oct - 2011 17

Une bibliothèque multi…sensorielle.

Interieur PE Vous entrez à la bibliothèque. Vous croyez souffrir d’hallucinations auditives. Vous entendez des voix provenant du plafond. Des voix de femmes, d’hommes, d’enfants, des voix qui vous disent bienvenue à la bibliothèque. Une affiche explicative vous rassure : vous n’avez pas rêvé, il y a effectivement de petits haut-parleurs qui diffusent des enregistrements de résidants du quartier qui disent bienvenue à la bibliothèque en plus de… 40 langues! Vous entrez donc dans cette bibliothèque si accueillante et ce qui vous frappe ensuite, c’est l’effervescence qui se dégage des lieux. Un simple coup d’œil vous en met plein la vue. Des femmes en sari scintillant sont assises au secteur des jeunes avec leurs poupons, des enfants lisent dans des fauteuils, d’autres sont rivés aux ordinateurs.  Du côté des adultes, une bibliothécaire fait une visite de groupe avec une classe de francisation. Dans la salle d’animation, des femmes dégustent un thé comme le veut la tradition à l’activité de l’Heure du thé. Au comptoir, un employé abonne de nouveaux arrivants. Il explique tran-quil-le-ment les règlements.

ParcExtLes usagers de la bibliothèque donnent une couleur singulière à l’institution. Ils sont majoritairement nés à l’extérieur du pays. Vous vous dites que les Tremblay et les Lafleur ne sont certainement pas nombreux dans les parages. Vous fermez les yeux, vous entendez des enfants qui discutent et se chamaillent un peu. Des enfants comme on en trouve dans toutes les bonnes bibliothèques, peut-être même l’une près de chez-vous! Des enfants qui parlent un français impeccable. Vous imaginez quelques secondes les parents, vous anticipez leur espoir, leurs rêves, leurs ambitions et aussi, leurs désillusions.

Vous vous dites que ce n’est pas banal des usagers qui sentent le cari, la menthe, le plantain, alouette.

Vous vous dites que ce serait idiot de garder les yeux clos, car le sourire de tous ces gens vous va droit au cœur.

Vous ouvrez les yeux, oui, vous êtes bel et bien à la bibliothèque de Parc-Extension.

Une bibliothèque multi…culturelle!

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oct - 2011 12

Allison Moore devant la murale de la bibliothèque Pointe-aux-Trembles

Des monstres et des livres
Nan kad mete an plas yon pwojè medyasyon kiltirel, awondisman Rivyè-dè-
Preri-Pwento-Tramb avèk biwo piblik nan Vil Monreyal ki okipe zafè atis,
te òganize yon konkou pou atis pwofesyonèl te prezante yon èv kite kapab
bay sektè jenès bibliotèk Pwento-Tramb nan jarèt.
Yon jiri te seleksyone èv 2 gran atis : Arthur Desmarteaux avèk Allison
Moore nan tèt ansanm te fè yon tablo an mozayik ki rele «Gran
rasanbleman». Moun ki bezwen plis enfòmasyon kapab ale sou sit entènèt
http://www.legrandrassemblement.com/ lap jwen fason pwojè-a te mete
sou pye ak lòt bagay ke atis yo fè déjà. Twa klas nan lekòl Notre-dam ki nan
katye-a, te enspire yo de èv atis yo ak kapsil videyo ki sou sit entènèt la pou
yo te reyalise 2 tablo ki ekspoze nan bibliotèk la.
Depi mwa jwen 2011, nan sektè jenès bibliotèk Pwento-Tranb, tout moun
kapab wè bèl èv 2 gran atis yo te fè-a, tablo sa-a ki fèt ak mozayik tout koulè
ki montre anpil kreyati monstr ak bèt ansanm.

Dans le cadre du Mois du créole de Montréal, on partage avec vous ce texte de la Bibliothèque Pointe-aux-Trembles.

Nan kad mete an plas yon pwojè medyasyon kiltirel, awondisman Rivyè-dè-Preri-Pwento-Tramb avèk biwo piblik nan Vil Monreyal ki okipe zafè atis, te òganize yon konkou pou atis pwofesyonèl te prezante yon èv kite  kapab bay sektè jenès bibliotèk Pwento-Tramb nan jarèt.

Yon jiri te seleksyone èv 2 gran atis : Arthur Desmarteaux avèk Allison Moore  nan tèt ansanm te fè yon tablo an mozayik ki rele «Gran rasanbleman». Moun ki bezwen plis enfòmasyon kapab ale sou sit entènèt http://www.legrandrassemblement.com/ lap jwen fason pwojè-a te mete sou pye ak lòt bagay ke atis yo fè déjà. Twa klas nan lekòl Notre-dam ki nan katye-a, te enspire yo de èv atis yo ak kapsil videyo ki sou sit entènèt la pou yo te reyalise 2 tablo ki ekspoze nan bibliotèk la.

Depi mwa jwen 2011, nan sektè jenès bibliotèk Pwento-Tranb, tout moun kapab wè bèl èv 2 gran atis yo te fè-a, tablo sa-a ki fèt ak mozayik tout koulè ki montre anpil kreyati monstr ak bèt ansanm.

Le texte original est de Marie-Élise Leroux et de Nicole St-Vincent
La traduction en kreyol ayisyen est de Chesena Murat

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oct - 2011 11

La Bibliothèque Langelier

Avec ses larges fenêtres qui laissent entrer la lumière naturelle et sa jolie terrasse invitante tout l’été, avec son personnel courtois, pour qui la qualité du service importe grandement, la bibliothèque Langelier est un lieu accueillant pour tous.

Facile d’accès, située au 6473 Sherbrooke est, voisine de la station de métro Langelier, face à un centre commercial, entourée de nombreux commerces et restaurants. Visiter la bibliothèque est un arrêt salutaire pour tous ceux qui veulent se laisser séduire par un livre, un dvd, un cd ou tout simplement lire dans une ambiance agréable.

La bibliothèque Langelier est un lieu rassembleur qui accueille une clientèle diversifiée: jeunes familles, retraités, étudiants, adolescents, internautes, travailleurs autonomes, curieux de tout acabit.

Ouverte aux organismes communautaires du quartier, sa salle de spectacle accueille périodiquement des conférences, des projections et est un lieu de rencontre privilégié pour les adultes et les jeunes.

Près d’une vingtaine de classes des écoles du quartier et des centres de la petite enfance
se présentent régulièrement à la bibliothèque pour visiter la section jeunesse, un lieu dynamique qui offre une panoplie de bandes dessinées et de mangas, une section jeux pour les jeunes familles. Les contes pour les poupons, pour les tout-petits, les contes et croissants représentent également des activités fort populaires pour les jeunes de 0 à 7 ans.

La lumineuse section adultes, avec ses revues multiples, est une belle porte d’entrée pour tous les usagers qui veulent s’ouvrir sur le monde. Les jeunes adultes sont particulièrement privilégiés avec une collection qui leur est consacrée.

Que ce soit pour lire, feuilleter, consulter, découvrir les diverses collections, brancher son portable, utiliser le service internet sans-fil, la biliothèque Langelier est un service essentiel pour tous, un rendez-vous à ne pas manquer chaque jour de la semaine.

Vidéo sur la bibliothèque Langelier

Code QR pour accéder à la vidéo

Code QR de la vidéo de Langelier

Merci!

Josée Valiquette, Jessica Lecavalier, Madeleine Godin et Luc Fleury.

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oct - 2011 07

delicious1Les fondateurs de Youtube, via la compagnie Avos, ont acquis Delicious en avril dernier. Delicious se trouvait un peu délaissé par Yahoo, son ancien propriétaire.

Rappelons que Delicious est un outil de bookmarking social avec des fonctionnalités très intéressantes pour la sauvegarde et le partage de vos signets. C’est aussi un incontournable pour faire de la veille.

Les utilisateurs de Delicious avaient jusqu’au 23 septembre pour transférer leurs signets vers Avos. Le 24 septembre, plusieurs fonctionnalités de l’ancien Delicious n’étaient plus disponibles : par moment, il était impossible de sauvegarder un lien, le lien fils RSS qui permettait de faire de la veille sur des tags (étiquettes) était introuvable, le nombre de signets par tags indisponible, impossible d’afficher toutes nos tags, la saisie semi-automatique des tags impossible, Les bundles ont disparu, remplacés par les Stacks, les add-on de Firefox ne fonctionnaient plus, etc.

Malgré ces bogues, j’étais soulagée de constater que mes fils RSS intégrés dans le Wiki et le Netvibes fonctionnaient encore ! Heureusement, la plupart de ces problèmes ont été résolus rapidement, et Avos promet encore plus d’amélioration.

Toutefois, certaines fonctionnalités intéressantes de l’ancienne version sont encore absentes : le Top 10 Tags, les Subscriptions qui permettent de suivre des usagers ou des étiquettes, le Rename tags et le nombre de signets reçus dans notre boîte (Inbox).

La principale nouveauté de la nouvelle version : Les Stacks !  qui permettent d’intégrer des éléments multimédia, comme dans You Tube, mais est-ce important pour les fidèles de Delicious ?

delicious_stack

Exemple de stack sur le nouveau delicious

Voici un aperçu des principaux changements (positifs) :

  • L’interface a été allégée et la navigation simplifiée. La nouvelle version offre une interface améliorée avec notamment l’introduction d’éléments graphiques : photos et vidéos.
  • Les Stacks : collection de liens sur un sujet donné qu’on peut publier sur Delicious et donc partager avec tout le monde en intégrant des images, des descriptions et des commentaires (du You Tube pur et simple !), je vois là un outil de marketing puissant ! parce que sur la page d’accueil de Delicious et à chaque fois que vous vous connectez, ce n’est pas vos liens que vous voyez en premier, mais les Stacks des autres !
  • Une autre fonctionnalité intéressante, pour nous, les spécialistes de l’information, c’est la nouvelle façon de tagger : il est désormais possible d’avoir un tag (étiquette) composé de plusieurs mots. Exemple : développement durable et non plus développement_durable. Les tags doivent être séparés par une virgule.
  • On peut aussi désormais personnaliser son profil (profile pic) en intégrant sa propre photo. En attendant, c’est un dauphin qui vous représente !

Espérant que le nouveau Delicious sera amélioré avec la version bêta tout en gardant les principales fonctionnalités qui ont fait de Delicious un outil de veille délicieux. En tout cas, c’est la promesse d’Avos.

À suivre !

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oct - 2011 03

Bibliothèque Outremont - section des jeunesLa bibliothèque Robert-Bourassa a ouvert ses portes le 1er avril 1998. Le bâtiment propose des aires communicantes qui introduisent l’usager à l’ambiance générale du lieu dès son arrivée. Cette approche architecturale, qui fait grandement appel à la lumière naturelle, à l’innovation et à l’ouverture, permet le développement d’une synergie entre les différentes fonctions de la bibliothèque et entre les usagers eux-mêmes. Sur les murs de la bibliothèque sont exposées des œuvres d’art en rotation qui sont prêtées par la Galerie d’art d’Outremont adjacente, et qui complètent l’harmonie d’ensemble du bâtiment. Durant l’été, un jardin terrasse offre aux abonnés un refuge tranquille pour y faire la lecture. Un parc informatique composé de dix-sept postes et un environnement WiFi est mis à la disposition des petits et des grands.  Sa collection totalise plus de 90 000 documents, une centaine de périodiques et plusieurs activités sont proposées aux citoyens.

Bibliothèque Outremont - terrasseEffectivement, c’est dans la Galerie d’art d’Outremont que se déroule à chaque deux ans l’Hommage aux écrivains d’Outremont. Une activité de renom qui connaît toujours un grand succès.  Plusieurs clubs de lecture organisent leurs rencontres dans les locaux de la bibliothèque, et même le Club virtuel des Irrésistibles y fait sa remise de prix annuel.  Qui plus est, à chaque printemps a lieu la très courue Soirée des ados, une soirée aux nombreuses activités qui attirent les jeunes adolescents de tous les arrondissements de Montréal. Dernièrement, la bibliothèque organise tous les mardis matins la Matinée des aînés et ouvre ses portes pour les personnes aînées.  Ces dernières sont invitées à venir prendre le café avec les employés de la bibliothèque et des formations Internet sont offertes gratuitement de façon conviviale.

Des visites de groupe, des animations thématiques et des heures du contes  sont organisées durant l’année afin d’animer les écoles, les centres de la petite enfance et les jeunes familles.

En plus de son ambiance très familiale, la bibliothèque s’assure aussi d’offrir un environnement de lecture et de travail des plus convivial  à ses usagers.

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sept - 2011 26

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La bibliothèque de Saint-Pierre située au cœur du quartier Saint-Pierre à Lachine  partage l’édifice du 183 rue Des Érables avec l’aréna Martin-Lapointe, le Centre culturel et communautaire Fernand-Laplaine et les bureaux du comité de revitalisation urbaine et intégrée de Saint-Pierre (CRUISP). Depuis 2003, ce quartier défavorisé est impliqué dans une démarche de revitalisation urbaine et intégrée*, son slogan : Saint-Pierre imagine… une place pour tous!

La rénovation complète en 2006 de cette bibliothèque, l’une des plus petites du réseau (340 m2, un ancien gymnase d’école) a sans contredit contribué à lui redonner un nouveau souffle et à l’ancrer davantage dans le milieu. On a su y créer un milieu accessible, convivial, agréable, sécuritaire, une place pour tous. On y offre les mêmes services que

les plus grandes : ouverture 7 jours / 7, Wi/fi, de l’aide à la recherche, des conseils de lecture, une salle de réunion et d’animation,  etc   Les activités offertes sont organisées en réponse aux besoins exprimés par le milieu et en partenariat avec soit : la maison de jeunes, un groupe de citoyens, le CRUISP, les écoles primaires, ou autre organisme.  La bibliothèque participe aux grands projets du quartier, programme pour la réussite scolaire,  campagne sur la sécurité,  les fêtes du quartier, le programme graffiti.

affiche study buddies bibliothèque Lachineaffiche héros du samedi bibliothèque St-Pierre

Définition de revitalisation urbaine intégrée : C’est une démarche axée sur la concertation et la participation citoyenne qui vise l’amélioration des conditions de vie des résidants d’un secteur défavorisé.

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sept - 2011 19

Anjou

Au loin, dans l’Est de la Ville, se trouve le magnifique royaume d’Anjou. Il s’agit d’un éden verdoyant semi-urbain, semi-banlieusard où une quarantaine de milliers d’âmes ont élu domicile. Ce royaume possède une forteresse commerciale immense, ainsi qu’un parc d’affaire très dynamique. Au cœur de ce royaume se trouve une grande bibliothèque prénommée en l’honneur d’un ancien grand seigneur du coin et actuellement gérée par une authentique comtesse originaire des vieux pays. On parle ici bien-sûr de la bibliothèque Jean-Corbeil.

La bibliothèque Jean-Corbeil se situe littéralement au cœur de l’arrondissement. En l’absence de maison de la Culture à Anjou, l’institution bibliothéconomique occupe une place importante dans la diffusion de la culture, mais tient également le fort comme lieu de rencontre et de socialisation des habitants du quartier. Un contexte parfait pour en faire une bibliothèque du 21ième siècle quoi.

On peut affirmer, en toute modestie bien sûr, que ce qui distingue la bibliothèque outre son décor vintage brunâtre et orangé des années 80,  est sans doute sa volonté de dynamisme et son ouverture d’esprit. En effet, la bibliothèque Jean-Corbeil embarque dans autant de projets que possibles et s’affaire à offrir une variété de services le plus large possible à ses clients. Ainsi, on y retrouve la plupart des collections spéciales présentent à Montréal (coups de poing, réussite scolaire, nouveaux arrivants, etc), mais également une collection inédite d’albums ados et un panneau des coups de cœur du Club des Irrésistibles. Une volumineuse collection de CD aux teintes jazz fait également partie de l’offre « particulière» de la biblio.

La bibliothèque a la chance d’avoir une équipe de cinq bibliothécaires dont un spécialement dédié à la médiation et l’animation du livre. Ainsi, de très nombreux projets sont mis en place à chaque année ce qui favorise une appropriation impressionnante de la bibliothèque par la communauté et les organismes. La bibliothèque essaie tant que faire se peut de lever la main et être présente lorsque des projets sont proposés.

Olivier Barrette

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sept - 2011 07

ph_16

1. CNW. Concours d’architecture pour l’agrandissement et le réaménagement de la bibliothèque Saul-Bellow de Lachine-> La firme Chevalier Morales architectes a remporté le concours d’architecture pour la bibliothèque Saul-Bellow. Des informations sur le projet lauréat sont disponibles ici.

2. CNW. Construction de la Bibliothèque du Boisé : le coup d’envoi est donné ->« C’est toujours une joie pour moi de voir s’ériger une nouvelle bibliothèque. Porte d’accès au savoir et à la culture, la Bibliothèque du Boisé sera un véritable milieu de vie accueillant, chaleureux et ouvert sur le monde qui offrira à la population une vaste gamme de services culturels. Le bâtiment logera également la réserve muséale du Musée des maîtres et artisans du Québec, un équipement indispensable pour soutenir la conservation et le développement de cette institution d’envergure », a affirmé la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre à l’occasion de la première pelletée de terre. On peut voir le projet lauréat ici.

3. Fastcodesign. How Twitter And Facebook Helped Bing Thom Design A Public Library -> L’architecte Bing Thom, gagnant de la médaille d’or de l’IRAC Architecture Canada 2011 explique la manière dont il a eu recours aux médias sociaux pour recueillir les commentaires et les suggestions en vue de formuler les besoins du public pour la construction de la nouvelle bibliothèque de Surrey (Colombie Britannique). L’ouverture de celle-ci est prévue pour septembre 2011.

4. Maxitendance.com. Bibliothèque Kanazawa Umimirai : Architecture Futuriste -> »C’est le cas de la bibliothèque publique Kanazawa Umimirai située à Ishikawa et imaginée par le studio d’architectes Coelacanth K&H dont les murs ont comme particularité d’être couverts de 6 000 petites ouvertures circulaires, autant de hublots, de fenêtres vers l’extérieur. »

5. Helsinki Central Library. The library as an urban office -> D’ici 2017, on prévoit que 50% du travail de bureau sera effectué dans un « troisième lieu » de travail ( cafés, hotels, etc.). À Helsinki, certaines bibliothèques ont reconnu les besoins d’un « troisième lieu » de travail pour les citoyens-avec-des-portables en développant un concept et un aménagement appropriés.

6. Web Urbanist. Reading Revolution: 14 Marvelous Modern Libraries -> Voici un sélection des 14 bibliothèques les plus modernes à travers le monde. Elles sont audacieuses, ambitieuses, avec des volumes et des formes dramatiques, de la transparence et…des livres.

Recherche : Marie D. Martel et Touria Fadaili

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sept - 2011 06

43 biblios

Cet été, Mme Véronick Raymond, du blogue de Radio-Canada, écrivait Les cinq commandements du parfait rat de bibliothèque montréalais. Pour elle, un aspect majeur et positif de notre réseau résidait dans la spécificité de nos 43 bibliothèques:

« Chaque établissement a sa spécificité, à l’image des communautés qui le fréquentent. À la Bibliothèque interculturelle du chemin de la Côte-des-Neiges, on a une collection de livres en langues étrangères allant du vietnamien à l’hindi en passant par le tamoul et le tagalog… alors qu’à Hochelaga, on a l’une des plus grandes collections pour enfants. Certaines bibliothèques sont miniatures, d’autres logent dans de beaux édifices historiques.»

En effet, nous sommes un grand réseau. Nous nous sommes donc dit qu’il serait intéressant d’apprendre à mieux se connaître et d’avoir un espace commun pour partager nos particularités. L’objectif est fort simple : faire le tour des 43 bibliothèques de notre réseau en moins de 52 semaines. Les billets seront diffusés les lundis, de septembre 2011 à août 2012.

Pour les plus motivés, c’est aussi une occasion d’en apprendre plus sur la méthode de publication de ce blogue.

Voici les règles du jeu :

  • Nous demandons un texte d’environ 150 à 250 mots avec une ou deux photos (ou vidéo, pour les plus motivés).
  • Nous cherchons à connaître et à mettre en valeur la spécificité de votre bibliothèque: que ce soit par l’entremise d’une collection particulière, d’une activité particulière, de votre bâtiment, des usagers de votre arrondissement, de vos employés, etc.
  • Puisque vous écrivez pour vos collègues, nous vous invitons à user de cette liberté dans l’écriture et le style de vos textes.
  • Les plus courageux peuvent prendre cette occasion pour apprendre à publier sur Espace B via l’interface WordPress. Pour les autres, nous nous occuperons de la publication. Patrick M. Lozeau est à votre disposition pour vous aider si vous avez des questions.
  • Le mieux serait un article par bibliothèque et non un article par arrondissement, mais nous sommes accommodants.
  • Les billets doivent nous être envoyés le vendredi précédant votre publication.

Pour partir ce projet, nous avons décidé de demander à certaines personnes de partir l’aventure.

  • Mardi, 6 septembre : Présentation du projet
  • Lundi, 19 septembre – Bibliothèque Jean-Corbeil (Olivier Barrette)
  • Lundi, 26 septembre – Bibliothèque Saint-Pierre (Francine Dupuis)
  • Lundi 3 octobre – Bibliothèque Robert-Bourassa (Jean-François Pépin)
  • Lundi, 10 octobre – Bibliothèque Langelier (Madeleine Godin)

Merci beaucoup et en espérant que ce projet vous emballe autant que nous,

Thierry Robert,
Pour l’équipe des médias sociaux

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août - 2011 24
Photo de François Bon

François Bon

Pour conclure la médiation autour de publie.net, nous avons accueilli François Bon pour une session de clavardage transatlantique.

François Bon est un écrivain français né en 1953, en Vendée. Depuis 1982, il a publié plus d’une trentaine d’oeuvres sur des sujets variés. En 2009-2010, il est professeur invité (création littéraire) à l’Université Laval (Québec) et l’Université de Montréal (Montréal). Présent sur Internet depuis 1997, il fonde en 2008 la coopérative d’édition numérique publie.net.

On vous présente ici la quasi-totalité du verbatim de la séance de clavardage tenue le lundi 22 août. Les sujets de discussion ont beaucoup tourné autour du livre numérique, mais aussi de la médiation numérique et de publie.net.

pmlozeau : Bonjour tout le monde! Merci d’être ici, que vous soyez au Québec ou en France, le virtuel n’a pas de frontière!

pmlozeau : Juste remettre en contexte que les bibliothèques publiques de Montréal ont le plaisir d’accueillir François Bon pour une séance de clavardage de 1 heure.

François Bon : serai heureux aussi de voir échanger en direct les secoueurs de bibliothèques des 2 côtés de la mare, notamment sur les questions de médiation…

dbourrion : Vraie Question : qu’est-ce qui différencie l’écriture des deux côtés des grandes eaux (en un mot) ?

bibliosurf : Médiation ?

pmlozeau : De ce côté de l’océan, les BPM sont abonnées à publie.net depuis 2 mois et le succès est au rendez-vous.

pmlozeau : On a notamment fait la médiation de certaines oeuvres via le site http://bibliomontreal.tumblr.com/

François Bon : @Daniel des fois je me dis que la coupure d’écriture n’est pas entre la France et le Québec, mais entre l’espace francophone tout entier et la singulière Montréal, ville du monde

dbourrion : @fbon hum oui j’allais corriger, peut-être pas de différence en fait

bibliosurf : Ils disent quoi les lecteurs des BPM de Publie.net ?

Marie D. Martel : Comment s’est jouée la médiation de Publie.net à Angers Daniel ? Ou chez bibliosurf ?

dbourrion : A Angers, médiation minimale parce que difficile d’impliquer les bibs tradis et bibnums surchargés

bibliosurf : chez bibliosurf, la médiation s’arrête pour l’instant à Mauvais genres…

bibliosurf : J’attends d’avoir un spip numérique pour bouger le catalogue de publie.net

dbourrion : @Marie et pmlozeau : succès lié à médiation chez vous ? Seule explication ?

François Bon : médiation : pour nous si vital, on ne peut pas être le prescripteur de son propre travail, même si le web fait de nous à la fois lecteurs et auteurs

g@rp : et relecteurs ;-)

dbourrion :  » on ne peut pas être le prescripteur de son propre travail  » plus1 en encore plus quand tu es juge et partie

bibliosurf : voire d’aller chercher des données directement sur le site tiers livre et partout ailleurs (via la connexion multibase de spip)

astrolabemelun : A melun médiation comme à Angers, évidence de l’abonnement mais pour la mise en valeur c’est aux responsables numériques de le faire et partie prenante des deux côtés, position difficile

dbourrion : Sur Angers, ça évolue mais lentement, Bibs tradis commencent (enfin) à regarder publie.net et envisage enfin de faire médiation

bibliosurf : pourquoi à l’astolabe, le catalogue n’est pas accessible en wifi ?

dbourrion : mais lent parce que travail de médiation en Bu pas considéré comme coeur de métier

François Bon : salut Philippe, dit Pierre Ménard sur le web, avec moi à Ouessant (sous la même pluie, mais de l’autre côté de la rue) : Astrolabe Melun plus site Liminaire plus revue D’Ici Là

impossiblenaoko : pardon de vous interrompre mais qqn peut me dire ce que signifie pour vous médiation ?

ljodoin : Un corpus numérique sans médiation c’est comme une biblio sans bibliothécaire : mortel ;)

dbourrion : « médiation » amener le lecteur au texte inconnu

impossiblenaoko : merci :-)

dbourrion : n’engage que moi

bibliosurf : médiation = petit lien entre le livre, l’auteur et le lecteur effectué par quelqu’un qui s’implique.

François Bon : gros défi pour nous : désapprendre à penser le livre comme finalité du texte, le web nous permet de penser l’écriture en 3D, on commence tout juste à inventer objets écrits directement numériques

dbourrion : « médiation » : dégager de la masse l’important à lire

impossiblenaoko : re merci :-)

Marie D. Martel : L’appréciation des lecteurs s’est manifesté dans le nombre. Et des félicitations dans les commentaires, pour avoir oser miser sur cette littérature.

François Bon : des fois l’impression que le cheminement mental est largement plus difficile à embrayer (je parle pour moi, tout simplement) que n’importe quelle question code ou technique

g@rp : plus1

dbourrion : « le cheminement mental est largement plus difficile à embrayer » oui mais normal, rupture de civilisation, non ?

Marie D. Martel : La médiation, c’est le lieu de rencontre entre les gens et les documents ou entre les gens ou entre les documents ( s’ils sont des gens)

ljodoin : Laissons la parole à François un tantinet : Lequel de ces mots craignez-vous le plus : drm, rentrée littéraire, droit d’auteur, écrivain professionnel?

François Bon : @Marie dans les ateliers d’écriture, tellement souvent cette impression : un texte de Beckett ou Duras font court-circuit, le contemporain c’est pas un zoo, c’est juste le présent

bibliosurf : ljodoin mieux que les drm et autre polémique, la littérature. Blabla technique, les genres adorent… mais lire ?

François Bon : une de mes rages actuellement : que même avec le web on garde vieilles frontières, un Québécois qui écrit sera toujours un Québécois 1/2

bibliosurf : les gens adorent -» j’ai encore lapsusé

ana nb : me pose la question de l’interaction entre objet lecture lecteur

François Bon : alors que l’écriture de la ville (voir blogs Qc) nous concerne directement dans l’espace uni de la langue

François Bon : @ljodoin aucun de ces mots ne m’importe vraiment – la littérature parle, m’ouvre l’appétit du monde, m’agrandit au dedans

g@rp : Qc ?

François Bon : drm : aucun intérêt, on ne les utilise pas, donc pas concerné

Marie D. Martel : Qc = Québec, Canada :)

g@rp : Merci Marie :)

bibliosurf : Je dois raccrocher… je suis preneur de ce script qui permet d’échanger. D’avance merci contact@bibliosurf.com

François Bon : rentrée littéraire : juste un effet d’épicerie, à relier au fait que le temps moyen de présence d’un livre en librairie c’est 5 semaines

g@rp : et plus si bandeau rouge prix littéraire`

François Bon : droit d’auteur : vraie question, parce que système français pas transportable tel quel dans le numérique, lié à son histoire, et donc partie obsolète

Marie D. Martel : Tu fais partie de la rentrée littéraire au Seuil François, avec Après le livre, comment cette publication papier s’inscrit-elle dans ta démarche ?

François Bon : écrivain professionnel : l’écriture c’est la nuit, c’est un espace libre – contrairement à vous Américains, la figure de l’écrivain n’a jamais été un fait « professionnel » dans notre tradition

François Bon : @Marie intérieurement pour moi je n’ai plus besoin du papier – mais très conscient que nous sommes encore minorité à lire sur iPad et liseuse 1/2

François Bon : 2/2 on travaille en ce moment sur version « print on demand » du catalogue publie.net – on va forcément vivre plusieurs années transition avec coexistence papier/numérique

ljodoin : Mais après le livre, finalement, c’est déjà maintenant?

Marie D. Martel : Ce serait donc dans la perspective de démocratiser la littérature numérique ?

François Bon : par contre (ds Après le livre) remarque 1, chacune de ces transitions a été irréversible et globale 2, le temps de ces transitions (tablette, rouleau, codex, imprim, presse) chaque fois s’est réduit

pmlozeau : @fbon L’avantage du papier est donc de ne pas avoir de barrière technologique à l’accès?

Bébé_Mort : @ Bon : Mais la publication numérique nous amènes la même visibilité et le même $$$ On s’entend que ce n’est pas le premier endroit où les gens vont penser aller magasiner leur nouvelle lecture.

pmlozeau : (Pour le lecteur.)

François Bon : @Marie je n’aime pas expression « démocratiser la lecture », la littérature est dans une espace d’art, qui la veut la prend, Proust ou Rimbaud peu importe la profession des parents

François Bon : je parle auteurs Fr, mais Gabrielle Roy je la porte en moi depuis mon séjour, incroyable qu’elle ne soit pas en Pléiade

François Bon : et pensée aussi pour Paul-Marie Lapointe, dont j’ai découvert la poésie à Qc via Marie-Andrée Beaudet

Marie D. Martel : Démocratiser dans le sens d’offrir un accès plus large à tous. Réduire les inéquités dans l’accès. Rejoindre les gens où ils sont -encore.

François Bon : @Bébé-Mort (quel pseudo!) : cessons de penser en $$$, pensons contenu, et puis contenu, et puis contenu, et puis contenu

François Bon : @Luc un des paradoxes d’aujourd’hui : pas possible de comprendre cette transition sans en accepter l’expérience directe, donc travailler ergonomie, formats, formes de récit

Bébé_Mort : Oui, mais pour qu’un écrivain ait envie d’y mettre du comptenu dans son oeuvre et pas seulement faire de la littérature « fast food » pour le $ Il faut quand même qu’il y est reconnaissance.

poolmaster : Cette fois-ci, la transition serait-elle affaire de génération?

impossiblenaoko : J’aime la version « print on demand », je n’ai pas de tablette, juste un écran, la lecture y est moins agréable

ana nb : pense aux réseaux littéraires avec le numérique les réseaux c’est la résistance la création

François Bon : @pmlozeau quand on enseigne en fac (à l’Udem chez vous, Sciences Po ici) l’accès 1er au texte des étudiants c’est ordi plus réseau, et plus du tout le livre

François Bon : @pmlozeau alors est-ce qu’on décide que ce qui nous semble essentiel on essaye de le faire exister là où se sont déjà implantés effectivement les usages ?

François Bon : j’aime bien ton expression, Ana : « les réseaux c’est la résistance de la création », et aussi son labo, sa respiration, le rôle même des revues papier il y a 40 ans

ljodoin : François, il y a aussi un joli paradoxe créatif : l’imprédictible et l’inéluctable…; de plus l’offre numérique est pour l’instant misérable…

François Bon : @Naoko : paradoxe effectif, les outils évoluent vite, de même que le livre a toujours évolué (lire sur Gallica un livre de 1930 ou de 1860 pour vérifier…), 1/2

pmlozeau : @fbon Rejoindre le lecteur où q’il soit. Sur son écran, sa tablette, son mobile, ou simplement lui déposer un livre papier entre les mains… :)

François Bon : 2/2 mais il me semble que cette année ça signe la bascule : lire sur iPad ça laisse très loin en arrière le livre papier

François Bon : @Luc je reviens sur papier/numérique : si les éditions du Seuil avaient politique création numérique, leur aurait confié et le livre et la version numérique

Lecteurencolere : le basculement sera réel avec la combinaison tablette /ecran eInk

Liboiron : Je crois que cet automne risque d’être le point de bascule du numérique, par l’offre de détaillant comme Kobo.

impossiblenaoko : aime aussi lire sur l’ipad, bcp même, juste que je n’en ai pas encore, ça viendra forcément, pense à cx qui y sont allergiques « print on demand » bien pour eux je crois

François Bon : le projet publie.net, coopérative d’auteurs, est né simplement de l’immobilisme de nos éditeurs papier, et malheureusement ça continue

impossiblenaoko : une transition exactement

François Bon : @Liboiron en 1 an, tu as raison, ce qui a changé c’est la « masse critique » des libraires : iTunes, Kindle, FeedBooks, et même chez nous Fnac etc

Lecteurencolere : il manque tout de même en France un outil de lectire tel le Kindle ou le NookTouch

Liboiron : effectivement François, le problème en est toujours une d’offre, et les titres de la rentrée ne seront pas tous numérique, c’est dommage.

François Bon : les ventes publie.net directement sur le site ne sont plus qu’à 28pourcent de nos ventes via libraires, privilège au « one clic » depuis les différents appareils

Lecteurencolere : là commencera l’aventure

François Bon : @Liboiron TOUS les titres de la « rentrée » sur publie.net sont au format numérique :-)

impossiblenaoko : :-)

Lecteurencolere : avec plus de 650 ouvrages numérique à la rentrée, on peut dire qu’il y a une grosse progression tout de même

g@rp : et au rythme d’un par jour pendant 30 jours

François Bon : @Lecteurencolere : la progression des liseuses devient quand même sensible, notamment grâce à Bookeen, même si l’iPad embarque le reste

impossiblenaoko : aldiko pas mal non plus

Lecteurencolere : la masse ne connait que l’iPad, et pas pour la lecture

Lecteurencolere : un Kindle français ou un vrai Fnacbook ferait la différence

PF : P Froehlich: Bonjour. J’ai eu plus de lecteurs par accès réseau des bibliothèques via publie.net que par premier roman au Seuil. Etre là où on lit et dans un échange litt. contemp. vivante

Liboiron : En dehors de l’aspect diffusion, est-ce que Publie.net effectue un travail éditorial sur les oeuvres?

Lecteurencolere : mais oui la Bookinerie va dans ce sens

François Bon : @Naoko @Lecteurencolere pour moi, la lecture web et le « livre numérique » comme frontière provisoire question essentielle, les 2 inséparables

impossiblenaoko : oui

François Bon : penser le livre numérique comme une bulle provisoire d’un état plus dense, dans l’ensemble de nos pratiques web, incluant socialité directe lecteur/lecteurs/auteur

pmlozeau : Surtout que l’ePub 3 emprunte beaucoup à HTML 5.

François Bon : bienvenue Patrick, et quel plaisir rendre disponible un travail comme tien, là où l’édition traditionnelle ne semblait plus en mesure de l’assumer

François Bon : @Liboiron travail éditorial en amont de l’epub est évidemment le même qu’on soit en papier ou en numérique

dbourrion : Pierre Mounier a twitté « le print on demand va désacraliser le papier en en faisant un service parmi d’autres » ça ouvre des perspectives…

François Bon : @Liboiron ce qui change, c’est que le « code » est une dimension native du geste éditorial, l’invention de l’objet, alors qu’en papier on passe le relais à la fab après l’éditorial

François Bon : @pmlozeau l’epub3 nous facilite déjà la vie pour l’insertion audio et vidéo, mais les possibilités de l’epub2 encore largement inexploitées….

Marie D. Martel : Le livre numérique est encore un texte clos, stable dont la dimension sociale est encore très indirecte, les interventions des lecteurs restent médiatisées et à bonne distance autour de l’oeuvre

margantin : ce qui me plaît chez Publie.net c’est avant tout l’activité créatrice qui s’y développe, pas juste une maison d’édition, une revue aussi

François Bon : et je suis bien conscient d’avoir révisé mon propre discours en profondeur sur question epub ces 2 ans!

PF : Je témoigne, travail éditorial qualitativement idem maison traditionnelle et publie.net. Mais très rapide

Liboiron : La précision est importante, puisque présenté comme une coop d’auteurs on peut être sur l’impression qu’il s’agit d’oeuvre à compte dauteur, et je crois que l’auteur profite de ce travail éditorial.

François Bon : quand j’ai eu le déclic de publie.net à partir mon expérience papier au Seuil, c’est l’idée coopérative d’auteur qui l’emportait : faire ensemble, permettre redistribution directe des recettes

impossiblenaoko : ce qui me plaît chez publie.net ce sont les auteurs, ils font beaucoup, l’essentiel selon moi

François Bon : @Liboiron merci aux bibliothèques qui s’abonnent, c’est grâce à cela qu’on peut envisager circuit pro, rémunération travail éditorial correction et code

g@rp : @naoko sauf ceux du sud, qui sont un peu fainéants, à ce qu’on dit ;-)

impossiblenaoko : :-)

François Bon : @Marie en accord avec ce que tu dis – le travail social s’effectue sur les blogs, sur mon iPad pas forcément envie partage social de mes lectures

SMartelly : bonjour tardif. je vous lis…

astrolabemelun : C’est le moins qu’on puisse faire en tant que bibliothèque, s’abonner à Publie.net !

Marie D. Martel : La manière dont les auteurs chez Publie.net prolongent le processus de création à travers leurs activités web et sur les médias sociaux est extrêmement intéressante aussi

François Bon : @Marie pas sacraliser l’écrivain, mais respecter rapport temps de création, densité aussi des heures collectives que représente l’editing

SMartelly : Je dis sûrement des choses qui ont déjà été dites, mais ce n’est pas simplement la circulation et le mode de lecture qui sont différents, c’est la création elle-même qui est différente.

François Bon : @Marie enjeu complémentaire pour nous : ce qu’il y a de fort dans travail blog d’un auteur, lui donner pérennité, et le propulser hors de sa 1ère sphère de socialité ?

Liboiron : @FrancoisBon L’initiative des bibliothèques plus abonnement est effectivement très intéressante et agissent comme diffuseurs de l’oeuvre numérique et favorisent l’accès, et peut assi favoriser la vente

François Bon : bonjour Stéphane ! ici à Ouessant salon livre insulaire avec présence Haïiens!

Liboiron : Quel a été l’impact du streaming en biblio sur les ventes de titres, est-ce possible de quantifier. De voir causalité?

SMartelly : Aïe, fais gaffe! ;)

François Bon : @Liboiron le web accroît encore la pression consensuelle et marchande, rôle de la bib pour le papier comme pour le num autoriser la libre découverte

François Bon : emprunter 5 livres, les emporter chez soi, même si on ne va en lire que 2 sur les 5, c’est l’enjeu pour nous auteurs de proposer catalogue entier plutôt que titres sous licence

Chegreco : Il y a des auteurs qui ne veulent pas « sortir de 1ère sphère de socialité ? » et certains se sentent alors en opposition avec le numérique.

François Bon : @Liboiron absolument cesser de penser chiffres – pour la musique, c’est tout récent que nous préférons écouter Streaming sans télécharger titres

Marie D. Martel : Au texte clos et fermé, je voulais aussi faire contraste avec la possibilité que via licence cc, on puisse jouer le jeu écriture/lecture via l’activité de remix par exemple

PF : @Marie et Stéphane Oui l’écriture est influencée par le support, travail peut-être seul mais dans l’échange indispensable. Pas de sacralisation à l’ancienne pour écrire dans notre monde. Txt ouvert

SMartelly : dans mon cas, l’expérience de Publie.net a été celle de la rencontre, du risque de la confiance et de la négociation d’une extériorité partagée

François Bon : @Liboiron et question de fond : les textes des auteurs qui surgissent aujourd’hui sont d’emblée via le média numérique, on ouvre autre processus

François Bon : @Marie j’ai plutôt envie d’honorer la singularité des voix, mais très attentif aux tentatives qui créent auteur collectif

impossiblenaoko : ce que j’aime dans le numérique c’est aussi la disparition du pilon, je déteste les livres « morts ».

François Bon : @Chegreco à un scientifique qui te dirait la même chose, tu répondrais quoi ?

ljodoin : Frappé à la lecture de ton texte de constater que la mutation numérique est aussi fortement corporelle. Vocabulaire du corps : dimension scopique, odeurs, ongles qui font clic clac sur le clavier, 1/2

ljodoin : … mémoire du touché du livre, oreille et voix de l’écrivain, rapport dans l’espace et le temps. Si Serres n’était passé par là : Les cinq sens. 2/2

Marie D. Martel : La singularité des voix n’est-ce pas un prétexte pour perpétuer le piédestal de l’écrivain?

François Bon : @Luc nos usages numériques changent la façon de noter, de documenter le monde – la genèse de l’écriture, chez Flaubert, Baudelaire, ou Kafka est évidemment une quantification journalière 1/2

SMartelly : piedestal? non… spécificité, oui, me semble-t-il.

Liboiron : Quel est le modèle économique du streamingtre publie.net et les bibliothèques? et Pour l’auteur évidemment.

François Bon : 2/2 c’est seulement la discontinuité de la publication qui donnait impression contraire – le blog n’est pas une fragmentation supplémentaire 2/3

impossiblenaoko : L’écrivain n’est plus sur un piedestal, simplement certains font encore semblant, non ? :-)

François Bon : 3/3 la différence du web c’est que l’instance de publication accompagne la quantification journalière, d’où aussi justif du livre numérique comme editing

François Bon : @Naoko lire Roger Chartier sur la constitution de ce « piédestal », les grands ne s’en embarrassent pas : voir liste destinataires des 3000 lettres (en 5 langues) de Beckett

SMartelly : @Liboiron Certainement, mais y croit-on?

François Bon : @Liboiron on ne veut pas de « modèle économique », on veut que nos textes circulent et soient beaux – revue D’Ici Là (pas moi qui fais) en suis vraiment fier

Chegreco : …je sais je sais ! Il manque le bâteau ou le train ! Mais on me mentionne alors que l’écrivain n’est pas une prof. comme un scientifique ou un masson. L’écriture se fait de multiples manières. Bref

PF : piedestal, c’est comme le mandarin en médecine, une époque. On est loin de ce qu’est écrire aujourd’hui, l’engagement actif

François Bon : @Chegreco écrivons, publions, échangeons, on trouvera tjs moyen de gagner sa vie d’autre façon (m si c’est pas facile ts les jours)

trop rapidement… mais il est déjà temps de conclure. :-)

Liboiron : Heu ok, mais faut bien rémuner les auteurs pour leurs oeuvres et les artisans autours d’eux. San modèle économique, peu importe ce qu’il est, on laisse le champs libre au tout papier.

François Bon : @ljodoin je crois qu’on est seulement à l’aube de ce que la forme numérique peut changer ds rapports mots-images-voix

ljodoin : François, on te laisse le dernier mot!

Marie D. Martel : Les frontières sont à explorer entre l’engagement actif et interactif ! Sur Twitter :)

SMartelly : mots-images-voix-lectures

François Bon : @luc le « livre audio » c’était écouter un livre, mettre de la voix ou du son sous un chapitre de l’iPad on reste dans l’espace du livre

Chegreco : Et oui pour Beckett ! Les lettres (maintenant 2 vol. publiés sur 4) c’est extraordinaire. Avant – pendant -et après le livre !

François Bon : @Marie l’impression de mon côté de n’être pas encore au bout de ce qu’on peut inventer via twitter, carnet de notes, carnet de liens

ljodoin : Merci à tous, toutes, merci François et au plaisir..

impossiblenaoko : merci à tous

Liboiron : merci François et aux biblios de Montréal :-)

François Bon : @Liboiron pour ça qu’on a créé publie.net aussi: redistribuer les recettes aux auteurs (50/50) mais c’est conséquence et pas finalité :-)

ana nb : merci à vous

pmlozeau : Je remercie encore François Bon pour sa présence. Sans oublier tous ceux qui se sont présentés pour échanger durant la dernière heure.

François Bon : oh la la c’est déjà fini, on a à peine commencé ?

ljodoin : ça ne fait que commencer…

pmlozeau : On peut continuer sur Twitter, la communication asynchrone par excellence. :-)

g@rp : plus1

pmlozeau : Utilisont le hastag #bonmtl pour mieux se retrouver. :-)

Marie D. Martel : Merci François pour ta générosité! Merci à tous! Le nuage des thèmes abordés étaient très dense mais soleil derrière :)

François Bon : à quand une invitation RealLife des auteurs publie.net vivant à Montréal ? suis sûr qu’ils seraient prêts!

g@rp : Je file sur l’autre ligne. Ai du retard. Merci encore à toutes et tous pour ce clavardage …et pour tout le reste

pmlozeau : @fbon Très bonne idée! On en prend note. :-)

pmlozeau : La machine à écrire, se ferme. Merci encore pour votre participation. :-)

François Bon : merci à vous – belle machine, on devrait se dire qu’une fois par semaine ou par mois on se refait un petit web-storming Qc-Fr…. petites choses peuvent en entraîner grandes…

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