You Tube, Facebook, Twitter, les autres et j’en passe et des plus juteux.
Le virtuel est incontestablement in, même que si on est de ceux qui croient tout ce qui s’écrit, les bibliothèques ont le devoir de s’afficher sur Internet pour prouver qu’elles existent.
Et pourtant…
Dans la vraie vie, celle du macadam troué de nids- de- poule, la bibliothèque est invisible. Des stèles de béton couronnées d’un sigle illisible sont encore une norme incontournable.
Pas d’oriflammes, ni d’affiches, ni de carnets d’accueil, ni de sacs, encore moins d’aimants de frigo. Invisible sur le béton et fringante en ligne.
Le service en ligne!
Le citoyen clique pendant que la bibliothèque couaque.
Je viens d’être informée (on m’informe beaucoup par les temps qui courent) que les documents d’accompagnements seront masqués à l’OPAC.
Réservations en ligne obligent.
Or, nous conservons des livres en catalogue sans le CD, perdu ou abîmé, qui l’accompagne. L’innocent internaute qui réservera ce cours de langue en croyant (se fiant au descriptif exhaustif de SDM) avoir accès au supplément sonore sera déçu. Un chiaileux de plus à calmer!
Faudra donc revoir nos pratiques et se revirer sur un dix cents. On a rien vu venir.
Hein! De quoi! Ah bon! Heu!
Je brûle de gazouiller sur le dos du prêt universel savamment qualifier de réservation réseau.
Excellent service, clientèle ravie, courrier monstrueux, tablettes de réservations qui débordent.
S’en suit l’inévitable effet pervers.
Des rayonnages de nouveautés vides, des abonnés qui s’exclament : « Y’a rien », des employés qui entonnent « réservez sinon vous ne mettrez jamais la main dessus ». La bibliothèque n’a plus de vitrine. Des tablettes dégarnies pour accueillir les nouveaux abonnés. Les livres, les vendeurs, sont en boîtes, en transit entre chez nous et chez vous.
On se résigne donc à ranimer la collection des best-sellers en location et à déclarer haro sur les réservations pour la nouvelle et donc fragile collection pour les ados.
En réaction, on s’adapte en valsant sur un dix cents.
On m’informe (encore) que le PEB nous pend au bout du nez.
La cerise!
La structure organisationnelle kafkaïenne des bibliothèques de Montréal peut-elle, d’est en ouest, contrôler la paperasserie du PEB?
Je me dis qu’il est temps de retomber sur terre avant de se désintégrer dans le cyberespace.
Le diamètre d’un dix cents ne supporte pas le triple axel.
21 commentaires sur l'article « Retomber sur terre »
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Bravo Michel,
Ce résumé est on ne peut plus synthétique.Attention toutefois:
L’abus de citations peut entraîner une déficience en subtilité(s).Lâche-pas.
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Bien le bonjour Luc,
Le réseau! Le sacro-saint réseau!
Parlons-en.
Des bibliothèques qui développent des collections music-tv et qui ne les partagent pas.
Des bibliothèques qui ont des budgets d’animation et les autres qui se contentent des subsides de ABM
Des bibliothèques qui offrent une service de référence dans les secteurs jeune et adulte vs les autres qui greffent de chefs de section en coupant les services professionnels sur le terrain.
Un catalogue, t’as vu le catalogue!
Un réseau !Si réseau il y avait, nous ne serions pas cantonnés en arrondissement,
Si la Bibliothèque de Montréal existe, elle doit, devra, se restructurer.En attendant…. Au plus fort la poche!
Bon week end
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Bonjour chère Nicole
Réseau en construction…
Faut arrêter de le fantasmer ce réseau et le réaliser dans le contexte politique actuel… La décentralisation n’a pas que des défauts, tant s’en faut…
Pour le catalogue, je te suggère de lancer un autre gros caillou dans la mare de l’Espace B en écrivant un billet sur la question … on en tirera sûrement des bonnes idées.
Bye Jodoin
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Bonjour,
Avant que Nicole se lance dans un billet sur le catalogue, j’aimerais ajouter quelques points concernant les réservations.
Outre le fait que certaines personnes n’osent pas réserver, il m’arrive encore de dire que c’est un service gratuit!! Je crois qu’un peu de pub ne ferait pas de tort pour promouvoir ce service.
Pour les nouveautés, mangas, dvd et autres perles en vitrine je comprends très bien la position de certaines bibliothèques de les garder, après tout une proportion des services se font aussi sur place avec les visiteurs, les lecteurs.
Par ailleurs, je reste convaincue que l’harmonisation reste une chose souhaitable. Qu’est-ce qui légitime le fait que ma bibliothèque ne renouvelle pas 2 fois si l’autre le fait ? Aux yeux des usagers (quel horrible terme!): rien! Comment leur expliquer en trente seconde la structure actuelle ?!! Je ne cherche pas à reproduire le “sacro-saint” réseau, mais je pense que tendre vers des pratiques semblables faciliteront la vie des utilisateurs et la nôtre par le fait même. Sur quelle base justifier des pratiques si elles diffèrent d’un arrondissement à l’autre ?
En terminant, les réservations se font en général sur les notices de l’ancien réseau, puisque les nouvelles bibliothèques ont leur “propre” notice. Étant seule sur la notice, il n’est pas efficient de les choisir, alors j’imagine que comme mes collègues, je choisis les notices où plusieurs bibliothèques apparaîssent. Harmonisation ou équité ?
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Mariane
Oublions le catalogue, pour le moment.Reprenons ton propos plus que pertinent :
Harmonisation ou équité?Relance la question.
Et ce n’est plus un coup de gueule!Un nouveau dossier?
“Millenium est-il un réseau?”


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