août 10

Capture d'écran d'une page de la Bibliothèque numérique mondialeConnaissez-vous la Bibliothèque numérique mondiale? Lancée le 21 avril dernier au siège de l’UNESCO à Paris, la BNM est un projet ambitieux de diffusion Web de documents témoignant du patrimoine mondial des 10 000 dernières années.

Les objets numériques accessibles à partir de la Bibliothèque numérique mondiale proviennent des fonds de bibliothèques et centre d’archives partenaires. Mais à la différence de Google Books, la BNM est une initiative non lucrative qui ne vise aucunement l’exhaustivité, mais plutôt la mise en valeur de documents sélectionnés pour leur importance culturelle et historique. On y retrouve notamment la Bible du Diable, des courts-métrages réalisés par les frères Lumière, des peintures rupestres, le Dit du Genji (un roman japonnais du 11e siècle considéré comme un des plus anciens au monde) et bien d’autres trésors qui n’attendent qu’à être découverts.

Ces ressources, présentement au nombre de 1191, sont soigneusement décrites par des spécialistes et accompagnées d’abondantes métadonnées. Le tout est traduit dans les 7 langues officielles des Nations Unies (anglais, français, arabe, chinois, espagnol, portugais et russe). L’initative n’est pas sans rappeler le projet Europeana, qui malgré sa limitation au patrimoine européen, possède pour sa part 4 millions d’objets numériques (qui ne sont, faut-il spécifier, pas tout autant décrits que ceux de la BNM). On ne peut que rêver de voir la collection de la BNM atteindre de telles proportions, en espérant que le traitement détaillé de description documentaire ne sera pas un frein à cette croissance.

Le projet de Bibliothèque numérique mondiale a été initité en 2004 par James H. Billington, le directeur de la Bibliothèque du Congrès, qui en a présenté les grandes lignes à l’UNESCO. Les deux organisations ainsi que plusieurs partenaires pilotent aujourd’hui cette vaste entreprise de diffusion patrimoniale jusqu’ici financée en grande partie par des donations privées, dont Google et Microsoft.

Le site dispose d’une interface de navigation aussi originale que fonctionnelle (du moins pour une petite collection). La navigation principale en page d’accueil permet de visualiser géographiquement les ressources pour une période temporelle donnée. Lorsqu’on accède à une liste de résultats, une navigation à facette permet de filtrer les objets numériques selon le lieu, la période, le type, le thème ou l’institution d’où elle provient.

La BNM étant très jeune, il sera intéressant de la voir se développer. J’espère pour ma part qu’elle ouvrira la porte à une dimension sociale plus élaborée que son bouton AddThis et sa page Facebook, en permettant notamment l’émergence d’une communauté d’utilisateurs avec profils, préférences, recommandations, etc. Aussi, les contenus libres de droits (ils ne le sont pas tous) pourraient être mis de l’avant comme tels, afin d’encourager la diffusion et l’utilisation de ces ressources au-delà du site.

Vincent Audette-Chapdelaine


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1 commentaire pour “Une nouvelle adresse pour le patrimoine mondial numérisé”

  1. Infogramme - Une nouvelle adresse pour le patrimoine mondial numérisé a dit :

    [...] article est paru sur Espace B le 10 août [...]