Les appareils mobiles les plus perfectionnés d’aujourd’hui (iPhone, Blackberry, Android et autres), dont les technologies seront la norme de demain, sont dotés d’appareils photo, de GPS et de boussoles. Couplez cela à un accès haute vitesse à toutes les données des centres de données et aux plus récentes technologies de reconnaissance vocale et visuelle, et nous avons dans la paume de notre main un incroyable outil d’interprétation de l’espace physique.
Ces technologies, et les possibilités qu’elles engendrent, auront certainement des impacts sur nos habitudes de consommation, notamment pour ce qui est du «bouquinage». Concrètement, comme le montre le service Google Gogglesdévoilé hier, il est déjà possible, en photographiant un livre avec son appareil mobile, de consulter une foule d’information récoltée par Google à son sujet, dont bien sûr les endroits où l’on peut se le procurer.
Si j’étais libraire, cela m’inquiéterait. Dans les rayons de ma librairie, d’une seule prise de photo, je pourrai voir si le livre que je souhaite acquérir est moins cher sur Amazon, et d’un autre clic, le commander sur le champ.
Et là, on ne parle même pas des dangers pour la vie privée que la reconnaissance visuelle peut occasionner : une prise de photo, et hop, je connais tout ce qui existe à ton sujet en ligne.
Mais pour les bibliothèques, il me semble que ces technologies offrent des possibilités formidables de faire le lien entre les collections et les utilisateurs. On peut imaginer une application permettant de photographier un document (un livre, un film, un album, que ce soit à la bibliothèque, chez un ami, ou ailleurs) pour instantanément consulter sa disponibilité à la bibliothèque, lire l’évaluation des autres abonnés, etc. Si le livre n’y est pas, la bibliothèque pourrait être aussitôt informée de cette requête non satisfaite et décider de réagir en acquérant le document ou en conseillant l’usager vers d’autres ressources disponibles.
Et vous, quelles idées ces technologies vous inspirent-elles?
Chaque jour, Montréal s’enrichit de nouveaux citoyens venus des quatre coins du monde. Pour plusieurs d’entre eux, la langue française reste à découvrir.
En 1999, en vertu de l’Entente entre la Ville de Montréal et le Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration du Québec, les bibliothèques publiques de Montréal ont élaboré le programme Contact, le plaisir des livresafin de rejoindre les immigrants ainsi que les clientèles francophones de milieux défavorisés.