Déc. – 2009 08

Les appareils mobiles les plus perfectionnés d’aujourd’hui (iPhone, Blackberry, Android et autres), dont les technologies seront la norme de demain, sont dotés d’appareils photo, de GPS et de boussoles. Couplez cela à un accès haute vitesse à toutes les données des centres de données et aux plus récentes technologies de reconnaissance vocale et visuelle, et nous avons dans la paume de notre main un incroyable outil d’interprétation de l’espace physique.

Ces technologies, et les possibilités qu’elles engendrent, auront certainement des impacts sur nos habitudes de consommation, notamment pour ce qui est du «bouquinage». Concrètement, comme le montre le service Google Goggles dévoilé hier, il est déjà possible, en photographiant un livre avec son appareil mobile, de consulter une foule d’information récoltée par Google à son sujet, dont bien sûr les endroits où l’on peut se le procurer.

Si j’étais libraire, cela m’inquiéterait. Dans les rayons de ma librairie, d’une seule prise de photo, je pourrai voir si le livre que je souhaite acquérir est moins cher sur Amazon, et d’un autre clic, le commander sur le champ.

Et là, on ne parle même pas des dangers pour la vie privée que la reconnaissance visuelle peut occasionner : une prise de photo, et hop, je connais tout ce qui existe à ton sujet en ligne.

Mais pour les bibliothèques, il me semble que ces technologies offrent des possibilités formidables de faire le lien entre les collections et les utilisateurs. On peut imaginer une application permettant de photographier un document (un livre, un film, un album, que ce soit à la bibliothèque, chez un ami, ou ailleurs) pour instantanément consulter sa disponibilité à la bibliothèque, lire l’évaluation des autres abonnés, etc. Si le livre n’y est pas, la bibliothèque pourrait être aussitôt informée de cette requête non satisfaite et décider de réagir en acquérant le document ou en conseillant l’usager vers d’autres ressources disponibles.

Et vous, quelles idées ces technologies vous inspirent-elles?

Haut de page    

Mars – 2009 18

Marie D. Martel
Être une bibliothécaire 2.0, qu’est-ce que ça signifie au quotidien ?

Hier matin, par exemple, je me suis levée un peu en retard, bonjour les enfants, hop à l’école, je reviens, je fais mon courriel, puis direction métro, je ramasse  en passant le quotidien gratuit Montréal Métro qui m’est à peu près aussi nécessaire que le café. C’est ici que tout commence. Dans les premières pages, je lis que le rapport national sur la situation du décrochage scolaire sera rendu publique le matin même à 10h.

Ok, c’est une bonne information à suivre et à mettre sur Twitter à peu près en ces mots-là et en 140 caractères. Sur Twitter, il existe toute une communauté d’enseignants et de personnes qui naviguent autour du monde de l’éducation et des TIC. Placer cette information avec ma posture de bibliothécaire, c’est signifier à la communauté qu’il s’agit d’un enjeu qui compte pour nous.

Continuez la lecture »

Mots-clés associés à cet article :

Haut de page    

Mars – 2009 02

Marie D. MartelVoulez-vous en avoir plein la vue ? Je vous invite à lire ce billet de Michael Stephens :

Tame The Web » The Hyperlinked Library.

Vous y trouverez un modèle audacieux pour la bibliothèque du 21ième siècle :  La  bibliothèque hyperliée ou hyperconnectée est transparente, participative, ludique, centrée sur l’usager, humaine. La bibliothèque 2.0 déborde du cadre technologique et fait en sorte que TOUT est accès.
Prenez la peine de télécharger l’immense document PDF intitulé The Hyperlinked Library (Updated for Spring 2009)

Vous pourrez ainsi visionner le matériel qu’il a présenté dans le cadre de la conférence Web2.You à l’École des sciences de l’information de l’Université McGill, il y a quelques semaines. Pour l’avoir entendu, je vous assure que c’était assez mémorable. Vous pouvez aussi suivre les activités de Michael Stephens en vous abonnant (via RSS) à son blogue Tame the Web, ou en consultant l’Univers Netvibes – La Machine à coudre sous l’onglet Biblioblogues. Michael Stephens a aussi une vitrine publique sur Twitter.

Michael Stephens est professeur au Graduate School of Library and Information Science at Dominican University (en Illinois).

Marie D. Martel

Mots-clés associés à cet article :

Haut de page    

Fév – 2009 23

Marie D. Martel
Cet événement est l’occasion de se rappeler qu’il s’agit d’un droit qui n’est jamais totalement acquis, même s’il est garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.
Certaines histoires de censure apparaissent plus près de la fiction que de la réalité.  On dit que Alice au pays des merveilles aurait été censuré par le gouvernement chinois parce que les animaux y parlaient.  Robin des bois l’a été dans un état américain : Prendre aux riches pour donner aux pauvres est une philosophie communiste.

Le droit de lire est remis en question chaque fois que les bibliothèques, les écoles, les librairies croisent leur Sarah Palin.  Un auteur, comme Stanley Fish, dira que la question de la liberté d’expression et de son contrôle, des limites du discours permis et proscrit, est une question essentiellement politique :
Continuez la lecture »

Mots-clés associés à cet article :

Haut de page