveway », mais non, il en faut trois ! Quatre ? C’est encore mieux. Une télé dans la maison ? Non mais, vous n’avez pas honte ? Il en faut une dans chaque pièce. Le garage, vous y avez pensé ? Allez les enfants, vous n’avez pas assez de jouets, achetez-en encore plus.</p>
<p><span id="more-116"></span>Depuis 50 ans, les pétrolières et les marchands de bagnoles font la loi en cowboy. Ils font des guerres. Ils tuent la planète. Et ils en mettent plein les poches à quelques bienheureux logés au sommet d’une tour. Une tour située dans un pays imaginaire bien à l’abri des besoins de la grande majorité de la population mondiale. Autour de cette tour, nos bonzes de l’économie ont installé des banques, des multinationales et marketé un système de valeurs bonbon pour faire tenir le tout. Maintenant que le château de cartes s’écroule, tout s’écroule. Qui va payer ?<br />
Nous, bien entendu.</p>
<p>En réponse à la crise, nos gouvernements investissent dans des entreprises en perdition dirigées par les mêmes organisations qui ont mené le monde à sa perte. Une autre bonne idée !<br />
Des milliards seront investis dans des secteurs économiques en phase terminale. « On ne sait pas si ces investissements seront suffisants pour rétablir notre économie », disent les économistes. Je vais vous le dire moi, inculte que je suis, et des centaines de millions de personnes vous le diront : « non, ce ne sera pas suffisant ! » Sur une planète qui se meurt, devant tous les défis qui se présentent à l’humanité comme jamais dans son histoire, qui peut croire que d’investir dans les industries de l’automobile et forestière va sauver l’économie ?</p>
<p>Bon. On dira que sans ces investissements, des milliers de personnes perdront leur emploi et que la crise sociale qui en résultera sera bien pire. Pire que quoi ? De toute manière, ces personnes perdront leur emploi. Il ne faut pas être disciple de Nostradamus pour prédire la fin des industries automobile et forestière telles que nous les connaissons. À plus ou moins court terme, ces gens se retrouveront à la rue. Qu’auront-ils de plus pour affronter la crise personnelle qu’ils vivront alors ? Rien, rien de rien… Sinon, une télé, une auto et une console de jeux.</p>
<p>Dites-moi, plutôt que de s’acharner à maintenir en vie l’économie d’une autre époque qui a fait son temps et qui est suffisamment vieille pour ne plus se rappeler comment elle s’appelle pourquoi ne tenterions-nous pas d’aller ailleurs, de tenter l’aventure de nouvelles avenues plus prometteuses, plus adaptées et certainement plus responsables ?</p>
<p>Au Canada, au Québec comme dans plusieurs pays d’Europe et d’Occident, la matière première de la prospérité est grise et elle se trouve dans la tête de chacun de ses habitants. <img class="alignright size-full wp-image-151" title="chateau-carte" src="http://68.168.117.22/espaceb/wp-content/uploads/2009/02/chateau-carte1.gif" alt="" width="151" height="200" />Malgré la crise, il demeure que les métropoles performantes de l’avenir seront habitées par des citoyens qui possèdent les apprentissages essentiels pour s’intégrer, participer et s’émanciper dans leur milieu de vie. Et ces apprentissages passent d’abord et avant tout par les capacités de lecture de chacun.</p>
<p>Depuis plusieurs décennies, les études prouvent que les niveaux de littératie sont insuffisants. Un Québécois sur deux n’atteint pas le niveau requis pour fonctionner adéquatement. La lecture est non seulement une source de plaisir et de divertissement, c’est aussi un moyen essentiel de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Savoir lire, savoir écrire, c’est avoir la possibilité de s’intégrer à la communauté, de participer à la vie civique, d’inclure dans son quotidien la préoccupation d’un bien-être collectif. Une population éduquée et culturellement avancée aurait de bien meilleures chances de faire face aux défis de demain. Non seulement, elle serait mieux adaptée pour se défendre contre l’exclusion sociale, elle serait mieux positionnée pour répondre aux pressions économiques individuelle et collective.</p>
<p>La prospérité économique ne pourra plus, comme autrefois, être le fait de quelques-uns. Elle s’enracinera dans des sociétés composées d’individus éduqués et impliqués. Le sort de notre voisin sera aussi le nôtre. Notre prospérité passera par sa prospérité. Plus il y aura de lieux accessibles à tous pour apprendre, s’éduquer, grandir, et plus nous serons riches. Individuellement. Ensemble.</p>
<p>Alors ? Alors, si les gouvernements veulent laisser autre chose qu’un gros tas de cochonneries dans nos cours arrière, mieux vaudrait investir dans l’éducation et la culture. C’est dans ces domaines que nos sociétés construiront leur prochaine économie. Investir dans les bibliothèques, les musées, les universités, les écoles, les entreprises créatives et les infrastructures de culture et de savoir, c’est investir dans notre seule véritable ressource renouvelable, celle qui a fait de nous les héros de cette planète : notre intelligence individuelle et collective. Et c’est notre meilleure, peut-être notre seule, notre dernière garantie de survie et de prospérité.</p>
<p><font size="-2">Denis Vézina est historien, communicateur, écrivain jeunesse et adjoint à la directrice-associée des bibliothèques de la Ville de Montréal.</font></p>
<hr />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espaceb.bibliomontreal.com/2009/02/20/la-crise-n%e2%80%99est-peut-etre-pas-la-ou-vous-croyez/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
