sept - 2014 30

Voici une réflexion que j’ai partagée récemment à la Tables des bibliothécaires où l’on souhaitait se pencher sur l’avenir. Cette présentation est un exercice de prospective sur la profession à partir d’une diversité de sources qui ont en commun, pour la plupart, de souligner l’engagement actuel en matière de développement durable à travers cinq dimensions :

1. Bibliothécaire, une profession globale
2. Bibliothécaire communautaire
3. La bibliothécaire dans l’écosystème numérique (est une activiste)
4. La bibliothécaire au marché des savoirs
5. La bibliothécaire, une créative

Au moment où circule le Plan culturel numérique qui semble ignorer les bibliothèques publiques dans ses propositions, cette réflexion cherche à mettre l’emphase sur les tendances numériques et le rôle des bibliothécaires au sein des communautés en matière d’accès, de création et de valorisation de contenus locaux, de médiation numérique, d’apprentissage, de protection de la vie privée, de soutien à la diversité culturelle, de mobilité, d’offre en fablab, medialab, etc.

C’est un document de travail aussi ouvert que possible aux commentaires et à la discussion.

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avr - 2014 08

Exposition et série d’ateliers sur le thème de l’abécédaire réalisées à la Bibliothèque Frontenac À l’affiche ! Des mots, des émotions et des lettres

Exposition sur les abécédaires

À l’origine, une exposition sur les abécédaires s’organise à la bibliothèque en novembre 2012. Elle s’appuie sur l’observation suivante : les dernières années ont vu circuler en bibliothèque un nombre impressionnant d’abécédaires et ce, autant dans la collection adulte que chez les jeunes. L’étendue du champ de connaissances touchées nous donne rapidement l’idée d’en faire un projet pour notre programme d’activités.

Un projet pour les adultes en alphabétisation et en apprentissage du français

S’inspirant de la variété des abécédaires à notre disposition nous avons fondé une approche originale pour créer une série de quinze ateliers sur ce thème avec les participants.

Le projet À l’affiche ! Des mots, des émotions et des lettres veut rendre compte de tout un processus de création et d’échanges basé sur l’expression des participants – des adultes qui sont pour la plupart issus de différentes communautés culturelles et qui sont en apprentissage du français.

Des ateliers pour apprendre, communiquer et créer

À raison d’une rencontre par semaine et durant quatre mois, nous avons travaillé à l’automne 2013 avec deux classes d’élèves du Centre Gédéon-Ouimet, situé dans l’arrondissement de Ville-Marie.

Les ateliers se sont déroulés dans un espace de jeu et d’exploration artistique et dans le but d’alimenter la réflexion et la prise de parole des participants.

Peu à peu le groupe s’est resserré autour d’un noyau d’élèves très engagés. Des liens significatifs entre eux se sont tissés et nous les avons vus s’approprier les aires et services de la bibliothèque en dehors du temps consacré au projet. Plusieurs d’entre eux nous ont témoigné avoir pris plaisir à lire et à comprendre le sens des mots, à avoir aimer apprendre et échanger avec les autres.

« Je viens d’un pays pauvre où on n’a pas vraiment accès aux bibliothèques et d’habitude, le genre d’activités que nous faisons avec vous est réservé aux enfants. On a de la chance de vivre ces ateliers. J’ai découvert toutes sortes de dictionnaires et de livres. Ça m’a donné l’amour des livres. » -Noria

Concevoir une affiche et un jeu de cartes abécédaires

Jeu de cartesDans ce contexte de valorisation et d’apprentissage du français, nous avons concentré nos efforts à créer un véritable espace de réflexion et de questionnement pour les participants en les invitant à partager leurs efforts, leurs difficultés ainsi que leurs plaisirs et rêves de réussite.

Les notions de territoires – personnel, collectif et géographique – nous ont permis d’installer un canevas pour jouer et développer un vocabulaire plastique témoignant de la synergie du groupe dans le but de concevoir une affiche et un jeu abécédaires.

Les expériences artistiques de même que les échanges significatifs ont donné lieu à une série d’éléments narratifs qui ont inspirés l’illustratrice Suana Verelst, soutenant elle aussi les participants au processus de création et au choix des mots pour composer le jeu de cartes.

Au Jeu ! Des mots, des émotions et des lettres

Les silhouettes qui forment les lettres de l’alphabet de l’affiche sont celles des participants qui se sont prêtés au jeu lors de l’atelier. Elles témoignent du plaisir que nous avons eu à créer les lettres de notre abécédaire.

Femme positionnée dans la forme de la lettre K

L’affiche est un outil pour apprendre. Exposée dans la classe ou à la bibliothèque, elle peut servir de tablette abécédaire ou d’ardoise à l’alphabétisation.

Le jeu de cartes est conçu pour aller plus loin. Plusieurs façons de jouer sont expliquées dans les règles qui accompagnent les cinquante-deux cartes.

Nous pouvons chercher à relier entre-elles les lettres et les images, énumérer le plus de mots possible en un laps de temps, composer une histoire en équipe ou partager idées et sentiments sur des sujets proposés. Le jeu cherche donc à intéresser les jeunes et les adultes à se raconter et à s’exprimer en français entre eux et dans leurs milieux respectifs. Car savoir reconnaître les lettres et comprendre tout ce que renferment les mots c’est s’outiller pour la vie et s’ouvrir au monde.

Ce projet a été financé par le Secrétariat à la politique linguistique en vertu du Programme de promotion du français lors d’activités culturelles du Gouvernement du Québec.

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août - 2013 19

C’est aujourd’hui que débutent les travaux de la Commission culture et éducation dans le cadre des séances et des auditions publiques sur le document intitulé :« Document de consultation sur la réglementation du prix de vente au public des livres neufs imprimés et numériques ». 

Pour réfléchir et aller plus loin au sujet du débat sur la réglementation du prix des livres au Québec, voici des suggestions de lecture :

1. La série des billets préparatoires de Clément Laberge pour sa prestation devant la Commission constituent un exercice pédagogique incontournable.

2. Les nombreux avantages pour une loi québécoise sur le prix unique du livre (Me Charlaine Bouchard ) __ Trois constats : La fixation du prix du livre a un effet déterminant sur la structure du réseau de diffusion du livre; Le choix du système de prix a une influence indirecte sur l’offre éditoriale ; Le caractère supposément inflationniste du prix fixe est totalement infondé.

3. Le débat entre les éditeurs Jacques Fortin de Québec Amérique et Gilles Herman, au Septentrion.

4. L’ABPQ se prononce en faveur de la réglementation du prix du livre (Association des bibliothèques publiques du Québec) __ Afin d’offrir aux Québécois des bibliothèques disposant d’une collection de qualité, diversifiée et à jour, l’ABPQ se prononce en faveur de la réglementation du prix du livre. Nous croyons fermement qu’une telle disposition viendra compléter la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre qui est maintenant devenue insuffisante pour soutenir les librairies et les bibliothèques dans l’accomplissement de leur mission. Une telle réglementation permettra de maintenir l’accès à une offre littéraire variée partout au Québec.

Le mémoire déposé par l’ABPQ auprès de la Commission de la culture et de l’éducation peut être consulté en ligne à l’adresse : http://www.abpq.ca/pdf/2013-08-19-MemoireABPQ.pdf

5. Prix du livre : une règlementation sensée (Simon Tremblay-Pepin / Institut de recherche sans but lucratif indépendant et progressiste (IRIS) __ [Le] mémoire de l’IRIS à propos d’une règlementation sur le prix du livre en commission parlementaire à l’Assemblée nationale … porte sur la proposition d’un regroupement du milieu du livre de limiter les rabais à hauteur de 10% pendant les neuf premiers mois de vie commerciale d’un livre. Globalement, après recherches et analyses, [L'IRIS trouve] que cette proposition est tout à fait raisonnable.

Les mots-clics des travaux de la Commission : #prixdulivre  ou #prixlivre

Ce billet a été mis à jour à 18 h 50.

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mar - 2013 11

Library of Birmingham - Open Air Amphitheatre

Les projets de nouvelles bibliothèques se multiplient un peu partout à travers le monde, malgré certaines prédictions pessimistes voulant que les bibliothèques disparaissent avec l’arrivée du livre numérique et la dématérialisation des supports et de l’information.

Ces projets sont de plus en plus ambitieux, parfois intégrés dans de vastes projets « mutualisés » de centres culturels ou de loisirs. Ils sont orientés vers le futur, non seulement en termes de technologies, de services et d’aménagement des espaces mais aussi en termes de méthodes et d’approches adoptées : ils font appel au design participatif, au design intégré et respectent les principes du développement durable. Ils sont souvent menés par des pionniers de l’architecture et des cabinets de renom : Rem Koolhaas (OMA), Norman Foster, Zaha Hadid, Santiago Calatrava, Schmidt hammer lassen,… et font l’objet de concours internationaux d’architecture.

Ces projets se démarquent par leur esprit novateur, leur ambition et leur vision de la bibliothèque du 21e siècle. Ils incarnent un symbole fort de rayonnement de la culture dans la ville et s’intègrent parfaitement dans les politiques locales d’aménagement culturel du territoire.

Les projets s’inscrivent dans le contexte de mutation des bibliothèques en tant qu’institution culturelle dans une société du savoir et de l’information marquée par la dématérialisation du livre et de l’information.

Ils marquent l’évolution de la bibliothèque en tant que place pour les livres vers un espace pour les citoyens, d’un lieu de transactions à un lieu de relations, d’un lieu de rencontre avec les livres à un lieu de rencontre avec des personnes, d’un lieu de stockage à un lieu de création. L’usager n’est plus seulement consommateur mais aussi créateur.

Chacun de ces projets propose,  à sa manière, une redéfinition des rôles de la bibliothèque du 21e siècle. La bibliothèque, ce bâtiment imposant qui inspire le respect, parfois intimidant, réputé élitiste, un peu « snob » pour certains, devient un lieu accessible, citoyen, ouvert à tous, démocratique, inclusif mais aussi tourné vers le futur, proposant ainsi une image renouvelée de la bibliothèque.

Les bibliothèques ont souvent été construites selon la perception qu’ont les porteurs de projets : bibliothécaires, architectes, élus et gestionnaires. Il est temps de construire des bibliothèques qui reflètent les attentes du public et d’opter pour une approche du design centrée sur l’usager.

1. Aarhus Urban Mediaspace (Aarhus, Danemark)

Un modèle de démocratie participative

Résultat de plusieurs années d’expérimentation de nouveaux concepts, développés autour de l’approche orientée usager, Urban Mediaspace est l’un des plus importants projets de bibliothèque en cours actuellement au Danemark et en Scandinavie.

Situé au bord de l’eau (Baie d’Aarhus), le projet se veut un lieu de convergence entre la ville et l’eau, entre le centre-ville et la baie.

Il s’agit d’une nouvelle bibliothèque centrale pour la Ville d’Aarhus (300 000 habitants). Elle sera bâtie comme un lieu de vie au cœur de la cité, axé sur les citoyens plutôt que sur les livres.

“Mediaspace will be a ‘melting pot’ for knowledge, growth and development. Centred on the users, Mediaspace should be the city’s heart for knowledge and culture – a unique place for cooperation.”

Le Mediaspace se veut un lieu d’Edutainment (education+entertainment), une place pour le savoir, le dialogue et l’inspiration, un lieu qui contribue à promouvoir la démocratie et la communauté, un environnement d’apprentissage et d’expérience ouvert et accessible, un espace urbain propice aux activités culturelles, à la détente, à la tranquillité et aux jeux. Une place unique pour les enfants et les familles.

Le projet est principalement basé sur la participation et l’implication des citoyens. Il fait appel à l’approche de co-création, à l’innovation avec et par l’usager. Les usagers sont impliqués dans toutes les étapes du processus de design, depuis la réflexion jusqu’à la réalisation.

Le Danemark est pionnier dans ce domaine puisque le MindLab, un laboratoire fondé par des ministères danois pour penser l’innovation dans les services publics via l’implication des citoyens, a vu le jour au début des années 2000 dans le domaine des politiques publiques.

Le projet Urban Mediaspace priorise également le réseautage, la coopération et le partenariat, implique les institutions et les entreprises locales et s’assure de leur contribution au partage du savoir.

Le Mediaspace abritera plusieurs types de laboratoires d’expérimentation et de création : Transformation lab, Literature lab, News lab, Music lab, Fiction lab, etc.

Avec son  architecture visionnaire et durable, le Mediaspace se veut une icône durable pour la ville d’Aarhus, une image de marque renouvelée pour une bibliothèque du 21e siècle hybride et moderne.

  • Date d’ouverture : juin 2013
  • Superficie : 30 000  m2
  • Coût du projet : 255 millions d’euro
  • Architectes : Schmidt hammer lassen

2. Helsinki central library (Helsinki, Finlande)

Il s’agit de la future bibliothèque centrale de la ville d’Helsinki (600 000 habitants), nommée capitale mondiale du Design en 2012.

Située dans un site prestigieux, près de la baie de Töölö, la future bibliothèque sera conçue comme un lieu d’apprentissage, de travail, d’étude et de loisirs. Un hub pour le savoir. Elle a la particularité d’être conçue pour, par et avec les citoyens.

La future bibliothèque se veut un espace urbain où les citoyens s’expriment, interagissent, participent et créent ensemble.

Elle est conçue autour de la participation citoyenne, l’apprentissage, la formation et le Crowdsourcing.

Les usagers sont vus comme des partenaires, des créateurs actifs de la culture et non pas seulement des consommateurs. La bibliothèque est une place de création et d’innovation pour l’individu et pour la société.

Cette bibliothèque se veut hybride combinant l’espace physique et la bibliothèque virtuelle. Une maison de la littérature et du savoir axée sur les usagers, une bibliothèque vivante « Living library ». La technologie y sera omniprésente et ambiante.

« The Central Library will be a combination of personal cultivation, culture and entertainment. It will be a vibrant and functionally versatile meeting place, a house of literature in which the users are the focus. The new Central Library will be much more than a traditional library. It will be a dynamic entity comprised of the physical spaces, technology, library collections, staff, cooperation partners and clients.”

La future bibliothèque s’attend à recevoir 1.5 millions de visiteurs par année. Elle sera accessible 24h par jour, 7 jours sur 7.

La bibliothèque a fait l’objet d’un concours d’architecture international. Le gagnant du concours sera dévoilé en juin 2013.

La Finlande qui se définit comme « la terre des bibliothèques » (a Land of libraries) est aussi connue par l’excellence de son système d’éducation. Les bibliothèques y jouent un rôle important dans la formation, l’information et la culture et sont considérées comme des institutions culturelles et éducatives (rattachées au Ministère finlandais de l’éducation et de la culture).

  • Date d’ouverture : 2017
  • Superficie: 10 000 m2
  • Coût du projet : 69.9 millions d’euro

3. BMVR, Caen La mer (Caen, France)

La future Bibliothèque Multimédia à Vocation Régionale (BMVR) de Caen la mer est le résultat d’une réflexion collective menée par des professionnels et des élus sur la place de la lecture publique dans l’agglomération de Caen.

Le projet s’est fixé comme ambition d’inventer un nouveau type de bibliothèque ancrée dans la société de l’information.

La future bibliothèque se veut un lieu de partage et d’échange autour du savoir et de l’information. Elle regroupera 4 pôles : les arts, les sciences humaines, la littérature et les sciences et techniques

Située sur la pointe de la presqu’Île de Caen, face au bassin Saint-Pierre, Le bâtiment  offrira plusieurs services sur cinq niveaux : une bibliothèque de 810 places assises, un auditorium de 150 places, un espace  d’exposition et un café-restaurant.

« La programmation architecturale a été guidée vers un équipement hybride, tout autant physique que virtuel, avec une parfaite imbrication de ces deux mondes en jouant sur la superposition d’une carte mentale de la connaissance sur la carte spatiale de la bibliothèque ».

« La future Bibliothèque Multimédia à Vocation Régionale de Caen la mer sera :

  • conviviale : car invitante et appropriable par chacun, dans une diversité d’usages et d’attentes. Elle est voulue comme une sorte de living-room urbain ;
  • sémantique : car elle propose une mise en espace heuristique de la connaissance, comme une réponse concrète à la virtualisation progressive de l’information ;
  • mouvante : car elle favorise les flux de personnes et les corrélations entre les idées ;
  • efficiente : car elle intègre au service public la valeur ajoutée des professionnels et des outils de l’information ;
  • évolutive : car elle est d’origine pensée comme vivante, donc apte à anticiper et accompagner toutes les mutations des usages, notamment l’apparition de nouvelles attentes des publics ou l’émergence de nouveaux media, pour tisser et maintenir le lien avec le savoir et l’information. » Source : avant-projet définitif

4.    Halifax Central library (Halifax, Canada)

Une place pour chacun

La future bibliothèque centrale se veut un centre vital au cœur de la cité, pour l’apprentissage, la formation tout au long de la vie et la culture. Elle est le résultat d’un processus majeur de consultation publique avec les citoyens.

“The future Library will blend the best of traditional library services with new and innovative spaces, making it a vital centre for learning and culture in the heart of the community ».

Le processus de consultation publique a été mené afin d’impliquer les citoyens et recueillir leurs avis et suggestions pour la conception de la nouvelle bibliothèque centrale. Plusieurs rencontres ont eu lieu dans le cadre de ce processus avec des citoyens et des groupes d’intérêt.

Les consultations publiques ont permis de dégager trois thèmes majeurs de développement pour la nouvelle bibliothèque : La bibliothèque comme centre communautaire pour la culture, comme centre communautaire pour l’apprentissage et comme centre communautaire pour le partenariat.

Les espaces et les services de la nouvelle bibliothèque centrale d’Halifax refléteront donc les souhaits et la vision des résidents de la ville.

Une bibliothèque orientée vers le futur, moderne et technologique, construite autour des principes du développement durable et de l’accessibilité universelle, visant la certification LEED or. Un espace flexible qui évolue à travers le temps, capable de s’adapter à l’évolution technologique. La bibliothèque se veut une icône pour la ville d’Halifax.

À noter que les bibliothèques publiques d’Halifax ont collaboré dans l’élaboration du programme canadien « Working together », une approche de collaboration avec la communauté, un « laboratoire vivant » (Living Lab) pour développer des bibliothèques publiques inclusives qui servent les besoins de leurs membres principalement les personnes socialement exclues.

  • Date d’ouverture :2014
  • Superficie : 10 034 m²
  • Architectes : Fowler Bauld & Mitchell (FBM) en partenariat avec Schmidt hammer lassen architects
  • Coût du projet : 55 millions $

5. Library of Birmingham (Birmingham, Royaume-uni)

Il s’agit de la future bibliothèque centrale de la ville de Birmingham, deuxième ville du Royaume-Uni avec une population qui dépasse le 1 million.

Un projet ambitieux qui va à l’encontre du climat d’austérité qui règne actuellement en Angleterre, un contexte marqué par des coupures budgétaires et des fermetures de bibliothèques.

Le projet est l’un des plus grands projets culturels entrepris au Royaume-uni durant la dernière décennie.

Rewriting the Book

“Rewriting the Book means redefining the purpose of libraries in the 21st century, by creating a world-class library that is highly responsive to need in a rapidly changing world. It means transforming the way libraries will work in the future, transforming Birmingham and transforming people’s lives.”

Décrit par ses architectes comme le palais du peuple « People’s palace », le projet se veut un centre d’excellence pour la littératie, la formation, la recherche, l’étude et le développement des compétences.

Avec une superficie de 31 000 m2, la bibliothèque se veut une destination culturelle majeure et hautement accessible. Elle vise à transformer la ville et la vie des gens en étant une place pour la découverte, l’acquisition du savoir et l’expérience de lecture.

Cette bibliothèque s’est fixée comme ambition de transformer l’image des bibliothèques, de transformer la ville et la vie quotidienne des résidents.

En plus des services traditionnels, la bibliothèque sera axée sur le numérique et l’insertion sociale et offrira également l’accès aux collections d’archives, de photographies et aux livres rares.

Le bâtiment, fait d’acier et de verre, abritera un studio de théâtre, un studio d’enregistrement, un amphithéâtre extérieur, une galerie d’art, une terrasse intérieure et une autre extérieure.

Elle s’attend à recevoir 3 millions de visiteurs par année.

26 visages représentant chacun une lettre de l’alphabet feront partie de la façade extérieure de la bibliothèque. Ils reflèteront la diversité des rôles que les bibliothèques peuvent jouer dans la vie des personnes issus d’horizons différents et à différents stades de leur vie.

  • Date d’ouverture : septembre 2013
  • Superficie : 31,000 mètres²
  • Architectes : Mecanoo architecten
  • Coût du projet : 188.8 millions de livres sterling

D’autres projets en cours aussi importants méritent d’être cités : rénovation de la New York Public Library, construction de la New Deichman Library à Oslo en Norvège. En France, les projets de bibliothèque troisième lieu à Angoulême et à Thionville. À Londres, le nouvel Idea Store Watney Market qui va ouvrir ses portes cette année.

Tous ces projets se sont fixés comme ambition de proposer à leurs citoyens un nouveau modèle de bibliothèque, à la fine pointe de la technologie, tourné vers le futur.

Bien qu’ils soient implantés dans des villes avec des réalités et des caractéristiques politiques, économiques, sociales et culturelles très différentes, ces projets ont tous en commun le recours à des approches novatrices, une vision moderne et une conscience marquée du rôle de la bibliothèque du 21e siècle dans une société du savoir et de l’information centrée sur l’usager, le citoyen.

Ces modèles rompent avec le modèle traditionnel et classique de la bibliothèque telle qu’elle a été construite jusqu’à tout récemment et nous propose une image renouvelée de la bibliothèque, une hybridation entre le physique et le virtuel, marquant ainsi le passage vers une nouvelle ère.

“Traditional libraries reach traditional users, non traditional libraries reach every one”.


Photo : Library of Birmingham, source : Flickr, licence : CC BY-NC-ND 2.0

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juin - 2012 12

Image des mardidd avec crédits

Vous connaissez les #mardiDD sur Twitter ?  Y participez-vous ?

 Il est peut-être venu le temps pour les bibliothèques de prendre d’assaut cette plate-forme d’échange sur les bons coups et les moins bons en développement durable. En effet, chaque mardi depuis juin 2011, les entreprises québécoises partagent sur Twitter les actions qu’elles posent pour contribuer à un développement plus viable.

 Conçu à l’origine par Hubrid comme un projet expérimental d’échanges interentreprises (B2B), le site est aujourd’hui animé par la Fondation québécoise en environnement, et réunit désormais, outre les entreprises, des municipalités, des OBNL, des universités et de nombreux particuliers. Chaque mardi, donc, on tweete son expérience, sa bonne idée,  sa nouvelle mesure de DD, pour alimenter un bouillon de conversations duquel on s’abreuve à son tour.

 Il y a certes beaucoup de déclarations d’intention sur cette tribune (les actions suivent-elles ?), mais on trouve aussi des gestes inspirants posés quotidiennement, et en parler de cette façon encourage tous ceux et celles qui contribuent à les poser.

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avr - 2012 23

À la Bibliothèque du Vieux-Saint-Laurent… Nous innovons !

Par Julie Gagnon, Lucie Da Luz, Anne-Marie Juneau et Raphaël Lavoie

Bibliothèque du Vieux-Saint-Laurent

Bibliothèque du Vieux-Saint-Laurent

À l’ouverture en novembre 1965 l’édifice de style contemporain, situé au 1380 de l’Église, se caractérisait par une structure en béton armé fini briques, des poutres et des colonnes à découvert qui servent de terme ornemental à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, une salle de lecture de 15 pieds de haut, une mezzanine et un escalier aux lignes harmonieuses digne d’un décor de «Mad Men» (c’est à voir !), une immense fenestration, une section jeunesse au sous-sol avec une entrée séparée et une salle d’animation. À l’époque, la bibliothèque était décrite comme étant l’une des plus moderne au Québec. La superbe sculpture «Cailloudo» de Charles Daudelin, avec sa fontaine, enjolive le petit parc aménagé à l’extérieur, créant ainsi un espace de détente et de lecture affectionné par les usagers de la bibliothèque.

Bibliothèque du Vieux-Saint-Laurent

Fidèle à sa réputation avant-gardiste, la Bibliothèque du Vieux-Saint-Laurent a su s’ajuster rapidement aux nouvelles réalités et aux différentes innovations technologiques en passant par le DVD, le BLU-RAY, les liseuses, les jeux vidéo et le guichet libre service. Vous voulez télécharger un livre numérique sur votre liseuse, et vous ne savez pas comment faire ? Rien de plus simple, notre super équipe à la référence se fera un plaisir de vous initier aux joies du merveilleux monde de la lecture numérique !

Bibliothèque Vieux-Saint-Laurent

La population de Saint-Laurent affiche la plus forte proportion d’immigrants des dix-neuf arrondissements de la ville. Plus d’un habitant sur deux est né à l’extérieur du Canada. L’offre de services de la bibliothèque tente donc de répondre aux besoins de ses citoyens. Une équipe dynamique veille à offrir des activités, ateliers, conférences et animations variées : des midi-causeries, des activités «hors les murs», des heures du conte pour les 3 à 5 ans, des jeux, rimes et comptines pour les 18 à 35 mois, des ateliers de bricolage, des ateliers d’initiation à l’informatique pour les adultes, des visites de groupes personnalisées, etc.

À la Bibliothèque du Vieux-Saint-Laurent, en plus des 182 000 documents en français et en anglais et des 240 périodiques, les usagers ont aussi accès à une vaste collection de films pour tous les goûts. Une collection de 8184 films (DVD et BLU-RAY) est disponible à la section des adultes et à la section jeunesse, du cinéma de répertoire aux classiques en passant par le cinéma étranger et les films dits populaires. Il ne faut surtout pas oublier l’éventail de choix en ce qui a trait aux collections de documentaires et de séries télé ! «Lost» ? Nous l’avons ! «Downtown Abbey» ? Nous l’avons ! «Torchwood» ? Bien sûr, que nous l’avons !

Pour en savoir plus, visitez notre page Facebook : facebook.com/biblio.vieux.saint.laurent

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avr - 2012 18

Nous avons eu le plaisir, à la bibliothèque Frontenac, de recevoir en résidence, deux auteures dynamiques, enjouées et créatives, soit les bédéistes Iris et Zviane.

Quelques mots pour les présenter !

collant-zvianeLe point B est la première BD de Zviane, elle a depuis publié deux titres aux éditions Pow Pow, Apnée et Pain de viande avec dissonances, ainsi que Le quart de millimètre chez Grafigne et La plus jolie fin du monde chez Mécanique générale.

Iris, a publié Justine à la Pastèque et Dans mes rellignes chez Mécanique générale, et a illustré Pour en finir avec le sexe, de Catherine Allard.collant-iris

Les deux amies sont aussi complices dans la vie que dans la création, non contentes de produire à l’occasion des fanzines ensemble, elles ont concocté une BD-feuilleton L’ostie d’chat disponible en ligne, dont deux tomes sont déjà parus dans la collection Shampoing aux éditions Delcourt. L’œuvre a été entièrement composée à quatre mains, puisqu’elles se relaient tant au dessin qu’au scénario.

Un projet de résidence

Le programme de résidences d’auteures du Conseil des Arts de Montréal permet à une bibliothèque d’accueillir un auteur résidant dans son arrondissement pour une durée de 6 mois. Le projet est financé à hauteur de 10 000 $ par le CAM, et l’arrondissement a fourni 5 000 $.

Johanne Prud’homme, bibliothécaire responsable de la bibliothèque Frontenac, a demandé à ce qu’on reçoive spécifiquement un bédéiste pour mettre en valeur ce pan important de notre collection.

Lors de l’appel de projets, nous avons été conquises par le projet présenté conjointement par Zviane et Iris : donner des ateliers d’auto-publication. Leur approche nous semblait hautement compatible avec les moyens de la bibliothèque et accessible à notre public.

Ensemble, bédéistes et bibliothécaires, nous avons concocté une programmation pour cette résidence. Deux séries d’ateliers de création de fanzines ont donc été programmées : à l’automne 2011, pour une classe d’étudiants du Centre Gédéon-Ouimet, et à l’hiver 2012, pour le grand public adulte. Ces ateliers ont été couronnés de succès. En tout, 18 fanzines ont été réalisés, en solo ou en équipes. Les participants de l’atelier grand public ont développé des liens et ont organisé une exposition de leurs originaux à la galerie Lobhta.

atelier-autopublication

Pendant toute la durée de leur résidence, Zviane et Iris ont alimenté une page facebook donnant des nouvelles de leur aventure à Frontenac. Nous avons aussi réalisé une exposition de leurs créations (planches, fanzines, objets peints, etc.) en septembre 2011 et une autre de leurs coups de cœur BD en octobre et novembre 2011. Cette deuxième expo a débuté lors de la semaine des bibliothèques publiques.

Pendant la résidence, les deux bédéistes ont produit trois affiches originales, un dépliant de coups de cœur et des icônes les représentant pour identifier leurs oeuvres et leurs BD fétiches.

Soirée de clôture

L’événement LE FANZINE À L’HONNEUR tenu le 28 mars dernier à la Maison de la culture Frontenac a permis de clore cette résidence en beauté. En effet, nous avons organisé une table ronde sur le sujet des fanzines et de l’autopublication. Animée de main de maître par le libraire Éric Bouchard, les quatre invités, soit Luc Bossé, Simon Bossé ainsi qu’Iris et Zviane, qui utilisent tous ce mode d’expression, ont pu partager leur pratique du fanzinat et leurs réflexions sur l’univers méconnu de l’autopublication.

fanzine-honneur

Les spectateurs ont aussi pu profiter de l’événement pour lire les fanzines des participants réalisés dans le cadre des deux séries d’ateliers et goûter aux bouchées touskiennes tout en sirotant du moût de pommes. Un sac souvenir orné d’un dessin de Zviane a aussi été remis à tout le monde lors de cette soirée, sans oublier que Luc Bossé a fait tirer des livres des éditions Pow Pow. Que demander de plus!

C’est la fin !

Zviane et Iris nous manqueront, mais nous suivrons de près l’ascension de leurs carrières respectives, car toutes deux ont le vent dans les voiles ! Et si vous passez par Frontenac en mai, mois de la BD, venez réclamer votre sac « Zviane et Iris en résidence à la bibliothèque Frontenac »… il vous suffira d’emprunter une de nos BD pour le mériter!

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avr - 2012 11


Le titre du colloque est une question : Est-ce qu’une église peut devenir une bibliothèque du 21e siècle? et sa prémisse est la suivante:

Au Québec, une quinzaine de projets de transformation d’églises en bibliothèques ont vu le jour ou sont en émergence autant dans les milieux urbains que ruraux, démontrant qu’il peut s’agir d’occasions pour réutiliser les églises délaissées par la pratique du culte. La réutilisation de ces édifices en bibliothèques pose avec acuité la question de l’usage d’un patrimoine fondateur autant que celle de la conception des bibliothèques de demain.

À travers des questions de développement durable, cet événement vise à préciser comment un projet de bibliothèque en église est possible et…à faire le point sur les expériences vécues, mais aussi sur les tendances convergentes qui font apparaître des arrimages entre  un patrimoine bâti en quête d’usages et des bibliothèques en quête de nouveaux espaces.

L’événement se déroulera le 4 mai prochain à la Grande Bibliothèque et s’adresse volontairement à un public diversifié pour que les réponses soient plurielles : des chercheurs, des bibliothécaires, des défenseurs du patrimoine, des architectes, des élus municipaux, des gestionnaires du secteur culturel et religieux, etc. Cet événement peut être interprété comme une instance de design participatif où la parole, la participation des acteurs est prise en considération pour la réussite et l’innovation sociale dans les projets publics.

Au cours de cette journée, je présenterai une nouvelle conférence en compagnie de ma collègue, Touria Fadaili, de la Direction de la culture et du patrimoine, à la Ville de Montréal, et Mylène Gauthier, du Réseau des bibliothèques de la Ville de Québec.

Cette conférence proposera un tour d’horizon de certains des modèles, tantôt symboliques tantôt physiques, qui sont revendiqués aujourd’hui par les programmateurs de bibliothèques : Idea Store de Londres, SESC du Brésil, YouMedia de Chicago, Learning Center, Tiers lieu, Fab lab, etc
.

Nous allons dégager les conceptions et les thématiques que ces propositions possèdent en commun, notamment en ce qui concerne l’impact de la culture numérique et de la dématérialisation, et qui tendent à constituer une sorte de méta-modèle de la bibliothèque du 21ième siècle. Puis, à la lumière de cette synthèse, nous allons explorer les conditions actuelles de la programmation de ces équipements publics en essayant de soupeser l’intérêt et les limites d’une démarche qui consiste à faire émerger une bibliothèque dans un bâtiment recyclé comme une église.

C’est une invitation que nous lançons à tous.

Pour s’inscrire ou s’informer, c’est par ici. On peut aussi communiquer avec Denis Boucher au 514 931-4701, poste 224, ou par courriel à colloque@patrimoine-religieux.qc.ca.

| Bibliothèque centrale d’Amsterdam, photo par Marie D. Martel licence : cc-by-sa |

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avr - 2012 02

L’Octogone, une équipe au service des citoyens!

Bibliothèque L\’Octogone

Marie-Andrée Marcoux
Photographe: Véronique Lett
Montage et réalisation de l’application: Thierry Robert

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mar - 2012 26

Située dans les anciens locaux d’une épicerie de quartier, la bibliothèque de Cartierville possède toutes les caractéristiques d’un marché public, mais plutôt que de combler les plaisirs du palais, nous présentons des étalages de produits culturels pour tous les goûts. Le lieu est convivial et agréablement éclairé. Un coin café est aménagé afin que les usagers puissent lire ou pianoter sur leurs portables tout en sirotant leur boisson chaude préférée. Aussi, nous possédons deux salles où se tiennent des activités variées.

Café de la Bibliothèque Cartierville

Café de la Bibliothèque Cartierville«... mais plutôt que de combler les plaisirs du palais, nous présentons des étalages de produits culturels pour tous les goûts.»

Nous avons bâti notre collection à l’image de la communauté qui nous entoure. Avec plus de 1500 documents en langue arabe, nos usagers arabophones, qui fréquentent en grand nombre notre institution, ont de quoi se mettre sous la dent… ou sous les yeux, si vous préférez.

Notre arrondissement étant un carrefour multiculturel accueillant beaucoup de nouveaux arrivants, l’intégration et la francisation sont des priorités pour nous. C’est pourquoi nous mettons particulièrement de l’avant la Collection pour tous. De plus, nous avons créé une section spéciale où nous regroupons des ouvrages pouvant aider les immigrants à bien s’installer et à se familiariser avec la société québécoise.

Référence Bibliothèque Cartierville

Référence de la Bibliothèque Cartierville

Notre rôle communautaire nous tient très à cœur et notre implication dans le milieu se traduit de diverses façons. Aide aux devoirs, heures du conte, programme d’éveil à la lecture et à l’écriture, rallyes en bibliothèque pour adultes et conférences données par l’Éco-Quartier sont autant d’exemples d’activités se tenant en notre enceinte. Une multitude d’interventions hors les murs, comme des rencontres dans les HLM et avec des organismes communautaires ainsi que des animations de lecture dans les parcs, sont aussi organisées. Les familles occupent une place importante au sein de notre mission.

Nous nous intéressons également à la clientèle des aînés, à qui nous offrons régulièrement des formations informatiques. Nous proposons une formule de café-rencontres où ils sont conviés à des ateliers ou conférences portant sur des thématiques les concernant.  La bibliothèque fait partie du trajet de la Navette Or 263, une initiative de la STM afin de faciliter les déplacements des aînés.

Comptoir de la Bibliothèque Cartierville

Comptoir de la bibliothèque Cartierville

Nous vous invitons donc à venir visiter notre charmante bibliothèque, lieu vivant et accessible à tous grâce au merveilleux travail de toute notre équipe !

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