Mai – 2009 29

web-50Monique Khouzam Gendron vient de prendre sa retraite. Femme de coeur, rassembleuse, d’une grande humanité, organisatrice hors pair, respectueuse et délicate, nous allons tous la regretter. Lorsque quelqu’un qui a donné autant quitte, il faut prendre le temps de lui demander comment est le chemin et en garder une trace pour ceux qui suivent. J’ai posé quelques questions à cette grande dame pour qu’il y ait un récit de son expérience, une transmission de sa richesse d’être et de son savoir et, qui l’écrira un jour ?, une mémoire  de ces gens qui ont bâti la bibliothèque publique de Montréal. Je la remercie d’avoir partagé ceci avec nous.

Qu’est-ce qui vous a conduit à cette profession ?

Quand j’étais petite et je faisais à l’occasion des mauvais coups, on m’envoyait au bureau de la directrice générale du Pensionnat du Sacré-Cœur pour y mettre de l’ordre et dépoussiérer sa bibliothèque. J’aimais ce contact avec les livres et j’étais impressionnée de la grande culture de la directrice à un tel point que je refaisais à nouveau des mauvais coups pour m’y retrouver. Ne me demandez pas quel genre de mauvais coups, car je ne m’en souviens plus.  La seule chose dont je me souviens, c’est que lorsque la révérende Mère revenait à son bureau et demandait : « Mademoiselle Mona, il n’y a rien de brisé ». Je lui répondais toujours…« Pas encore, ma Mère… ».

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