avr - 2012 02

L’Octogone, une équipe au service des citoyens!

Bibliothèque L\’Octogone

Marie-Andrée Marcoux
Photographe: Véronique Lett
Montage et réalisation de l’application: Thierry Robert

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mar - 2012 26

Située dans les anciens locaux d’une épicerie de quartier, la bibliothèque de Cartierville possède toutes les caractéristiques d’un marché public, mais plutôt que de combler les plaisirs du palais, nous présentons des étalages de produits culturels pour tous les goûts. Le lieu est convivial et agréablement éclairé. Un coin café est aménagé afin que les usagers puissent lire ou pianoter sur leurs portables tout en sirotant leur boisson chaude préférée. Aussi, nous possédons deux salles où se tiennent des activités variées.

Café de la Bibliothèque Cartierville

Café de la Bibliothèque Cartierville«... mais plutôt que de combler les plaisirs du palais, nous présentons des étalages de produits culturels pour tous les goûts.»

Nous avons bâti notre collection à l’image de la communauté qui nous entoure. Avec plus de 1500 documents en langue arabe, nos usagers arabophones, qui fréquentent en grand nombre notre institution, ont de quoi se mettre sous la dent… ou sous les yeux, si vous préférez.

Notre arrondissement étant un carrefour multiculturel accueillant beaucoup de nouveaux arrivants, l’intégration et la francisation sont des priorités pour nous. C’est pourquoi nous mettons particulièrement de l’avant la Collection pour tous. De plus, nous avons créé une section spéciale où nous regroupons des ouvrages pouvant aider les immigrants à bien s’installer et à se familiariser avec la société québécoise.

Référence Bibliothèque Cartierville

Référence de la Bibliothèque Cartierville

Notre rôle communautaire nous tient très à cœur et notre implication dans le milieu se traduit de diverses façons. Aide aux devoirs, heures du conte, programme d’éveil à la lecture et à l’écriture, rallyes en bibliothèque pour adultes et conférences données par l’Éco-Quartier sont autant d’exemples d’activités se tenant en notre enceinte. Une multitude d’interventions hors les murs, comme des rencontres dans les HLM et avec des organismes communautaires ainsi que des animations de lecture dans les parcs, sont aussi organisées. Les familles occupent une place importante au sein de notre mission.

Nous nous intéressons également à la clientèle des aînés, à qui nous offrons régulièrement des formations informatiques. Nous proposons une formule de café-rencontres où ils sont conviés à des ateliers ou conférences portant sur des thématiques les concernant.  La bibliothèque fait partie du trajet de la Navette Or 263, une initiative de la STM afin de faciliter les déplacements des aînés.

Comptoir de la Bibliothèque Cartierville

Comptoir de la bibliothèque Cartierville

Nous vous invitons donc à venir visiter notre charmante bibliothèque, lieu vivant et accessible à tous grâce au merveilleux travail de toute notre équipe !

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mar - 2012 16

library innovates

  1. Library Design Showcase 2012. Revue annuelle des meilleurs projets de construction et de rénovation de bibliothèques aux États-Unis. Les projets sont présentés selon différents éléments d’aménagement : espaces jeunes, espaces extérieurs, technologies, flexibilité, accessibilité, etc.

  2. Catalogue des concours canadiens. Base de données documentaires conçue sur une initiative du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle (LEAP) de l’Université de Montréal. Elle recense les concours d’architecture et d’urbanisme organisés au Canada depuis 1945. Une description du projet de la Bibliothèque Marc-Favreau figure actuellement sur la page d’accueil.
  3. Du choix de l’implantation aux stratégies de localisation : bibliothèques dans la ville. ENSSIB, janvier 2012. «Entre objectifs socio-économiques et socio-éducatifs, stratégies urbaines ou métropolitaines, la bibliothèque s’affirme, par l’architecture et l’urbanisme comme co-créatrice de centralité et d’urbanité. Des stratégies de localisation sont mises en place qui interrogent aussi les fonctions mêmes de la bibliothèque comme équipement public.»
  4. The Hyperlinked Library. Présentation de la version 2011 du modèle de Michael Stephens “The Hyperlinked library”  qui définit la bibliothèque comme une institution transparente, participative, humaine et centrée sur l’usager. De nouveaux défis technologiques ont été ajoutés au modèle initial.
  5. Get Things Off The Shelf – A Ten Point Checklist For Moving From Idea To Implementation. Stratégie en 10 points développée par Ellison Urban et adaptée au contexte des bibliothèques, pour passer d’un concept ou une idée à sa mise en oeuvre.
  6. Visite guidée à la médiathèque Etienne Caux. La rénovation de la médiathèque de St-Nazaire en France a permis de moderniser les différents espaces avec un nouveau mobilier, des automates de prêt et une amélioration de l’accessibilité.
  7. The Once and Future Library : An architect’s perspective on designing for changing constituencies. American Libraries Magazine, mars 2012. Point de vue d’un architecte sur les changements et les défis auxquels font face les bibliothèques aujourd’hui.

Pour aller plus loin:

Recherche : Touria Fadaili et Marie D. Martel

Photo : Galerie de photos du Dr. Michael Stephens sur Flickr

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fév - 2012 27

logo de Prêt numérique en version beta

Enfin, Pretnumerique.ca est disponibles pour nos usagers :

Abonnés des Bibliothèques de Montréal, à vos téléphones intelligents, tablettes de lecture et ordinateurs! Avec leur collection de plus de 2 500 livres numériques, les Bibliothèques de Montréal vont encore plus loin.
La plateforme Internet Prêt numérique dispose de plus de 1 800 livres téléchargeables. La littérature québécoise y est à l’honneur avec des romans, des essais et des livres pratiques. Pour une durée de 21 jours, les ouvrages d’auteurs aussi reconnus que Nicolas Dickner, Lucie Pagé, Mara Tremblay, Andrée Poulin ou encore Patrick Sénécal peuvent être téléchargés de partout. Pour en savoir plus : Bibliomontreal.com/pretnumerique.

Plus de 2 500 livres numériques disponibles gratuitement

Abonnés des Bibliothèques de Montréal, à vos téléphones intelligents, tablettes de lecture et ordinateurs! Avec leur collection de plus de 2 500 livres numériques, les Bibliothèques de Montréal vont encore plus loin.

La plateforme Internet Prêt numérique dispose de plus de 1 800 livres téléchargeables. La littérature québécoise y est à l’honneur avec des romans, des essais et des livres pratiques. Pour une durée de 21 jours, les ouvrages d’auteurs aussi reconnus que Nicolas Dickner, Lucie Pagé, Mara Tremblay, Andrée Poulin ou encore Patrick Sénécal peuvent être téléchargés de partout. Pour en savoir plus : Bibliomontreal.com/pretnumerique.

Au cours des deux dernières semaines, j’ai eu la chance de présenter le contexte des livres numériques à près de 200 membres du personnel des Bibliothèques de Montréal (en majorité des bibliothécaires et techniciens en documentation). C’était le moment de mettre tout le monde au même niveau sur la question en expliquant comment les bibliothèques offrent des livres numériques et de la façon que nous avons procédé depuis juillet 2011 avec l’ajout d’un abonnement à Publie.net qui s’est enrichi en novembre 2011 avec l’ajout de Numeriklivres et des titres des éditeurs Petit Futé et Eyrolles. Février 2012 marque le début de l’offre de fichiers téléchargeables grâce au service de Prêt Numérique.

Pour revenir un peu plus en arrière, il faut placer les débuts de la constitution du service à la présentation : « Livre numérique : entre l’offre et la demande, la place des bibliothèques au Québec » de BAnQ au Congrès des milieux documentaires 2010 qui sera l’élément déclencheur ayant mené à la première rencontre du comité technique à quatre jours de Noël 2010. Pour le reste,  je vous réfère au billet de Clément Laberge qui explique le service dans tous ces détails.

La plus grande différence avec l’offre anglo-saxonne d’Overdrive, c’est que les acteurs de l’industrie du livre au Québec ont un rôle actif à jouer dans l’avenir du service. Aucun intermédiaire ne vient dicter les règles du jeu aux bibliothèques, car les institutions qui participent contrôlent le service.  Le défi maintenant, c’est de rassurer les éditeurs et les auteurs que la présence de leurs livres numériques dans nos bibliothèques est avantageuse pour nous, mais pour eux aussi.

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fév - 2012 22

new model3

Model of the library as "space" in the knowledge society

1. A New model for the public library in the knowledge and experience society. Le document propose un nouveau modèle de bibliothèque publique basé sur quatre objectifs : l’expérience, l’implication, le renforcement et l’innovation. De ces objectifs découlent quatre principaux types d’espace : Espace d’inspiration (inspiration space), Espace d’apprentissage (learning space), Espace de rencontre (meeting space) et Espace de performance (performative space). Le modèle propose d’intégrer les quatre objectifs dans l’architecture, l’aménagement, les services et les programmes de la bibliothèque.

2. Bibliothèque d’aujourd’hui : lignes directrices pour les bibliothèques publiques du Québec. Il s’agit d »une mise à jour des normes publiées en 1996 « Pour des bibliothèques québécoises de qualité ». Le chapitre 9 porte sur les ressources matérielles dont les différents espaces de la bibliothèque et l’architecture. En annexe, on retrouve des outils de mesure sur les collections, les superficies, les places assises et des données techniques sur l’éclairage et le mobilier. Une publication des Éditions de l’ASTED.

3. Top 10 Libraries for Children. Un classement réalisé par Livability sur les bibliothèques américaines. Parmi les critères : les bibliothèques ayant des espaces visuellement attractifs pour les enfants, la diversité des programmes et l’intégration des nouvelles technologies. La première place revient à la célèbre bibliothèque ImaginOn grâce à l’excellence de ses programmes et environnements offerts aux enfants.

4. Une nouvelle bibliothèque publique à New-York par 1100 Architect - Architecture.  Présentation avec photos de la nouvelle bibliothèque de New-York qui occupe les deux étages d’une tour d’habitation.

5. Le tiers-lieu, moteur de la créativité économique, sociale et culturelle ? «Le concept de tiers-lieu s’inscrit dans la problématique des lieux créatifs et de l’alchimie de la proximité et de l’échange. C’est un lieu hybride et fluide où convergent des dynamiques de développement économique, social et culturel. A ce titre, le tiers-lieu peut apparaître comme la particule élémentaire du lieu créatif. Il pourrait ainsi être l’incubateur du nouveau paradigme de l’organisation socioéconomique et « le processeur de l’intelligence collective » ».

Pour aller plus loin, consultez nos outils de veille :

http://www.netvibes.com/programme-rac
http://www.delicious.com/espaceb/RAC
http://wikibpm.bibliomontreal.com

Recherche : Touria Fadaili et Marie D. Martel

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fév - 2012 20

Bibliothèque Marie-Uguay

Bibliothèque Marie-Uguay

La bibliothèque Marie-Uguay

La poésie : « Un regard qui se pose sur les choses juste au moment où elles semblent respirer. »
-  Marie Uguay, 2005 à la page 54 de Journal

Un arrondissement : Le Sud-Ouest. Un quartier : Saint-Paul-Émard. Un boulevard : Monk. Un repère : la pataterie Monk… mieux, la caserne de pompiers! Un troisième étage et des collègues : la maison de la culture. Un lieu à découvrir : la bibliothèque Marie-Uguay.

En 1982,  la bibliothèque Monk est rebaptisée Marie-Uguay, en hommage à une poète du quartier emportée trop jeune. C’est dans l’esprit de perpétuer son œuvre que la bibliothèque se fait un devoir et un plaisir de promouvoir la poésie sous toutes ses formes, allant jusqu’au slam et au beatbox! La collection Marie-Uguay, regroupée dans le Salon des poètes, renferme l’ensemble de la poésie québécoise disponible à la bibliothèque. La poésie de ce salon s’exprime aussi grâce au vitrail Lanka Mata (signifiant « la mère »), composé d’après une œuvre de George Keyt, peintre renommé du Sri Lanka. Le vitrail provient du Pavillon du Ceylan (devenu le Sri Lanka en 1972) de l’Expo 67, qui en a fait don à la Ville de Montréal! Chanceux nous sommes!

Ces lieux illuminés ne nous empêchent toutefois pas de sortir de nos murs pour mieux desservir nos différentes clientèles. Par exemple, à bord de la Biblio mobile, nous roulons jusqu’à nos aînés pour les faire profiter de nos collections. Nous leur offrons un service de prêt et d’animation à la lecture en résidence. Appuyés par l’arrondissement du Sud-Ouest, nous élargirons bientôt ce service à d’autres publics.

La bibliothèque Marie-Uguay innove aussi grâce à plusieurs projets :

La bibliothèque Marie-Uguay est avant tout une bibliothèque de réseautage, qui tisse des liens avec un maximum de partenaires dans le Sud-Ouest nous permettant de faire un assemblage de compétences et d’enthousiasmes. Ainsi, notre programmation s’adapte tout naturellement vers une clientèle qui se révèle.

Parlant tricot, les réseaux sociaux constituent maintenant une vitrine essentielle pour la bibliothèque.

Puisque le souhait de toute bibliothèque est de mettre en avant-scène ses auteurs, nous vous laissons sur cette prose de Marie Uguay, qui après s’être illustrée à La Nuit de la poésie de 1980, a remporté le prix littéraire Air Canada en 1981 et a reçu à titre posthume la médaille de la Fondation Émile-Nelligan en 1982 :

« comme à la page le livre s’ouvre
livrant son lourd parfum
de sa flamme vite éteinte
tu te surprends à trembler de hâte
à vouloir toujours vouloir
ce tendre accompagnement
du corps vers sa nuit indivisible
si lourdement retombée aveugle
d’un dos qui s’allonge vers toi ».

- Marie Uguay, 2005, « Autoportraits » à la page 117 de Poèmes.

Texte de Chantal Beaulieu et Éliane Béliveau-Cantin.
Vidéo de Sueanne O’Hanley.

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fév - 2012 13

  1. Perceptions des bibliothèques 2010 : contexte et communauté. Cette étude d’OCLC présente les résultats du sondage mené auprès des consommateurs au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni de 2005 à 2010. On constate une augmentation de l’utilisation des bibliothèques en raison de la crise économique, la perception de la bibliothèque comme un atout appréciable et le souhait de voir la bibliothèque comme « troisième lieu » virtuel. Le livre est encore considéré comme la principale marque de commerce des bibliothèques.

  2. BCI Library projects. Présentation de 14 projets inspirants d’aménagement de bibliothèques, principalement en Europe, par BCI, une compagnie spécialisée dans le design de bibliothèques.

  3. Rosan Bosch Projects / Schools & libraries. Ce cabinet d’architectes compte parmi ses projets plusieurs écoles et bibliothèques innovantes dont la fameuse Hjorring Central Library, Mediaspace et une école « design » sans murs en Suède. Une conception originale et très créative des espaces qui reflète bien le rôle social de la bibliothèque en tant que lieu de rencontre mais aussi de découverte et d’expérimentation.

  4. La bibliothèque, un second chez-soi ? En France, Bibliothèque 21 est un cycle de rencontres départementales autour de la « bibliothèque publique d’aujourd’hui » réunissant des élus et des bibliothécaires. Ici, le premier volet se passe dans le Pas-de-Calais où le modèle nordique de bibliothèque « troisième lieu » est une source d’inspiration.

  5. Online space displacing physical space in libraries; the impact of online use on the transformation of library design (2011 ALIA Information Online Conference & Exhibition). L’espace virtuel et les changements technologiques ont un impact considérable sur l’utilisation de l’espace physique en bibliothèque d’où l’importance de repenser la planification et la conception de ce dernier en adoptant une approche orientée usager.

Pour aller plus loin :

Recherche :  Marie D. Martel et Touria Fadaili

L’image :  Hjorring Library source :  Flickr.

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fév - 2012 07

Donnez-leur un ordinateur, ils en feront un métier, une salle de jeu, une boîte aux lettres, tout sauf un aquarium.

Les analyses de cycle de vie nous apprennent que les solutions les plus viables, les plus rentables et les moins coûteuses pour réduire les impacts sociaux et environnementaux des TIC1sont la réutilisation et le reconditionnement2. De toutes les TIC récupérées, celles provenant des institutions (comme les municipalités) ont la plus haute valeur de revente. Le tableau ci-dessous montre que, même dans le pire des scénarios de reconditionnement, où l’appareil ne serait pas recyclé à la fin de sa seconde vie, le reconditionnement est de quatre à neuf fois moins dommageable que le recyclage direct, autrement dit, que l’enfouissement technique ou la récupération des matières premières après un premier utilisateur3. Le calcul des impacts est fondé sur l’évitement de la production d’un ordinateur neuf.

Comparaison des  dommages selon quatre scénarios de fin de vie d’un ordinateur

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CIRAIG et Groupe AGECO, Analyse du cycle de vie environnementale et sociale de deux options de gestion du matériel informatique en fin de vie, 2011, p.46. Source : http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/.

Selon Monica Antoneli, les bibliothèques, en tant que partenaires d’autres organismes, doivent devenir plus engagées dans les processus décisionnels et l’élaboration de politiques publiques4.Un réseau de bibliothèques tel que le nôtre peut, en effet, imprimer sa volonté en matière de TIC vertes dans ce marché, et faire progresser le changement réel en faveur de TIC socialement et environnementa­lement responsables. C’est à cette fin que la Ville de Montréal a négocié une entente de récupération et de revalorisation avec OPEQ5 Ordinateurs pour les écoles du Québec.

L’entente avec OPEQ, profitons-en !

clip_OPEQ

La mission première d’OPEQ est d’offrir du matériel informatique performant, à peu de frais ou gratuitement, à des organisations publiques ou privées œuvrant dans le domaine de l’éducation, comme les bibliothèques. L’organisme trie et transforme en éco-TIC répondant parfaitement aux besoins de ses clients l’équipement dont se départissent les gouvernements et les entreprises. Il détourne ainsi des milliers de tonnes de matière polluante des dépotoirs. Environ 1000 jeunes ont acquis une expérience de travail dans les ateliers d’OPEQ, qui a distribué 180 000 ordinateurs et 14 000 imprimantes depuis 1998. Étant donné que 90 % du matériel provenant des secteurs commercial et institutionnel ont une bonne valeur de revente ou de réutilisation, on comprend que le tri préalable effectué par les techniciens des services informatiques constitue la pierre angulaire de la filière. À la Ville de Montréal, ce tri repose sur la charte de désuétude révisée chaque année par le Service des technologies de l’information.

Marche à suivre

Particuliers

Tous les particuliers qui souhaitent remettre leurs équipements informatiques à OPEQ peuvent le faire en les déposant dans les magasins Bureau en Gros participants.

Entreprises

Il suffit de remplir un court formulaire en ligne.  Il sera transmis automatiquement au Centre d’appels d’OPEQ, qui communiquera avec vous.

Ministères

Consulter les procédures distinctes pour ministères provinciaux et ministères fédéraux sur le site d’OPEQ

Bibliothèques de la Ville de Montréal

L’entente-cadre de récupération 557215 est ouverte à tous les arrondissements, profitez-en ! OPEQ peut même vous vendre à très bas prix des ordinateurs portables que vous pourriez prêter au comptoir.

Les consignes suivantes sont données à titre informatif. Vous devez toutefois consulter les documents de l’entente dans le WikiBM sous l’onglet Parc informatique/catégorie Récupération, Valorisation, Élimination du matériel informatique désuet, tels que l’entente, le formulaire à remplir,  la liste du matériel accepté par OPEQ et la procédure d’effacement des données, etc.

Les bibliothèques des ex-banlieues peuvent se prévaloir de l’entente comme suit :

  1. Dressez la liste du matériel dont vous désirez vous départir dans un document prévu à cette fin, et le faire parvenir à Bob Kruk (ce nom peut changer). Ce document intitulé Formulaire 8fev2011.xls est accessible dans le WikiBM. Il est présenté sous forme de modèle accompagné d’explications. Conçue pour des fins de traçabilité, cette formalité permet une utilisation optimale du matériel à l’échelle de la municipalité. Ainsi, si l’on se départit d’un appareil dans un service ou une bibliothèque d’un arrondissement ou aux services centraux, cet appareil peut être expédié dans un autre service ou bibliothèque du réseau où il y a un besoin. Cette réallocation des ressources informatiques a permis, par exemple, de récupérer une centaine d’écrans de 17 pouces presque neufs pour les bibliothèques du réseau.
  2. Une fois cette liste approuvée, demandez à votre service informatique de procéder à l’effacement des disques durs selon les directives de sécurité de la Ville de Montréal.  En guise de précaution, OPEQ reformate tous les appareils qu’il reçoit de la Ville. Les postes professionnels des bibliothèques, eux, sont récupérés par les techniciens de la Division de la planification et du développement du réseau.
  3. Ensuite, faites rédiger un dossier décisionnel (GDD) et faites-le valider par le conseil d’arrondissement (CA). Pourquoi un dossier décisionnel? Parce que la Ville verse une somme minimale forfaitaire pour chaque écran ou imprimante remis à OPEQ, couvrant les frais de transport, manutention et traitement. Ces frais sont assumés par la Direction de l’environnement et du développement durable.
  4. Une fois le GDD approuvé par le CA, faites parvenir la liste à OPEQ et prendre rendez-vous avec eux afin qu’ils ramassent les appareils désuets inscrits sur la liste).  OPEQ fait la cueillette sans frais pour des lots de 20 articles et plus. Vous n’avez pas assez d’articles ? Coordonnez les cueillettes avec d’autres bibliothèques de votre arrondissement en désignant un seul point de chute. Suggérez à vos techniciens informatiques d’arrondissement de faire l’inventaire du matériel inutilisé de votre arrondissement sur le même formulaire que le vôtre (un seul formulaire par point de cueillette). Si le volume est suffisamment intéressant, l’organisme peut aussi reprendre du matériel comme des métaux et des plastiques qu’elle revendra sur le marché à des entreprises de recyclage adéquates.

Les bibliothèques de l’ex-Montréal doivent :

  1. Dressez la liste du matériel dont vous désirez vous départir dans un document prévu à cette fin, et faites-la parvenir à Fabien Brunel qui l’acheminera à M. Kruk après vérification. C’est M. Kruk qui rédigera le sommaire décisionnel.
  2. Les anciens postes dotés de disques durs nécessitant un effacement sont récupérés par les techniciens de la Division de la planification et du développement du réseau. Vous n’avez pas à vous en préoccuper.
  3. Une fois le GDD approuvé par le directeur de la STI, un technicien de la Division de la planification et du développement du réseau s’occupera de planifier la cueillette de l’équipement avec vous et OPEQ.

Personnes ressources

Pour toute question concernant l’entente de récupération de la Ville avec OPEQ, communiquez avec M. Michel Provencher, au Service des technologies de l’Information (STI), au 872-5341, ou avec Mme Danielle Fortin, à la Direction de l’environnement et du développement durable, au 872-8987. Pour toute question concernant la procédure à suivre, communiquez avec Bob Kruk, au 280-6585. Pour toute question sur le type de matériel récupéré par l’OPEQ, communiquez avec Mme Maryse Lavoie de l’organisme OPEQ, au 514 870-8045.


1 Technologies de l’information et des communications (TIC)

2 ECPAR-Espace québécois de concertation sur les pratiques d’approvisionnement responsable, sous la coordination d’Édouard Clément, Jean-Pierre Revéret et Jean-Sébastien Trudel, Rapport de recherche : Pratiques d’approvisionnement responsable – Analyse des volets social, environnemental et économique, 2008. Disponible en ligne : http://www.ciso.qc.ca/wordpress/wp-content/uploads/ecpar_rapport_avril09.pdf

3 Le calcul des impacts est fondé sur l’évitement de la production d’un ordinateur neuf.

4 Monika Antonelli, « The Green Library Movement : An overview » EGJ, 12-08-2008, ET Frederick W.Stoss, « Sustainable Communities and the roles of librairies and librarians », Beyond et Reference and User Services Quarterly, vol.42,n°3, spring 2003.

5 Ordinateurs pour les écoles du Québec http://www.opeq.qc.ca/

La vidéo peut aussi être consultée sur [http://youtu.be/xkIWyP6HbAk] ou sur le  site de l’organisme.

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jan - 2012 16

Bibliothèque Rivières-des-Prairies

Bibliothèque Rivière-des-Prairies

Si vous passez à la bibliothèque Rivière-des-Prairies en semaine vers 11 h 30 ou vers 15 h 30, ne soyez pas surpris : oui, ce sont bien des adolescents qui occupent en majorité les lieux! En provenance de l’école secondaire Jean-Grou située tout à côté de la bibliothèque, les jeunes l’ont adoptée; ils utilisent l’Internet, font leurs devoirs, étudient et empruntent des documents, notamment ceux de la collection Jeunes adultes spécialement créée à leur intention.

La bibliothèque Rivière-des-Prairies compte aussi parmi sa clientèle beaucoup d’étudiants de niveau collégial et universitaire, des jeunes familles et des retraités. Elle reçoit de nombreux groupes scolaires et des garderies. Un projet hors les murs intitulé Gardelire qui offre des animations et des bacs de livres est offert à six services de garde du quartier.

Une programmation riche et variée, comprenant des activités pour les jeunes de 6 mois à 13 ans ainsi que des conférences pour les adultes est très appréciée de la clientèle.

La Collection de la bibliothèque comprend des livres en langue française, en langue anglaise et en langue italienne.

Une collection particulière sur Haïti a été mise en place. Cette « Collection Haïti » regroupe les livres sur Haïti et ceux écrits par des auteurs d’origine haïtienne.

La bibliothèque est très présente dans le milieu communautaire en participant à différentes tables de concertation.

Section JA - Biblio RDP

Section Jeunes Adultes de la bibliothèque Rivière-des-Prairies

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déc - 2011 15

Pierre Meunier

Combien d’entre vous avez commencé votre carrière à l’âge de 17 ans à la Ville de Montréal? C’est le cas de Pierre Meunier, conseiller aux ressources documentaires à la Division planification et développement des Bibliothèques de Montréal qui a pris sa retraite le 7 décembre dernier après 34 années de service bien remplies!

Vous pensez probablement que M. Meunier a fait des études en bibliothéconomie… et bien détrompez-vous, il est un des premiers bacheliers (1977) en biophysique au Québec et a fait des études complémentaires (niveau maîtrise) en génie biomédical à la Polytechnique. Après ce parcours académique, il a finalement décidé d’entreprendre des études à la maîtrise en bibliothéconomie afin d’approfondir cette passion qu’il entretenait. Par ailleurs, au début de sa carrière de bibliothécaire, il a complété des études en administration à l’École des Hautes Études Commerciales (HEC).

Pendant ses études, Pierre Meunier travaillait comme aide-bibliothécaire à temps partiel principalement à la Bibliothèque centrale de Montréal. C’est en 1980 qu’il a obtenu un poste de bibliothécaire à temps plein à la Ville. Un de ses premiers mandats fut de développer et de gérer le programme d’offre documentaire en langues d’origines de la Bibliothèque nationale du Canada dont Montréal était le centre dépositaire de la collection pour l’ensemble du Québec. En 1982, à la recherche d’un défi plus stimulant, il s’est joint à l’équipe de la Direction où il fut attaché de recherche à l’administration pour répondre aux enquêtes statistiques et développer le centre de documentation en bibliothéconomie. « Ce poste était très intéressant pour moi car il m’a permis d’être en contact avec le milieu documentaire du Québec, du Canada et des États-Unis » ajoute monsieur Meunier.

À la fin des années 1990, il s’est joint à la Division de l’expertise documentaire et a enfin obtenu en 1992, un poste de conseiller en ressources documentaires où il fut appelé à développer de nouvelles pratiques, à monter et à gérer certains projets comme le programme de soutien à l’alphabétisation et le développement de services destinés aux communautés culturelles. Deux années plus tard, l’équipe travaillant à l’informatisation du réseau des bibliothèques avait besoin d’un conseiller en information de gestion et la candidature de M. Meunier a été acceptée d’emblée. « J’avais dès lors un regard différent et complet sur le réseau des bibliothèques » explique-t-il.

En 1995, il a eu l’opportunité de faire partie de la délégation canadienne d’accueil des représentants de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) qui se réunissent une fois par année. « Pour moi, c’était un défi intéressant et une occasion d’apprendre, par exemple, ce qui est commun entre l’Europe et nous » exprime le conseiller en ressources documentaires. Soulignons que toute au long de sa carrière, son implication au sein de plusieurs organismes lui a permis de créer un grand réseau de contacts et d’échanger avec des professionnels préoccupés par l’offre de services des bibliothèques.

Lors de la fusion municipale en 2002, Pierre Meunier s’est vu confier la responsabilité de l’information de gestion des bibliothèques. Il a procédé à l’analyse des normes existantes au Québec, au Canada, aux États-Unis et dans certains pays du nord de l’Europe pour conclure que le développement du réseau devait se baser sur une normalisation propre à Montréal. Cette réflexion a été soulevée dans le Diagnostic des bibliothèques en 2002-2004 et est devenue un des fondements du Plan de consolidation. Depuis 2003, M. Meunier assurait la présidence du comité des normes du réseau des bibliothèques.

À l’arrivée du programme de Rénovation, d’Agrandissement et de Construction de bibliothèques (Programme RAC), M. Meunier a travaillé au développement de nouvelles normes. Par exemple, comment prévoir des espaces de travail ou de lecture dans les bibliothèques? Quel espace doit-on envisager pour le rangement des collections? Selon l’expert, « aujourd’hui nous en sommes à la mise en œuvre des mesures de performance qui viennent boucler le modèle organisationnel que nous avons conçu ». C’est donc avec un sentiment d’accomplissement que Pierre Meunier nous quitte.

Après 34 années au service des Bibliothèques, il peut être fier de son parcours professionnel autant à la Ville de Montréal qu’auprès d’associations du milieu documentaire. Il compte d’ailleurs continuer son engagement au sein de l’ISO, comme quoi sa passion pour le développement des services des bibliothèques ne se terminera certainement pas avec la retraite! « Mais je vais penser davantage à moi. Je vais passer plus de temps avec ma famille et me consacrer à d’autres projets! » conclut Pierre Meunier.

Pierre Meunier, plusieurs fois président, délégué et conférencier :

  • 1987 : âgé de seulement 30 ans, il devient le plus jeune président de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.
  • 1990 : conférence à Villeurbanne (banlieue de Lyon) sur le programme de soutien à l’alphabétisation.
  • 1995 à 2010 : plusieurs fois délégué du Canada auprès du Groupe d’experts de l’ISO relatif à la norme sur les indicateurs de performance des bibliothèques, sur les statistiques internationales, sur les indicateurs d’espaces et mesures de qualité en regard de la construction et la rénovation des bibliothèques, les mesures d’impact des services.
  • 1997 : président de l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation  (ASTED).
  • 2001 à 2009 : membre du Standing committee de la Section des statistiques et de l’évaluation de l’International Federation of Library Associations (IFLA).
  • 2004 : première conférence internationale sur les indicateurs statistiques et normatifs spécifiques aux  bibliothèques publiques dans le cadre d’un congrès de l’IFLA à Buenos Aires.
  • 2005 : conférence plénière avec Louise Guillemette-Labory, Directrice de la Direction associée – Bibliothèques  sur l’utilisation de normes  et de mesures de performance en vue de la planification stratégique des services à une conférence satellite du congrès  de l’IFLA à Bergen en Norvège.
  • 2007 : conférence satellite à la Northumbria conference sur les tableaux de bord et  mesures de performance dans le cadre du congrès de l’IFLA à Cape Town, Afrique du Sud.
  • 2008 : Co-président du Comité organisateur de la conférence internationale sur les Global Statistics (projet mené en partenariat par l’ISO, l’IFLA et l’UNESCO) et conférence satellite sur les tableaux de bord, les mesures de performance et la normalisation en regard du Plan de consolidation des Bibliothèques de Montréal.<

Ce texte est reproduit sur Espace B après une première diffusion interne dans le bulletin de nouvelles de la Direction de la culture et du patrimoine.

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