avr - 2012 11


Le titre du colloque est une question : Est-ce qu’une église peut devenir une bibliothèque du 21e siècle? et sa prémisse est la suivante:

Au Québec, une quinzaine de projets de transformation d’églises en bibliothèques ont vu le jour ou sont en émergence autant dans les milieux urbains que ruraux, démontrant qu’il peut s’agir d’occasions pour réutiliser les églises délaissées par la pratique du culte. La réutilisation de ces édifices en bibliothèques pose avec acuité la question de l’usage d’un patrimoine fondateur autant que celle de la conception des bibliothèques de demain.

À travers des questions de développement durable, cet événement vise à préciser comment un projet de bibliothèque en église est possible et…à faire le point sur les expériences vécues, mais aussi sur les tendances convergentes qui font apparaître des arrimages entre  un patrimoine bâti en quête d’usages et des bibliothèques en quête de nouveaux espaces.

L’événement se déroulera le 4 mai prochain à la Grande Bibliothèque et s’adresse volontairement à un public diversifié pour que les réponses soient plurielles : des chercheurs, des bibliothécaires, des défenseurs du patrimoine, des architectes, des élus municipaux, des gestionnaires du secteur culturel et religieux, etc. Cet événement peut être interprété comme une instance de design participatif où la parole, la participation des acteurs est prise en considération pour la réussite et l’innovation sociale dans les projets publics.

Au cours de cette journée, je présenterai une nouvelle conférence en compagnie de ma collègue, Touria Fadaili, de la Direction de la culture et du patrimoine, à la Ville de Montréal, et Mylène Gauthier, du Réseau des bibliothèques de la Ville de Québec.

Cette conférence proposera un tour d’horizon de certains des modèles, tantôt symboliques tantôt physiques, qui sont revendiqués aujourd’hui par les programmateurs de bibliothèques : Idea Store de Londres, SESC du Brésil, YouMedia de Chicago, Learning Center, Tiers lieu, Fab lab, etc
.

Nous allons dégager les conceptions et les thématiques que ces propositions possèdent en commun, notamment en ce qui concerne l’impact de la culture numérique et de la dématérialisation, et qui tendent à constituer une sorte de méta-modèle de la bibliothèque du 21ième siècle. Puis, à la lumière de cette synthèse, nous allons explorer les conditions actuelles de la programmation de ces équipements publics en essayant de soupeser l’intérêt et les limites d’une démarche qui consiste à faire émerger une bibliothèque dans un bâtiment recyclé comme une église.

C’est une invitation que nous lançons à tous.

Pour s’inscrire ou s’informer, c’est par ici. On peut aussi communiquer avec Denis Boucher au 514 931-4701, poste 224, ou par courriel à colloque@patrimoine-religieux.qc.ca.

| Bibliothèque centrale d’Amsterdam, photo par Marie D. Martel licence : cc-by-sa |

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avr - 2012 02

L’Octogone, une équipe au service des citoyens!

Bibliothèque L\’Octogone

Marie-Andrée Marcoux
Photographe: Véronique Lett
Montage et réalisation de l’application: Thierry Robert

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mar - 2012 26

Située dans les anciens locaux d’une épicerie de quartier, la bibliothèque de Cartierville possède toutes les caractéristiques d’un marché public, mais plutôt que de combler les plaisirs du palais, nous présentons des étalages de produits culturels pour tous les goûts. Le lieu est convivial et agréablement éclairé. Un coin café est aménagé afin que les usagers puissent lire ou pianoter sur leurs portables tout en sirotant leur boisson chaude préférée. Aussi, nous possédons deux salles où se tiennent des activités variées.

Café de la Bibliothèque Cartierville

Café de la Bibliothèque Cartierville«... mais plutôt que de combler les plaisirs du palais, nous présentons des étalages de produits culturels pour tous les goûts.»

Nous avons bâti notre collection à l’image de la communauté qui nous entoure. Avec plus de 1500 documents en langue arabe, nos usagers arabophones, qui fréquentent en grand nombre notre institution, ont de quoi se mettre sous la dent… ou sous les yeux, si vous préférez.

Notre arrondissement étant un carrefour multiculturel accueillant beaucoup de nouveaux arrivants, l’intégration et la francisation sont des priorités pour nous. C’est pourquoi nous mettons particulièrement de l’avant la Collection pour tous. De plus, nous avons créé une section spéciale où nous regroupons des ouvrages pouvant aider les immigrants à bien s’installer et à se familiariser avec la société québécoise.

Référence Bibliothèque Cartierville

Référence de la Bibliothèque Cartierville

Notre rôle communautaire nous tient très à cœur et notre implication dans le milieu se traduit de diverses façons. Aide aux devoirs, heures du conte, programme d’éveil à la lecture et à l’écriture, rallyes en bibliothèque pour adultes et conférences données par l’Éco-Quartier sont autant d’exemples d’activités se tenant en notre enceinte. Une multitude d’interventions hors les murs, comme des rencontres dans les HLM et avec des organismes communautaires ainsi que des animations de lecture dans les parcs, sont aussi organisées. Les familles occupent une place importante au sein de notre mission.

Nous nous intéressons également à la clientèle des aînés, à qui nous offrons régulièrement des formations informatiques. Nous proposons une formule de café-rencontres où ils sont conviés à des ateliers ou conférences portant sur des thématiques les concernant.  La bibliothèque fait partie du trajet de la Navette Or 263, une initiative de la STM afin de faciliter les déplacements des aînés.

Comptoir de la Bibliothèque Cartierville

Comptoir de la bibliothèque Cartierville

Nous vous invitons donc à venir visiter notre charmante bibliothèque, lieu vivant et accessible à tous grâce au merveilleux travail de toute notre équipe !

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fév - 2012 27

logo de Prêt numérique en version beta

Enfin, Pretnumerique.ca est disponibles pour nos usagers :

Abonnés des Bibliothèques de Montréal, à vos téléphones intelligents, tablettes de lecture et ordinateurs! Avec leur collection de plus de 2 500 livres numériques, les Bibliothèques de Montréal vont encore plus loin.
La plateforme Internet Prêt numérique dispose de plus de 1 800 livres téléchargeables. La littérature québécoise y est à l’honneur avec des romans, des essais et des livres pratiques. Pour une durée de 21 jours, les ouvrages d’auteurs aussi reconnus que Nicolas Dickner, Lucie Pagé, Mara Tremblay, Andrée Poulin ou encore Patrick Sénécal peuvent être téléchargés de partout. Pour en savoir plus : Bibliomontreal.com/pretnumerique.

Plus de 2 500 livres numériques disponibles gratuitement

Abonnés des Bibliothèques de Montréal, à vos téléphones intelligents, tablettes de lecture et ordinateurs! Avec leur collection de plus de 2 500 livres numériques, les Bibliothèques de Montréal vont encore plus loin.

La plateforme Internet Prêt numérique dispose de plus de 1 800 livres téléchargeables. La littérature québécoise y est à l’honneur avec des romans, des essais et des livres pratiques. Pour une durée de 21 jours, les ouvrages d’auteurs aussi reconnus que Nicolas Dickner, Lucie Pagé, Mara Tremblay, Andrée Poulin ou encore Patrick Sénécal peuvent être téléchargés de partout. Pour en savoir plus : Bibliomontreal.com/pretnumerique.

Au cours des deux dernières semaines, j’ai eu la chance de présenter le contexte des livres numériques à près de 200 membres du personnel des Bibliothèques de Montréal (en majorité des bibliothécaires et techniciens en documentation). C’était le moment de mettre tout le monde au même niveau sur la question en expliquant comment les bibliothèques offrent des livres numériques et de la façon que nous avons procédé depuis juillet 2011 avec l’ajout d’un abonnement à Publie.net qui s’est enrichi en novembre 2011 avec l’ajout de Numeriklivres et des titres des éditeurs Petit Futé et Eyrolles. Février 2012 marque le début de l’offre de fichiers téléchargeables grâce au service de Prêt Numérique.

Pour revenir un peu plus en arrière, il faut placer les débuts de la constitution du service à la présentation : « Livre numérique : entre l’offre et la demande, la place des bibliothèques au Québec » de BAnQ au Congrès des milieux documentaires 2010 qui sera l’élément déclencheur ayant mené à la première rencontre du comité technique à quatre jours de Noël 2010. Pour le reste,  je vous réfère au billet de Clément Laberge qui explique le service dans tous ces détails.

La plus grande différence avec l’offre anglo-saxonne d’Overdrive, c’est que les acteurs de l’industrie du livre au Québec ont un rôle actif à jouer dans l’avenir du service. Aucun intermédiaire ne vient dicter les règles du jeu aux bibliothèques, car les institutions qui participent contrôlent le service.  Le défi maintenant, c’est de rassurer les éditeurs et les auteurs que la présence de leurs livres numériques dans nos bibliothèques est avantageuse pour nous, mais pour eux aussi.

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fév - 2012 20

Bibliothèque Marie-Uguay

Bibliothèque Marie-Uguay

La bibliothèque Marie-Uguay

La poésie : « Un regard qui se pose sur les choses juste au moment où elles semblent respirer. »
-  Marie Uguay, 2005 à la page 54 de Journal

Un arrondissement : Le Sud-Ouest. Un quartier : Saint-Paul-Émard. Un boulevard : Monk. Un repère : la pataterie Monk… mieux, la caserne de pompiers! Un troisième étage et des collègues : la maison de la culture. Un lieu à découvrir : la bibliothèque Marie-Uguay.

En 1982,  la bibliothèque Monk est rebaptisée Marie-Uguay, en hommage à une poète du quartier emportée trop jeune. C’est dans l’esprit de perpétuer son œuvre que la bibliothèque se fait un devoir et un plaisir de promouvoir la poésie sous toutes ses formes, allant jusqu’au slam et au beatbox! La collection Marie-Uguay, regroupée dans le Salon des poètes, renferme l’ensemble de la poésie québécoise disponible à la bibliothèque. La poésie de ce salon s’exprime aussi grâce au vitrail Lanka Mata (signifiant « la mère »), composé d’après une œuvre de George Keyt, peintre renommé du Sri Lanka. Le vitrail provient du Pavillon du Ceylan (devenu le Sri Lanka en 1972) de l’Expo 67, qui en a fait don à la Ville de Montréal! Chanceux nous sommes!

Ces lieux illuminés ne nous empêchent toutefois pas de sortir de nos murs pour mieux desservir nos différentes clientèles. Par exemple, à bord de la Biblio mobile, nous roulons jusqu’à nos aînés pour les faire profiter de nos collections. Nous leur offrons un service de prêt et d’animation à la lecture en résidence. Appuyés par l’arrondissement du Sud-Ouest, nous élargirons bientôt ce service à d’autres publics.

La bibliothèque Marie-Uguay innove aussi grâce à plusieurs projets :

La bibliothèque Marie-Uguay est avant tout une bibliothèque de réseautage, qui tisse des liens avec un maximum de partenaires dans le Sud-Ouest nous permettant de faire un assemblage de compétences et d’enthousiasmes. Ainsi, notre programmation s’adapte tout naturellement vers une clientèle qui se révèle.

Parlant tricot, les réseaux sociaux constituent maintenant une vitrine essentielle pour la bibliothèque.

Puisque le souhait de toute bibliothèque est de mettre en avant-scène ses auteurs, nous vous laissons sur cette prose de Marie Uguay, qui après s’être illustrée à La Nuit de la poésie de 1980, a remporté le prix littéraire Air Canada en 1981 et a reçu à titre posthume la médaille de la Fondation Émile-Nelligan en 1982 :

« comme à la page le livre s’ouvre
livrant son lourd parfum
de sa flamme vite éteinte
tu te surprends à trembler de hâte
à vouloir toujours vouloir
ce tendre accompagnement
du corps vers sa nuit indivisible
si lourdement retombée aveugle
d’un dos qui s’allonge vers toi ».

- Marie Uguay, 2005, « Autoportraits » à la page 117 de Poèmes.

Texte de Chantal Beaulieu et Éliane Béliveau-Cantin.
Vidéo de Sueanne O’Hanley.

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jan - 2012 16

Bibliothèque Rivières-des-Prairies

Bibliothèque Rivière-des-Prairies

Si vous passez à la bibliothèque Rivière-des-Prairies en semaine vers 11 h 30 ou vers 15 h 30, ne soyez pas surpris : oui, ce sont bien des adolescents qui occupent en majorité les lieux! En provenance de l’école secondaire Jean-Grou située tout à côté de la bibliothèque, les jeunes l’ont adoptée; ils utilisent l’Internet, font leurs devoirs, étudient et empruntent des documents, notamment ceux de la collection Jeunes adultes spécialement créée à leur intention.

La bibliothèque Rivière-des-Prairies compte aussi parmi sa clientèle beaucoup d’étudiants de niveau collégial et universitaire, des jeunes familles et des retraités. Elle reçoit de nombreux groupes scolaires et des garderies. Un projet hors les murs intitulé Gardelire qui offre des animations et des bacs de livres est offert à six services de garde du quartier.

Une programmation riche et variée, comprenant des activités pour les jeunes de 6 mois à 13 ans ainsi que des conférences pour les adultes est très appréciée de la clientèle.

La Collection de la bibliothèque comprend des livres en langue française, en langue anglaise et en langue italienne.

Une collection particulière sur Haïti a été mise en place. Cette « Collection Haïti » regroupe les livres sur Haïti et ceux écrits par des auteurs d’origine haïtienne.

La bibliothèque est très présente dans le milieu communautaire en participant à différentes tables de concertation.

Section JA - Biblio RDP

Section Jeunes Adultes de la bibliothèque Rivière-des-Prairies

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déc - 2011 15

Pierre Meunier

Combien d’entre vous avez commencé votre carrière à l’âge de 17 ans à la Ville de Montréal? C’est le cas de Pierre Meunier, conseiller aux ressources documentaires à la Division planification et développement des Bibliothèques de Montréal qui a pris sa retraite le 7 décembre dernier après 34 années de service bien remplies!

Vous pensez probablement que M. Meunier a fait des études en bibliothéconomie… et bien détrompez-vous, il est un des premiers bacheliers (1977) en biophysique au Québec et a fait des études complémentaires (niveau maîtrise) en génie biomédical à la Polytechnique. Après ce parcours académique, il a finalement décidé d’entreprendre des études à la maîtrise en bibliothéconomie afin d’approfondir cette passion qu’il entretenait. Par ailleurs, au début de sa carrière de bibliothécaire, il a complété des études en administration à l’École des Hautes Études Commerciales (HEC).

Pendant ses études, Pierre Meunier travaillait comme aide-bibliothécaire à temps partiel principalement à la Bibliothèque centrale de Montréal. C’est en 1980 qu’il a obtenu un poste de bibliothécaire à temps plein à la Ville. Un de ses premiers mandats fut de développer et de gérer le programme d’offre documentaire en langues d’origines de la Bibliothèque nationale du Canada dont Montréal était le centre dépositaire de la collection pour l’ensemble du Québec. En 1982, à la recherche d’un défi plus stimulant, il s’est joint à l’équipe de la Direction où il fut attaché de recherche à l’administration pour répondre aux enquêtes statistiques et développer le centre de documentation en bibliothéconomie. « Ce poste était très intéressant pour moi car il m’a permis d’être en contact avec le milieu documentaire du Québec, du Canada et des États-Unis » ajoute monsieur Meunier.

À la fin des années 1990, il s’est joint à la Division de l’expertise documentaire et a enfin obtenu en 1992, un poste de conseiller en ressources documentaires où il fut appelé à développer de nouvelles pratiques, à monter et à gérer certains projets comme le programme de soutien à l’alphabétisation et le développement de services destinés aux communautés culturelles. Deux années plus tard, l’équipe travaillant à l’informatisation du réseau des bibliothèques avait besoin d’un conseiller en information de gestion et la candidature de M. Meunier a été acceptée d’emblée. « J’avais dès lors un regard différent et complet sur le réseau des bibliothèques » explique-t-il.

En 1995, il a eu l’opportunité de faire partie de la délégation canadienne d’accueil des représentants de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) qui se réunissent une fois par année. « Pour moi, c’était un défi intéressant et une occasion d’apprendre, par exemple, ce qui est commun entre l’Europe et nous » exprime le conseiller en ressources documentaires. Soulignons que toute au long de sa carrière, son implication au sein de plusieurs organismes lui a permis de créer un grand réseau de contacts et d’échanger avec des professionnels préoccupés par l’offre de services des bibliothèques.

Lors de la fusion municipale en 2002, Pierre Meunier s’est vu confier la responsabilité de l’information de gestion des bibliothèques. Il a procédé à l’analyse des normes existantes au Québec, au Canada, aux États-Unis et dans certains pays du nord de l’Europe pour conclure que le développement du réseau devait se baser sur une normalisation propre à Montréal. Cette réflexion a été soulevée dans le Diagnostic des bibliothèques en 2002-2004 et est devenue un des fondements du Plan de consolidation. Depuis 2003, M. Meunier assurait la présidence du comité des normes du réseau des bibliothèques.

À l’arrivée du programme de Rénovation, d’Agrandissement et de Construction de bibliothèques (Programme RAC), M. Meunier a travaillé au développement de nouvelles normes. Par exemple, comment prévoir des espaces de travail ou de lecture dans les bibliothèques? Quel espace doit-on envisager pour le rangement des collections? Selon l’expert, « aujourd’hui nous en sommes à la mise en œuvre des mesures de performance qui viennent boucler le modèle organisationnel que nous avons conçu ». C’est donc avec un sentiment d’accomplissement que Pierre Meunier nous quitte.

Après 34 années au service des Bibliothèques, il peut être fier de son parcours professionnel autant à la Ville de Montréal qu’auprès d’associations du milieu documentaire. Il compte d’ailleurs continuer son engagement au sein de l’ISO, comme quoi sa passion pour le développement des services des bibliothèques ne se terminera certainement pas avec la retraite! « Mais je vais penser davantage à moi. Je vais passer plus de temps avec ma famille et me consacrer à d’autres projets! » conclut Pierre Meunier.

Pierre Meunier, plusieurs fois président, délégué et conférencier :

  • 1987 : âgé de seulement 30 ans, il devient le plus jeune président de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.
  • 1990 : conférence à Villeurbanne (banlieue de Lyon) sur le programme de soutien à l’alphabétisation.
  • 1995 à 2010 : plusieurs fois délégué du Canada auprès du Groupe d’experts de l’ISO relatif à la norme sur les indicateurs de performance des bibliothèques, sur les statistiques internationales, sur les indicateurs d’espaces et mesures de qualité en regard de la construction et la rénovation des bibliothèques, les mesures d’impact des services.
  • 1997 : président de l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation  (ASTED).
  • 2001 à 2009 : membre du Standing committee de la Section des statistiques et de l’évaluation de l’International Federation of Library Associations (IFLA).
  • 2004 : première conférence internationale sur les indicateurs statistiques et normatifs spécifiques aux  bibliothèques publiques dans le cadre d’un congrès de l’IFLA à Buenos Aires.
  • 2005 : conférence plénière avec Louise Guillemette-Labory, Directrice de la Direction associée – Bibliothèques  sur l’utilisation de normes  et de mesures de performance en vue de la planification stratégique des services à une conférence satellite du congrès  de l’IFLA à Bergen en Norvège.
  • 2007 : conférence satellite à la Northumbria conference sur les tableaux de bord et  mesures de performance dans le cadre du congrès de l’IFLA à Cape Town, Afrique du Sud.
  • 2008 : Co-président du Comité organisateur de la conférence internationale sur les Global Statistics (projet mené en partenariat par l’ISO, l’IFLA et l’UNESCO) et conférence satellite sur les tableaux de bord, les mesures de performance et la normalisation en regard du Plan de consolidation des Bibliothèques de Montréal.<

Ce texte est reproduit sur Espace B après une première diffusion interne dans le bulletin de nouvelles de la Direction de la culture et du patrimoine.

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déc - 2011 12

Visite impressionniste

Il faut le dire tout de suite, l’édifice en impose. Par la hauteur de son mur «rideau» des années soixante. Et par le volume qu’il occupe. Puis le site lui-même vient renforcer cette sensation, avec son immense parc octogonal et son allée de lecture. Mais c’est en entrant dans le bâtiment que le visiteur prend la pleine mesure de cet ouvrage architectural et de son charme.

Les 1001 fenêtres qui l’enveloppent de haut en bas, d’est en ouest, laissent pénétrer la lumière naturelle, ajoutant aux couleurs intérieures une ambiance chaleureuse et accueillante. Confortables et offrant une vue sur le parc, des îlots de lecture et de travail fournissent aux visiteurs des raisons supplémentaires de s’attarder sur les lieux.

Que dire de la section jeunesse sinon qu’avec ses couleurs vives, ses coins de lecture, ses meubles en cuir rouge et sa salle polyvalente pouvant accueillir petits et grands pour les conférences, ateliers ou heures du conte, elle reflète tout à fait le dynamisme qui y règne. Où que l’on se trouve et qui que l’on soit, employé ou usager, le lieu s’avère rassurant et empreint de bien-être.

C’est dans cet environnement que foisonnent les idées, les projets, les services d’une équipe dévouée à une communauté sans cesse en mouvement et en évolution. Une communauté qui peut compter sur un partenaire essentiel : la bibliothèque.

Quel est donc ce lieu unique à Montréal? La bibliothèque de Saint-Michel, bien sûr!

Bibliotheque Saint-Michel

Bibliotheque Saint-Michel

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nov - 2011 28

Bibliothèque MaisonneuveSituée à l’intersection des rues Ontario et Pie-IX, en plein cœur du quartier Hochelaga-Maisonneuve, la bibliothèque Maisonneuve est sans aucun doute un monument que l’on remarque facilement dans le paysage environnant.  Avec son imposante structure en pierre et sa grande porte digne des bibliothèques d’autrefois, ce bâtiment, qui fêtera son 100e anniversaire cette année,  a de quoi réveiller l’intérêt des plus nostalgiques.

Ancien Hôtel de Ville de la municipalité de  Maisonneuve et Institut du Radium de l’Université de Montréal, le passé historique de l’endroit en a beaucoup à vous raconter.  Ce ne serait pas étonnant d’ailleurs si on y découvrait des manifestations étranges une fois les lumières éteintes et les portes fermées comme le fantôme de la célèbre Bolduc qui y vécut ses derniers moments du temps de l’Institut du Radium !  Toutefois, malgré les apparences, on y trouve bien plus que de vieux livres pleins de poussières.  Avec les années, la bibliothèque Maisonneuve a su s’adapter aux changements et fournir des services et collections à l’image du quartier et de ses résidants.



Bibliothèque Maisonneuve - livres pour les jeunesEn effet, avec le temps, la bibliothèque a su cohabiter avec les fidèles résidants de toujours et les nouvelles familles curieuses de découvrir la diversité des services offerts dans le quartier.  De ce fait, la section jeunesse a pris un véritable coup de jeune et offre une panoplie de services pour les familles et les écoles.  Heures du conte, rencontres d’auteurs, initiations à la bibliothèque, concours pour adolescents, il y en a pour tous les goûts.  Soucieuse également d’appuyer les personnes ayant des besoins particuliers, la bibliothèque s’engage dans des projets liés à la réussite scolaire, à l’alphabétisation de même qu’à l’aide à l’emploi, un besoin important dans ce milieu.

Romans harlequinCette mixité sociale se reflète également dans la diversité des collections de la bibliothèque.  Ici, nous sommes heureux de présenter les toutes dernières nouveautés allant des prix littéraires aux ouvrages plus spécialisés.  Cependant, nous sommes tout aussi fiers de notre imposante collection de romans Harlequin, de notre grande collection de DVD sans oublier la plus grande sélection de disques de musique country du réseau !  Venez découvrir ce qui se cache dans cette belle bibliothèque de quartier.

Vous pouvez suivre la bibliothèque Maisonneuve sur leur page Facebook.








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nov - 2011 22

Dans le cadre du Salon du livre de Montréal, retour sur la Table ronde La lecture et les garçons : Comment proposer des pistes d’interventions efficaces susceptibles d’accroître l’intérêt de la lecture chez les garçons.

Adolescent qui lit sur la rue. Nous étions quatre participants enthousiastes à l’idée de contribuer vendredi dernier, à l’intérieur de la Journée des professionnels, à cet échange inspirant : Louis Émond, Martine Lamontagne, Carole Tremblay, Élaine Turgeon et moi-même.

La table ayant suscité un grand intérêt, je partage ici mon texte de présentation qui a entamé la discussion (et ma fois, rallié les troupes).

Dans ma réflexion, j’ai fait fi des objectif pédagogiques / didactiques souvent reliés à la lecture (et à la non-réussite scolaire) des garçons, pour m’attarder à l’acte de lire pour le plaisir, par motivation PERSONNELLE, et non pour satisfaire aux demandes du prof ou de sa mère (bibliothécaire, encore pire!)

Bibliothécaire ayant travaillé une dizaine d’années dans le quartier Centre-Sud de Montréal, ayant vu défiler des centaines de garçons (lecteurs et non lecteurs) et mère de deux garçons; ado et jeune adulte, j’ai constaté clairement que les garçons, à un moment ou à un autre de leur cheminement académique, ont trrrès bien ressenti et compris qu’on VOULAIT qu’ils lisent, et des BONS livres, des livres DIFFICILES, ÉPAIS, mais que ça ne leur donnait pas plus ENVIE de passer à l’acte!

On sent actuellement une telle pression sur les garçons à lire, j’ai un malaise avec ça… À peine un peu plus de 30% des Montréalais sont abonnés à nos bibliothèques. Juge-t-on les adultes qui ne fréquentent pas nos bibliothèques? Est-ce qu’on met tant de pression sur nos collègues, nos frères, nos chums : As-tu lu des chapitres de ton roman avant de te coucher chéri? Est-ce qu’on se permet des commentaires sur la présence du Guide de l’automobile dans le panier du client chez Costco? Quand on parle de plaisir… on parle d’abord de choix.

Je pars donc avec la prémisse que les garçons aiment autant lire que les filles… s’ils sont « présentés » à de nombreux livres, et s’ils ont le dernier mot quant au choix!

À la question adressée à Claude Ponti: « Avez-vous un truc pour intéresser un enfant à la lecture? », celui-ci a répondu : « Insérer une tranche de jambon différente entre chaque page! » Ainsi, comme bibliothécaire/passeuse de livres, (et comme mère), je ne cherche plus depuis belle lurette de recettes « miracles » pour intéresser un jeune à la lecture mais je m’accroche à deux principes selon moi immuables :

    La liberté entière du jeune, qui est déjà un petit citoyen penseur, de choisir le genre, le niveau, ce qui lui convient au moment présent : Il connait ses besoins et ses goûts.
    L’engagement de l’adulte passeur de livre : Consacrer l’effort et le temps nécessaires pour proposer un choix varié (qui ne corresponde pas à ses propres critères subjectifs d’adulte bien pensant), s’investir dans la lecture à haute voix et susciter l’échange autour du livre. Cette valeur d’engagement nous ramène à la présence essentielle de « médiateurs » ou de « passeurs de livres »; dans nos écoles, nos bibliothèques, nos maisons. Cela nous ramène aussi impérativement à une reconnaissance collective du temps (on ne s’y soustraira pas!) comme un élément essentiel de la réussite dans nos efforts pour développer le goût de la lecture.

À partir de là, plusieurs stratégies sont à envisager, plusieurs pistes d’interventions sont à explorer, selon les spécificités du milieu et des jeunes visés, nos habiletés comme passeur de livres, nos budgets…

Je pourrai témoigner du succès du programme Coup de poing, qui a permis à 2000 jeunes montréalais de participer à des discussions autour d’albums… et qui a véritablement suscité un intérêt et un engagement des jeunes dans la découverte d’œuvres littéraires… Je m’arrête ici, parce que Coup de poing, vous connaissez!!!

Marie Désilets

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