avr 21

Capture d'écran du billet What books will become?

Si nous n’avions à vous recommander la lecture d’un seul billet cette semaine, ce serait Que vont devenir les livres? , la traduction d’Hubert Guillaud du billet de Kevin Kelly What books will become?

Selon Kevin Kelly, dans le passé, les livres ont été définis par « toute chose imprimée entre deux couvertures ». Avec l’avènement du numérique, cependant, les livres se dissocient de leur forme physique pour laisser place à leur structure conceptuelle et à leurs textes « uni[s] par un thème en une expérience qui prend un certain temps ». Que devient le livre dans l’univers numérique, et notamment sur le Web, où l’on retrouve « des pièces diverses vaguement disjointes » et où l’attention a tendance à se dissoudre?

L’auteur nous invite à envisager le livre comme une unité d’attention, qui sera dans l’avenir libérée de la forme figée qui lui a été donnée par les « gardiens actuels des livres électroniques » : une unité d’attention qui pourra se présenter sous diverses formes, et notamment sous la forme de combinaisons de médias tels que le texte, l’image et l’image en mouvement, qui seront en interrelation et en interaction avec l’utilisateur. En plus de diluer plusieurs médias en un seul objet, le livre sera aussi, selon Kelly, oeuvre, prétexte et objet de la socialité. Aussi, de par le fait que plusieurs d’entre eux seront l’objet de contributions collectives et appelés à être modifiés dans le temps, le livre adoptera la forme du flot.

Comment consulterons-nous les livres, à l’avenir? Kelly suggère que même si les livres numériques peuvent être affichés sur n’importe quel écran, et accessibles de partout, nous les appréhenderons tout de même par le biais d’appareils mobiles pour lesquels le rendu à l’affichage et les interfaces évoluées auront été conçus afin d’optimiser la lecture et les actions sociales et contributives qui leur seront associées. L’auteur envisage aussi un changement lié à la consommation des livres, alors que nous y auront accès plutôt que de les posséder. Ainsi, plutôt que de les acheter, Kelly anticipe que nous les « emprunterons » via des services d’abonnement du type « all you can read » au cours d’une période temporelle donnée.

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