avr 03

You Tube, Facebook, Twitter, les autres et j’en passe et des plus juteux.

Le virtuel est incontestablement in, même que si on est de ceux qui croient tout ce qui s’écrit, les bibliothèques ont le devoir de s’afficher sur Internet pour prouver qu’elles existent.

Et pourtant…

Dans la vraie vie, celle du macadam troué de nids-de-poule, la bibliothèque est invisible. Des stèles de béton couronnées d’un sigle illisible sont encore une norme incontournable.

Pas d’oriflammes, ni d’affiches, ni de carnets d’accueil, ni de sacs, encore moins d’aimants de frigo. Invisible sur le béton et fringante en ligne.

Le service en ligne!

Le citoyen clique pendant que la bibliothèque couaque.

Je viens d’être informée (on m’informe beaucoup par les temps qui courent) que les documents d’accompagnements seront masqués à l’OPAC.

Réservations en ligne obligent.

Or, nous conservons des livres en catalogue sans le CD, perdu ou abîmé, qui l’accompagne. L’innocent internaute qui réservera ce cours de langue en croyant (se fiant au descriptif exhaustif de SDM) avoir accès au supplément sonore sera déçu. Un chiaileux de plus à calmer!

Faudra donc revoir nos pratiques et se revirer sur un dix cents. On a rien vu venir.

Hein! De quoi! Ah bon! Heu!

Je brûle de gazouiller sur le dos du prêt universel savamment qualifier de réservation réseau.

Excellent service, clientèle ravie, courrier monstrueux, tablettes de réservations qui débordent.

S’en suit l’inévitable effet pervers.

Des rayonnages de nouveautés vides, des abonnés qui s’exclament : « Y’a rien », des employés qui entonnent « réservez sinon vous ne mettrez jamais la main dessus ». La bibliothèque n’a plus de vitrine. Des tablettes dégarnies pour accueillir les nouveaux abonnés. Les livres, les vendeurs, sont en boîtes, en transit entre chez nous et chez vous.

On se résigne donc à ranimer la collection des best-sellers en location et à déclarer haro sur les réservations pour la nouvelle et donc fragile collection pour les ados.

En réaction, on s’adapte en valsant sur un dix cents.

On m’informe (encore) que le PEB nous pend au bout du nez.

La cerise!

La structure organisationnelle kafkaïenne des bibliothèques de Montréal peut-elle, d’est en ouest, contrôler la paperasserie du PEB?

Je me dis qu’il est temps de retomber sur terre avant de se désintégrer dans le cyberespace.

Le diamètre d’un dix cents ne supporte pas le triple axel.


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22 commentaires pour “Retomber sur terre”

  1. Marie D Martel a dit :

    Oui, c’est important que les bibliothécaires qui sont en première ligne ramènent des enjeux comme ceux-là à l’avant-plan !

  2. Luc Jodoin a dit :

    Allo, Nicole,

    Long time. On ne se voit presque plus. Même plus le loisir d’en griller une avec toi sur le bitume entre deux conférences ou entre la poire et le fromage lors d’agapes pour souligner le départ vers de nouveaux horizons de collègues de la première heure… Des nouvelles de Roberge et Langlais? La rumeur circule à l’effet qu’ils ne chôment pas…

    Bien content de constater que le blogue Espace B te ramène à moi, sans cigoune certes, mais – telle qu’en toi-même – avec la boucane qui te sort par les oreilles…

    Quant à ton brûlot, tu y soulèves des problèmes importants auxquels on pourra trouver des solutions (et d’autres problèmes) avant même de se dissoudre dans le cyberespace. Je suis de ceux qui pensent que ceci (le couac) et cela (le clic) peuvent fort bien cohabiter. Ce qui n’exclut pas de fréquentes et tonifiantes scènes de ménage…

    Bref, dirait le camarade Lénine, que faire avant que l’on ne nous tire le cendrier par la tête?

    L’universelle réservation. On m’informe, que les plus futés – des barbares sûrement? – ont vite compris la grande prodigalité du service mis en place et ne se gênent pas pour faire main basse sur des pans entiers de collections… On pense limiter à cinq le nombre de réservations… T’en penses?

    Les documents d’accompagnement qui jouent à cache cache avec les notices SDM. Je me lance dans le vide, sans l’avis de Miguelle, mais j’imagine sans mal qu’elle trouvera une quelconque poudre de perlimpinpin afin d’ajuster le tir pour la catégorie de documents visés et pour éviter les crises d’urticaire de clients ulcérés.

    Le PEB. J’ai rencontré la Commission de la culture de l’arrondissement d’Outremont cette semaine pour les entretenir de nos projets : RAC, harmonisation des systèmes, prêt universel, formation, feuilleton électronique, écrivains en résidence sur le Net, gazouillis, wikimanie, réseautage, et autres bidules du même tonneau. J’ai été vertement interpelé par un citoyen pour notre incapacité – presque CHUMienne, disait-il – à implanter le prêt entre bibliothèques… Promis, juré, craché, pas de paperasse en vue pour la future gestion de ce nouveau service. Kafka ne m’inspire plus, je préfère Escher :>) et les «Chemins qui ne mènent nulle part».

    «Clientèle ravie», écrivais-tu. C’est cela de gagné. Dommages collatéraux à éviter, d’accord, avant que vos bibliothèques ne ressemblent au paysage désolé du roman de Cormac McCarthy, «La route». L’as-tu lu? Un must. Place une réservation, très populaire ;)

    Et si tu veux des nouvelles du pays, tu peux maintenant lire nos gazouillis sur Twitter. Voir le lien sur la page d’accueil du site web du réseau.

    http://twitter.com/Bibliomontreal

    @ +

    Jodoin

  3. Nicole St-Vincent a dit :

    Non, pas encore lu ce must.

    Je sors, ébranlée, de « Seul le silence » de Roger John Ellory. Une plongée dans l’univers kafkaïen (je persiste) d’un tueur en série.

    Quant à ton Outremontais, il souffre de résistance aux changements.
    Avant, dans le bon vieux temps, Outremont pratiquait le PEB. Il en veut encore. Franchement! Un petit tour de métro ou de vélo et v’là la BANQ! Casanier le monsieur.

    Je crois comme toi à la cohabitation, je suis cependant moins pressée de « m’accoter ».

    Si on avait testé la réservation réseau sur les seuls documents que ne possédait pas la bibliothèque, le couac aurait été évité.

    Évidemment et of course, le cyberespace supporte mal les contraintes du terrain.

    La-dessus, je dois me remettre au boulot.

    À la revoyure.

    Nstv

  4. _Ivan Filion a dit :

    À mon avis, la réservation réseau et en ligne est essentielle dans le contexte de l’accessibilité . De nos jours, la disponibilité est à un clic; c’est illusoire de penser que les usagers se déplaceront à travers la ville pour accéder aux documents. De diminuer à cinq le nombre de réservations c’est réduire un service qui est de toute évidence fort populaire. Lorsqu’un usager fait deux ou trois suggestions d’achats qui se transforment ( dans certaines bibliothèques) en réservations il n’aura plus beaucoup de marge de manoeuvre afin de réserver à travers le large éventail des documents de nos collections ; disques, dvd, périodiques, livres…..Ça va vite.

    Effectivement, il peut avoir un effet pervers. Cependant, la problématique des tablettes dégarnies ( dû à la popularité du service) devrait être vue sous l’angle des politiques de développement des collections et non de la réglementation et de la limitation de services.

    Bref ,il faut faire face aux défis que pose la réservation réseau mais pas le réduire surtout lorsqu’on tente de convaincre nos usagers que nous sommes  »réseau ».

  5. Mariane Engrand a dit :

    Bonjour,

    Cette discussion m’interpelle grandement…
    Pour les lecteurs, c’est définitivement un gros + que les réservations réseau.

    À mon avis, la solution ne serait pas tant dans le fait de limiter les réservations à 5 documents, mais d’harmoniser les pratiques pour que toutes les bibliothèques mettent l’épaule à la roue, pour répondre de façon plus équitable à la demande. Par exemple, certaines succursales n’honorent pas les réservations de nouveautés, n’envoient pas leurs mangas, idem pour les DVD. Je comprends leur stratégie de garder ces trésors pour leurs usagers sur place, mais qu’en est-il des autres bibliothèques qui assument alors pour elles ?

    Y aurait-il quelqu’un dans cette « structure kafkaïenne » pour prendre le leadership et harmoniser également les politiques de réservations ?

    Pour plusieurs des lecteurs qui viennent en succursale, nous sommes un réseau: pas besoin de les convaincre, ce sont plutôt eux qui vantent le réseau et les bibliothécaires qui doivent leur expliquer que non, nous ne sommes pas une réseau à proprement parler. La preuve: la règlementation diffère d’un arrondissement à l’autre. Ce qui n’est pas l’idéal dans une offre de services, puisque nous devons justifier chacune des décisions.

  6. Marie Desilets a dit :

    Salut à toutes et tous!
    Nul doute que la réservation vient tous bousculer dans nos manières de faire (maudit que c’est de la job!) et de concevoir un réseau (NOTRE clientèle n’est PAS a priori celle de l’arrondissement voisin…)
    Ceci dit je ne considere pas barbare!!!???? le fait de mettre de côté la réservation réseau pour une période déterminée (dans le cas de Père-Ambrosie une semaine) des nouveautés pour les rendre disponible pendant cette période à la clientèle locale en priorité, surtout lorsqu’on parle des jeunes. Il ne s’agit pas de jouer ici à Mère Térésa mais je connais très peu de parents du Centre-Sud qui vont proposer à leurs enfants de réserver un document. Le jeune qui n’aura pas accès au document de manière

  7. Marie Desilets a dit :

    oups! la suite:
    Le jeune qui n’aura pas accès au document de manière tangible, visuelle, n’y accèdera généralement jamais. La démarche de réserver un document et donc l’accès universel n’est pas acquise pour tous, surtout en milieu défavorisé, il faut que le réseau permette aux clientèles de s’approprier le service au rythme qui convient… et ne pas présumer que ceux qui semblent déroger aux règles soient des barbares!!!

  8. _Ivan Filion a dit :

    Les propos de Mariane et de Marie reflètent bien la dualité de notre situation. Plusieurs thécaires et usagers désirent une plus grande harmonisation de la réglementation et de l’offre de service . Par contre , plusieurs désirent également adapter leurs services et règlements à leur contexte local ( clientèles, collections, etc…). À l’occasion, et je dois admettre que j’en suis, nous tenons ce double discours; un réseau cohérent et harmonisé dans le respect des couleurs locales? Est-ce possible ? Pouvons-nous être un mini-wheat ???

  9. Luc Jodoin a dit :

    @Marie Désilets

    Pour les «barbares», c’était de l’ironie et ce sont les usagers futés que je visais (ceux qui font main basse sur des pans entiers de collections» – est-ce avérée, d’ailleurs?) et non pas les bibliothécaires qui «ajustent» les règles afin de donner un service approprié à leurs clientèles.

    Débat de fond fort intéressant, par ailleurs.

  10. Miguelle Dube a dit :

    Je n’ai pas trouvé ma poudre de perlimpinpin…mais j’ai un élément de réponse pour Nicole.
    Je sais que plusieurs conservent des documents sans le matériel d’accompagnement parce qu’il est perdu, endommagé ou peu importe. Dans ces cas, pourquoi ne pas ajouter une note publique à votre exemplaire du style « CD manquant » ou encore « Sans matériel d’accompagnement ».
    Dans Nelligan, la note publique est affichée tout de suite après la cote; c’est difficile de la manquer et cela éviterait les mauvaises surprises pour les internautes qui réservent.

    Pour toute la question réseau, services, développement de collections, etc. je sais que je ne suis pas « terrain » mais je me permets ce commentaire.
    Je suis d’accord avec Mariane, tant les abonnés que les employés bénéficieraient d’une harmonisation des politiques de prêt et de réservation.
    Je comprends que les jeunes en milieu défavorisé n’aient pas tendance à utiliser les services en ligne de manière aussi spontanée qu’ailleurs mais n’est-ce pas le début de leur alphabétisation informatique que de leur apprendre à le faire en bibliothèque? Qu’ils soient en milieu défavorisé ou non, les jeunes apprennent vite! Ils veulent faire comme les autres, prouver qu’ils sont capables de le faire. Leur montrer comment faire une réservation à l’OPAC lorsque leur manga favori n’est pas sur les rayons, cela demande du temps et du personnel (que vous n’avez pas toujours, je le sais!) mais la prochaine fois, il n’auront pas besoin d’aide.
    Leur donner accès à la lecture, c’est parfait. Mais leur monter que si le livre qu’ils souhaitent n’est pas sur les rayons, ils peuvent le demander (le réserver en fait) et l’obtenir, n’est-ce pas leur ouvrir une porte qu’ils s’empresseront de franchir?
    Suis-je trop naïve?

  11. Marie Desilets a dit :

    Miguelle,
    Je peux l’affirmer haut et fort: J’ai le réseau tatoué dans le coeur! Cependant je crois qu’Ivan résume bien la situation en disant que dans le quotidien l’on est souvent pris dans une dualité…
    Je considère comme une priorité le travail d’alphabétisation informatique, auprès des jeunes comme des adultes d’ailleurs, mais tu l’as mentionné, c’est exigeant pour le personnel souvent débordé et c’est un travail de longue haleine…
    Je crois que l’on peut très bien promouvoir l’accessibilité universelle tout en proposant des accomodements locaux, le but étant de donner accès aux documents au plus grand nombre d’usagers que possible. Je donne ici quelques exemples qui rendent la réservation difficile (ou impossible) pour la clientèle que je cotoie: Je dirais grosso modo que la moitié des enfants inscrits à PA n’ont accès à la bibliothèque et au prêt que lors de visites scolaires ou avec des CPE. Les enseignants refusent qu’ils réservent pcq ce sont eux qui gèrent les prêts sur les cartes, avec l’accord des parents. Plusieurs parents refusent de signer l’abonnement si la carte ne reste pas en classe… Plusieurs enfants rejoints à la maison pour leur signaler qu’un livre réservé est disponible, répondent qu’ils ne peuvent pas se déplacer (ou que maman ne veut pas se déplacer)pour venir chercher le document. Plusieurs adultes sur place refusent aussi de réserver, sentant un espèce d’engagement (???) avec lequel ils ne se sentent pas à l’aise. Est-ce une situation répandue ou nettement perceptible uniquement en milieu défavorisé? Je ne saurais le dire mais il clair pour moi
    que l’harmonisation des politiques de réservation n’est pas souhaitable pour l’instant si l’on veut préserver ou faciliter l’accès de tous aux nouveautés. Ceci dit, je rêve du jour ou ce sera possible de le faire!

  12. Miguelle Dube a dit :

    Marie
    Je n’ai jamais douté de ton attachement au réseau, bien au contraire. Et tu as répondu à ma dernière question, j’étais effectivement très très naïve!
    Tu me décris une réalité que je ne soupçonnais pas aussi critique. Avant même de parler harmonisation, il faut donc parler développement des ressources, des services, des collections pour enfin rejoindre toutes les clientèles de tous les niveaux sociaux.
    Merci d’avoir éclairé ma lanterne.

  13. Nicole St-Vincent a dit :

    Marie,
    Il y a partout, dans tous les milieux, des abonnés, jeunes ou adultes, qui ne savent pas comment ou ne veulent tout simplement pas utiliser le service de réservation. Les bibliothèques doivent en effet se garder une vitrine.

    Ne t’inquiète pas pour l’harmonisation, je crois que nous en sommes encore loin.

    Le réseau dont on discute ici est virtuel. Chaque arrondissement le ramène sur terre selon ses humeurs du moment.

    Kafkaïen, je vous dis!

  14. Michel a dit :

    L’accès universel aux collections

    Voilà ce que je retiens de cette discussion. Mais je me souviens, jadis, lorsque j’ai débuté à la Bibliothèque de Montréal, des bibliothécaires qui ne cessaient de parler de vacances et que tout changement bouleversait profondément. Le temps passe et les mentalités changent, heureusement.

    Les réservations. « clientèle ravie, courrier monstrueux, tablettes de réservations qui débordent. ». N’est-ce pas l’image d’une bibliothèque vivante qui travaille au service des citoyens ?

    Les « hordes sauvages qui réservent des pans entiers de bibliothèque » – surtout les nouveautés. « Des bibliothèques vidées – des tablettes dégarnies et des nouveaux abonnés qui clament « Y a rien » ». Des livres dans les boîtes en transit perpétuellement. « Maudit que c’est de la job… « « Servir la clientèle de l’arrondissement ou celle de l’arrondissement voisin ». Élever des clôtures ou non? Les gens pauvres ne savent pas utiliser les réservations – infopauvres – Ils doivent avoir les livres en main. C’est l’apocalypse dans les bibliothèques.

    « Harmoniser la réglementation et l’offre de service ou adapter les services et règlement au contexte local. » Le mini-wheat, that’s the question ? Être ou ne pas être. « Un pas de géant pour l’humanité! »

    Les tablettes vides doivent être abordées « sous l’angle des politiques de développement des collections ». Limiter à cinq les réservations, ce n’est pas une alternative. – « C’est réduire un service fort populaire ». « La réservation est « essentielle dans le contexte de l’accessibilité ». » Harmoniser les pratiques, c’est « être plus équitable face à la demande ». L’alphabétisation informatique. « C’est exigeant pour le personnel souvent débordé – C’est un travail de longue haleine. » « Mais les jeunes apprennent vite. » Ne faudrait-il pas des programmes ou des projets pour pallier à ces besoins criants?

    « L’avenir réside dans le développement des ressources, des services, des collections pour rejoindre les clientèles de tous les niveaux sociaux.. »
    <
    L’accès universel aux collections est-il toujours un objectif à atteindre pour les bibliothécaires ?

  15. Nicole a dit :

    Bravo Michel,
    Ce résumé est on ne peut plus synthétique.

    Attention toutefois:
    L’abus de citations peut entraîner une déficience en subtilité(s).

    Lâche-pas.

  16. Luc Jodoin a dit :

    Allo Nicole,

    J’arrive de la bibliothèque de Rosemont. Yeah!

    Ça y est, j’ai mis la main sur ta suggestion de lecture «Seul le silence» de R.J. Elroy. Réservations en provenance de Père Ambroise.

    en prime, il y avait aussi dans le paquet réservé : «The Quintet : Jazz at Massey Hall» avec Dizzie Gillipsie, Charlie Parker, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach». Z’écoute : «Perdido», «Hot House», «A night in Tunisia» etc. Ça sonne cacanne, mais christie que c’est bon! Une gracieuseté de la bibliothèque Jean-Corbeil de Anjou.

    Belle fin de semaine en perspective. De doux moments de bonheur.

    C’est parfois ça un réseau…

  17. Nicole a dit :

    Bien le bonjour Luc,

    Le réseau! Le sacro-saint réseau!
    Parlons-en.
    Des bibliothèques qui développent des collections music-tv et qui ne les partagent pas.
    Des bibliothèques qui ont des budgets d’animation et les autres qui se contentent des subsides de ABM
    Des bibliothèques qui offrent une service de référence dans les secteurs jeune et adulte vs les autres qui greffent de chefs de section en coupant les services professionnels sur le terrain.
    Un catalogue, t’as vu le catalogue!
    Un réseau !

    Si réseau il y avait, nous ne serions pas cantonnés en arrondissement,
    Si la Bibliothèque de Montréal existe, elle doit, devra, se restructurer.

    En attendant…. Au plus fort la poche!

    Bon week end

  18. Anonyme a dit :

    Bonjour chère Nicole

    Réseau en construction…

    Faut arrêter de le fantasmer ce réseau et le réaliser dans le contexte politique actuel… La décentralisation n’a pas que des défauts, tant s’en faut…

    Pour le catalogue, je te suggère de lancer un autre gros caillou dans la mare de l’Espace B en écrivant un billet sur la question … on en tirera sûrement des bonnes idées.

    Bye Jodoin

  19. Mariane Engrand a dit :

    Bonjour,

    Avant que Nicole se lance dans un billet sur le catalogue, j’aimerais ajouter quelques points concernant les réservations.

    Outre le fait que certaines personnes n’osent pas réserver, il m’arrive encore de dire que c’est un service gratuit!! Je crois qu’un peu de pub ne ferait pas de tort pour promouvoir ce service.

    Pour les nouveautés, mangas, dvd et autres perles en vitrine je comprends très bien la position de certaines bibliothèques de les garder, après tout une proportion des services se font aussi sur place avec les visiteurs, les lecteurs.

    Par ailleurs, je reste convaincue que l’harmonisation reste une chose souhaitable. Qu’est-ce qui légitime le fait que ma bibliothèque ne renouvelle pas 2 fois si l’autre le fait ? Aux yeux des usagers (quel horrible terme!): rien! Comment leur expliquer en trente seconde la structure actuelle ?!! Je ne cherche pas à reproduire le « sacro-saint » réseau, mais je pense que tendre vers des pratiques semblables faciliteront la vie des utilisateurs et la nôtre par le fait même. Sur quelle base justifier des pratiques si elles diffèrent d’un arrondissement à l’autre ?

    En terminant, les réservations se font en général sur les notices de l’ancien réseau, puisque les nouvelles bibliothèques ont leur « propre » notice. Étant seule sur la notice, il n’est pas efficient de les choisir, alors j’imagine que comme mes collègues, je choisis les notices où plusieurs bibliothèques apparaîssent. Harmonisation ou équité ?

  20. Nicole a dit :

    Mariane
    Oublions le catalogue, pour le moment.

    Reprenons ton propos plus que pertinent :
    Harmonisation ou équité?

    Relance la question.
    Et ce n’est plus un coup de gueule!

    Un nouveau dossier?
    « Millenium est-il un réseau? »

  21. Michel Ménard a dit :

    Mariane,
    Parlons du catalogue, juste un moment…
    Ça parle aussi d’harmonisation et d’équité (comme tu le soulignes).

    Précision un peu longuette, désolé.

    Il ne devrait pas exister plusieurs notices pour un même titre dans le catalogue (peu importe la provenance ancien réseau vs nouvelles bibliothèques). Mais y en a plein … Pour comprendre le problème : la conversion (bonjour Miguelle, Sylvie, Christian).

    Au départ, avec Merlin-Gulliver (ancien réseau) pas de problème : une même édition d’un même titre = 1 seule notice avec un beau ISBN à 10 beaux chiffres pour la représenter fièrement.

    Ensuite conversion des milliers de notices des nouvelles bibliothèques : entrée massive par la clé unique (ou presque) : le ISBN. Recouvrement des données et passage des exemplaires quand la clé ISBN correspond.

    Premier pépin (connu préalablement) : beaucoup mais beaucoup de notices arrivantes n’ont PAS de ISBN pour différentes raisons (économie, notices sommaires, c’est trop hermétique, etc.). En plus, en 2007, notre beau ISBN engraisse à …13 chiffres !!! …. Et pendant un bon bout de temps nos notices ont les 2 : à 10 et à 13 …. !!! Ce que la machine ne peut digérer quand vient le temps de la reconnaissance des sosies …. Alerte : doublons en vue.

    Deuxième pépin : on ne cataloguait PAS de la même manière. Y a de sacro-saintes règles mais des décisions locales au départ : des tomaisons sur la même notice ou non ?, les guides de voyage : monographies ou publications en série ?, les sujets : Laval ou local ?, les DVD : diviser les coffrets ou garder ensemble ?, les CD : on inscrit le CUP (Code Universel des Produits) ou pas ?

    Chaque bibliothèque a choisi sa façon de faire qui fonctionnait très bien à l’interne, incluant ancien réseau mais tout mettre ensemble = grosse job de bras. La «machine» nous permet de fusionner tout ce qui a des correspondances numériques communes (ISBN, CUP) mais pour le reste : des doublons, des triplons, des quadruplons et des quintuplons !! Ce qui donne l’impression (et la réalité) que «les nouvelles bibliothèques ont [parfois] leur propre notice». Même si elles ne devraient pas …

    Donc problèmes connus presque dès le départ … Mais, mais … depuis novembre 2008, 2 chasseuses chevronnées traquent les bestioles en —lons … et en large à temps plein … sans arrêt (sauf les week-ends). Mais c’est qu’elles sont très nombreuses (des dizaines et des dizaines de milliers !!) et souvent bien cachées ces bestioles Nous avons de bons outils pour les «fusionner» mais parfois inopérants dans les recoins où on doit les chercher un par une …Ensuite ce seront les bestioles-auteur, ensuite les bestioles-sujets, ensuite … C’est long mais y a de la volonté et ça avance malgré tout …Et ça va aider la réservation, et la recheche …chaque jour un peu plus ….Et parallèlement, au catalogue, à grands coups de «mises à jour globales», quotidiennement, on essaie d’uniformiser ce qui peut l’être …M’enfin … Avec les moyens du bord ….

    Un nouveau dossier : «Le Catalogue : du Sears local au Réseau ?» … Y aura beaucoup de «oui mais … c’est à cause de wxyz». Toutefois des informations intéressantes peuvent être fournies (encore d’autres pour Nicole) et même des améliorations apportées !!. Les gazouillis peuvent aussi être mis à profit.

  22. Filière livre » Archives du Blog » Montréal – Des politiques de prêt pour les usagers a dit :

    [...] avait été largement commentée dans un billet produit par Nicole St-Vincent le 3 avril 2009 :  Retomber sur terre.  Nous relançons le débat.  Réflexion et [...]