fév 20

Bibliothèque Marie-Uguay

Bibliothèque Marie-Uguay

La bibliothèque Marie-Uguay

La poésie : « Un regard qui se pose sur les choses juste au moment où elles semblent respirer. »
-  Marie Uguay, 2005 à la page 54 de Journal

Un arrondissement : Le Sud-Ouest. Un quartier : Saint-Paul-Émard. Un boulevard : Monk. Un repère : la pataterie Monk… mieux, la caserne de pompiers! Un troisième étage et des collègues : la maison de la culture. Un lieu à découvrir : la bibliothèque Marie-Uguay.

En 1982,  la bibliothèque Monk est rebaptisée Marie-Uguay, en hommage à une poète du quartier emportée trop jeune. C’est dans l’esprit de perpétuer son œuvre que la bibliothèque se fait un devoir et un plaisir de promouvoir la poésie sous toutes ses formes, allant jusqu’au slam et au beatbox! La collection Marie-Uguay, regroupée dans le Salon des poètes, renferme l’ensemble de la poésie québécoise disponible à la bibliothèque. La poésie de ce salon s’exprime aussi grâce au vitrail Lanka Mata (signifiant « la mère »), composé d’après une œuvre de George Keyt, peintre renommé du Sri Lanka. Le vitrail provient du Pavillon du Ceylan (devenu le Sri Lanka en 1972) de l’Expo 67, qui en a fait don à la Ville de Montréal! Chanceux nous sommes!

Ces lieux illuminés ne nous empêchent toutefois pas de sortir de nos murs pour mieux desservir nos différentes clientèles. Par exemple, à bord de la Biblio mobile, nous roulons jusqu’à nos aînés pour les faire profiter de nos collections. Nous leur offrons un service de prêt et d’animation à la lecture en résidence. Appuyés par l’arrondissement du Sud-Ouest, nous élargirons bientôt ce service à d’autres publics.

La bibliothèque Marie-Uguay innove aussi grâce à plusieurs projets :

La bibliothèque Marie-Uguay est avant tout une bibliothèque de réseautage, qui tisse des liens avec un maximum de partenaires dans le Sud-Ouest nous permettant de faire un assemblage de compétences et d’enthousiasmes. Ainsi, notre programmation s’adapte tout naturellement vers une clientèle qui se révèle.

Parlant tricot, les réseaux sociaux constituent maintenant une vitrine essentielle pour la bibliothèque.

Puisque le souhait de toute bibliothèque est de mettre en avant-scène ses auteurs, nous vous laissons sur cette prose de Marie Uguay, qui après s’être illustrée à La Nuit de la poésie de 1980, a remporté le prix littéraire Air Canada en 1981 et a reçu à titre posthume la médaille de la Fondation Émile-Nelligan en 1982 :

« comme à la page le livre s’ouvre
livrant son lourd parfum
de sa flamme vite éteinte
tu te surprends à trembler de hâte
à vouloir toujours vouloir
ce tendre accompagnement
du corps vers sa nuit indivisible
si lourdement retombée aveugle
d’un dos qui s’allonge vers toi ».

- Marie Uguay, 2005, « Autoportraits » à la page 117 de Poèmes.

Texte de Chantal Beaulieu et Éliane Béliveau-Cantin.
Vidéo de Sueanne O’Hanley.


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