Mars – 2010 09

Suite de l’article paru le 12 février.

Le côté sombre des jeux web en bibliothèque!

Jusqu’à présent, nous avons porté un regard plutôt positif sur la promesse des jeux web en bibliothèque, c’est-à-dire : offrir une entrée au monde ludique à faible coût, avec une grande accessibilité et contenant une foule de documents intéressants. Dans cette seconde partie, je désire vous montrer le côté plus sombre des jeux web : l’image négative du jeu, la publicité abusive, la faiblesse du contenu pour certains groupes cibles et la pérennité du support.

Commençons sur un sujet ambitieux que nous ne pourrons ici qu’effleurer : l’image générale du jeu en bibliothèque. Je crois que je ne vous apprendrai rien en vous disant que comme plusieurs nouvelles technologies, le jeu web possède son lot de partisans et son lot de détracteurs. En fait, il n’est pas rare de voir les jeux en ligne associés à des problèmes de sexisme, de violence, de dépendance, etc. (voir http://www.webaverti.ca/french/games.html)

Puisque certains jeux en ligne sont souvent la cible des médias (notamment Dofus et World of Warcraft), les préjugés viennent rapidement quand vient le temps de discuter des jeux web. De plus, contrairement aux jeux sur consoles, les jeux web sont habituellement classifiés selon le genre, et il est très rare qu’il existe une classification selon la maturité du contenu (il existe néanmoins une classification sur le site suivant : http://jayisgames.com/about/game-ratings/).

Plus spécifiquement dans le milieu des bibliothèques, il est plus traditionnel (et peut-être plus accepté) que la bibliothèque prenne le jeu comme un document de second ordre après le livre (à noter que la mission des bibliothèques publiques de Montréal est de favoriser la lecture et le savoir, et non la culture et le savoir). Il y a donc une certaine réticence à offrir des documents ludiques à cause du manque d’expertise dans le domaine et du manque de ressources pour offrir des ludographies de qualité.

En plus, les jeux étant plus souvent sur des serveurs externes, les bibliothécaires sont dépendantes de ces ressources: publicité abusive et/ou de mauvais goût, aucune disparité entre le contenu pour les jeunes et le contenu pour adulte, vente de produits commerciaux, etc. D’un point de vue technique, ces sites peuvent aussi supprimés ou déplacés leur contenu et ainsi, rendre les hyperliens obsolètes. Une solution pour ce type de problème est le rapatriement des codes dans votre portail sous forme de lien (voir  armorgames)

Et puis, autant il est facile de trouver du contenu québécois de qualité pour les jeunes que la situation se détériore rapidement pour les autres groupes d’âge. Les jeux pour adolescents ou pour adultes de qualité sont presque exclusivement disponibles en anglais. Et pour les aînées, il y a encore de grandes lacunes dans toutes les langues.

Finalement, nous pouvons soulever brièvement les problèmes de la pérennité du support Flash. Cette application sur laquelle est développée la majorité des jeux web devient de moins en moins supportée, qu’adviendra-t-il alors des jeux existants sur cette plateforme ?

La solution : un processus de sélection rigoureux

Mais, rassurez-vous, nous avons encore la chance de vaincre les forces chaotiques anti-jeux web. Une solution simple pour contrer ses problèmes est de créer des ludographies à partir d’une grille de sélection et de développer une expertise dans le domaine. Pour cela, il faut s’assurer de bien cibler sa clientèle dès le début du processus, et après, graduer ses documents selon la difficulté des jeux présentés. Une bonne ludographie offrira des jeux de type diversifiés : jeu sérieux, jeu d’arcade, jeu de simulation, etc.

À noter qu’une ludographie peut être offerte en version papier (situé près des postes informatiques ou en ligne, sur un site web). Une liste de critères de sélection peut comporter les éléments suivants : présence d’élément sonore, niveau de langage, niveau de difficulté,  présence de violence, de sexisme ou de contenu stéréotype, durée du jeu, langue principale du jeu, logiciel nécessaire pour l’utilisation (Flash, Shockwave, etc.), type de jeu (arcade, simulation, jeu sérieux, etc.), présence de publicité sur le site et contenu complet du jeu (c’est-à-dire est-ce un démo ou une version complète du jeu).

Il faut aussi penser à avoir une traduction des règles pour les jeux anglophones. Une attention particulière doit être offerte aux mondes complets comme Dofus (ce qui pourrait être le sujet d’un billet complet). N’oubliez pas que des logos peuvent servir à repérer facilement l’information de la grille de sélection pour les usagers.

Bonne ludographie !

***

Dans la troisième et dernière partie sur le jeu web en bibliothèque, je discuterai du potentiel de ces jeux pour la formation documentaire. Je discuterai du développement des compétences informationnelles et les promesses du jeu sérieux dans ce domaine.

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Fév – 2010 10
Small Worlds

Small Worlds de David Shute

Une ludographie Web, est-ce que vous connaissez?

Mais, je vous en conjure, ne commencez pas à douter de vos connaissances générales, il s’agit d’un terme encore très peu utilisé pour promouvoir les services ludiques en bibliothèque. Son utilité : offrir un ensemble de ressources ludiques disponible sur le Web et qui sont appropriées aux besoins spécifiques d’une clientèle.

En fait, de plus en plus de bibliothèques se questionnent sur la possibilité d’ajouter des produits ludiques à leur offre de service. Malgré qu’il s’agisse d’une initiative des plus louables, les bibliothécaires pourraient d’ores et déjà exploiter les ressources actuelles de leurs environnement en offrant un premier point de service ludique : les jeux disponibles gratuitement sur le Web.

En ce sens, les bibliothèques du réseau de la Ville de Montréal possèdent un avantage technique non négligeable : tous leurs ordinateurs sont équipés de l’application Flash qui permet de jouer à une grande gamme de jeu en ligne.

Par contre, l’offre des jeux sur Internet, bien qu’abondante, est souvent enveloppée dans des sites abondamment publicisés, promouvant souvent des valeurs douteuses et d’une jouabilité fréquemment médiocre. L’ajout d’une politique permet de faire épargner du temps à ceux et celles qui voudraient s’intéresser à découvrir la culture du jeu tout en promouvant certains types de jeux moins connus du grand public. Elle permet aussi de redorer l’image de la bibliothèque auprès des clientèles qui apprécie les jeux.

Pour réussir à faire correspondre les objectifs d’une ludographie avec un public cible (jeune, adolescent, adulte, aîné), il faut s’assurer d’avoir une politique de sélection rigoureuse et de choisir correctement ses ressources. Par exemple, la ludographie pourrait offrir des jeux sérieux « serious game » pour les adultes désirant vivre une expérience plus mature et intellectuelle, des jeux éducatifs pour les enfants, des jeux d’aventure et d’action pour les adolescents, des jeux de puzzle et de développement cognitif pour les aînés.

Une ludographie peut être composée à partir de listes de meilleurs jeux trouvées sur le Web ainsi que de jeux ayant été primés par les critiques (à consulter : jayisgames.com). Il peut être intéressant que la liste de jeux retenus mette de l’avant des créations locales comme les jeux proposés par le musée McCord.

Quelques bibliothèques ont déjà une telle politique. Nous les invitons à partager les ressources qu’elles ont découvertes afin d’aider à la création d’une ludographie pour les différentes clientèles.

Voici quelques ressources en ligne pour voir l’étendue des jeux offerts :

Jeux sérieux: http://www.ludoscience.com/FR/20-Ludographie.html
Jeux éducatifs: http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/clefs/jeux/
Jeux pour adultes: http://www.maximumpc.com/article/features/casual_encounters
Jeu pour le 400e du Québec (en anglais) http://www.jeux.fm/jeux-aventure/jeu-du-quebec-2946.html
Jeux ayant participé à un concours de conception: http://jayisgames.com/cgdc6/?gameID=9
Jeux pour enfants: http://www.uptoten.com/enfants/kidsgames-home.html

Dans la prochaine chronique sur le sujet, nous discuterons des difficultés d’une telle politique de sélection en proposant une grille d’analyse. Nous expliquerons aussi quelques problèmes au niveau des mises à jour, des aspects techniques et de la traduction.

Thierry Robert

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Fév – 2010 07

Bonjour à tous

Voici une liste qui, j’espère, sera utile pour les bibliothécaires et la clientèle des bibliothèques de la Ville de Montréal. Cela a commencé lorsqu’une cliente m’a demandé la liste des lauréats et des nominations du Man Booker Prize. Ne trouvant aucune liste qui soit pratique et instantanée, j’ai décidé de m’attaquer au problème. Après un faux départ et un disque dur de sauté, j’ai finalement trouvé une présentation qui me semblait acceptable et qui n’a depuis jamais causé de problème.

L’idée de départ était d’avoir une présentation uniforme pour toute liste, qu’elle soit  facile (10pt), agréable à lire (pas d’Arial et encore moins Comic !) et pouvant contenir le maximum d’informations sur une seule ligne ; ce qui explique le format (légal) et l’orientation (paysage). J’ai choisi cette disposition en fonction de la description la plus longue à ce moment (Prix du GG en traduction).

Ces listes décrivent non seulement les gagnants de prix littéraire entre 2000 et 2009 mais aussi les nominations et ce, dans chaque catégorie. Ce qui donne une vue plus large de l’œuvre d’un auteur ; en effet, souvent un auteur fait parti des nominations avant de décrocher un prix. Parfois, il est en nomination pour un Prix et gagnant pour un autre.

Il est à noter que c’est une première partie. Il reste le Prix Bédélys en bande dessinée (fort apprécié de ceux qui l’ont vu) et le Man Booker Prize. Ces derniers sont référencés avec des hyperliens mais j’ai des problèmes avec la typographie lors de la création des pdf. En attendant que je trouve la solution, voici les prix littéraires en question :

Marc Lemaire

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Nov. – 2009 27

Bonjour Marie,

Ça va?  Ici tu serais au paradis, Shanghai veut se positionner comme une ville high tech et je crois qu’ils vont y réussir…sauf pour la connection dans ma chambre qui, malheureusement, se déconnecte au 15 minutes…

Voici donc le dernier billet qui relate notre weekend et le début de la semaine…avec deux photos.  Je n’ai pas fait de liens web vers Suzhou car, comme je l’ai dit,  je suis vite déconnectée, alors j’écris dans word et je colle avant que messenger ne se ferme…

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Nov. – 2009 22

Ivanchanging

Inspirant; c’est le sentiment que j’ai ressenti à la suite de ma rencontre avec le directeur de la Changning Library. Nous avons eu l’opportunité d’échanger quelques heures avec un homme passionné et passionnant.

Avant tout il faut dire que la rencontre elle-même avait quelque chose de bien spéciale. Nous avons été accueillis dans un immense et luxueux salon. Anne-Marie et moi  à une extrémité, le directeur à notre droite et notre nouvelle accompagnatrice et traductrice à gauche. Assistante discrète qui nous servait le thé, ambiance très formelle. Je commence à bien aimer mon rôle d’ambassadeur !

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Nov. – 2009 22
Une devinette pour débuter la semaine.

Quel est le signe chinois représenté sur cette photo?

Shanghainovsigne
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Nov. – 2009 21

Ni Hao,

Pour la première fois depuis notre arrivée, nous avons vu quelques rayons de soleil. Quelques rayons, quelques heures mais ce fut apprécié. Le froid inhabituel, entre 4 et 9c, a même causé des coupures d’électricité

IF_Salle-détude-à-la-Childrens-Shanghai-LibraryBon, la section miss météo étant terminée, parlons bibliothèque.

Aujourd’hui, nous avons visité  la Shanghai children’s library. Cette bibliothèque, située dans le centre-ville, se sépare en deux édifices. Le plus grand est un bâtiment historique de style euro-américain et le deuxième, plus moderne, est pour les tout-petits. Cette dernière est bien décorée et comprend une salle d’animation avec divers jeux et jouets ainsi qu’une petite installation pour des spectacles. L’édifice consacré aux 6 à 16 ans comprend trois étages et est séparé par groupes d’âge. L’architecture et la décoration sont fort belles -plancher et boiserie d’origine – mais austères selon nos critères pour une bibliothèque jeunesse. On remarque rapidement que les documents sont en excellent état et que tout est particulièrement bien rangé. Nous n’avons pas été en mesure de connaître la fréquentation de cette bibliothèque.

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Nov. – 2009 19

Pour notre deuxième journée, nous avons visité une bibliothèque de quartier. La bibliothèque Huangpu est située à proximité de la place du peuple et de Nanjing lu.

Réparti sur plus de 10 étages et de nombreuses salles thématiques,  cette succursale serait,  avec ses 20 500 mètres carrés, une des plus grandes de la ville. Elle possède près de 500 000 documents, 600 abonnements aux journaux et périodiques… À l’étage des périodiques on retrouve entre autres, un electronic reading room afin de permettre l’accès à des postes informatique et à l’internet. Lors de notre passage, la consultation des journaux semblait être l’endroit le plus « populaire ». Depuis décembre 2004 un étage est consacré aux enfants. Vision assez traditionnelle du service aux enfants !

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Nov. – 2009 16

Comme vous le savez, nous avons deux ambassadeurs des bibliothèques de la Ville de Montréal, Ivan Filion et Anne-Marie Collins, qui sont partis pour Shanghaï, en Chine. Ils vont tenir un carnet de voyage pour nous.

biblioshanghai

Lundi matin, nous avions rendez-vous avec M Zhou Qing , de la division de la coopération internationale … et oui une division internationale ; ça me donne des idées de grandeur ! Nous avons effectué une visite rapide de la bibliothèque centrale de Shanghaï. Cette bibliothèque s’est fusionnée en 1995 avec l’institut de Recherche d’informations scientifiques et techniques.

On y retrouve, entre autres, 33 salles de lectures, 20 salles de recherches individuelles, deux salles d’expositions ainsi que plus de 51 000 000 documents.

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Nov. – 2009 15

Comme vous le savez, nous avons deux ambassadeurs des bibliothèques de la Ville de Montréal, Ivan Filion et Anne-Marie Collins, qui sont partis pour Shanghaï, en Chine. Ils vont tenir un carnet de voyage pour nous.

hotel
La première chose qu’on réalise c’est la jeunesse; des douaniers aux représentants des bibliothèques ils sont très jeunes, dynamique et très souriants, oui même les douaniers ;-)

Notre arrivée à Shanghai s’est fait de soir et sous la pluie.
Plusieurs édifices sont très joliment illuminés.

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