oct - 2011 11

La Bibliothèque Langelier

Avec ses larges fenêtres qui laissent entrer la lumière naturelle et sa jolie terrasse invitante tout l’été, avec son personnel courtois, pour qui la qualité du service importe grandement, la bibliothèque Langelier est un lieu accueillant pour tous.

Facile d’accès, située au 6473 Sherbrooke est, voisine de la station de métro Langelier, face à un centre commercial, entourée de nombreux commerces et restaurants. Visiter la bibliothèque est un arrêt salutaire pour tous ceux qui veulent se laisser séduire par un livre, un dvd, un cd ou tout simplement lire dans une ambiance agréable.

La bibliothèque Langelier est un lieu rassembleur qui accueille une clientèle diversifiée: jeunes familles, retraités, étudiants, adolescents, internautes, travailleurs autonomes, curieux de tout acabit.

Ouverte aux organismes communautaires du quartier, sa salle de spectacle accueille périodiquement des conférences, des projections et est un lieu de rencontre privilégié pour les adultes et les jeunes.

Près d’une vingtaine de classes des écoles du quartier et des centres de la petite enfance
se présentent régulièrement à la bibliothèque pour visiter la section jeunesse, un lieu dynamique qui offre une panoplie de bandes dessinées et de mangas, une section jeux pour les jeunes familles. Les contes pour les poupons, pour les tout-petits, les contes et croissants représentent également des activités fort populaires pour les jeunes de 0 à 7 ans.

La lumineuse section adultes, avec ses revues multiples, est une belle porte d’entrée pour tous les usagers qui veulent s’ouvrir sur le monde. Les jeunes adultes sont particulièrement privilégiés avec une collection qui leur est consacrée.

Que ce soit pour lire, feuilleter, consulter, découvrir les diverses collections, brancher son portable, utiliser le service internet sans-fil, la biliothèque Langelier est un service essentiel pour tous, un rendez-vous à ne pas manquer chaque jour de la semaine.

Vidéo sur la bibliothèque Langelier

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Merci!

Josée Valiquette, Jessica Lecavalier, Madeleine Godin et Luc Fleury.

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oct - 2011 03

Bibliothèque Outremont - section des jeunesLa bibliothèque Robert-Bourassa a ouvert ses portes le 1er avril 1998. Le bâtiment propose des aires communicantes qui introduisent l’usager à l’ambiance générale du lieu dès son arrivée. Cette approche architecturale, qui fait grandement appel à la lumière naturelle, à l’innovation et à l’ouverture, permet le développement d’une synergie entre les différentes fonctions de la bibliothèque et entre les usagers eux-mêmes. Sur les murs de la bibliothèque sont exposées des œuvres d’art en rotation qui sont prêtées par la Galerie d’art d’Outremont adjacente, et qui complètent l’harmonie d’ensemble du bâtiment. Durant l’été, un jardin terrasse offre aux abonnés un refuge tranquille pour y faire la lecture. Un parc informatique composé de dix-sept postes et un environnement WiFi est mis à la disposition des petits et des grands.  Sa collection totalise plus de 90 000 documents, une centaine de périodiques et plusieurs activités sont proposées aux citoyens.

Bibliothèque Outremont - terrasseEffectivement, c’est dans la Galerie d’art d’Outremont que se déroule à chaque deux ans l’Hommage aux écrivains d’Outremont. Une activité de renom qui connaît toujours un grand succès.  Plusieurs clubs de lecture organisent leurs rencontres dans les locaux de la bibliothèque, et même le Club virtuel des Irrésistibles y fait sa remise de prix annuel.  Qui plus est, à chaque printemps a lieu la très courue Soirée des ados, une soirée aux nombreuses activités qui attirent les jeunes adolescents de tous les arrondissements de Montréal. Dernièrement, la bibliothèque organise tous les mardis matins la Matinée des aînés et ouvre ses portes pour les personnes aînées.  Ces dernières sont invitées à venir prendre le café avec les employés de la bibliothèque et des formations Internet sont offertes gratuitement de façon conviviale.

Des visites de groupe, des animations thématiques et des heures du contes  sont organisées durant l’année afin d’animer les écoles, les centres de la petite enfance et les jeunes familles.

En plus de son ambiance très familiale, la bibliothèque s’assure aussi d’offrir un environnement de lecture et de travail des plus convivial  à ses usagers.

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sept - 2011 26

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La bibliothèque de Saint-Pierre située au cœur du quartier Saint-Pierre à Lachine  partage l’édifice du 183 rue Des Érables avec l’aréna Martin-Lapointe, le Centre culturel et communautaire Fernand-Laplaine et les bureaux du comité de revitalisation urbaine et intégrée de Saint-Pierre (CRUISP). Depuis 2003, ce quartier défavorisé est impliqué dans une démarche de revitalisation urbaine et intégrée*, son slogan : Saint-Pierre imagine… une place pour tous!

La rénovation complète en 2006 de cette bibliothèque, l’une des plus petites du réseau (340 m2, un ancien gymnase d’école) a sans contredit contribué à lui redonner un nouveau souffle et à l’ancrer davantage dans le milieu. On a su y créer un milieu accessible, convivial, agréable, sécuritaire, une place pour tous. On y offre les mêmes services que

les plus grandes : ouverture 7 jours / 7, Wi/fi, de l’aide à la recherche, des conseils de lecture, une salle de réunion et d’animation,  etc   Les activités offertes sont organisées en réponse aux besoins exprimés par le milieu et en partenariat avec soit : la maison de jeunes, un groupe de citoyens, le CRUISP, les écoles primaires, ou autre organisme.  La bibliothèque participe aux grands projets du quartier, programme pour la réussite scolaire,  campagne sur la sécurité,  les fêtes du quartier, le programme graffiti.

affiche study buddies bibliothèque Lachineaffiche héros du samedi bibliothèque St-Pierre

Définition de revitalisation urbaine intégrée : C’est une démarche axée sur la concertation et la participation citoyenne qui vise l’amélioration des conditions de vie des résidants d’un secteur défavorisé.

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sept - 2011 19

Anjou

Au loin, dans l’Est de la Ville, se trouve le magnifique royaume d’Anjou. Il s’agit d’un éden verdoyant semi-urbain, semi-banlieusard où une quarantaine de milliers d’âmes ont élu domicile. Ce royaume possède une forteresse commerciale immense, ainsi qu’un parc d’affaire très dynamique. Au cœur de ce royaume se trouve une grande bibliothèque prénommée en l’honneur d’un ancien grand seigneur du coin et actuellement gérée par une authentique comtesse originaire des vieux pays. On parle ici bien-sûr de la bibliothèque Jean-Corbeil.

La bibliothèque Jean-Corbeil se situe littéralement au cœur de l’arrondissement. En l’absence de maison de la Culture à Anjou, l’institution bibliothéconomique occupe une place importante dans la diffusion de la culture, mais tient également le fort comme lieu de rencontre et de socialisation des habitants du quartier. Un contexte parfait pour en faire une bibliothèque du 21ième siècle quoi.

On peut affirmer, en toute modestie bien sûr, que ce qui distingue la bibliothèque outre son décor vintage brunâtre et orangé des années 80,  est sans doute sa volonté de dynamisme et son ouverture d’esprit. En effet, la bibliothèque Jean-Corbeil embarque dans autant de projets que possibles et s’affaire à offrir une variété de services le plus large possible à ses clients. Ainsi, on y retrouve la plupart des collections spéciales présentent à Montréal (coups de poing, réussite scolaire, nouveaux arrivants, etc), mais également une collection inédite d’albums ados et un panneau des coups de cœur du Club des Irrésistibles. Une volumineuse collection de CD aux teintes jazz fait également partie de l’offre « particulière» de la biblio.

La bibliothèque a la chance d’avoir une équipe de cinq bibliothécaires dont un spécialement dédié à la médiation et l’animation du livre. Ainsi, de très nombreux projets sont mis en place à chaque année ce qui favorise une appropriation impressionnante de la bibliothèque par la communauté et les organismes. La bibliothèque essaie tant que faire se peut de lever la main et être présente lorsque des projets sont proposés.

Olivier Barrette

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sept - 2011 06

43 biblios

Cet été, Mme Véronick Raymond, du blogue de Radio-Canada, écrivait Les cinq commandements du parfait rat de bibliothèque montréalais. Pour elle, un aspect majeur et positif de notre réseau résidait dans la spécificité de nos 43 bibliothèques:

« Chaque établissement a sa spécificité, à l’image des communautés qui le fréquentent. À la Bibliothèque interculturelle du chemin de la Côte-des-Neiges, on a une collection de livres en langues étrangères allant du vietnamien à l’hindi en passant par le tamoul et le tagalog… alors qu’à Hochelaga, on a l’une des plus grandes collections pour enfants. Certaines bibliothèques sont miniatures, d’autres logent dans de beaux édifices historiques.»

En effet, nous sommes un grand réseau. Nous nous sommes donc dit qu’il serait intéressant d’apprendre à mieux se connaître et d’avoir un espace commun pour partager nos particularités. L’objectif est fort simple : faire le tour des 43 bibliothèques de notre réseau en moins de 52 semaines. Les billets seront diffusés les lundis, de septembre 2011 à août 2012.

Pour les plus motivés, c’est aussi une occasion d’en apprendre plus sur la méthode de publication de ce blogue.

Voici les règles du jeu :

  • Nous demandons un texte d’environ 150 à 250 mots avec une ou deux photos (ou vidéo, pour les plus motivés).
  • Nous cherchons à connaître et à mettre en valeur la spécificité de votre bibliothèque: que ce soit par l’entremise d’une collection particulière, d’une activité particulière, de votre bâtiment, des usagers de votre arrondissement, de vos employés, etc.
  • Puisque vous écrivez pour vos collègues, nous vous invitons à user de cette liberté dans l’écriture et le style de vos textes.
  • Les plus courageux peuvent prendre cette occasion pour apprendre à publier sur Espace B via l’interface WordPress. Pour les autres, nous nous occuperons de la publication. Patrick M. Lozeau est à votre disposition pour vous aider si vous avez des questions.
  • Le mieux serait un article par bibliothèque et non un article par arrondissement, mais nous sommes accommodants.
  • Les billets doivent nous être envoyés le vendredi précédant votre publication.

Pour partir ce projet, nous avons décidé de demander à certaines personnes de partir l’aventure.

  • Mardi, 6 septembre : Présentation du projet
  • Lundi, 19 septembre – Bibliothèque Jean-Corbeil (Olivier Barrette)
  • Lundi, 26 septembre – Bibliothèque Saint-Pierre (Francine Dupuis)
  • Lundi 3 octobre – Bibliothèque Robert-Bourassa (Jean-François Pépin)
  • Lundi, 10 octobre – Bibliothèque Langelier (Madeleine Godin)

Merci beaucoup et en espérant que ce projet vous emballe autant que nous,

Thierry Robert,
Pour l’équipe des médias sociaux

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juin - 2011 10

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Du 25 au 27 mai 2011, se tenait à Montréal un dialogue Québec-Europe sur l’interculturalisme. Sous la co-responsabilité du sociologue et historien Gérard Bouchard et de la directrice générale de l’Éducation, de la Culture et du Patrimoine, de la Jeunesse et du Sport au Conseil de l’Europe, le Symposium sur l’interculturalisme a offert un tour d’horizon de plusieurs pays et contextes où se jouent des enjeux liés au pluralisme culturel et religieux au sein des sociétés.

Les présentations et échanges au cours du Symposium ont permis non seulement de faire un certain nombre de constats sur des réalités, parfois peu reluisantes quand il est question de discriminations et d’atteintes aux droits de la personne en particulier, mais aussi d’approfondir les sujets tels que l’interculturalisme, la démocratie, les rapports à la religion, les droits et responsabilités, la laïcité, la langue, l’éducation, le vivre-ensemble.

Au Québec, qui fait figure de pionnier, comment le choix de l’interculturalisme depuis les années 1970, se traduit-il en action concrète? Où en sommes-nous exactement aujourd’hui ? En Europe, quelles sont les différentes approches de la diversité portées par les États ainsi par le Conseil de l’Europe et quelles sont les réalités? Bref, comment se vit la diversité dans ces sociétés et quel sera l’avenir?

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juin - 2011 02

« Ma bibliothèque idéale, c’est une bibliothèque qui a les qualificatifs suivants : elle est belle, accueillante, professionnelle et adaptée. »

Louise Guillemette-Labory, directrice associée – Bibliothèques, Ville de Montréal

Dans ce billet, découvrez la suite de l’entrevue accordée par Mme Louise Guillemette-Labory à Espace B et publié la semaine dernière. L’innovation, la créativité, et le dynamisme caractérisent plus que jamais le réseau des bibliothèques publiques de Montréal. Tour d’horizon du développement des bibliothèques. Bonne lecture!

Espace B : Pourquoi parle-t-on de développement dans le monde de la bibliothèque? Est-ce important?

Louise G-Labory :

Premier constat : tout bouge autour de nous! Il n y a rien de plus permanent que le changement. Si nous n’évoluons pas en même temps que le monde autour de nous, qu’advient-il? On devient désuet, caduque, mal adapté. Les bibliothèques doivent faire partie du développement si nous ne voulons pas être victimes de celui-ci. À Montréal, nous avons la vision d’une bibliothèque citoyenne, gratuite et de qualité, qui puise sa raison d’être dans les services qu’elle peut rendre à chacun et à tous.

Deuxième constat : avant l’essor de l’Internet, il pouvait sembler difficile de connaître les meilleures pratiques en bibliothéconomie. Or, à présent, elles ne sont plus qu’à un clic de nous. Dans ces conditions, notre champ de connaissance et notre vision deviennent globaux. En connaissant mieux les bonnes pratiques à travers la planète, il devient très intéressant de se demander comment nous pourrions les adapter ici. Depuis quelques années, Montréal se positionne comme une métropole de l’innovation, de la créativité et du savoir. Les bibliothèques sont des acteurs incontournables de ce vent porteur de développement.

En fait, je suis convaincue qu’il ne faut pas craindre le changement, mais qu’il nous faut, au contraire, y contribuer. Cette façon de voir a toujours constitué une dimension utile au cours de ma vie. Devant le changement, je me disais et me dis toujours : « Comment puis-je faire pour être une agente positive de ce changement? ». Le changement t’oblige à te repositionner ainsi qu’à te questionner sur tes actions. C’est très sain et constructif. En se posant des questions sur ce que nous faisons, comment nous le faisons, comment nous pourrions le faire, on réalise alors tout le potentiel des bibliothèques – d’autant plus que celles-ci sont une richesse renouvelable!

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mai - 2011 25

« Le rôle social de la bibliothèque a pour moi toujours été fondamental. C’est pour cela que je suis devenue bibliothécaire. »

Louise Guillemette-Labory, directrice associée – Bibliothèques, Ville de Montréal

Espace B s’entretient avec Mme Louise Guillemette-Labory, directrice associée – Bibliothèques, à la direction de la culture et du patrimoine de la Ville de Montréal. Œuvrant au développement des bibliothèques depuis des années et mettant le bien-être des citoyens au cœur de son engagement, Louise Guillemette-Labory est une femme de parole et d’action. Elle nous livre ici ses réflexions et ses valeurs ainsi que plusieurs des moments marquants de son parcours professionnel.

Espace B : Pouvez-vous expliquer le rôle de la direction associée?

Louise G-Labory :

La direction associée a pour rôle de faire connaître les bibliothèques publiques de Montréal, de les mettre en valeur, de les faire apprécier et fréquenter par tous. Elle met ainsi tout en œuvre pour créer les conditions gagnantes afin d’assurer un service de qualité qui soit accessible et adapté aux besoins de l’ensemble de la population montréalaise.

Concrètement, nous effectuons de multiples activités qui vont de la recherche-développement, à la planification stratégique, en passant par des recommandations auprès du conseil municipal et du comité exécutif de Montréal. Nous gérons aussi un certain nombre de programmes et de ressources au service de toutes les bibliothèques montréalaises. À titre d’exemple, nous coordonnons des opérations pour le réseau telles qu’un système informatique commun à toutes les bibliothèques ou encore des programmes de médiation à l’échelle du territoire montréalais.

Nos actions visent à offrir tout le support possible aux arrondissements.  En fait, on ne le sait pas toujours mais la direction associée – Bibliothèques ne gère aucune bibliothèque. Elle est responsable du réseau des bibliothèques, c’est-à-dire des liens qui unissent les bibliothèques entre elles. Autrement dit, nous participons à la cohérence de l’offre de service globale. C’est en quelque sorte la montréalisation qui a lieu chez nous. Nous sommes en soutien aux bibliothèques en arrondissement pour favoriser leur  développement et la qualité de l’offre de services mais aussi l’équité de celle-ci pour tous les Montréalais à travers le réseau.

C’est un cas singulier car il n existe pas d’autres exemples de villes au Québec s’appuyant sur une unité comme celle de notre direction associée. Montréal, la plus importante métropole du Québec, possède une structure particulière au sein de laquelle les arrondissements sont très décentralisés. La présence d’une unité qui vient soutenir le réseau des bibliothèques est donc unique. Cette situation représente un défi formidable puisque que la direction de dispose pas de compétence directe sur les bibliothèques d’arrondissement. Tout ce que l’on peut faire, c’est persuader, convaincre, faire adhérer. Et le défi est d’autant plus grand et beau qu’il suppose une concertation obligatoire avec les arrondissements.

Par ailleurs, nous supervisons une veille qui constitue une sorte  d’observatoire des bibliothèques, pour le plus grand bénéfice de toutes les institutions du réseau et bien au-delà. Nous développons également des partenariats à différentes échelles et avec divers milieux. Les bibliothèques sont des carrefours de la culture et du savoir!

Enfin, en tant que directrice associée, je représente la Ville de Montréal au comité exécutif et au conseil d’administration de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. J’occupe cette place en tant que membre institutionnel.  J’ai la responsabilité de l’Entente-cadre de 2004 entre les deux institutions par le biais de laquelle la Grande Bibliothèque est devenue la bibliothèque centrale du réseau des bibliothèques de Montréal.

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mai - 2011 03

chaisereoulante

La Direction de la culture et du patrimoine de la Ville de Montréal a reçu le Prix PanAm le 28 avril dernier pour ses initiatives en accessibilité universelle dans le domaine du loisir.

Les Bibliothèques publiques de Montréal se sont engagées significativement dans cette voie avec la création d’un accès simplifié sur leur site internet. Cet accès permet aux personnes ayant de la difficulté à lire et à celles qui ont des incapacités intellectuelles de pouvoir y naviguer de façon plus adaptée et conviviale.

Il faut aussi souligner l’implication d’une quinzaine de bibliothèques au projet original « Les contes de la différence » favorisant la rencontre entre des personnes avec une déficience intellectuelle et des élèves du primaire, en partenariat avec l’Association de Montréal pour la Déficience intellectuelle (AMDI), le Centre des arts de la scène Les Muses et le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.

La préoccupation des bibliothèques pour l’accessibilité se manifeste aussi au plan des aménagements et des espaces physiques. Les projets des nouvelles bibliothèques prévues dans le cadre du programme RAC (Rénovation, Agrandissement, Construction) se font forts de souscrire aux exigences en matière d’accessibilité universelle.

Enfin, ce n’est pas tout. Depuis plusieurs années déjà, les Bibliothèques publiques de Montréal proposent des livres en gros caractères, des livres parlants, des documents en braille et d’autres collections adaptées. Elles offrent également des services mobiles, pour les personnes à mobilité réduite, comme le prêt à domicile. Ces services sont aussi des engagements pour un environnement plus accessible…pour tous!

En collaboration avec Catherine Piazzon.

| Wheels of time par Daleberts CC-BY-SA source : Flickr|

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avr - 2011 11

Partie 1 : Le mécénat culturel à Seattle : au cœur de la transformation de la ville

Photo d'un intérieur de la Seattle Public Library

Seattle a connu son heure de gloire à plusieurs reprises au cours de son histoire : profitant de la ruée vers l’or, elle explose au XIXe siècle, elle accueille le monde entier en 1962 pour l’Exposition internationale spécialisée et aujourd’hui, the Rainy City, attire de nouveau l’attention grâce à un boom économique et à des projets culturels contemporains réussis, audacieux et innovateurs. Les entreprises, la sphère politique et les citoyens de l’une des villes les plus importantes de la côte pacifique américaine se sont mobilisés autour d’un grand projet : donner accès au savoir par l’entremise des bibliothèques.

«Les entreprises, la sphère politique et les citoyens se sont mobilisés autour d’un grand projet : donner accès au savoir par l’entremise des bibliothèques»

Nous avons visité la ville en février 2011 et, pour nous, Seattle évoquait le café Starbucks et la musique grunge des années quatre-vingt-dix grâce, notamment, à Kurt Cobain du groupe culte Nirvana et à Pearl Jam. Nous avons également découvert un important projet d’aménagement d’un parc de sculptures qui mettait en valeur des berges décontaminés.  En lisant davantage sur la ville, son histoire et son économie, nous constatons qu’un certain ralentissement économique affectait Seattle depuis les années soixante-dix. En 1990, des entreprises de hautes technologies s’y installent comme Microsoft, Google, amazon.com et provoquent une importante croissance économique et un glissement de son économie vers le savoir. Profitant de cette vitalité, plusieurs nouveaux bâtiments publics sont construits :

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