juil - 2012 24

Ancienne image d'accueil de Facebook avec les continents.

Il y a deux semaines, j’ai découvert l’effet que peut avoir la propagation virale sur le web et plus précisément sur Facebook.

Tout a commencé le mardi 10 juillet quand j’ai publié une photo de Livres dans la rue sur la page Facebook des Bibliothèques de Montréal. À ce moment, je poursuivais mes expérimentations avec la page en publiant une photo accompagnée d’un lien dans la description plutôt que de partager le lien directement sur Facebook.

À 12h05, la page Facebook Improbables Librairies, Improbables Bibliothèques, qui rassemblait à ce moment plus de 20 000 fans mais qui en a maintenant plus 25 000, partage la photo de Livres dans la rue. Par la suite, elle partage des photos qui se trouvent sur notre page depuis plusieurs mois. À commencer par deux photos de la série sur l’exposition « Le livre des lecteurs ». Ainsi qu’une photo du Biblio-BIXI qui se trouvait sur la page Facebook des Bibliothèques de Montréal depuis septembre 2011.

biblio-BIXI

La suite sera une démonstration de l’effet viral que peut avoir le partage de contenu sur le web ou sur les médias sociaux.

En une semaine, la photo sera partagée environ 300 fois et fera le tour du monde d’un réseau à un autre. Les statistiques officielles de notre page Facebook indiquent que c’est presque 50 000 personnes qui ont été atteintes dans la semaine du 9 au 16 juillet 2012.

La leçon que je retiens de cet épisode dans la gestion des médias sociaux, c’est l’importance de laisser une trace sur le web. Qu’on ne sait jamais qui va voir notre contenu et le partagera dans son réseau.

Plusieurs bibliothèques possèdent déjà des comptes sur les médias sociaux, nos bibliothèques montréalaises aussi. C’est très bien, mais on doit investir encore plus le web. Il faut développer le réflexe de documenter nos activités de façon créative pour que la prochaine fois qu’une personne souhaite partager nos bons coups, elle puisse le trouver sous forme de textes, images, vidéo, audio.

Soyons proactifs et n’attendons pas qu’on parle de nous dans d’autres médias, car les outils sont là pour être utilisés.

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fév - 2012 27

logo de Prêt numérique en version beta

Enfin, Pretnumerique.ca est disponibles pour nos usagers :

Abonnés des Bibliothèques de Montréal, à vos téléphones intelligents, tablettes de lecture et ordinateurs! Avec leur collection de plus de 2 500 livres numériques, les Bibliothèques de Montréal vont encore plus loin.
La plateforme Internet Prêt numérique dispose de plus de 1 800 livres téléchargeables. La littérature québécoise y est à l’honneur avec des romans, des essais et des livres pratiques. Pour une durée de 21 jours, les ouvrages d’auteurs aussi reconnus que Nicolas Dickner, Lucie Pagé, Mara Tremblay, Andrée Poulin ou encore Patrick Sénécal peuvent être téléchargés de partout. Pour en savoir plus : Bibliomontreal.com/pretnumerique.

Plus de 2 500 livres numériques disponibles gratuitement

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Au cours des deux dernières semaines, j’ai eu la chance de présenter le contexte des livres numériques à près de 200 membres du personnel des Bibliothèques de Montréal (en majorité des bibliothécaires et techniciens en documentation). C’était le moment de mettre tout le monde au même niveau sur la question en expliquant comment les bibliothèques offrent des livres numériques et de la façon que nous avons procédé depuis juillet 2011 avec l’ajout d’un abonnement à Publie.net qui s’est enrichi en novembre 2011 avec l’ajout de Numeriklivres et des titres des éditeurs Petit Futé et Eyrolles. Février 2012 marque le début de l’offre de fichiers téléchargeables grâce au service de Prêt Numérique.

Pour revenir un peu plus en arrière, il faut placer les débuts de la constitution du service à la présentation : « Livre numérique : entre l’offre et la demande, la place des bibliothèques au Québec » de BAnQ au Congrès des milieux documentaires 2010 qui sera l’élément déclencheur ayant mené à la première rencontre du comité technique à quatre jours de Noël 2010. Pour le reste,  je vous réfère au billet de Clément Laberge qui explique le service dans tous ces détails.

La plus grande différence avec l’offre anglo-saxonne d’Overdrive, c’est que les acteurs de l’industrie du livre au Québec ont un rôle actif à jouer dans l’avenir du service. Aucun intermédiaire ne vient dicter les règles du jeu aux bibliothèques, car les institutions qui participent contrôlent le service.  Le défi maintenant, c’est de rassurer les éditeurs et les auteurs que la présence de leurs livres numériques dans nos bibliothèques est avantageuse pour nous, mais pour eux aussi.

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oct - 2011 25

Bixi-Biblio dans l'entrée de BrennanLa semaine dernière avait lieu la Semaine des Bibliothèques publiques du Québec.  Chaque année, les bibliothèques ont pour objectif de faire connaître leurs produits et services auprès de la clientèle existante, mais aussi la clientèle potentielle avec l’ajout de nouveaux abonnés.

Cette année, l’équipe de la Direction associée a organisé deux séances d’abonnements dans les bureaux administratifs de la Ville de Montréal. Les employés avaient reçu un courriel qui les informait de la présence d’une table avec des heures pour la visiter. L’opération s’est révélée un succès avec un nouvel abonnement toutes les 4 minutes!

En plus d’aller chercher de nouveaux abonnés, l’opération a permis de faire connaître aux employés les dernières avancées des Bibliothèques de Montréal avec la fin de l’implantation de Millennium à l’ensemble des bibliothèques du réseau et l’offre de service uniforme à travers le Catalogue Nelligan. Sans oublier les ressources en ligne qui ont retenu l’attention de plusieurs employés non-résidents de Montréal, mais dont ils peuvent se prévaloir.

En bout ligne, auriez-vous dit non à un abonnement gratuit à de tels sourires? :)

Delphine et Geneviève

Delphine et Geneviève à la table pour accueillir les nouveaux abonnés.

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août - 2011 24
Photo de François Bon

François Bon

Pour conclure la médiation autour de publie.net, nous avons accueilli François Bon pour une session de clavardage transatlantique.

François Bon est un écrivain français né en 1953, en Vendée. Depuis 1982, il a publié plus d’une trentaine d’oeuvres sur des sujets variés. En 2009-2010, il est professeur invité (création littéraire) à l’Université Laval (Québec) et l’Université de Montréal (Montréal). Présent sur Internet depuis 1997, il fonde en 2008 la coopérative d’édition numérique publie.net.

On vous présente ici la quasi-totalité du verbatim de la séance de clavardage tenue le lundi 22 août. Les sujets de discussion ont beaucoup tourné autour du livre numérique, mais aussi de la médiation numérique et de publie.net.

pmlozeau : Bonjour tout le monde! Merci d’être ici, que vous soyez au Québec ou en France, le virtuel n’a pas de frontière!

pmlozeau : Juste remettre en contexte que les bibliothèques publiques de Montréal ont le plaisir d’accueillir François Bon pour une séance de clavardage de 1 heure.

François Bon : serai heureux aussi de voir échanger en direct les secoueurs de bibliothèques des 2 côtés de la mare, notamment sur les questions de médiation…

dbourrion : Vraie Question : qu’est-ce qui différencie l’écriture des deux côtés des grandes eaux (en un mot) ?

bibliosurf : Médiation ?

pmlozeau : De ce côté de l’océan, les BPM sont abonnées à publie.net depuis 2 mois et le succès est au rendez-vous.

pmlozeau : On a notamment fait la médiation de certaines oeuvres via le site http://bibliomontreal.tumblr.com/

François Bon : @Daniel des fois je me dis que la coupure d’écriture n’est pas entre la France et le Québec, mais entre l’espace francophone tout entier et la singulière Montréal, ville du monde

dbourrion : @fbon hum oui j’allais corriger, peut-être pas de différence en fait

bibliosurf : Ils disent quoi les lecteurs des BPM de Publie.net ?

Marie D. Martel : Comment s’est jouée la médiation de Publie.net à Angers Daniel ? Ou chez bibliosurf ?

dbourrion : A Angers, médiation minimale parce que difficile d’impliquer les bibs tradis et bibnums surchargés

bibliosurf : chez bibliosurf, la médiation s’arrête pour l’instant à Mauvais genres…

bibliosurf : J’attends d’avoir un spip numérique pour bouger le catalogue de publie.net

dbourrion : @Marie et pmlozeau : succès lié à médiation chez vous ? Seule explication ?

François Bon : médiation : pour nous si vital, on ne peut pas être le prescripteur de son propre travail, même si le web fait de nous à la fois lecteurs et auteurs

g@rp : et relecteurs ;-)

dbourrion :  » on ne peut pas être le prescripteur de son propre travail  » plus1 en encore plus quand tu es juge et partie

bibliosurf : voire d’aller chercher des données directement sur le site tiers livre et partout ailleurs (via la connexion multibase de spip)

astrolabemelun : A melun médiation comme à Angers, évidence de l’abonnement mais pour la mise en valeur c’est aux responsables numériques de le faire et partie prenante des deux côtés, position difficile

dbourrion : Sur Angers, ça évolue mais lentement, Bibs tradis commencent (enfin) à regarder publie.net et envisage enfin de faire médiation

bibliosurf : pourquoi à l’astolabe, le catalogue n’est pas accessible en wifi ?

dbourrion : mais lent parce que travail de médiation en Bu pas considéré comme coeur de métier

François Bon : salut Philippe, dit Pierre Ménard sur le web, avec moi à Ouessant (sous la même pluie, mais de l’autre côté de la rue) : Astrolabe Melun plus site Liminaire plus revue D’Ici Là

impossiblenaoko : pardon de vous interrompre mais qqn peut me dire ce que signifie pour vous médiation ?

ljodoin : Un corpus numérique sans médiation c’est comme une biblio sans bibliothécaire : mortel ;)

dbourrion : « médiation » amener le lecteur au texte inconnu

impossiblenaoko : merci :-)

dbourrion : n’engage que moi

bibliosurf : médiation = petit lien entre le livre, l’auteur et le lecteur effectué par quelqu’un qui s’implique.

François Bon : gros défi pour nous : désapprendre à penser le livre comme finalité du texte, le web nous permet de penser l’écriture en 3D, on commence tout juste à inventer objets écrits directement numériques

dbourrion : « médiation » : dégager de la masse l’important à lire

impossiblenaoko : re merci :-)

Marie D. Martel : L’appréciation des lecteurs s’est manifesté dans le nombre. Et des félicitations dans les commentaires, pour avoir oser miser sur cette littérature.

François Bon : des fois l’impression que le cheminement mental est largement plus difficile à embrayer (je parle pour moi, tout simplement) que n’importe quelle question code ou technique

g@rp : plus1

dbourrion : « le cheminement mental est largement plus difficile à embrayer » oui mais normal, rupture de civilisation, non ?

Marie D. Martel : La médiation, c’est le lieu de rencontre entre les gens et les documents ou entre les gens ou entre les documents ( s’ils sont des gens)

ljodoin : Laissons la parole à François un tantinet : Lequel de ces mots craignez-vous le plus : drm, rentrée littéraire, droit d’auteur, écrivain professionnel?

François Bon : @Marie dans les ateliers d’écriture, tellement souvent cette impression : un texte de Beckett ou Duras font court-circuit, le contemporain c’est pas un zoo, c’est juste le présent

bibliosurf : ljodoin mieux que les drm et autre polémique, la littérature. Blabla technique, les genres adorent… mais lire ?

François Bon : une de mes rages actuellement : que même avec le web on garde vieilles frontières, un Québécois qui écrit sera toujours un Québécois 1/2

bibliosurf : les gens adorent -» j’ai encore lapsusé

ana nb : me pose la question de l’interaction entre objet lecture lecteur

François Bon : alors que l’écriture de la ville (voir blogs Qc) nous concerne directement dans l’espace uni de la langue

François Bon : @ljodoin aucun de ces mots ne m’importe vraiment – la littérature parle, m’ouvre l’appétit du monde, m’agrandit au dedans

g@rp : Qc ?

François Bon : drm : aucun intérêt, on ne les utilise pas, donc pas concerné

Marie D. Martel : Qc = Québec, Canada :)

g@rp : Merci Marie :)

bibliosurf : Je dois raccrocher… je suis preneur de ce script qui permet d’échanger. D’avance merci contact@bibliosurf.com

François Bon : rentrée littéraire : juste un effet d’épicerie, à relier au fait que le temps moyen de présence d’un livre en librairie c’est 5 semaines

g@rp : et plus si bandeau rouge prix littéraire`

François Bon : droit d’auteur : vraie question, parce que système français pas transportable tel quel dans le numérique, lié à son histoire, et donc partie obsolète

Marie D. Martel : Tu fais partie de la rentrée littéraire au Seuil François, avec Après le livre, comment cette publication papier s’inscrit-elle dans ta démarche ?

François Bon : écrivain professionnel : l’écriture c’est la nuit, c’est un espace libre – contrairement à vous Américains, la figure de l’écrivain n’a jamais été un fait « professionnel » dans notre tradition

François Bon : @Marie intérieurement pour moi je n’ai plus besoin du papier – mais très conscient que nous sommes encore minorité à lire sur iPad et liseuse 1/2

François Bon : 2/2 on travaille en ce moment sur version « print on demand » du catalogue publie.net – on va forcément vivre plusieurs années transition avec coexistence papier/numérique

ljodoin : Mais après le livre, finalement, c’est déjà maintenant?

Marie D. Martel : Ce serait donc dans la perspective de démocratiser la littérature numérique ?

François Bon : par contre (ds Après le livre) remarque 1, chacune de ces transitions a été irréversible et globale 2, le temps de ces transitions (tablette, rouleau, codex, imprim, presse) chaque fois s’est réduit

pmlozeau : @fbon L’avantage du papier est donc de ne pas avoir de barrière technologique à l’accès?

Bébé_Mort : @ Bon : Mais la publication numérique nous amènes la même visibilité et le même $$$ On s’entend que ce n’est pas le premier endroit où les gens vont penser aller magasiner leur nouvelle lecture.

pmlozeau : (Pour le lecteur.)

François Bon : @Marie je n’aime pas expression « démocratiser la lecture », la littérature est dans une espace d’art, qui la veut la prend, Proust ou Rimbaud peu importe la profession des parents

François Bon : je parle auteurs Fr, mais Gabrielle Roy je la porte en moi depuis mon séjour, incroyable qu’elle ne soit pas en Pléiade

François Bon : et pensée aussi pour Paul-Marie Lapointe, dont j’ai découvert la poésie à Qc via Marie-Andrée Beaudet

Marie D. Martel : Démocratiser dans le sens d’offrir un accès plus large à tous. Réduire les inéquités dans l’accès. Rejoindre les gens où ils sont -encore.

François Bon : @Bébé-Mort (quel pseudo!) : cessons de penser en $$$, pensons contenu, et puis contenu, et puis contenu, et puis contenu

François Bon : @Luc un des paradoxes d’aujourd’hui : pas possible de comprendre cette transition sans en accepter l’expérience directe, donc travailler ergonomie, formats, formes de récit

Bébé_Mort : Oui, mais pour qu’un écrivain ait envie d’y mettre du comptenu dans son oeuvre et pas seulement faire de la littérature « fast food » pour le $ Il faut quand même qu’il y est reconnaissance.

poolmaster : Cette fois-ci, la transition serait-elle affaire de génération?

impossiblenaoko : J’aime la version « print on demand », je n’ai pas de tablette, juste un écran, la lecture y est moins agréable

ana nb : pense aux réseaux littéraires avec le numérique les réseaux c’est la résistance la création

François Bon : @pmlozeau quand on enseigne en fac (à l’Udem chez vous, Sciences Po ici) l’accès 1er au texte des étudiants c’est ordi plus réseau, et plus du tout le livre

François Bon : @pmlozeau alors est-ce qu’on décide que ce qui nous semble essentiel on essaye de le faire exister là où se sont déjà implantés effectivement les usages ?

François Bon : j’aime bien ton expression, Ana : « les réseaux c’est la résistance de la création », et aussi son labo, sa respiration, le rôle même des revues papier il y a 40 ans

ljodoin : François, il y a aussi un joli paradoxe créatif : l’imprédictible et l’inéluctable…; de plus l’offre numérique est pour l’instant misérable…

François Bon : @Naoko : paradoxe effectif, les outils évoluent vite, de même que le livre a toujours évolué (lire sur Gallica un livre de 1930 ou de 1860 pour vérifier…), 1/2

pmlozeau : @fbon Rejoindre le lecteur où q’il soit. Sur son écran, sa tablette, son mobile, ou simplement lui déposer un livre papier entre les mains… :)

François Bon : 2/2 mais il me semble que cette année ça signe la bascule : lire sur iPad ça laisse très loin en arrière le livre papier

François Bon : @Luc je reviens sur papier/numérique : si les éditions du Seuil avaient politique création numérique, leur aurait confié et le livre et la version numérique

Lecteurencolere : le basculement sera réel avec la combinaison tablette /ecran eInk

Liboiron : Je crois que cet automne risque d’être le point de bascule du numérique, par l’offre de détaillant comme Kobo.

impossiblenaoko : aime aussi lire sur l’ipad, bcp même, juste que je n’en ai pas encore, ça viendra forcément, pense à cx qui y sont allergiques « print on demand » bien pour eux je crois

François Bon : le projet publie.net, coopérative d’auteurs, est né simplement de l’immobilisme de nos éditeurs papier, et malheureusement ça continue

impossiblenaoko : une transition exactement

François Bon : @Liboiron en 1 an, tu as raison, ce qui a changé c’est la « masse critique » des libraires : iTunes, Kindle, FeedBooks, et même chez nous Fnac etc

Lecteurencolere : il manque tout de même en France un outil de lectire tel le Kindle ou le NookTouch

Liboiron : effectivement François, le problème en est toujours une d’offre, et les titres de la rentrée ne seront pas tous numérique, c’est dommage.

François Bon : les ventes publie.net directement sur le site ne sont plus qu’à 28pourcent de nos ventes via libraires, privilège au « one clic » depuis les différents appareils

Lecteurencolere : là commencera l’aventure

François Bon : @Liboiron TOUS les titres de la « rentrée » sur publie.net sont au format numérique :-)

impossiblenaoko : :-)

Lecteurencolere : avec plus de 650 ouvrages numérique à la rentrée, on peut dire qu’il y a une grosse progression tout de même

g@rp : et au rythme d’un par jour pendant 30 jours

François Bon : @Lecteurencolere : la progression des liseuses devient quand même sensible, notamment grâce à Bookeen, même si l’iPad embarque le reste

impossiblenaoko : aldiko pas mal non plus

Lecteurencolere : la masse ne connait que l’iPad, et pas pour la lecture

Lecteurencolere : un Kindle français ou un vrai Fnacbook ferait la différence

PF : P Froehlich: Bonjour. J’ai eu plus de lecteurs par accès réseau des bibliothèques via publie.net que par premier roman au Seuil. Etre là où on lit et dans un échange litt. contemp. vivante

Liboiron : En dehors de l’aspect diffusion, est-ce que Publie.net effectue un travail éditorial sur les oeuvres?

Lecteurencolere : mais oui la Bookinerie va dans ce sens

François Bon : @Naoko @Lecteurencolere pour moi, la lecture web et le « livre numérique » comme frontière provisoire question essentielle, les 2 inséparables

impossiblenaoko : oui

François Bon : penser le livre numérique comme une bulle provisoire d’un état plus dense, dans l’ensemble de nos pratiques web, incluant socialité directe lecteur/lecteurs/auteur

pmlozeau : Surtout que l’ePub 3 emprunte beaucoup à HTML 5.

François Bon : bienvenue Patrick, et quel plaisir rendre disponible un travail comme tien, là où l’édition traditionnelle ne semblait plus en mesure de l’assumer

François Bon : @Liboiron travail éditorial en amont de l’epub est évidemment le même qu’on soit en papier ou en numérique

dbourrion : Pierre Mounier a twitté « le print on demand va désacraliser le papier en en faisant un service parmi d’autres » ça ouvre des perspectives…

François Bon : @Liboiron ce qui change, c’est que le « code » est une dimension native du geste éditorial, l’invention de l’objet, alors qu’en papier on passe le relais à la fab après l’éditorial

François Bon : @pmlozeau l’epub3 nous facilite déjà la vie pour l’insertion audio et vidéo, mais les possibilités de l’epub2 encore largement inexploitées….

Marie D. Martel : Le livre numérique est encore un texte clos, stable dont la dimension sociale est encore très indirecte, les interventions des lecteurs restent médiatisées et à bonne distance autour de l’oeuvre

margantin : ce qui me plaît chez Publie.net c’est avant tout l’activité créatrice qui s’y développe, pas juste une maison d’édition, une revue aussi

François Bon : et je suis bien conscient d’avoir révisé mon propre discours en profondeur sur question epub ces 2 ans!

PF : Je témoigne, travail éditorial qualitativement idem maison traditionnelle et publie.net. Mais très rapide

Liboiron : La précision est importante, puisque présenté comme une coop d’auteurs on peut être sur l’impression qu’il s’agit d’oeuvre à compte dauteur, et je crois que l’auteur profite de ce travail éditorial.

François Bon : quand j’ai eu le déclic de publie.net à partir mon expérience papier au Seuil, c’est l’idée coopérative d’auteur qui l’emportait : faire ensemble, permettre redistribution directe des recettes

impossiblenaoko : ce qui me plaît chez publie.net ce sont les auteurs, ils font beaucoup, l’essentiel selon moi

François Bon : @Liboiron merci aux bibliothèques qui s’abonnent, c’est grâce à cela qu’on peut envisager circuit pro, rémunération travail éditorial correction et code

g@rp : @naoko sauf ceux du sud, qui sont un peu fainéants, à ce qu’on dit ;-)

impossiblenaoko : :-)

François Bon : @Marie en accord avec ce que tu dis – le travail social s’effectue sur les blogs, sur mon iPad pas forcément envie partage social de mes lectures

SMartelly : bonjour tardif. je vous lis…

astrolabemelun : C’est le moins qu’on puisse faire en tant que bibliothèque, s’abonner à Publie.net !

Marie D. Martel : La manière dont les auteurs chez Publie.net prolongent le processus de création à travers leurs activités web et sur les médias sociaux est extrêmement intéressante aussi

François Bon : @Marie pas sacraliser l’écrivain, mais respecter rapport temps de création, densité aussi des heures collectives que représente l’editing

SMartelly : Je dis sûrement des choses qui ont déjà été dites, mais ce n’est pas simplement la circulation et le mode de lecture qui sont différents, c’est la création elle-même qui est différente.

François Bon : @Marie enjeu complémentaire pour nous : ce qu’il y a de fort dans travail blog d’un auteur, lui donner pérennité, et le propulser hors de sa 1ère sphère de socialité ?

Liboiron : @FrancoisBon L’initiative des bibliothèques plus abonnement est effectivement très intéressante et agissent comme diffuseurs de l’oeuvre numérique et favorisent l’accès, et peut assi favoriser la vente

François Bon : bonjour Stéphane ! ici à Ouessant salon livre insulaire avec présence Haïiens!

Liboiron : Quel a été l’impact du streaming en biblio sur les ventes de titres, est-ce possible de quantifier. De voir causalité?

SMartelly : Aïe, fais gaffe! ;)

François Bon : @Liboiron le web accroît encore la pression consensuelle et marchande, rôle de la bib pour le papier comme pour le num autoriser la libre découverte

François Bon : emprunter 5 livres, les emporter chez soi, même si on ne va en lire que 2 sur les 5, c’est l’enjeu pour nous auteurs de proposer catalogue entier plutôt que titres sous licence

Chegreco : Il y a des auteurs qui ne veulent pas « sortir de 1ère sphère de socialité ? » et certains se sentent alors en opposition avec le numérique.

François Bon : @Liboiron absolument cesser de penser chiffres – pour la musique, c’est tout récent que nous préférons écouter Streaming sans télécharger titres

Marie D. Martel : Au texte clos et fermé, je voulais aussi faire contraste avec la possibilité que via licence cc, on puisse jouer le jeu écriture/lecture via l’activité de remix par exemple

PF : @Marie et Stéphane Oui l’écriture est influencée par le support, travail peut-être seul mais dans l’échange indispensable. Pas de sacralisation à l’ancienne pour écrire dans notre monde. Txt ouvert

SMartelly : dans mon cas, l’expérience de Publie.net a été celle de la rencontre, du risque de la confiance et de la négociation d’une extériorité partagée

François Bon : @Liboiron et question de fond : les textes des auteurs qui surgissent aujourd’hui sont d’emblée via le média numérique, on ouvre autre processus

François Bon : @Marie j’ai plutôt envie d’honorer la singularité des voix, mais très attentif aux tentatives qui créent auteur collectif

impossiblenaoko : ce que j’aime dans le numérique c’est aussi la disparition du pilon, je déteste les livres « morts ».

François Bon : @Chegreco à un scientifique qui te dirait la même chose, tu répondrais quoi ?

ljodoin : Frappé à la lecture de ton texte de constater que la mutation numérique est aussi fortement corporelle. Vocabulaire du corps : dimension scopique, odeurs, ongles qui font clic clac sur le clavier, 1/2

ljodoin : … mémoire du touché du livre, oreille et voix de l’écrivain, rapport dans l’espace et le temps. Si Serres n’était passé par là : Les cinq sens. 2/2

Marie D. Martel : La singularité des voix n’est-ce pas un prétexte pour perpétuer le piédestal de l’écrivain?

François Bon : @Luc nos usages numériques changent la façon de noter, de documenter le monde – la genèse de l’écriture, chez Flaubert, Baudelaire, ou Kafka est évidemment une quantification journalière 1/2

SMartelly : piedestal? non… spécificité, oui, me semble-t-il.

Liboiron : Quel est le modèle économique du streamingtre publie.net et les bibliothèques? et Pour l’auteur évidemment.

François Bon : 2/2 c’est seulement la discontinuité de la publication qui donnait impression contraire – le blog n’est pas une fragmentation supplémentaire 2/3

impossiblenaoko : L’écrivain n’est plus sur un piedestal, simplement certains font encore semblant, non ? :-)

François Bon : 3/3 la différence du web c’est que l’instance de publication accompagne la quantification journalière, d’où aussi justif du livre numérique comme editing

François Bon : @Naoko lire Roger Chartier sur la constitution de ce « piédestal », les grands ne s’en embarrassent pas : voir liste destinataires des 3000 lettres (en 5 langues) de Beckett

SMartelly : @Liboiron Certainement, mais y croit-on?

François Bon : @Liboiron on ne veut pas de « modèle économique », on veut que nos textes circulent et soient beaux – revue D’Ici Là (pas moi qui fais) en suis vraiment fier

Chegreco : …je sais je sais ! Il manque le bâteau ou le train ! Mais on me mentionne alors que l’écrivain n’est pas une prof. comme un scientifique ou un masson. L’écriture se fait de multiples manières. Bref

PF : piedestal, c’est comme le mandarin en médecine, une époque. On est loin de ce qu’est écrire aujourd’hui, l’engagement actif

François Bon : @Chegreco écrivons, publions, échangeons, on trouvera tjs moyen de gagner sa vie d’autre façon (m si c’est pas facile ts les jours)

trop rapidement… mais il est déjà temps de conclure. :-)

Liboiron : Heu ok, mais faut bien rémuner les auteurs pour leurs oeuvres et les artisans autours d’eux. San modèle économique, peu importe ce qu’il est, on laisse le champs libre au tout papier.

François Bon : @ljodoin je crois qu’on est seulement à l’aube de ce que la forme numérique peut changer ds rapports mots-images-voix

ljodoin : François, on te laisse le dernier mot!

Marie D. Martel : Les frontières sont à explorer entre l’engagement actif et interactif ! Sur Twitter :)

SMartelly : mots-images-voix-lectures

François Bon : @luc le « livre audio » c’était écouter un livre, mettre de la voix ou du son sous un chapitre de l’iPad on reste dans l’espace du livre

Chegreco : Et oui pour Beckett ! Les lettres (maintenant 2 vol. publiés sur 4) c’est extraordinaire. Avant – pendant -et après le livre !

François Bon : @Marie l’impression de mon côté de n’être pas encore au bout de ce qu’on peut inventer via twitter, carnet de notes, carnet de liens

ljodoin : Merci à tous, toutes, merci François et au plaisir..

impossiblenaoko : merci à tous

Liboiron : merci François et aux biblios de Montréal :-)

François Bon : @Liboiron pour ça qu’on a créé publie.net aussi: redistribuer les recettes aux auteurs (50/50) mais c’est conséquence et pas finalité :-)

ana nb : merci à vous

pmlozeau : Je remercie encore François Bon pour sa présence. Sans oublier tous ceux qui se sont présentés pour échanger durant la dernière heure.

François Bon : oh la la c’est déjà fini, on a à peine commencé ?

ljodoin : ça ne fait que commencer…

pmlozeau : On peut continuer sur Twitter, la communication asynchrone par excellence. :-)

g@rp : plus1

pmlozeau : Utilisont le hastag #bonmtl pour mieux se retrouver. :-)

Marie D. Martel : Merci François pour ta générosité! Merci à tous! Le nuage des thèmes abordés étaient très dense mais soleil derrière :)

François Bon : à quand une invitation RealLife des auteurs publie.net vivant à Montréal ? suis sûr qu’ils seraient prêts!

g@rp : Je file sur l’autre ligne. Ai du retard. Merci encore à toutes et tous pour ce clavardage …et pour tout le reste

pmlozeau : @fbon Très bonne idée! On en prend note. :-)

pmlozeau : La machine à écrire, se ferme. Merci encore pour votre participation. :-)

François Bon : merci à vous – belle machine, on devrait se dire qu’une fois par semaine ou par mois on se refait un petit web-storming Qc-Fr…. petites choses peuvent en entraîner grandes…

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