sept 21

3925286508_d15af068652Le Web est désormais un espace social: un territoire où pratiquement chacun peut exprimer son identité. Cela est rendu possible grâce à des outils simples qui peuvent être utilisés même par des personnes qui ne se considèrent pas comme particulièrement compétentes en informatique (on n’a qu’à penser à Facebook).

La démocratisation de cet espace numérique n’est pas sans conséquence sur nos vies bien réelles et sur notre façon d’appréhender le monde physique. Le Web est maintenant, pour bien des gens, un lieu d’expression et d’action (citoyenne, artistique, etc.) aussi ou même plus accessible que le monde physique. Contrairement à notre environnement physique, le Web est sans limite, gratuit et instantané.

L’importance que prend le monde numérique donne de nouvelles responsabilités à une catégorie de professionnels de l’information. Qu’ils soient issus du monde de la communication, du design, du génie logiciel ou des sciences de l’information, ils portent désormais les titres d’architectes de l’information, de spécialistes en expérience de l’utilisateur ou encore de designers de l’information. Ce sont les architectes de l’espace numérique, qui réalisent peu à peu que leur travail est de plus en plus de concevoir des environnement numériques où des gens pourront se regrouper et interagir entre eux, plutôt que d’interagir avec un système d’information.

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’assister, à Toronto, à la conférence IDEA 2009, deux jours d’échanges et de réflexion autour du design de l’expérience sociale. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire ces deux billets que j’ai publié sur mon blogue dans la foulée de cette conférence:

Et vous, comment voyez-vous et vivez-vous ce nouvel espace social? Quel rôle croyez-vous que les bibliothèques devraient y jouer?

Vincent Audette-Chapdelaine


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2 commentaires pour “Le Web comme espace social”

  1. Luc Jodoin a dit :

    Vincent, pas certain qu’il faille opposer l’espace physique et le numérique. Aucun d’eux n’est sans limite et gratuit. Pour l’instantanéité, il me semble que ce n’est pas une valeur en soi à déifier, sans regard critique ou sans débat.

  2. Marie H a dit :

    La touche sociale du Web est certainement l’aspect d’Internet qui m’intéresse le plus. Et je dirais que si les NTIC ont rendu la gestion de l’information et la communication plus faciles, la mise en réseau que les technologies permettent aujourd’hui possède une valeur encore plus grande à mes yeux.

    Cela dit, les technologies évoluent à un rythme effarant et de par notre profession, nous sommes à même d’en voir tout le potentiel, mais les mentalités du «commun des mortels» sont beaucoup plus lentes à changer. Et le défi, c’est peut-être plus encore de voir comment aider les mentalités à changer… que les pratiques.