avr 27

 

 

Facebook !  Au début, c’est la méfiance. Pourquoi ouvrir un compte, quel intérêt ? Que peut m’apporter cet outil ? À cela s’ajoutent toutes les questions de confidentialité et des informations personnelles qui ne nous appartiennent plus …même si on décide de quitter Facebook!

 

Oui, il y a des inconvénients. Mais, les avantages sont nombreux.

 

Facebook est un outil de marketing gratuit qui permet de rejoindre un très large public, qu’on ne pourrait habituellement rejoindre avec les médias traditionnels. Alors, pourquoi s’en priver ?

 

L’expérience est fascinante : avec Facebook, on peut intégrer nos favoris à partir de Delicious, ajouter des fils RSS, intégrer notre bibliothèque sur LibraryThing, nos photos sur Flickr, Google Maps, partager nos lectures préférées, etc. L’éventail des applications à intégrer est immense et ne cesse d’évoluer. Sans oublier, qu’avec 200 millions de membres dans le monde, Facebook est devenu un lieu d’échange incontournable.

 

Mais que peut apporter Facebook aux bibliothèques et à la bibliothéconomie?

 

En plus des applications générales que j’ai cité plus haut, Facebook offre également des applications spécifiques aux bibliothèques avec lesquelles il est possible d’intégrer le catalogue, faire de la référence virtuelle, etc.  Exemples d’applications : LibGuides Librarian, weRead (Books iRead), BookShare Books.

 

Plusieurs bibliothèques américaines et européennes ont d’ores et déjà rejoint Facebook pour  promouvoir leurs activités, leurs nouveaux services, des événements importants ou tout simplement améliorer leur visibilité.

 

Combien d’usagers viennent à nos bibliothèques, combien d’entre eux visitent notre site web ? Très peu. Et que dire des non-usagers ? Ceux qui ne visitent ni le site web ni la bibliothèque ? Serait-il mieux d’adopter une approche proactive, de faire nous-même le premier pas et d’aller vers eux ? Aller là où ils sont le plus présents : sur les réseaux sociaux.

 

Comment ? En exportant la bibliothèque vers cet espace totalement virtuel mais aussi très social.

 

Ce nouvel espace de rencontre entre la bibliothèque et ses usagers doit être alimenté régulièrement pour maintenir l’intérêt des membres ou des « fans ».

Mais, attention ! Le contenu doit être web 2.0, différent de ce que la bibliothèque offre déjà sur son site web version 1.0 ! Il ne s’agit pas de faire un copier/coller !

 

Il s’agit d’exploiter les outils web 2.0 pour concevoir  et mettre à jour la page de la bibliothèque sur Facebook : fils RSS, favoris Delicious, applications Facebook  de type « Livres » ou « lecture », liens intéressants, sélection d’événements, etc.

 

Et comme disait Other Librarian, dans son billet Facebook and Rapport, il ne s’agit pas seulement d’utiliser la technologie web 2.0 mais aussi d’adopter une stratégie Bibliothèque 2.0 !

 

Les mises à jour doivent être plus fréquentes que sur un site web traditionnel de bibliothèque. D’abord, parce que la plateforme Facebook est beaucoup plus flexible, permet d’intégrer des applications et d’ajouter des liens très facilement et c’est là que réside la force du web 2.0 à mon avis : pas besoin de maîtriser le langage HTML, tout le monde peut produire du contenu, pas besoin d’être un expert pour écrire sur le web. Ensuite, pour maintenir l’intérêt des visiteurs et se distinguer du site web traditionnel.

 

Plusieurs groupes professionnels sont également présents sur Facebook : Librarians and Facebook, Libray 2.0 Interest Group,et tout récemment au Québec NBiblio Québec.

 

Je vous invite à visiter notre nouveau profil Fans des bibliothèques de Montréal.

 

 

Quelques bibliothèques du réseau ont également rejoint Facebook : la Bibliothèque du Mile-End, la Bibliothèque du Plateau Mont-Royal, et tout récemment la Bibliothèque Robert-Bourassa. D’autres suivront bientôt.

 

Pour plus d’information sur ce sujet, consultez nos favoris sur http://delicious.com/BibliothequedeMontreal/Facebook

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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16 commentaires pour “Facebook, Une nécessité pour les bibliothèques ?”

  1. Nicole a dit :

    Facebook, une nécessité?

    Ben non!
    Je fréquente quotidiennement le cyberespace depuis plus de 15 ans et je ne suis toujours pas membre de Facebook. Mon réseau social virtuel est sans doute vieillot mais il tient encore la route.
    Mes loisirs professionnels passent aussi par le Net. Un seul fil RSS qui tient le coup (Bibliobsession) et quelques liens qui ont passé le test du temps.
    Tout est si nouveau, éphémère et incontournable sur Internet qu’il faut faire preuve de prudence.

    Je nous ramène encore une fois sur terre.
    Le marketing commence à ras le sol. On attend encore des placards, des affiches, pour promouvoir les services en ligne. Un dépliant drabe à remettre à l’abonnement ne facilite pas la transmission d’information en bibliothèque

    Affirmer que très peu de citoyens fréquentent les bibliothèques me semble un peu excessif.
    S’ils sont si peu nombreux, comment se fait-il qu’on n’arrive pas, ou si mal, à servir convenablement ceux qui nous fréquentent?
    Ils en demandent encore des signets-suggestions, des présentoirs-nouveautés, des formations à l’Internet, des animations-classes….
    Faut des moyens ($) et des personnes pour alimenter le réel. Va-t-on détourner ces ressources vers les publics potentiels du web et les élusifs non-usagers?
    Ils fréquentent (en plus) peu notre site web?
    Vraiment. Pourquoi? Ils sont quand même pas tous et toutes sur Facebook!

    Mettons qu’ils y sont… J’ai posé la question autour de moi. Des ados, de jeunes bibliothécaires, des cools et des nerds…. Même réponse!
    Sur Facebook je rencontre mes amis… j’en ai rien à foutre de la bibliothèque!

    Facebook, une nécessité?
    J’en doute.

  2. Diane Chenier a dit :

    Hum, un billet intéressant ainsi qu’un commentaire qui me chicotent à plusieurs niveaux…
    Ne pouvant faire de « chapitre » dans un commentaire, je choisis d’en écrire plusieurs…
    Voici le premier :

    « Ils fréquentent (en plus) peu notre site web? »

    Je crois qu’il est important de donner quelques précisions concernant la fréquentation de notre « traditionnel site 1.0 »… Voici donc un résumé des statistiques de fréquentation du site pour l’année 2008 :

    Nombre total d’accès : 70 927 312
    Nombre total de sessions : 626 801
    Moyenne : sessions par jour : 1 711
    Durée moyenne d’une session : 7,39 minutes.

    Ces données proviennent du logiciel de rapport d’achalandage « WebTrends », l’applicatif utilisé pour l’ensemble des sites de la Ville.
    Si on peut s’interroger sur ce que mesure exactement le « nombre total d’accès » on peut se fier aux données concernant le « nombre de sessions ».

    J’entends des gens qui disent « Ben, cé sûr qu’y a beaucoup de sessions : tous les postes publics Internet ont pour page de démarrage le site du Réseau… ».
    Selon mon interprétation des données, en comparant le nombre de sessions et le nombre de visiteurs on peut conclure que les postes publics ne « gonflent » pas nos statistiques. Pour les personnes intéressées, je peux vous fournir l’adresse (url) où vous pourrez consulter les statisques du Réseau mais aussi celles de l’ensemble des sites du Portail Ville.
    Comparaison de notre positionnement : Exercice que je n’ai pas repris depuis la mise en ligne de notre nouveau site en 2007. Pour vous donner une idée : l’ancien site arrivait en troisième position au niveau de l’achalandage (après le Portail Ville et le site du Jardin botanique).

    Paraît que les gens n’ont plus beaucoup de temps… Paraît, qu’en général ils ne restent pas longtemps sur la même page Web, ils veulent dans cet océan d’information
    aller au plus « pointu »…
    Snif, moi qui depuis le début de l’aventure de la refonte du site désire fidéliser la clientèle et augmenter la durée de lecture sur le site :
    Et ben, la pub de Cyberpresse dans le cahier Affaires du journal La Presse de samedi m’a réjoui (pour eux… mais enfin ça nourrit l’espoir):
    « … C’est chez-nous que les gens restent le plus longtemps (27,9 minutes) et qu’ils reviennent le plus souvent. Plus d’un million de gens nous visitent … »

    À+

  3. Diane Chenier a dit :

    Chapitre 2 :
    «
    … Le contenu doit être web 2.0, différent de ce que la bibliothèque offre déjà sur son site web version 1.0… »

    D’abord, je me dois d’indiquer, pour ceux et celles qui ne connaissent pas mes opinions sur le web 2.0, que je suis celle qui dans notre équipe de travail a manifesté le plus de réticence face à l’utilisation des outils sociaux.
    Si je me suis inscrite dans Facebook, ce n’est pas par intérêt personnel mais parce que je trouvais que je ne pouvais pas me permettre de ne pas au moins comprendre « comment ça marche ».
    Quelles étaient mes réticences ?
    Comme pour le manque de ressources tant matérielle qu’humaine
    je me disais qu’il y avait des limites à pousser sur la « machine à coudre »… Non mais… on est souvent débordé, pi on va en rajouter? Pi en plus, notre image? Même pas moyen de personnaliser leur concept visuel…
    Et puis, comme toujours, je me suis calmée (un peu) et j’ai tenté d’élargir mes horizons (un peu), maintenant je ne suis pas une fidèle « pratiquante » des réseaux sociaux mais je ne suis pas non plus une athée…
    Je n’ai pas terminé ma réflexion et j’ai encore beaucoup à apprendre sur le tournant que prend le web depuis quelques années.
    (Paraît que bientôt on aura besoin d’un cellulaire pour pouvoir en temps réel géo-localiser nos amis : GyPSii. Tout d’un coup que je serais à siroter un café pendant qu’un de mes amis est à une rue de ce bistrot : Aye! faut le savoir pour qu’il puisse me rejoindre à ma table…)

    Pour l’instant, je crois que l’implication du Réseau des bibliothèques dans les réseaux sociaux est un incontournable :
    des lieux d’échange avec d’autres professionnels et la diffusion d’information à des internautes que l’on ne pourrait rejoindre autrement. Alors peu importe les statistiques, on y est et on doit assurément être visité par au moins quelques personnes…

    Je ne crois pas que le contenu Facebook doit être tout à fait différent ou en compétition avec notre site web mais plutôt complémentaire. Je crois qu’il est préférable de parler de convergence.

    Et puis, ce n’est pas parce que le site actuel est technologiquement dépassé qu’il faut baisser les bras… Certains de ces éléments s’inscrivent dans la lignée web 2.0 : Aiguisez vos claviers, Biblioclip et liens RSS.
    Notre fil RSS alimente d’ailleurs certaines des plateformes dans lesquelles nous sommes impliqué.

    Je crois que notre site web pourra, dans un futur rapproché j’espère, en se web2.0isant permettre à nos usagers de participer à son contenu. Ce n’est à mon avis que lorsque que nous serons en mesure d’offrir des fonctionnalités d’échange d’informations que l’on pourra évaluer le rayonnement de nos actions web.

    Je conlus dans mon prochain commentaire!

  4. Luc Jodoin a dit :

    Allo Nicole,

    Je constate que tu sembles aussi avoir un fil RSS pour le blogue Espace B, parce que t’es pas mal vite sur le piton de la réflexion partagée…

    Terminé «Seul le silence», en as-tu un autre à me recommander…

    Bye

    Jodoin

  5. Diane Chenier a dit :

    Chapitre 3
    « Les mises à jour doivent être plus fréquentes que sur un site web traditionnel de bibliothèque »

    Je ne comprends pas pourquoi… Il ne s’agit pas ici de vases communicants : je ne peux me résoudre à accepter d’utiliser davantage Facebook comme outil promotionnel pour pallier le manque de flexibilité de la structure actuelle du site web?

    La mise à jour sur le site web du Réseau est tout aussi importante.
    Si elle n’y est pas suffisamment fréquente, ce n’est pas faute d’informations à diffuser, mais en grande partie à cause des outils obsolètes dont nous disposons pour la gestion du site ainsi que par manque de ressources techniques.
    Et là-dessus, je rejoins le commentaire de Nicole :
    « Le marketing commence à ras le sol. On attend encore des placards, des affiches, pour promouvoir les services en ligne. Un dépliant drabe à remettre à l’abonnement ne facilite pas la transmission d’information en bibliothèque »

    On attend encore des outils plus performants… Est-il normal qu’en 2009, nous en soyons encore à devoir développer nous-mêmes de tels outils pour par exemple, automatiser la mise en ligne de suggestions de lecture?

    Je vous épargne la litanie des problèmes techniques que nous rencontrons avec le CMS (Content Management Systems) et la rigidité de la structure du site qui ne nous permettent pas de dynamiser comme nous le voudrions tant l’enrobage que le contenu de nos pages pour que ce soit moins « drabe » et plus interactif.

    Oups… je m’emporte… je reviens à mon propos de départ :
    Il nous faut trouver des solutions pour que la mise à jour du site soit plus accessible et à un plus grand nombre d’intervenants.
    En effet, pourquoi par exemple, inscrire vos activités sur un formulaire plutôt que directement dans la base de données du Calendrier?

    Tout comme pour les différents sites de réseaux sociaux, il nous faut tendre à démocratiser notre site web.

    – Fin –
    (du moins, jusqu’à la prochaine fois)

  6. Noticias Edición Digital » Blog Archive » Facebook : être ou ne pas être ? a dit :

    [...] un éditeur, un auteur… être ou ne pas être sur Facebook ? C’est la question que pose Espace B, le blog des bibliothèques de la ville de Montréal (je fais écho à la question que se posait Clément, il y a quelques [...]

  7. Hubert Guillaud a dit :

    Rebond : http://lafeuille.homo-numericus.net/2009/04/facebook-etre-ou-ne-pas-etre.html

  8. Facebook et moi « Bibliomancienne a dit :

    [...] Publié 1 mai 2009 Uncategorized 0 Commentaires Dans la foulée de l’excellent  billet de Touria Fadaili sur l’Espace B, je prends le relais avec quelques éléments d’information concernant la propriété des renseignements personnels et la sécurité sur Facebook.

    Une série de ressources clé sur ces questions est proposée. Ces ressources seront également engrangées dans le wiki BPM.

  9. Bibliobsession 2.0 » Quelle identité numérique pour une institution publique ? a dit :

    [...] réseau social… Je ne suis pas loin de penser ce que résume brutalement Nicole sur le très bon blog des bibliothèques de Montréal, à la question de savoir si la bibliothèque doit aller sur facebook : “Sur Facebook je [...]

  10. La bibliothèque et facebook « Vbibli20’s Blog a dit :

    [...] de-devant de l’usager. Ce que développe billet de Touria Fadaili sur l’Espace B : “Facebook : une nécessité pour les bibliothèques” ?  Cet espace social est un nouvel espace de rencontre dans lequel il est possible [...]

  11. gauchedecombat a dit :

    Fesse de bouc est un réseau anti social aux pratiques démocratiques plus que douteuses… Et je le prouve :

    http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/05/17/fesse-de-boucs-le-reseau-anti-social/

  12. Bibliobsession 2.0 » Pourquoi et comment utiliser Facebook pour une bibliothèque publique ? a dit :

    [...] l’institution. C’est ce qu’Hubert Guillaud résume comme suit, en commentaire du débat qui a agité les bibliothécaires de Montréal sur ces questions : Il vaut certainement mieux ouvrir une page “Trifouillis-les-Oies branchée” [...]

  13. Y a quoi de bien sur le net ? (4) | La veille C mon TIC a dit :

    [...] Facebook, une nécessité pour les bibliothèques ? (sur Espace B) Qu’apportera ce réseau social à votre bibliothèque ? Quelles informations mettre sur Facebook ? sur le site de la bibliothèque ? En quoi le site doit-il se distinguer du profil Facebook ? A lire : les commentaires, qui sont aussi intéressants que l’article lui-même. [...]

  14. Médiathèque jules Verne a dit :

    Bonjour,

    Ayant moi-même réalisé une page facebook sur la médiathèque Jules Verne, je souhaiterai avoir l’autorisation de publier cet article sur notre page.

    Bien entendu, l’article ne sera pas modifié et les sources seront mentionnés au début (Espace B – le blogue des bibliothèques de Montréal, avec le lien de cette page) et à la fin de l’article.

    Je vous en remercie par avance,

    Bien cordialement,

    G. Marza.

  15. Beau a dit :

    J’aime vraiment votre article. J’ai essaye de trouver de nombreux en ligne et trouver le v?tre pour être la meilleure de toutes.

    Mon francais n’est pas tres bon, je suis de l’Allemagne.

    Mon blog:
    rachat credit professionnel ou Rachat de credits

  16. La Bibliothèque Africaine : Un réel besoin de marketing a dit :

    [...] Pour plus de détails, retrouvez d’autres éléments à propos de l’utilisation des outils 2.0 type facebook pour bibliothèque à ce lien. [...]