Jan. – 2010 13

En 2006, Laura Cohen, bibliothécaire de Copenhague, proposait sur YouTube un manifeste du bibliothécaire 2.0. Ce petit vidéo, composé de sons, d’images et de textes, énonce en 17 phrases l’attitude et les actions que devraient adopter un bibliothécaire 2.0. Les textes étant en anglais, je vous en propose ici une traduction libre :

1. Je reconnaîtrai que l’univers de la culture de l’information change rapidement et que les bibliothèques doivent répondre positivement à ces changements afin de fournir des ressources et des services dont les usagers ont besoin et qu’ils désirent.

2. Je m’éduquerai à propos de la culture de l’information de mes usagers et chercherai le moyen d’intégrer ce que j’ai appris aux services de la bibliothèque.

3. Je ne serai pas défensif à propos de ma bibliothèque, mais je regarderai clairement sa situation et ferai une évaluation honnête de ce qui pourrait être accompli.

4. Je deviendrai un participant actif afin d’amener ma bibliothèque à aller de l’avant.

5. Je reconnaîtrai que les bibliothèques changent lentement, et travaillerai avec mes collègues afin d’accélérer notre réponse au changement.

6. Je serai courageux en ce qui a trait à la proposition de nouveaux services et à de nouvelles manières de fournir des services, même si certains de mes collègues sont résistants.

7. J’apprécierai l’excitation et le plaisir associés au changement positif, et les transmettrai à mes collègues et usagers.

8. S’il y a désormais de meilleures manières de faire les choses, je laisserai aller mes pratiques antérieures même si celles-ci semblaient autrefois les meilleures.

9. J’adopterai une approche expérimentale du changement et serai prêt à faire des erreurs.

10. Je n’attendrai pas que quelque chose soit parfait avant de le lancer, et le modifierai en fonction des commentaires des utilisateurs.

11. Je ne craindrai pas Google et ses services associés, mais prendrai plutôt avantage de ces services au profit de mes utilisateurs tout en offrant l’excellent service de bibliothèque dont ceux-ci ont besoin.

12. J’éviterai de demander aux utilisateurs de voir les choses en termes bibliothéconomiques mais formulerai plutôt les services afin de refléter les préférences des utilisateurs et leurs attentes.

13. Je serai prêt à aller là où les utilisateurs sont, à la fois en ligne et dans les espaces physiques, pour pratiquer ma profession.

14. Je créerai des sites web ouverts et permettrai aux utilisateurs de se joindre aux bibliothécaires pour contribuer au contenu de façon à améliorer leur expérience d’apprentissage et offrir une assistance à leurs pairs.

15. Je ferai la promotion d’un catalogue ouvert qui fournira des fonctions personnalisées que les utilisateurs attendent des environnements informationnels en ligne.

16. J’encouragerai l’administration de ma bibliothèque à bloguer.

17. Je validerai, à travers mes actions, le rôle professionnel vital et pertinent des bibliothécaires dans tous les types de culture d’information qui évoluent.

Qu’en pensez-vous?
Ces énoncés vous semblent-ils inspirants, utopistes, complètement déconnectés de votre réalité?

Qu’est-ce que signifie pour vous être un bibliothécaire 2.0 au quotidien?
Et selon vous, qui, parmi vos collègues, incarne le mieux l’idée que vous vous faites du bibliothécaire 2.0?

Il y a quelques mois, Marie D. Martel témoignait dans son billet Le jour de la veille de ce que signifiait pour elle être une bibliothécaire 2.0 au quotidien. Bibliobolle, quant à lui, poursuit ses explorations des applications du Web 2.0 aux bibliothèques, et il nous propose régulièrement de nouveaux billets sur des sujets variés. Pour ma part, je fais aussi de mon mieux afin d’intégrer à ma pratique et à mes interactions avec mes collègues et employeurs les principes énoncés ci-haut… Par exemple, ces temps-ci, quelques collègues et moi concentrons nos efforts sur le point 16, afin que nous puissions découvrir ce qu’ont à dire nos gestionnaires 2.0 ;-) !

Par @jjfortin

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Oct. – 2009 05

La popularité des médias sociaux et des nouveaux outils de diffusion et de partage de ressources croît, les habitudes de consommation informationnelle des gens varie, et notre cadre de responsabilités en tant que professionnels de l’information tend à s’étendre au-delà du lieu physique, dans un univers virtuel dont les limites sont difficiles à circonscrire.

S’il est possible de modifier ses habitudes de travail pour mettre à profit les ressources de l’écosystème numérique afin de faciliter les activités bibliothéconomiques et améliorer l’offre de services au public, ce n’est toutefois pas chose facile. Malgré l’enthousiasme et la bonne volonté, et parce qu’il est difficilement possible dans le cadre de mon emploi d’y consacrer tout le temps requis, j’avoue me sentir parfois dépassée par la diversité des outils disponibles et le temps qu’implique (ou impliquerait) l’apprivoisement et l’appropriation de chacun.

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Août – 2009 28

Bibliobolle se présente comme un “bibliothécaire à la ville de Montréal, condamné au recyclage perpétuel pour ne pas se retrouver dépassé”. Avec ses 5 billets parus depuis le 20 août 2009 et son “demi” enthousiasme, il aborde les activités “Web social” du bibliothécaire avec un humour fin et des commentaires réfléchis.

En plus de nous amuser, il nous invite notamment à consulter les 23 clés du programme de formation au Web 2.0 en bibliothèque concu par la California School Library Association, ou encore à envisager de nouveaux services de médiation virtuelle.

Qui est donc ce mystérieux collègue? En attendant qu’il sorte du placard, je propose que nous cherchions ensemble de qui il s’agit… Des idées?

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Août – 2009 05

Afin de poursuivre la réflexion sur le sujet entamée en avril dernier lors du Forum des bibliothèques de Montréal 2.0 – et bien sûr aussi parce que le sujet est toujours d’actualité! – nous vous proposons quelques lectures portant sur les médias sociaux, dénichées au cours de la semaine dernière.

1. Selon une étude sur les médias sociaux publiée par Universal McCann, l’activité sur les sites de réseaux sociaux à vocation multiple comme Facebook ou MySpace croît, tandis que celle des sites à vocation unique comme Flick-r ou Blogger décroît  (via iLibrarian et ReadWriteWeb, en anglais).

2. Les 5 médias sociaux à utiliser par les petites entreprises seraient les réseaux sociaux locaux, le blog, Twitter, les pages de fans Facebook, et les wikis personnalisés (à lire sur Mashable en anglais, recommandé par iLibrarian).

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Juin – 2009 22

zoteroLa nouvelle version « sociale » de Zotero, tant attendue, est arrivée.
Zotero 2.0 (version bêta) propose des fonctions et des outils collaboratifs.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Zotero est une extension du navigateur Firefox. Il s’agit d’un outil de gestion bibliographique gratuit et libre qui exploite les technologies du web et permet d’extraire les métadonnées des pages web consultées. Il est compatible avec la plupart des catalogues de bibliothèques.

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Avr. – 2009 27

 

 

Facebook !  Au début, c’est la méfiance. Pourquoi ouvrir un compte, quel intérêt ? Que peut m’apporter cet outil ? À cela s’ajoutent toutes les questions de confidentialité et des informations personnelles qui ne nous appartiennent plus …même si on décide de quitter Facebook!

 

Oui, il y a des inconvénients. Mais, les avantages sont nombreux.

 

Facebook est un outil de marketing gratuit qui permet de rejoindre un très large public, qu’on ne pourrait habituellement rejoindre avec les médias traditionnels. Alors, pourquoi s’en priver ?

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Avr. – 2009 27

Le Monde diplomatique propose, dans sa livraison d’avril, une réflexion sur la manifestation la plus visible du Web 2.0, défini comme «l’ouverture de la production indépendante en ligne aux non-hackers». Les wikis étant des «systèmes de gestion de contenus rendant les pages Web librement modifiables par tous les visiteurs qui y sont autorisés», une interrogation sur leur crédibilité demeure des plus pertinentes.

Comme d’habitude, le mensuel appâte le lecteur en publiant le début de l’article sur son site. Sa version intégrale se trouve maintenant sur le bureau de Marie.

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Avr. – 2009 21

marie-martel-1Le Forum Bibliothèques de Montréal 2.0 a résonné  dans la biblioblogosphère. Voici une revue de presse web réunissant une dizaine de blogues qui ont relayé l’événement. Plusieurs de ces blogues sont animés par des participants.

1. Bibliothèque 2.1 – Sur le blogue Zéro Seconde, Martin Lessard a publié: “Deux journées vraiment passionnantes que j’ai animées au Forum des Bibliothèques de Montréal : Bibliothèques de Montréal 2.0. la semaine dernière. Pour ceux qui découvrent ce blogue suite au colloque, voici de quoi vous alimenter encore un long bout… jusqu’au web 2.1 ;-)

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Avr. – 2009 15

Le Forum sur le web 2.0 et les bibliothèques publiques s’est tenu le 19 et 20 mars dernier au centre Gelber. Les organisateurs estiment qu’il y avait 230 participants lors de ce colloque ; certaines personnes n’y ont assisté qu’une seule journée, mais la plupart étaient présents lors des deux jours. Près de 60 % de ces participants ont eu l’amabilité de répondre au formulaire d’évaluation. Ainsi, les chiffres qui suivront proviennent de leurs réponses.

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Mars – 2009 27

Marie D. Martel

J’ai déjà produit deux billets en relation avec le Forum Bibliothèques de Montréal 2.0, organisé par la Ville de Montréal. Celui-ci se veut à la fois plus général et, d’une certaine façon plus particulier, comme vous le constaterez. Tenu les 19-20 mars derniers, cet événement, qui se déroule habituellement dans les limites de l’île, a été un peu plus grand que nature cette fois puisque des collègues provenant de d’autres milieux culturels et des bibliothèques du Québec ont été invités à y participer. Ouverture, collaboration, réseau, communauté étaient à la fois les sujets et les déterminants de l’événement.

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